
Photo Credit: W.R. Glass
Nom scientifique :
Lepisosteus oculatus
Statut selon la LEP : Espèce menacée (juin 2003)
Statut selon COSEPAC :
Espèce menacée(mai 2005)
Région : Ontario
Même si c’est un poisson et qu’il dissout l’oxygène à travers ses branchies, le lépisosté tacheté possède également ce que nous appelons une « vessie gazeuse ». Il s’agit d’une structure de filtrage d’air riche en vaisseaux sanguins qui est utilisée comme un poumon. Cet organe permet au lépisosté de remonter à la surface et de respirer l’air.
Cette espèce a été désignée comme une espèce menacée par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle est inscrite sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral et elle bénéficie de la protection en vertu de cette loi. De plus, elle bénéficie de la protection accordée par les dispositions de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral. En vertu de la LEP, un programme de rétablissement doit être élaboré pour cette espèce.
Lepisosteus oculatus

Illustration de J. R. Tomelleri
Le lépisosté tacheté (Lepisosteus oculatus) est un membre de la famille des lépisostés (Lepisosteidae) qui présente les caractéristiques suivantes :
En Ontario, on trouve le lépisosté tacheté surtout dans trois endroits du lac Érié: la baie Long Point, la pointe Pelée et la baie Rondeau. Il existe des observations historiques attestées dans les rivières Thames et Sydenham et aussi une seule observation attestée dans la baie de Quinte du lac Ontario, qui peut représenter une introduction. Les populations à ces endroits sont très peu nombreuses.

Le lépisosté tacheté habite habituellement les bassins clairs et tranquilles et les eaux de retenue des ruisseaux, des rivières et des lacs où la végétation aquatique est abondante. Au printemps, les adultes se déplacent vers les eaux peu profondes et à végétation dense pour se reproduire. Le frai a lieu à la fin du printemps ou au début de l’été parmi la végétation enracinée et les herbiers d’algues. Les mâles atteignent la maturité sexuelle à deux ou trois ans et les femelles à trois ou quatre ans.
Le lépisosté tacheté se nourrit de petits poissons tels que les ménés et la perchaude.
Il est probable que le lépisosté tacheté n’ait jamais été courant en Ontario, car c’est la limite septentrionale de l’aire de répartition de l’espèce. La pollution et la destruction des baies peu profondes et remplies de végétation requises pour la reproduction constituent une menace pour cette espèce en Ontario. Comme cette espèce est si rare, aucune capture n’a été signalée par des pêcheurs à la ligne au Canada.
Le lepisosteus platostomus (que l’on ne trouve pas encore au Canada) et le lépisosté osseux (Lepisosteus osseus) diffèrent dans le nombre d’écailles, la largeur du museau, et les taches se limitent surtout aux nageoires et à la partie postérieure du corps. Le lépisosté de Floride (Lepisosteus platyrhincus), une espèce courante d’aquarium, ressemble aussi au lépisosté tacheté, mais son museau est plus court et la distance entre l’oeil et l’opercule des branchies est moins que le 2/3 de la longueur du museau.
Sources du texte : Campbell 1994; Scott et Crossman 1998.
Pour un complément d'information, consultez le site Web du Registre de la LEP à www.SARAregistry.gc.ca