
F. Martin, Société Makivik
Statut selon la LEP : À l’étude
Statut selon le COSEPAC : En voie de disparition (novembre 2007)

Le phoque commun des lacs des Loups Marins passe l’essentiel de l’hiver sous l’eau, mais comme tout mammifère, il a besoin de respirer en surface. Cependant, contrairement à d’autres espèces de phoques, tel le phoque annelé, il ne possède pas de longues griffes aux nageoires antérieures, ce qui l’empêche de percer et maintenir des trous dans la glace. Durant l’hiver arctique, il dépend donc des zones d’eaux libres permanentes pour sortir de l’eau.
Description
Habitat
Menaces
Information scientifique
Renseignements supplémentaires
Description
Le phoque commun des lacs des Loups Marins est une population unique de phoque commun vivant exclusivement en eau douce. On ne le retrouve qu’au Québec, dans un groupe de lacs et de rivières situés au Nunavik, à environ 250 km à l’est de la baie d’Hudson. Les chercheurs estiment que la population des lacs des Loups Marins est isolée de son habitat marin d’origine depuis 3 000 à 8 000 ans.
Habitat
L’aire de répartition connue du phoque commun d’eau douce englobe les lacs des Loups Marins, le Petit lac des Loups Marins et le lac Bourdel. Ces lacs sont situés à environ 160 km à l’est de la baie d'Hudson, dans la péninsule d’Ungava, dans le nord du Québec. Selon les connaissances traditionnelles cries et inuites, la population s’étend à plusieurs autres lacs et rivières de la région.
Les phoques communs des lacs des Loups Marins se nourrissent de grands corégones, de touladis et d’ombles de fontaine. En hiver, les forts courants, les fissures et les poches d’air créées par les formes complexes de la glace donnent aux phoques un accès à des endroits libres de glace pour respirer. Les femelles ont un seul petit, en mai. Bien que les phoques communs mettent généralement bas hors de l’eau, aucune naissance n’a été observée sur la glace lors de la période de mise bas des phoques des lacs des Loups Marins. Ceci laisse croire que ces phoques auraient la particularité de naître sous la glace, dans des abris.
L’aire de répartition potentielle du phoque commun des lacs des Loups Marins se concentre dans le bassin de la rivière Nastapoka, mais s’étendrait aussi du lac Bienville au lac Minto, en Ungava.

Gilles Fortin, Pêches et Océans Canada
Menaces
La faible taille de la population et la répartition géographique restreinte des phoques communs des lacs des Loups Marins augmentent sa vulnérabilité et limite le potentiel de rétablissement de cette sous-espèce. De plus, les changements climatiques pourront également limiter le rétablissement de cette population qui pourrait avoir de la difficulté à s’adapter. Bien que la population de phoques communs des lacs des Loups Marins ait toujours été petite, elle a connu dans le passé un déclin causé par la chasse. Aujourd’hui, des chasseurs autochtones capturent à l’occasion un phoque, mais il n’y a pas de chasse traditionnelle axée sur cette espèce.
Nom scientifique : Phoca vitulina mellonae
Statut selon la LEP : À l’étude
Statut selon le COSEPAC : En voie de disparition (novembre 2007)
Renseignements supplémentaires
En 2007, le Comité sur la situation des espèces en péril (COSEPAC) a désigné le phoque commun d’eau douce comme étant en voie de disparition. Pêches et Océans Canada a effectué une consultation en 2008-2009 sur la possibilité d’ajouter cette population à la liste des espèces en péril. Afin de l’éclairer dans sa recommandation d’inscription, le ministère a également mis sur pied, en collaboration avec des organisations autochtones, une équipe de rétablissement qui va déterminer des mesures pour aider la population de phoques communs des lacs des Loups Marins à se rétablir. Des études ont débuté pour mieux connaître la biologie et l’écologie de cette sous-espèce, notamment grâce aux connaissances autochtones.