Pastenague violette

Dasyatis violacea

Pastenague violette (Dasyatis violacea)

Pastenague violette (Dasyatis violacea)

  • Rare
  • Pélagique (de la surface jusqu’à 250 m)
  • Longueur totale de 98 cm
  • Les deux surfaces sont de couleur violette foncée
  • Large disque en forme de coin
  • Queue de type fouet avec une longue colonne vertébrale
  • Manque de nageoires caudale, dorsale et pelvienne

Description

On distingue facilement la pastenague violette par ses caractéristiques, c'est-à-dire son épine caudale dentelée aplatie dorsoventralement et fermement plantée dans la peau de la queue. Des cellules à la base de l'épine sécrètent un poison pouvant infliger une blessure horriblement douloureuse. Comme pour d'autres membres de la famille des Dasyatidae, une nouvelle épine peut se développer lorsque la vieille épine tombe. La queue elle-même fait moins de deux fois la longueur du corps de cette raie et est dotée d'un long repli caudal inférieur situé bien avant le bout aplati de la queue. Le corps de la pastenague violette a la forme d'un disque déprimé mais épais, avec un museau rond émoussé et des nageoires pectorales anguleuses. La bouche est petite et courbée; elle contient plusieurs rangées de petites dents rondes dotées de cuspides, de crêtes ou de tubercules. Les yeux, qui sont situés sur la surface dorsale de la tête à côté des spiracles, sont petits et ne dépassent pas de la tête. Cette espèce est dépourvue de nageoires dorsales et anales, et ses nageoires pectorales continuent vers l'avant, de chaque côté de la tête. Le disque pectoral est dépourvu d'épines. Les pastenagues violettes n'affichent aucune marque particulière sur leur peau, et leur couleur varie entre mauve ou violet uniforme à bleu-vert foncé sur le dos et le ventre.

Taille

La pastenague violette atteint une longueur totale (LT) maximale d'environ 160 cm.

Aire de répartition

Dans les eaux canadiennes de l'Atlantique Nord, la pastenague violette n'est considérée que comme une espèce migratoire, ayant été capturée à seulement quelques reprises à la palangre du bord est des Grands Bancs et du banc de Georges. On a aussi signalé un petit nombre de captures dans le cadre de campagnes exploratoires depuis les premiers enregistrements (1962, 1965). De façon plus générale, la pastenague violette est présente dans les eaux canadiennes vers le Sud le long de la côte des États-Unis jusqu'aux Petites Antilles. Elle vit également dans l'océan Pacifique et en mer Méditerranée.

Habitat

La pastenague violette vit à la surface de l'eau ou aux abords de celle-ci, généralement dans la première portion de 100 m de la colonne d'eau, mais on peut la trouver à une profondeur de 381 m. On l'associe souvent aux récifs, et il s'agit peut-être de la seule espèce entièrement pélagique de la famille des Dasyatidae.

Cycle biologique

Inconnu

Régime alimentaire

La pastenague violette a un régime alimentaire varié composé notamment de Coelentérés (y compris des méduses), de calmars, de crustacés décapodes et de poissons.

Reproduction

La pastenague violette est ovovivipare : les embryons se développent dans l'oviducte de la femelle avant de naître tout formés. Sur le plan de la fécondité, on pense que la femelle donne naissance à des petits dont le nombre est compris entre un et neuf, peut-être deux fois par an.

Interaction avec l'homme

Par le passé, on utilisait les épines des espèces de la famille de Dasyatidae pour fabriquer des pointes de lances, des alènes et des dagues; aujourd'hui, ces épines se vendent comme des objets de curiosité. Cependant, la pastenague violette n'a pas de valeur commerciale et interagit rarement avec l'homme en raison de sa nature pélagique.