
Pêches et Océans Canada
Nom scientifique :
Balaenoptera musculus
Taxonomie :
Mammifère (marin)
Statut LEP:
En voie de disparition (2005)
Statut COSEPAC :
En voie de disparition (2002; 2012)
Région : Pacifique
Le rorqual bleu se nourrit de krills : un crustacé ressemblant à une crevette d’environ deux centimètres de longueur. Un seul rorqual peut en manger jusqu’à quatre tonnes par jour. Le rorqual bleu engouffre une énorme quantité d’eau qu’il chasse à travers ses fanons. Les fanons agissent comme un tamis, retenant le krill et les autres organismes planctoniques, qui sont ensuite avalés.
Le rorqual bleu est le plus gros animal de la planète et le plus gros à n’avoir jamais existé. Chassé sans relâche depuis des siècles, l’espèce demeure en péril de nos jours, bien qu’il y ait un moratoire international sur la chasse au rorqual bleu. Il est plutôt rare qu’on ait vu ces dernières années des rorquals bleus au large de la côte pacifique du Canada, ce qui porte à croire que le nombre d’individus est très faible.
Les rorquals bleus migrent en petits troupeaux et passent l’été dans des régions riches en nourriture, près de la lisière de la glace polaire, et l’hiver dans des eaux tempérées. Ils peuvent atteindre une vitesse de pointe de 36 km à l’heure, mais se déplacent en général à une vitesse de deux à huit kilomètres à l’heure.
Le rorqual bleu n’est pas seulement gigantesque; il est également bruyant. Les sons qu’il émet peuvent atteindre 186 décibels, ce qui est plus fort que le bruit d’un avion à réaction (qui atteint seulement 140 décibels). À ce jour, les chercheurs n’ont pas été capables de percer le mystère de ces cris, qui sont comme de longs chants bruyants.
Le rorqual bleu plonge pour une période de cinq à quinze minutes; quelques rares plongées d’une durée de 36 minutes ont été enregistrées dans le Saint-Laurent.
On estime que le rorqual bleu vit de 70 à 80 ans. Les femelles donnent habituellement naissance à un seul baleineau, tous les deux ou trois ans; ils pèsent à la naissance environ deux tonnes. Le plus gros rorqual bleu jamais observé mesurait 29,5 m.
Le rorqual bleu fait partie de la famille des rorquals, un groupe de baleines caractérisées par des plis dans la peau du cou, qui permettent à l’animal de filtrer une énorme quantité d’eau pour s’alimenter. La tête représente environ le quart de sa longueur totale. La nageoire dorsale est plutôt petite et les nageoires pectorales sont pointues. Malgré son nom, la peau du rorqual bleu présente un mélange de taches aux tons gris pâles et foncés; chaque baleine possède un motif de taches qui permet de l’identifier.

Pêches et Océans Canada

Jean-François Gosselin

Kelly Houle, NOAA Northeast Fisheries Science Center

Jean-François Gosselin
On trouve le rorqual bleu dans tous les océans du monde. Il en existe trois sous-espèces. Celle du Canada appartient à la sous-espèce de l’hémisphère Nord—’une population dans l’Atlantique Nord et une deuxième dans le Pacifique Nord. La population du Pacifique de rorquals bleus vit au large de la côte Ouest du Canada et longe l’île de Vancouver dans sa migration au printemps et à l’automne. Les estimés de rorquals bleus au large du Mexique et de la Californie vont de 1 500 à 3 000 individus, mais il n’existe pas de données pour l’Ouest du Canada.
La chasse commerciale à la baleine, pratiquée autrefois, est le principal facteur responsable du déclin de la population de rorquals bleus. Entre 1910 et 1965, dans l’ensemble du Pacifique Nord, les baleiniers commerciaux ont pris au moins 9 500 rorquals bleus, dont certains à partir de stations terrestres en Colombie-Britannique, de 1900 à 1965. Depuis la fin de la chasse commerciale, les menaces causées par les activités humaines sont notamment les collisions avec des navires, les activités croissantes d’observation des baleines, la prise accidentelle dans des engins de pêche et la pollution (principalement par les hydrocarbures).
Le rorqual bleu est inscrit comme étant en voie de disparition et est protégé en vertu de la Loi sur les Espèces en péril (LEP). Il est également protégé en vertu du Règlement sur les mammifères marins, qui relève de la Loi sur les pêches. Dans le Pacifique Nord, la chasse de cette espèce a été interdite en 1966. À l’échelle internationale, le rorqual bleu est protégé par la Commission baleinière internationale; le rorqual bleu est inscrit sur la liste de l’Union mondiale pour la nature (UICN) et sur celle de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).
Une stratégie de rétablissement des grandes baleines (le rorqual bleu, le rorqual commun, le rorqual boreal et la baleine noire du Pacifique Nord) a été développée. Elle peut être consultée sur le site du registre public des espèces en péril.
L’espèce obtiendra la protection dont elle a besoin seulement si tous les Canadiens et Canadiennes travaillent ensemble à éliminer les menaces. Renseignez-vous sur le rorqual bleu et faites votre possible pour éliminer ces dangers pour mieux protéger l’habitat du rorqual. Participez en vous joignant au Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril (HSP) ou un autre organisme de conservation.
Renseignements généraux fournis par Environnement Canada en mars 2004.