
Photo : V. Lesage, MPO
Statut selon la LEP : Inscrit (juillet 2006)
Statut selon le COSEPAC : Préoccupant (mai 2005)

On appelle le rorqual commun « le lévrier des mers » parce qu’il est capable de nager très rapidement – jusqu’à 40km/h – grâce à son corps hydrodynamique.
Description
Habitat
Menaces
Renseignements supplémentaires
Information scientifique
Le rorqual commun est la deuxième plus grande baleine du monde, après le rorqual bleu. Il atteint une taille de 20 à 27 m et un poids de 60 à 80 tonnes. Il devient mature à 25 ans et peut vivre jusqu’à 100 ans. Les femelles mettent bas tous les deux ou trois ans. Le rorqual commun se caractérise par la pigmentation asymétrique de sa mâchoire inférieure : foncée à gauche, claire à droite. Les estimations de la taille de la population de rorquals communs dans l’Atlantique Nord varient entre 5 000 et 11 000 individus.

Photo : V. Lesage, Pêches et Océans Canada
Les rorquals communs se retrouvent dans tous les océans du monde à l’exception de l’Arctique. Au Canada, il y a deux populations de rorquals communs, une dans le Pacifique et une dans l’Atlantique. Le rorqual commun voyage habituellement seul ou en petits groupes. On peut l’apercevoir autant le long des côtes que loin au large. Il se nourrit de krill et de petits poissons comme le hareng et le capelan, qu’il retire de l’eau grâce à ses fanons, à la manière d’un filtre. L’été, on le retrouve dans les zones de concentration de krill et de poissons telles que les fronts océaniques au large de Terre-Neuve, les remontées d’eau froide près de Tadoussac (Québec) et les zones de turbulence dans la baie de Fundy.
La chasse commerciale à la baleine a réduit considérablement la taille de la population de rorqual commun en Atlantique. Il n’existe aucune estimation fiable de la taille de la population avant l’avènement de la chasse à grande échelle, mais on sait que de 1903 à 1945, au moins 13 337 rorquals communs ont été récoltés dans les eaux du Canada atlantique. Les rorquals communs sont aujourd’hui confrontés à plusieurs menaces, dont la principale est la pollution sonore causée par la navigation, l’exploration sismique, le sonar militaire et le développement industriel. D’autres menaces importantes sont les changements dans la disponibilité des proies, les déversements toxiques, la chasse – encore d’actualité au Groenland et en Islande – et les épidémies. À ceci viennent s’ajouter des menaces moins inquiétantes, mais à surveiller : les collisions avec les navires, les empêtrements dans les engins de pêche, le dérangement causé par les activités d’observation des mammifères marins et la floraison d’algues toxiques.
Renseignements supplémentaires
Le rorqual commun de l’Atlantique est inscrit en tant qu’espèce préoccupante en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Un plan de gestion est en cours d’élaboration pour cette population. Il existe également un moratoire sur les nouvelles pêches aux espèces fourragères, dont le krill, décrété par Pêches et Océans Canada dans le but de protéger les ressources alimentaires d’espèces en péril tel le rorqual commun.
Au Québec, plusieurs organismes, dont la Station de recherche des îles Mingan, le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins, et Pêches et Océans Canada collaborent et mènent des travaux de recherche afin d’améliorer nos connaissances sur divers aspects de la biologie et de l’écologie des rorquals communs en eaux canadiennes.
Dans la région de Terre-Neuve-et-Labrador, le MPO collabore avec plusieurs organisations non-gouvernementales (incluant des chercheurs de Saint-Pierre et Miquelon) et avec des partenaires industriels à la recherche sur la biologie et l’écologie du rorqual commun.
Nom scientifique : Balaenoptera physalus
Statut selon la LEP : Inscrit (juillet 2006)
Statut selon le COSEPAC : Préoccupant (mai 2005)