Raie voile

Dipturus linteus

Description

Lorsqu'on la compare aux autres raies de l'Atlantique Nord-Ouest, la raie voile se distingue par son long museau étroit et par son unique rangée de 40 à 51 grosses épines (selon l'emplacement de la capture) qui s'étend le long de la ligne médiane du dos, de la région nucale à la première nageoire dorsale. D'autres rangées d'épines sont présentes le long de la rangée médiane de la queue, mais elles sont beaucoup plus petites. La surface dorsale du disque est dépourvue d'épines, à l'exception de deux épines devant les yeux, d'une épine sur le bord interne, de quatre épines derrière les yeux et de trois épines sur l'épaule. Le bord antérieur externe des nageoires pectorales est armé de piquants. La surface ventrale du disque est lisse. La raie voile possède deux nageoires dorsales qui sont contiguës ou séparées par un petit espace (sans épine), une membrane caudale indistincte, ainsi que des nageoires pelviennes fortement dentelées. Les dents de la raie voile sont coniques et pointues. La surface dorsale est brun-gris, et la surface ventrale est blanche, avec quelques marques foncées sur le bord postérieur des nageoires pelviennes et la surface ventrale de la queue.

Taille

La raie voile est très grande, pouvant atteindre une longueur totale maximale comprise entre 111,7 et 123 cm.

Aire de répartition

Seules deux observations de spécimens de raie voile ont été signalées dans l'Atlantique Nord-Ouest, les deux sur le versant nord du Bonnet Flamand. D'autres captures ont été déclarées à l'ouest du Groenland. Dans l'est de l'Atlantique, la raie voile est présente dans les eaux de l'Islande, la région des îles Féroé/Shetland, en Suède, dans le Skagerrak et au sud-ouest de la Norvège.

Habitat

Cette espèce vit dans des eaux moyennement profondes (250 m) à profondes, à des latitudes boréales et quasi arctiques.

Cycle biologique

Inconnu

Régime alimentaire

Cette espèce se nourrit de divers organismes, notamment des poissons, des crustacés et des polychètes.

Reproduction

Cette espèce est ovipare. Sur le plan de la fécondité, on suppose qu'elle pond moins de 100 œufs par an.