
Jeffrey C. Domm
Nom scientifique :
Brosme brosme
Taxonomie :
Poisson (marin)
Statut selon la LEP :
N’est pas inscrit
Situation selon COSEPAC :
Menacée
Région : Océan Atlantique
Le brosme se distingue des autres membres de la famille des morues par une unique nageoire dorsale et une unique nageoire anale.
Poisson sédentaire, qui se déplace lentement, le brosme fait partie de la famille des morues. Seulement en l’espace de trois générations, les populations de brosme dans le golfe du Maine et dans le sud-est du Plateau néo-écossais ont chuté de 90 pour cent, en raison surtout de la pêche commerciale.
Essentiellement un poisson du nord et des eaux profondes, le brosme connaît une croissance plutôt lente et atteint la maturité tardivement. Les mâles de l’espèce développent la maturité sexuelle à environ cinq ans, les femelles à sept ans. La période de fraie survient entre mai et août sur le Plateau néo-écossais mais peut survenir plus tôt, en avril, dans la golfe du Maine. On croit que les femelles déposent 100 000 œufs à la fois.
On sait très peu de choses sur le régime alimentaire des brosmes dans les eaux canadiennes. Cependant, des études ont démontré que le poisson a un faible pour les invertébrés marins tels les crabes, les crevettes et les krills, et, à l’occasion, d’autres poissons.
Le brosme a un corps allongé, une grosse tête et une grande mâchoire. Plusieurs rangées de dents pointues s’alignent à l’intérieur des mâchoires et la mâchoire inférieure est parée d’un unique barbillon – ou moustache. La couleur du corps varie du rouge à des teintes vert-brun, à une couleur crème ou blanche sur le ventre.

Jeffrey C. Domm
Au Canada, le brosme habite principalement le golfe du Maine et la partie sud-est du Plateau néo-écossais. Le poisson semble préférer des profondeurs de plus de 200 mètres, parfois descendant à des profondeurs de 600 mètres. Le brosme habite des secteurs où on retrouve un plancher océanique dur et rocheux. On les retrouve à l’occasion dans les eaux où il y a des gravillons et de la boue mais rarement du sable.
Les populations de brosme dans le golfe du Maine et le sud-est du Plateau néo-écossais a chuté de 90 pour cent depuis 1970. Bien que le brosme n’ait pas été pêché à des fins commerciales depuis 1999, la plus grande menace aux populations provient d’autres poissons. Le brosme est pêché par accident surtout lors de la pêche à la palangre pour d’autres poissons de fonds, que ce soit la morue ou l’églefin.
Le brosme est désigné comme espèce menacée par le COSEPAC, mais n’était pas inscrit sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP).
Il n'y a pas eu de pêche commerciale directe au brosme depuis 1999; cependant, il est pêché par erreur avec d'autres poissons de fond et d’invertébrés. Le MPO a établi un plafond de 750 tonnes sur les prises accidentelles de brosme pris par les engins commerciaux de pêche.
Les restrictions dans la pêche aux poissons de fond sont surveillées par des observateurs en mer pour s'assurer que les règlements de la pêche sont respectés et par des contrôleurs indépendants au quai de débarquement qui vérifient le poids des espèces quand les bateaux déchargent leur cargaison.
Le MPO s’est engagé à mener d’autres recherches scientifiques sur le brosme afin de mieux comprendre le statut actuel de l’espèce. Le MPO travaille également avec l'industrie des pêches pour développer et mettre en vigueur une stratégie de conservation.
Des activités de coopération ciblent la cueillette d'information pour établir le statut biologique des stocks du brosme; enquêter sur son potentiel de survie après avoir été libéré des engins de pêche; modifier les engins de pêche ainsi que d’autres mesures pour en réduire les prises accessoires.
La population de brosme obtiendra la protection dont l’espèce a besoin seulement si tous les Canadiens et Canadiennes travaillent ensemble pour éliminer les menaces. Renseignez-vous sur le brosme et soyez au courant des menaces causées par l'activité humaine. Faites votre possible pour éliminer ces dangers pour mieux protéger le brosme. Participez en joignant le Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril ou un autre organisme de conservation.