Statut selon COSEPAC: Menacée*
Statut selon la LEP : Menacée

Le cisco à mâchoires égales ressemble au corégone ou cisco (C. artedi), mais ses branchiospines sont habituellement moins nombreuses et plus courtes (32–46 comparativement à 38–64).
Description
Habitat
Menaces
Renseignements supplémentaires
Information scientifique
Le cisco à mâchoires égales (Coregonus zenithicus) est une espèce très répandue de salmonidé appartenant à la sous-famille des corégoninés. Il présente les caractéristiques suivantes :
Cisco à mâchoires égales,
une variante de la Baie de Yellowknife

Illustration par: Paul Vescei, Golder Associates
Le cisco à mâchoires égales est très répandu au Canada, son aire de répartition englobant les Grands Lacs Laurentiens et tout le centre du Canada jusqu’aux Territoires du Nord-Ouest. Dans les Grands Lacs, on le retrouve présentement dans les lacs Supérieur et Nipigon et on a récemment signalé sa présence dans le lac Huron après une absence de collecte depuis 1982. On croit qu’il a disparu des lacs Michigan et Érié et qu’il subit un important déclin dans les lacs Supérieur et Huron. En plus des Grands Lacs, le cisco à mâchoires égales a été observé dans 10 autres lacs en Ontario. Dans les Prairies, l’espèce a été observée dans plusieurs lacs au Manitoba et en Saskatchewan (lacs Athabasca, Reindeer, Athapapuskow, Clearwater, Winnipeg et George) et dans un lac en Alberta (lac Barrow). Dans les Territoires du Nord-Ouest, la présence de l’espèce a été relevée dans le Grand lac des Esclaves et dans le Grand lac de l’Ours.
La carte indique la répartition du cisco à mâchoires égales aux Territoires Nord-Ouest, en Alberta, au Saskatchewan, en Manitoba et en Ontario.

La plupart des données historiques sur le cycle biologique ont été recueillies dans les Grands Lacs, mais on en sait bien moins sur les exigences en matière d’habitat dans les autres endroits. Le cisco à mâchoires égales habite généralement les eaux d’une profondeur variant entre 55 et 180 m. Dans le lac Supérieur, des différences saisonnières ont été notées, y compris le déplacement vers des eaux moins profondes durant le frai. Dans le lac Nipigon, ce poisson habite des eaux d’une profondeur de 10 à 60 m, parfois plus profondes. Cette espèce fraie habituellement à l’automne; on a cependant signalé un frai printanier dans le lac Supérieur et les lacs intérieurs. Sa fécondité est probablement semblable à celle des autres ciscos de profondeur, soit de 3 200 à 18 800 œufs, selon la longueur du poisson. Les œufs sont déposés sur le fond du lac et laissés sans surveillance pendant trois ou quatre mois pour se développer. Les femelles ont une croissance plus rapide, sont plus grosses, plus lourdes et vivent plus longtemps que les mâles. L’âge de la maturité varie en fonction de la région, de deux ans (lac Barrow), à quatre ans (Lac Winnipeg) et à cinq ou six ans (Grands Lacs). On estimait autrefois sa durée de vie entre 10 et 13 ans; cependant, on a observé récemment que le cisco à mâchoires égales pouvait atteindre l’âge de 25 ans dans les lacs Supérieur et Nipigon. Le cisco à mâchoires égales est une proie pour le touladi (Salvelinus namaycush) et la lotte (Lota lota).
Le menu du cisco à mâchoires égales se compose notamment de mysis (Mysis relicta) et d’orchesties (Diporeia hoyi), de crustacés (copécodes et cladocères) et de larves d’insectes aquatiques.
Au début des années 1900, la surpêche commerciale dans les Grands Lacs a eu des effets négatifs. Plus récemment, la dégradation de l’habitat (y compris l’eutrophisation) et la concurrence et la prédation par des espèces exotiques telles que l’éperlan (Osmerus mordax), le gaspareau (Alosa pseudoharengus) et la lamproie marine (Petromyzon marinus) ont imposé des contraintes supplémentaires. On ne sait rien de l’abondance historique et actuelle du cisco à mâchoires égales dans les Prairies et les Territoires du Nord-Ouest. Par conséquent, on ne dispose d’aucune preuve directe du déclin de la population dans ces régions, et il est donc difficile de déterminer les menaces possibles. Néanmoins, une grande part des mêmes types de menaces qui pèsent sur les autres régions peut s’appliquer.
Renseignements supplémentaires
Pour un complément d’information, consultez le site Web du Registre de la LEP.
Sources du texte : Murray et Reist 2003; Rapport de situation du COSEPAC 2003 ; Alberta Wildlife Status Report No. 41 2002; T. Pratt, comm pers.
Nom scientifique : Coregonus zenithicus
Statut selon la LEP : Menacée* (Annexe 2)
Statut selon le COSEPAC : Menacée, mai 2003