
Nom scientifique :
Obovaria subrotunda
Statut selon la LEP: En voie de disparition (janvier 2005)
Statut selon COSEPAC: En voie de disparition (mai 2003)
Région : Ontario
Statut selon la LEP - Obovarie ronde
Rapports de situation du COSEPAC - Obovarie ronde(2003)
Les plus importantes menaces pour l’obovarie ronde sont les moules zébrées (Dreissena polymorpha) et les effets des mauvaises pratiques agricoles. La prédation par le rat musqué et le déclin du poisson hôte possible de l’obovarie ronde, le dard de sable (Ammocrypta pellucida), pourraient aussi avoir une incidence sur la perte de cette espèce.

Cette espèce a été désignée comme une espèce en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle est inscrite sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral et a obtenu la protection en vertu de la LEP en janvier 2005. Une protection supplémentaire est accordée par le biais de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral. En vertu de la LEP, un programme de rétablissement doit être élaboré pour cette espèce.
Obovaria subrotunda

Photo par l'Institut national de recherche sur les eaux
L’obovarie ronde (Obovaria subrotunda) est une desdeux espèces du genre Obovaria que l’on retrouve auCanada, et elle présente les caractéristiques suivantes :
L’obovarie ronde a été trouvée par le passé dans 12 États américains et dans la province de l’Ontario. Au Canada, on a observé la présence de l’espèce dans le bassin ouest du lac Érié, le lac Sainte-Claire et les rivières Welland, Grand, Detroit, Thames et Sydenham. Elle a disparu du lac Érié, de la rivière Detroit et des eaux du large du lac Sainte-Claire à
cause de la moule zébrée (Dreissena polymorpha). L’obovarie ronde a apparemment disparu des rivières Grand et Thames et ses effectifs ont chuté de façon spectaculaire dans la rivière Sydenham. Cette espèce a disparu de 90 % de son ancienne aire de répartition au Canada. La plupart des populations aux États-Unis sont en déclin et cette espèce a disparu de New York.

L’obovarie ronde habite en général des rivières de taille moyenne à grande, mais on la trouve aussi dans les lacs Érié et Sainte-Claire. Elle préfère les rivières au débit modéré et régulier ainsi que les substrats de sable et de gravier à des profondeurs allant jusqu’à
2 m. Cependant, en Ontario, elle a été observée principalement dans des rivières aux eaux troubles et à faible pente, où le substrat est constitué d’argile et de sable ou d’argile et de gravier. L’obovarie ronde est une espèce dont la durée de vie est modérément longue, soit au moins 10 ans. On croit que le frai se produit à la fin de l’été et que les glochidies (au stade de larve) sont libérées au mois de juin suivant.
On croit que le poisson hôte de l’obovarie ronde est le dard vert (Etheostoma blennioides) et possiblement le dard de sable (Ammocrypta pellucida).
Comme toutes les mulettes, l’obovarie ronde se nourrit surtout de bactéries et d’algues.
Les plus importantes menaces pour l’obovarie ronde sont les moules zébrées (Dreissena polymorpha) et les effets des mauvaises pratiques agricoles. La prédation par le rat musqué et le déclin du poisson hôte possible de l’obovarie ronde, le dard de sable (Ammocrypta pellucida), pourraient aussi avoir une incidence sur la perte de cette espèce.
La mulette pustulée (Quadrula pustulosa) est semblable, mais sa coquille est d’une couleur brillante jaune doré.
Sources des textes : Zanatta et Metcalfe-Smith 2002.
Pour un complément d’information, consultez le site web du Registre de la LEP à www.SARAregistry.gc.ca