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bocaccio
Mark Conlin

Nom scientifique :
Sebastes paucispinis
Taxonomie :
Poisson (marin)
Statut LEP :
Espèce non inscrite sur la liste de la LEP
Statut COSEPAC :
Menacée (2002)
Région : Océan Pacifique

Le bocaccio, comme tous les sébastes, est ovovivipare, c’est à dire que les œufs éclosent dans le corps de la femelle, qui donne naissance à de petits poissons juvéniles vivants . Les femelles peuvent produire de 20 000 à 300 000 œufs. Les jeunes sont de quatre à cinq millimètres de longueur à leur naissance.

Espèces aquatiques en péril - Bocaccio

Coup d'œil

Un des plus gros sébastes de l’océan Pacifique, la population de bocaccio au large de la côte ouest de l’île de Vancouver semble avoir connu une baisse de 95 pour cent de 1980 à 2000. Dans les eaux américaines plus au sud, les populations semblent avoir enregistré une chute encore plus accentuée, de 99 pour cent. On ne connaît pas vraiment les raisons de ces chutes dramatiques de populations de bocaccio.

Au sujet du bocaccio

Une des quelques 35 espèces de sébastes qu’on trouve dans les eaux de la Colombie-Britannique, le bocaccio est considéré comme semi-pélagique (il préfère les couches supérieures de la haute mer). Les jeunes bocaccio grandissent rapidement la première année pour atteindre souvent 25 cm de longueur. On pense qu’ils atteignent l’âge de la maturité à quatre ou cinq ans et que leur espérance de vie maximale est de 40 ans. Les femelles sont souvent plus grosses que les mâles. Les bocaccio qui viennent de naître se nourrissent surtout de plancton tels les copépodes avant de se mettre à se nourrir de crustacés et de poisson. Les bocaccio adultes préfèrent les sébastes mais se nourrissent aussi de morues charbonnières, anchois, poissons-lanternes et calmars.

Comment reconnaître le bocaccio

Avec sa longue mâchoire supérieure qui s’étend au moins jusqu’à l’orbite de l’œil, le bocaccio adulte est facile à repérer. La couleur du dos du bocaccio adulte varie entre l’orange olive et l’orange brûlé ou le brun, tandis que celle de son ventre va du rose au rouge. Les jeunes poissons de moins de 25 cm de longueur sont de couleur bronze clair et leurs flancs sont marqués de petites taches brunes. Leur couleur s’assombrit et les taches disparaissent à mesure qu’ils vieillissent. En général, il atteint une longueur maximale de 74 centimètres, le bocaccio femelle est connue pour atteindre jusqu’à 90 centimètres de longueur.

Bocaccio
Mark Conlin

Son habitat

Le bocaccio se trouve dans les eaux de l’est de l’océan Pacifique, depuis le golfe d’Alaska jusqu’à la Basse-Californie, au Mexique. Au Canada, il vit le long de la côte de la Colombie-Britannique, semblant préférer le détroit de la Reine-Charlotte et le nord-ouest de l’île de Vancouver.

Pourquoi le bocaccio est-il en péril?

La plus grande menace connue demeure la pêche commerciale, étant accidentellement capturé avec d’autres espèces dans un filet de pêche. Ramenés rapidement à la surface à partir de plus de 20 mètres de profondeur, la vessie natatoire du bocaccio est incapable de subir le changement rapide de pression et la plupart d’entre eux meurent. Les autres menaces viennent de ses prédateurs naturels, à savoir le phoque commun et l’éléphant de mer du nord. Quant aux jeunes bocaccio, ils sont la proie des oiseaux de mer.

Ce qui est fait

Le bocaccio est désigné comme espèce menacée par le COSEPAC et est à l’étude pour faire partie des espèces protégées par la Loi sur les espèces en péril (LEP). Le bocaccio est également protégé par la Commission baleinière internationale et est inscrit sur la liste de l’Union mondiale pour la nature (UICN) et de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

Le MPO a collaboré étroitement avec la flottille de pêche commerciale au chalut en vue d’appliquer des mesures volontaires qui ont permis de réduire de 50 p. 100 le volume des prises accessoires de bocaccio. Cent pour cent des prises sont contrôlées dans la pêche commerciale au chalut par la présence d'observateurs en mer.

Les produits de la pêche au bocaccio sont directement orientés vers la recherche et aux programmes de gestion, ajoutant ainsi un incitatif à capturer de façon délibérée le boccacio. Le MPO continuera à travailler avec l’industrie en vue de mettre en œuvre les mesures de rétablissement de la morue et de mener de nouvelles recherches scientifiques pour suivre l’évolution du statut du bocaccio.

En 2004, Pêches et Océans Canada et l’industrie on élaboré un programme de conservation pour le bocaccio. Ce programme est en train d’être élaboré pour la pêche du poisson de fond au chalut et inclut les mesures suivantes :

  • toute somme provenant de la pêche au bocaccio doit être versée aux programmes de recherche et de gestion, afin d’éliminer tout encouragement à pêcher délibérément ce poisson;
  • des observateurs seront présents à bord des bateaux et il y aura des mesures de surveillance des prises à quai afin d’évaluer l’efficacité des mesures mises en place pour décourager la pêche de cette espèce;
  • Pêches et Océans Canada participe, en collaboration avec l’industrie de la pêche, à des études et à des évaluations qui nous renseigneront davantage sur la répartition et l’abondance du bocaccio et de d’autres poissons de fond du Pacifique.

Que pouvez-vous faire?

Le bocaccio obtiendra la protection dont il a besoin seulement si tous les Canadiens et Canadiennes travaillent ensemble à éliminer les menaces. Renseignez-vous sur le bocaccio et soyez conscient des menaces posées par les activités humaines. Faites votre possible pour éliminer ces dangers pour mieux protéger l’habitat essentiel du bocaccio. Participez en vous joignant au Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril ou un autre organisme de conservation.

Renseignements généraux fournis par Environnement Canada en mars 2004.