
Nom scientifique :
Erimystax x-punctatus
Statut selon la LEP Disparue du pays (juin 2003)
Statut selon COSEPAC: Disparue du pays (mai 2000; avril 2008)
Région : Ontario
Statut selon la LEP - Gravelier
Fiche d'information: Le gravalier
Au Canada, cette espèce était connue seulement dans deux endroits dans la rivière Thames; cependant, aucun exemplaire n’a été enregistré depuis 1958. Il n’y a présentement aucun signe de reproduction de ces populations au Canada.
Cette espèce a été désignée comme une espèce disparue du pays par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle est inscrite sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral et a obtenu la protection en vertu de la LEP en juin 2004. Une protection supplémentaire est accordée par le biais de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral. En vertu de la LEP, un programme de rétablissement doit être élaboré pour cette espèce.
Erimystax x-punctatus

© Joseph R.Tomelleri
Le gravelier (Erimystax x-punctatus) est un member de la famille des ménés (Cyprinidae) et il présente les caractéristiques suivantes :
L’aire de répartition du gravelier englobe surtout le centre de l’Amérique du Nord. Au Canada, cette espèce était connue seulement dans deux endroits dans la rivière Thames; cependant, aucun exemplaire n’a été enregistré depuis 1958. Les plus récentes tentatives en vue de trouver l’espèce ont étayé les doutes selon lesquels ces populations localisées en Ontario n’existent plus. Il n’y a présentement aucun signe de reproduction de ces populations au Canada.

Les dossiers de capture historiques de l’Ontario et les populations américaines indiquent que l’habitat préféré de cette espèce est les fosses et les bancs de sable, de roches et de pierres comportant des zones de matières organiques molles et de vase. L’abri recouvrant les berges est minime dans ces zones et les températures de l’eau l’été varient de 18 à 25°C. On a par ailleurs signalé la présence du gravelier dans les rivières qui ont un courant permanent et dont les eaux sont claires ou légèrement turbides, et dans les bancs de sable, de gravier ou de roche bien définis où le débit est suffisant pour garder le fond de la rivière exempt de vase et de glaise. On en sait très peu sur le cycle biologique du gravelier, mais il semble que le frai ait lieu au début du printemps dans les populations du Kansas.
Le régime alimentaire du gravelier se compose probablement de petits insects benthiques et de larves qu’il trouve dans les fissures sous l’arène en explorant cet endroit avec son museau garni de barbillons sensibles.
Au nombre des menaces actuelles, mentionnons la perte d’habitat ou sa détérioration due à l’envasement et à un accroissement de la turbidité, et les bassins de retenue des secteurs peu profonds.
La tête à taches rouges et le méné bâton (Nocomis biguttatus et Nocomis micropogon) sont semblables, mais leurs yeux sont plus petits. Le méné à grandes écailles (Macrhybopsis storeriana) n’a pas de taches sur le corps et la hauteur du corps est supérieure.
Sources des textes : Parker et coll. 1987; Scott et Crossman 1998.
Pour un complément d’information, consultez le site web du Registre de la LEP à www.SARAregistry.gc.ca