
Nom scientifique :
Balaena mysticetus
Statut selon COSEPAC: Menacée (mai 2005)
Statut selon la LEP Préoccupante (Décembre 2007)
Région : Centre et Arctique
Statut selon la LEP - Baleine boréale (des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort)
Rapports de situation du COSEPAC - (des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort) (2005)
Cette espèce a été désignée comme une espèce préoccupante par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle est inscrite sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral et a obtenu la protection en vertu de la LEP en décembre 2007. Une protection supplémentaire est accordée par le biais de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral. En vertu de la LEP, un plan de gestion doit être élaboré pour cette espèce.
Balaena mysticetus

Illustration par G. Kuehl
© Pêches et océans Canada
La baleine boréale (Balaena mysticetus) est un mysticète (baleine à fanons) de grande taille appartenant à la famille des balénidés. L’espèce est aussi appelée baleine franche boréale, baleine franche du Groenland et baleine du Groenland. Dans les langues autochtones du nord, la baleine boréale est connue sous les noms suivants: arviq ou arvik (inuktitut et inuvialuktun), agkhovik (inupiat), akhgvopik (yupik) et ittiv (tchouktche). Les baleines boréales présentent les caractéristiques suivantes:
Les baleines boréales ont une répartition quasi circumpolaire dans l’hémisphère nord, occupant les latitudes de 54° à 85° N. Des barrières physiques comme des terres ou une banquise infranchissable semblent diviser la population mondiale en cinq populations, dont trois se trouvent au Canada. La zone de présence de la population des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort dans les eaux canadiennes est d’environ 207,000 km2. Ces baleines hivernent dans l’ouest et le centre de la mer de Béring là où la surface présente suffisamment d’eau libre et de banquise non consolidée. Au printemps, les baleines migrent vers le nord et l’est jusqu’à l’est de la mer de Beaufort. En été, elles sont surtout réparties dans la mer de Beaufort canadienne, le long des côtes sud et ouest de l’île Banks, dans le golfe d’Amundsen et le long de la partie ouest de la péninsule de Tuktoyaktuk. En automne, les baleines boréales migrent pour atteindre la mer de Béring.
Répartition de la baleine boréale : mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort

Les baleines boréales se trouvent dans des eaux marines dont les conditions varient de la mer libre à la banquise épaisse et non consolidée. Avec la couronne de la tête, elles sont capables de briser la glace d’une épaisseur de plus de 20 cm pour respirer et elles savent naviguer sous de grandes étendues de banquise grâce à leur ouïe très développée. Elles croissent et se développent lentement et atteignent la maturité sexuelle vers l’âge de 25 ans. Les femelles croissent plus rapidement que les mâles et mettent bas environ une fois tous les trois ans durant la migration printanière. La gestation dure entre 12 et 16 mois. L’espérance de vie se situe entre 50 et 75 ans, certains exemplaires atteignant possiblement plus de 100 ans.
Les baleines boréales se nourrissent de zooplancton composé de crustacés, tels que des euphausiacés et des copécodes. Elles consomment également des organismes épibenthiques (mysidacés et amphipodes gammaridés). On a laissé entendre que la variabilité annuelle des observations de baleines boréales est liée à l’abondance et à la distribution du zooplancton.
La chasse commerciale à la baleine était jadis la plus grande menace pour la baleine boréale et la principale raison pour laquelle l’espèce est en péril dans des parties de son aire de répartition. À l’heure actuelle, c’est peut-être l’épaulard (Orcinus orca) qui constitue la plus grande menace. On sait que les baleines boréales sont déplacées pendant de brèves périodes par l’activité industrielle comme l’exploration et l’exploitation pétrolières et gazières. Les effets à long terme possibles sont inconnus. Enfin, les facteurs climatiques, qui ont une influence sur l’état des glaces et sur l’abondance des proies, peuvent aussi avoir une incidence sur la survie ou la répartition.
Il n’y a pas d’espèce semblable.
Sources du texte: Thomas 2005 (Rapport de situation du COSEPAC).
Pour un complément d’information, consultez le site Web du Registre de la LEP à www.registrelep.gc.ca