
Nom scientifique :
Esox americanus vermiculatus
Statut selon la LEP :Préoccupante, (septembre 2006)
Statut selon COSEPAC: Préoccupante, (mai 2005)
Région : Ontario, Québec
Statut selon la LEP - Brochet vermiculé
Rapports de situation du COSEPAC d'Anguille d'Amérique (2006)
Plan de gestion du brochet vermiculé (2012)


(Crédit : Konrad Schmidt)
On confond souvent le brochet vermiculé avec le jeune grand brochet ou, moins fréquemment, avec le jeune maskinongé.
Cette espèce a été désignée comme une espèce préoccupante par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle est inscrite sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral et a obtenu la protection en vertu de la LEP en septembre 2006. Une protection supplémentaire est accordée par le biais de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral. En vertu de la LEP, un plan de gestion a été élaboré pour cette espèce.
Esox americanus vermiculatus

© J.R. Tomelleri
Le brochet vermiculé (Esox americanus vermiculatus) est une sous-espèce du brochet d’Amérique (Esox americanus) et un membre de la famille des brochets (ésocidés). Outre les traits marquants de la famille (grande bouche, nombreuses dents, queue fourchue et emplacement postérieur des nageoires dorsale et anale), le brochet vermiculé présente les caractéristiques suivantes :
L’aire de répartition du brochet vermiculé se limite en grande partie à l’ouest des Appalaches, dans le réseau des Grands Lacs et du fleuve Mississippi. Elle s’étend du sud-ouest du Québec jusqu’au Texas, au sud-ouest et, au nord, jusqu’au Minnesota, à l’ouest. Au Canada, son aire de répartition est discontinue et est représentée par plusieurs populations dans le sud-ouest du Québec et dans le sud de l’Ontario. On a observé l’espèce dans les cours inférieurs de la rivière des Outaouais et du fleuve Saint-Laurent, ainsi que dans les baies peu profondes et les affluents des parties est et sud-ouest du lac Ontario, de même que sur la rive nord du lac Érié. Des populations se trouvent dans le lac Sainte-Claire et dans certains de ses affluents. On en trouve aussi dans plusieurs affluents du bassin versant du lac Huron. La présence de l’espèce au Québec n’ait pas été confirmée depuis 20 ans.
Répartition du brochet vermiculé

L’habitat du brochet vermiculé se caractérise par des cours d’eau chauds à débit lent, des étangs et des baies peu profondes de lacs plus grands, dont l’eau est de couleur claire ou thé et où la végétation aquatique est abondante. Le substrat se compose habituellement de boue, et par exception de roches et de gravier. Les adultes arrivent à la maturité sexuelle à l’âge de deux ans. Le frai a lieu principalement au printemps dans des cours d’eau dont la température se situe entre 8° et 12°C; des données indiquent cependant qu’il a également lieu de la fin de l’été jusqu’à l’hiver. Les oeufs sont démersaux et collent à la végétation. Aucun nid n’est construit et ni les oeufs ni les jeunes ne reçoivent de soins parentaux. L’espérance de vie est de sept ans ou moins.
Le brochet vermiculé est une espèce prédatrice qui chasse à vue et qui se nourrit de divers organismes pendant toute sa vie. Les jeunes préfèrent les petits invertébrés tandis que les exemplaires plus gros consomment des poissons et des écrevisses ainsi que des nymphes d’insectes aquatiques.
La perte et la dégradation de l’habitat (incluant les impacts causés par l’apport en sédiments et en éléments nutritifs) sont les menaces principales à la survie des populations de brochets vermiculés au Canada. Le brochet vermiculé semble avoir des exigences spécifiques en matière d’habitat, et sa viabilité à long terme pourraient être affectée négativement par le développement et l’empiètement humain constants dans certains des milieux où il se trouve. La perte d’habitat en milieu humide liée aux activités agricoles et autres activités de développement est particulièrement préoccupante. Les autres menaces potentielles à la survie des populations de l’Ontario et du Québec incluent : le drainage, la détérioration et la destruction de la végétation aquatique et riveraine, l’apport en contaminants, les espèces exotiques, les interactions interspécifiques, les changements climatiques, la pression exercée par la pêche, les fluctuations du niveau de l’eau (au-delà des variations saisonnières), les maladies et les obstacles aux déplacements.
Pour un complément d'information, consultez le site Web du Registre de la LEP