
Dr. Lance Barrett-Lennard
Nom scientifique :
Orcinus orca
Statut selon la LEP: À l’étude
Statut selon COSEPAC: Préoccupante (novembre 2008)
Région : Océan Arctique, Océan Atlantique
Sans prédateur naturel, les épaulards peuvent vivre jusqu’à 50, voire 80 ans, dans la mesure où ils réussissent à survivre à leur enfance. Malheureusement, près de la moitié de tous les épaulards meurent entre la naissance et l’âge de six mois. Ce qui ramène l’espérance de vie de l’espèce à 17 ans pour les mâles et à 29 ans pour les femelles. De plus, il y a un intervalle de cinq ans entre deux naissances. Tous ces facteurs combinés signifient que les populations d’épaulards tendent à avoir un taux de croissance extrêmement faible. Tous ces facteurs combinés signifient que les populations d’épaulards ont tendance à avoir des taux de croissance extrêmement faibles. Et toute menace à leur survie peut devenir très grave.
Cinq unités désignables (UD) ont été établies pour les épaulards en fonction de leurs distinctions génétiques et démographiques. Dans l’unité désignable de l’Atlantique Nord-Ouest et de l’est de l’Arctique, l’espèce a été désignée comme étant préoccupante par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). On étudie présentement la possibilité de l’inscrire à la liste de la Loi sur les espèces en péril (LEP) fédérale. L’espèce est protégée en vertu de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral. Si l’espèce est inscrite en vertu de la LEP, elle profitera d’une protection supplémentaire est un plan de gestion doit être élaboré.
Orcinus orca

Crédit photo : B. Peters
L’épaulard (Orcinus orca) est un membre de la famille des dauphins (delphinidés). Il est facile de le reconnaître en raison de sa coloration distinctive noire et blanche. Connu sous le nom d’« aarluk » en inuktitut, l’épaulard possède les caractéristiques suivantes:
Répartition
L’épaulard est présent dans tous les océans du monde. Dans l’hémisphère Nord, l’épaulard vit le long de la côte ouest de l’Amérique du Nord, près de l’Islande et le long de la côte nord de la Norvège. Dans l’hémisphère Sud, on l’observe souvent au large des côtes de la Nouvelle-Zélande, de la Tasmanie, de l’Argentine et du sud du Brésil. Il est également abondant dans l’Antarctique. L’épaulard est présent dans les trois océans qui entourent le Canada ainsi que dans la baie d’Hudson. Son aire de répartition canadienne inclut les eaux côtières de la Colombie-Britannique, depuis Haida Gwaii, au nord, jusqu’au sud de l’île de Vancouver. On sait peu de choses à propos de l’aire de répartition des épaulards de l’Atlantique Nord-Ouest et de l’est de l’Arctique.
Dans le passé, on les observait en grand nombre dans le golfe et dans l’estuaire du Saint-Laurent; maintenant, on les aperçoit surtout dans les eaux côtières de Terre-Neuve, en particulier dans le détroit de Belle-Isle. Les observations d’épaulards dans l’est de l’Arctique ont augmenté au cours des dernières décennies, en particulier dans la région de la baie d’Hudson, mais cette espèce demeure rare dans l’ouest de l’Arctique.

Les exigences en matière d’habitat ainsi que les paramètres du cycle biologique des épaulards de l’Atlantique Nord-Ouest et de l’est de l’Arctique ne sont pas connus. Les épaulards peuvent tolérer un large éventail de températures et de degrés de salinité et de turbidité. Les femelles atteignent la maturité sexuelle de 12 à 17 ans, lorsqu’elles peuvent donner naissance à un seul baleineau. L’intervalle qui sépare les mises bas est de 2 à 11 ans. Les femelles préfèrent s’accoupler avec des mâles qui utilisent des dialectes différents des leurs. Les épaulards vivent longtemps – de 30 à 46 ans pour les femelles et de 19 à 31 ans pour les mâles.
Les épaulards sont des prédateurs. Dans l’Atlantique Nord-Ouest et dans l’est de l’Arctique canadien, on les a observés en train de se nourrir de mammifères marins, de poissons et d’oiseaux de mer, et même de poissons rejetés par des pêcheurs à la palangre. Les préférences alimentaires, les techniques de prédation ainsi que les connaissances reliées aux profils géographiques et saisonniers de l’abondance des
proies sont apprises.
On sait peu de choses sur les menaces pesant sur les épaulards de l’Atlantique Nord-Ouest et de l’est de l’Arctique. La dégradation de la qualité de l’habitat causée par les perturbations physiques et acoustiques et par l’augmentation des concentrations de contaminants semble être une menace. Les épaulards de la côte est du Canada peuvent être vulnérables aux déversements de substances toxiques. Dans l’Arctique, les épaulards font encore l’objet d’une chasse.
Il n’y a aucune espèce similaire.
Sources : Rapport de situation du COSEPAC de 2008.
Pour un complément d’information, consultez le site web du Registre de la LEP à www.SARAregistry.gc.ca