
Crédit Photo : Environnement Canada
Statut selon la LEP: À l’étude
Statut selon COSEPAC: En voie de disparition

Au Canada, il n’est présent que dans le bassin des Grands Lacs du sud de l’Ontario. Autrefois, on a observé cette moule dans les lacs Huron, Sainte-Claire et Érié ainsi que dans certains de leurs tributaires. Présentement, son aire de répartition est limitée au cours inférieur de la rivière Thames et à des sites particuliers dans le delta de la rivière Sainte-Claire, le ruisseau Muskrat (bassin hydrographique de la rivière Saugeen), le cours inférieur de la rivière Sydenham et le cours inférieur de la rivière Grand. Il convient cependant de noter que, à deux de ces sites, un seul spécimen a été trouvé.
Espèce similaire : Le troncille doigt-de-cerf (Truncilla truncata) est plus grand que le troncille pied-de-faon et possède une arête postérieure plus inclinée.
Description
Habitat
Menaces
Renseignements supplémentaires
Information scientifique
Le troncille pied-de-faon (Truncilla donaciformis) est une très petite moule d’eau douce de la famille des unionidés. Ses caractéristiques sont les suivantes :
Truncilla donaciformis

Crédit photo : Environnement Canada
Le troncille pied-de-faon présente une aire de répartition étendue dans le centre de l’Amérique du Nord ; on le trouve en effet dans 23 États américains et dans une province canadienne. Au Canada, il n’est présent que dans le bassin des Grands Lacs du sud de l’Ontario. Autrefois, on a observé cette moule dans les lacs Huron, Sainte-Claire et Érié ainsi que dans certains de leurs tributaires. Présentement, son aire de répartition est limitée au cours inférieur de la rivière Thames et à des sites particuliers dans le delta de la rivière Sainte-Claire, le ruisseau Muskrat (bassin hydrographique de la rivière Saugeen), le cours inférieur de la rivière Sydenham et le cours inférieur de la rivière Grand. Il convient cependant de noter que, à deux de ces sites, un seul spécimen a été trouvé.
On trouve d’ordinaire le troncille pied-de-faon dans les parties inférieures de cours d’eau de taille moyenne à grande, à des profondeurs variant de moins d’un m à plus de cinq m. Cette moule est d’ordinaire associée à des substrats constitués de vase, de sable meuble ou de gravier. Le frai a lieu au printemps, lorsque les femelles filtrent le sperme relâché par les mâles avec leurs branchies. Les oeufs sont fertilisés et maintenus dans une zone spécialisée des branchies jusqu’à ce qu’ils atteignent le stade larvaire. Les larves immatures (glochidies) sont libérées dans la colonne d’eau pour entreprendre leur cycle parasitique, cycle au cours duquel elles doivent trouver un poisson hôte approprié avant de se métamorphoser en juvéniles. Une fois devenus juvéniles, les troncilles quittent le poisson hôte et s’enfouissent dans le substrat où ils demeureront pendant 3 à 5 ans. Les adultes vivent à la surface du substrat en été, mais peuvent s’enfouir en hiver. Cette moule vit jusqu’à 20 ans.
Les poissons hôtes potentiels du troncille pied-de-faon sont le malachigan (Aplodinotus grunniens) et le doré noir (Sander canadensis).
Les troncilles pied-de-faon juvéniles s’alimentent de bactéries, de détritus et d’algues de la couche sédimentaire dans laquelle ils sont enfouis. Les adultes sont des organismes filtreurs qui consomment des bactéries, du plancton et des algues de la colonne d’eau.
La carte indique la répartition du troncille pied-de-faon dans le sud de l’Ontario.

L’établissement de moules envahissantes (la moule quagga, D. bugensis et la moule zébrée, Dreissena polymorpha) constitue la principale cause du déclin des populations de troncilles pied-de-faon. L’habitat disponible est davantage limité par la fragmentation de la répartition des hôtes et est affecté par la baisse de la qualité de l’eau attribuable à l’augmentation de la tursbidité, aux concentrations de contaminants chimiques et aux charges en éléments nutritifs produites par des sources agricoles ainsi que des sources urbaines situées en amont.
Renseignements supplémentaires
Pour un complément d’information, consultez le site Web du Registre de la LEP.
Sources du texte : Rapport de situation du COSEPAC 2008.
Nom scientifique : Truncilla donaciformis
Statut selon la LEP : À l’étude
Statut selon le COSEPAC : En voie de disparition (avril 2008)