
Barry Peters
Nom scientifique :
Orcinus orca
Taxonomie :
Mammifère (marin)
Statut LEP :
Menacée (2003)
Statut COSEPAC :
Menacée (2008)
Région : Océan Pacifique
Une nourriture inhabituelle
Les épaulards se nourrissent d’une grande variété de proies, incluant les calmars, les poissons, les tortues de mer, les oiseaux marins, les loutres de mer et de rivières, les otaries, les manchots, les dauphins et autres gros cétacés comme le rorqual bleu. Les épaulards migrateurs mangent surtout d’autres mammifères marins. Toutefois, parce qu’ils passent du temps dans des voies d’eau de moins de cinq mètres de profondeur, souvent dans les zones intertidales à marée haute, les épaulards migrateurs sont connus pour se nourrir occasionnellement d’animaux terrestres comme le cerf, l’orignal ou le cochon.
Se déplaçant par petits groupes de un à trois individus, les épaulards migrateurs du Pacifique Nord-Est parcourent de longues distances, de la Californie à l’Alaska. Même si la chasse aux gros mammifères marins est interdite depuis les années 1980 et 1990, il est vraisemblable qu’un petit nombre d’épaulards continuent d’être chassés.
Le plus imposant membre de la famille des dauphins, l’épaulard est cosmopolite : on l’observe dans tous les océans du globe.
Sans prédateur naturel, les épaulards peuvent vivre jusqu’à 50, voire 80 ans. Cependant, le taux de mortalité entre la naissance et six mois est de 50 pour cent. Ce haut taux ramène l’espérance de vie de l’espèce à 17 ans pour les mâles et à 29 ans pour les femelles. En moyenne, les mâles et les femelles atteignent la maturité sexuelle à l’âge de 15 ans. Un intervalle d’environ cinq ans sépare les naissances. Combinés, ces facteurs donnent des taux de croissance potentiel extrêmement lent.
La taille de l’épaulard —sept à neuf mètres de longueur et pesant entre quatre et cinq tonnes — sa coloration contrastante de noire et de blanc et son long corps arrondi ne permettent pas de le confondre avec aucune autre espèce. La première partie de l’anatomie de l’épaulard qu’on remarque est souvent sa grande nageoire au milieu du dos. Chez les mâles adultes, cette nageoire qui pointe tout droit vers le haut peut atteindre 1,8 mètre. Chez les femelles et les jeunes mâles, la nageoire est courbée et fait moins d’un mètre. Derrière la nageoire dorsale, on retrouve une région grise appelée tache en forme de selle. La forme de la nageoire dorsale et la tache en forme de selle ainsi que les entailles et les cicatrices naturelles, sont uniques à chaque épaulard.


Les épaulards se parlent entre eux par l’intermédiaire d’une variété complexe de sifflements, de petits cris et de plaintes exprimés avec l’air emprisonné dans leur soufflet. Les groupes d’épaulards sont très expressifs au moment de chasser une proie. Ils utilisent une série de clics qui rebondissent sur les poissons et les autres objets dans l’eau. Appelé écholocation, ce sonar naturel est utile pour la recherche de nourriture ou la navigation dans les eaux brouillées, permettant aux épaulards de s’imaginer une image exacte de ce qui l’entoure.
En fait, les épaulards se trouvent dans les trois océans entourant le Canada et parfois dans la baie d’Hudson et le golfe du Saint-Laurent. En Colombie-Britannique, les épaulards migrateurs ont été vus dans presque tous endroits d’eau salée et dans certains secteurs d’eau douce, y compris de longs ruisseaux, des chenaux étroits et des baies profondes.
La population d’épaulard migrateur est petite – environ 200 individus et bébés – et a un faible taux potentiel de croissance. On ne connaît pas les données historiques de cette population mais ils sont probablement dans les centaines plutôt que dans les milliers. Puisque plusieurs années passent entre la visualisation d’épaulards individuels, il est difficile de déterminer les tendances de la population avec un certain degré de précision.
Les épaulards migrateurs sont potentiellement en péril en raison des menaces que pose la contamination aux composés organochlorés et aux produits chimiques toxiques. Des niveaux croissants de pollution de l’eau exposent les épaulards aux maladies et aux difficultés de la reproduction. Des niveaux élevés de pollution de l’eau contaminent également les proies que chasse l’espèce. Des études récentes ont démontré que les épaulards avaient le plus haut taux de concentration d’organochlorés des mammifères marins.
Des navires de plus en plus nombreux prenant la mer peuvent nuire à la méthode d’écholocation utilisée par les épaulards pour la chasse. Il est également possible que l’industrie croissante du tourisme d’observation de la baleine puisse avoir une incidence négative.
Entre autres facteurs naturels qui menacent la survie des épaulards, on retrouve l’échouement en masse et le piégeage dans de petits ruisseaux ou être prisonniers de la glace.
À lire : Les épaulards – Des indicateurs de la pollution en milieu océanique
Une loi intitulée Wildlife Act visant à protéger les populations d’épaulards dans les eaux de la Colombie-Britannique a été présentée en 1970. En 1982, les épaulards étaient inclus dans les règlements en vertu de la Loi sur les pêches du Canada. Ces règlements interdisent la chasse sans licence, sauf pour les autochtones. Aucune licence n’a été émise à l’heure actuelle. Des lignes directrices pour l’observation des baleines ont été déposées pour minimiser les mauvaises interactions entre les bateaux et les épaulards.
Une stratégie de rétablissement de l’épaulard migrateur du Pacifique Nord-est a été réalisée. Elle peut être consultée sur le site du registre public des espèces en péril.
Les épaulards obtiendront la protection dont l’espèce a besoin seulement si tous les Canadiens et Canadiennes travaillent ensemble à l’élimination des menaces. Renseignez-vous sur les épaulards et soyez conscients des menaces créées par l’activité humaine envers les épaulards migrateurs du Pacifique Nord-Est, que ce soit l’enchevêtrement dans les filets de pêche, le bruit, la pollution de l’eau ou les collisions avec les bateaux. Faites votre possible pour éliminer ces dangers pour mieux protéger l’habitat essentiel des épaulards. Participez en joignant le Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril ou un autre organisme de conservation.
Inscrivez-vous à un programme d’intendance comme le B.C. Cetacean Sightings Network. Les principaux objectifs du réseau sont d’identifier les habitats essentiels et d’aider à réduire les menaces. Le réseau sollicite également des rapports de visualisation de cétacés aux marins le long de la côte de la Colombie-Britannique.Pour en savoir davantage>>.
Ou joignez-vous au programme « British Columbia Adopt a Killer Whale Adoption program » (adoption d’un épaulard) effectué en collaboration avec l’aquarium de Vancouver. Pour en savoir davantage >>
Renseignements généraux fournis par Environnement Canada en mars 2004.