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humpback whale
Dr. Lance Barrett-Lennard et Kathy Heise

Nom scientifique :
Megaptera novaeangliae
Taxonomie :
Mammifère (marin)
Statut LEP
 :
Menacée (2005)
Statut COSEPAC :
Menacée (2003)
Région : Océan Pacifique

Ménestrels de la mer
Les rorquals à bosse sont les plus bruyants et les plus ingénieux quand vient le temps d’émettre des mélodies. Les baleines chantent des ballades complexes, sinistres et très belles qui durent entre 10 et 20 minutes et qu’on peut entendre plus de 20 miles à la ronde. De nos jours, nous en savons davantage sur les sons émis par les rorquals à bosse. Par exemple, malgré que les mâles et les femelles puissent tous deux produire des sons, seul les mâles diffusent des sons aux thèmes et mélodies distincts. Les mâles chantent presque toujours sur les lieux de reproduction, souvent suspendus profondément sous la surface, leurs longues nageoires saillantes rigides sur leurs côtés. Les mâles rorquals répètent la même chanson des douzaines de fois sur une période de plusieurs heures et les baleines dans le même secteur géographique chantent dans un « dialecte » très similaire. La mélodie change graduellement avec le temps, de nouvelles chansons survenant à quelques années d’intervalle.

Espèces aquatiques en péril - Rorqual à bosse - Pacifique Nord

Coup d'œil

Ces géants des eaux profondes sont des nageurs lents – ce qui en faisait des cibles faciles pour les baleiniers de la première partie du 20e siècle. Ils ont été tués par milliers pour leur graisse. Devenue espèce protégée, la population de rorqual à bosse compte de nos jours près de 20 000 membres à travers le monde – soit 20 % de la population initiale. Quelque 2 000 vivent aujourd’hui dans le nord-est du Pacifique. Mais les protections doivent être maintenues pour assurer la survie à long terme de cette espèce majestueuse.

Au sujet du rorqual à bosse

Souvent, la première observation d’un rorqual est sa large queue – appelée nageoire caudale – faisant un arc élégant hors de l’eau. Puis, le rorqual percera la surface et laissera échapper un jet de vapeur brumeux qui souvent peut monter jusqu’à 10 pieds au-dessus des deux évents sur le dessus de sa tête.

Les rorquals voyagent en groupe et forment des populations distinctes. Les rorquals à bosse atteignent la maturité sexuelle à l’âge de neuf ans. Normalement, la femelle donne naissance à tous les deux ou trois ans. Les femelles développent de solides et longs rapports avec leurs petits. Le petit se nourrit au lait maternel jusqu’à environ 11 moins et demeure avec sa mère pendant un an ou plus.

Les rorquals à bosse ont une durée de vie qui varie entre 45 et 50 ans.

Comment reconnaître un rorqual à bosse

Avec son dos noir et son ventre blanc, une gorge aux profondes rainures et de longues nageoires dentelées, le rorqual à bosse est facile à repérer. De petites bosses se trouvent sur la tête et le cou de l’animal, qui possède une nageoire dorsale près du centre du dos. L'adulte atteint de 14 à 19 m de longueur et son poids varie entre 34 000 et 45 000 kg; la queue d'un mâle adulte mesure environ 80 cm de largeur. Le dessous de chaque nageoire dorsale possède un dessin blanc et noir aussi unique que s’il s’agissait d’empreintes digitales.

Rorqual à bosse
 Dr. Lance Barrett-Lennard et Kathy Heise
 
Rorqual à bosse
M. Costello

Rorqual à bosse

M. Costello

Ce qu’ils mangent

Les rorquals se nourrissent de krills, de crustacés de type crevettes et d’une variété de petits poissons. Le rorqual n’a pas de dent; à la place, il a une série de plaques – appelés fanons de baleine – suspendus de chaque côté de la mâchoire supérieure. Pendant qu’il se nourrit, des fentes plissées dans la gorge du mammifère lui permettent d’avaler de grandes gorgées d’eau et de nourriture. Quand le rorqual ferme sa mâchoire, l’eau est rejetée à l’extérieur. Les fanons jouent le rôle de filtre, conservant la nourriture à l’intérieur prête à être avalée.

Les rorquals à bosse ont mis au point une méthode ingénieuse de chasse appelée la pêche au filet de bulles. En profondeur, ils encerclent un large banc de poisson, laissant échapper un mur de bulles qui montent lentement en spiral à la surface. Les bulles forcent les proies prises au piège à remonter à la surface dans un amas concentré, rendant ainsi plus facile pour la baleine de n’en faire qu’une bouchée.

Acrobates naturels

Majestueux et athlétique, le rorqual à bosse peut se propulser complètement à l’extérieur de l’eau, un mouvement qu’on appelle « breaching ». Parfois, la baleine en profitera pour faire un tour sur elle-même dans les air et retomber sur l’eau dans un énorme éclaboussement. D’autres mouvements d’acrobatie consistent à lever son immense nageoire caudale et à frapper la surface de l’eau ou encore frapper l’eau avec ses nageoires.

Son habitat

Voyageant des eaux frigides de l’Alaska aux mers des Tropiques près de Hawaii, les rorquals traversent les eaux canadiennes deux fois par année. Les rorquals à bosse se tiennent près des côtes et suivent les courants saisonniers pendant leur migration. À l'automne, ils migrent vers le sud pour se reproduire dans les eaux tropicales l'hiver et, au printemps, ils remontent au nord pour venir s'y nourrir pendant l'été.

Durant la saison de reproduction, ces baleines préfèrent des eaux de 24 à 28 °C, qui sont protégées contre les vents dominants et où le fond est plat et de 15 à 60 m de profondeur.

Pourquoi le rorqual à bosse est-il en péril?

La surpêche de la proie du rorqual — notamment les petits crustacés et les petits poissons—a produit une baisse de l’approvisionnement alimentaire. L'épuisement des stocks de capelan, une des principales proies de ces baleines, est toujours un facteur limitant.

Parfois, les rorquals se mêlent dans les filets de pêche des chalutiers commerciaux et se noient. De plus, les rorquals doivent affronter les risques grandissants d’une exposition à des déversements d’hydrocarbures en raison de l’accroissement des pétroliers dans les secteurs côtiers.

Ce qui est fait

Le rorqual à bosse est protégé par la Commission internationale des baleines depuis 1955 dans l'Atlantique Nord et depuis 1965 dans le Pacifique Nord. Des règlements canadiens interdisent la chasse à la baleine dans les eaux canadiennes.

Le rorqual à bosse du Pacifique Nord est désigné comme espèce menacée et est protégé en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) et du Règlement sur les mammifères marins, qui relève de la Loi sur les Pêches. L’élaboration d’une stratégie de rétablissement du rorqual à bosse est en cours.

En collaboration avec l’aquarium de Vancouver (Vancouver Aquarium Marine Sciences Centre - VAMSC), Pêches et Océans Canada travaille avec les universités et avec l’industrie éco-touristique sur une série de projets reliés au rorqual à bosse. Les programmes comprennent des présentoirs d’éducation du public au Vancouver Aquarium Marine Science Centre, un site Web et d’autres médias.

VAMSC utilise également d’autres méthodologies standard sur le terrain pour recueillir des données fiables sur la population de rorquals à bosse, leur répartition saisonnière, leur habitat et leur alimentation. Cette enquête débouchera sur la production d’un catalogue d’images de baleines sur CD-ROM, qui sera utilisé par les chercheurs de partout au Canada.

Que pouvez-vous faire?

Les rorquals à bosse obtiendra la protection dont l’espèce a besoin seulement si tous les Canadiens et Canadiennes travaillent ensemble pour éliminer les menaces. Renseignez-vous sur les rorquals à bosse et soyez conscients des menaces créées par l'activité humaine, que ce soit l’emmêlement dans les filets de pêche ou la pollution par les hydrocarbures. Faites votre possible pour éliminer ces dangers pour mieux protéger l’habitat essentiel des rorquals à bosse. Participez en joignant le Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril ou un autre organisme de conservation.

Inscrivez-vous à un programme d’intendance comme le B.C. Cetacean Sightings Network. Les principaux objectifs du réseau sont d’identifier les habitats essentiels et d’aider à réduire les menaces. Le réseau sollicite également des rapports de visualisation de cétacés aux marins le long de la côte de la Colombie-Britannique. Pour en savoir davantage>>

Renseignements généraux fournis par Environnement Canada en mars 2004.