
Nom scientifique :
Lampsilis fasciola
Statut selon la LEP : En voie de disparition (juin 2003)
Statut selon COSEPAC : Préoccupante (avril 2010)
Region : Ontario
Ce n’est pas seulement la destruction de son habitat qui met cette espèce de moule en voie de disparition. En fait, parce qu’elle dépend des espèces hôtes pour la croissance de ses petits, elle es également vulnérable aux répercussions des déclins des populations hôtes. C’est le cas de la lampsile fasciolée, dont le poisson hôte—l’achigan à petite bouche —a décliné dans la rivière Grand en raison de la pêche.

Photo : Shawn Staton, MPO

Photo : Todd Morris, MPO
Statut selon la LEP - Lampsile fasciolée
Cette espèce a été désignée comme une espèce en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle est inscrite sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral et a obtenu la protection en vertu de la LEP en juin 2004. Une protection supplémentaire est accordée par le biais de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral. En vertu de la LEP, un programme de rétablissement doit être élaboré pour cette espèce.
Lampsilis fasciola (Rafinesque, 1820)
Mâle (gauche) | Femelle (droite)

Photos de l'Institut national de recherche sur les eaux, Environnement Canada
La lampsile fasciolée (Lampsilis fasciola) est une descinq espèces du genre Lampsilis que l’on trouve auCanada et elle présente les caractéristiques suivantes :
La lampsile fasciolée était autrefois présente dans 13 États américains et dans la province de l’Ontario. Au Canada, on retrouvait cette espèce dans le bassin ouest du lac Érié, le lac Ste-Claire et les rivières Maitland, Sydenham, Thames, Detroit, Ausable et Grand. Les populations des Grands lacs ont été réduites à cause de la moule zébrée (Dreissenapolymorpha) et les populations dans les rivières Thames, Sydenham et Ausable sont en train de disparaître ou ont déjà disparu. Elle est maintenant inscrite comme en voie de disparition, menacée ou préoccupante dans 6 États.

La lampsile fasciolée habite surtout les zones de rapides des cours d’eau limpides de moyenne taille dont le fond est constitué de sable ou de gravier. Comme elle s’enfouit habituellement dans le substrat, elle peut être particulièrement sensible à l’envasement. La lampsile fasciolée est une espèce sexuellement dimorphe dont la durée de vie est modérément longue, c’est-à-dire au moins 10 ans, mais rarement plus de 20 ans. On croit que le frai a lieu à la fin de l’été et que les glochidies (larves) sont libérées l’été suivant (de mai à août). Chez les femelles du genre Lampsilis, le bord du manteau a évolué de façon à constituer un leurre à ménés qui sert à attirer les poissons hôtes potentiels lorsque les glochidies sont prêts à être libérées.
On a identifié deux hôtes pour cette espèce en Ontario : l’achigan à petite bouche (Micropterus dolomieu) et l’achigan à grande bouche (Micropterus salmoides).
Comme toutes les mulettes, la lampsile fasciolée se nourrit surtout de bactéries et d’algues.
Les populations riveraines sont particulièrement vulnérables à l’augmentation de l’envasement et à la diminution de la qualité de l’eau qui sont attribuables à l’agriculture intensive et à l’urbanisation dans toute son aire de répartition historique. Les populations des Grands lacs sont menacées par la présence de la moule zébrée (Dreissena polymorpha), qui les empêche de se nourrir, de respirer et de se reproduire. Certaines données indiquent que le poisson hôte le plus probable de cette espèce, l’achigan à petite bouche, est en déclin dans la rivière Grand à cause de la pêche.
Cette espèce ne ressemble pas beaucoup à aucune autre espèce de moules au Canada.
Source des textes : Metcalfe-Smith et coll. 2000
Pour un complément d'information, consultez le site Web du Registre de la LEP à www.registrelep.gc.ca.