Raie boréale

Amblyraja hyperborea

Vue dorsale d'une raie boréale (Amblyraja hyperborea) mâle.
Vue dorsale d'une raie boréale (Amblyraja hyperborea) mâle.
Vue ventrale d'une raie boréale (Amblyraja hyperborea) mâle.
Vue ventrale d'une raie boréale (Amblyraja hyperborea) mâle.
Vue dorsale d'une raie boréale (Amblyraja hyperborea) femelle.
Vue dorsale d'une raie boréale (Amblyraja hyperborea) femelle.
Vue ventrale d'une raie boréale (Amblyraja hyperborea) femelle.
Vue ventrale d'une raie boréale (Amblyraja hyperborea) femelle.

Description

De toutes les raies de l'Atlantique Nord-Ouest, c'est la raie boréale (parfois appelée raie arctique) qui ressemble le plus à la raie épineuse (Amblyraja radiata) et à la raie à queue courte (ou raie de Jensen) [Amblyraja jenseni]. Cependant, c'est surtout par sa couleur qu'on la distingue des autres espèces. Tandis que la raie épineuse est toute blanche sur le ventre et que la raie à queue courte est fortement tachetée, la raie boréale est foncée sur le ventre avec des taches distinctes plus pâles, ou encore pâle sur le ventre avec des taches foncées. La surface dorsale de la raie boréale est d'un gris souris foncé, d'un bleu-gris foncé ou d'un brun foncé avec de petites taches rondes. Mentionnons le motif des épines et la structure dentaire comme autres différences entre ces deux espèces. La raie boréale a beaucoup plus d'épines le long de la ligne médiane du dos et de la queue (22-31) que la raie épineuse (12-19), et ses dents sont plus étroites et sont dotées de cuspides centrales acérées, tandis que la raie épineuse a des dents plates en forme de pavement. Chez la raie arctique, la rangée de grosses épines au milieu du dos s'étend de la région nucale jusqu'à la première nageoire dorsale, les épines près du bassin étant plus grosses que celles situées le long de la queue. La queue de la raie boréale est très courte.

Vue dorsale d'une raie boréale (Amblyraja hyperborea) femelle et d'une raie à queue courte (ou raie de Jensen) [Amblyraja jenseni] femelle.
Vue dorsale d'une raie boréale (Amblyraja hyperborea) femelle et d'une raie à queue courte (ou raie de Jensen) [Amblyraja jenseni] femelle.
Vue ventrale d'une raie boréale (Amblyraja hyperborea) femelle et d'une raie à queue courte (ou raie de Jensen) [Amblyraja jenseni] femelle.
Vue ventrale d'une raie boréale (Amblyraja hyperborea) femelle et d'une raie à queue courte (ou raie de Jensen) [Amblyraja jenseni] femelle.

Taille

La raie boréale atteindrait une longueur totale (LT) maximale de 87-106 cm. Cependant, le plus grand spécimen déclaré au Canada ne mesurait que 45 cm de LT.

Aire de répartition

La raie boréale vit dans les eaux polaires de la baie de Baffin (y compris au large du cap Dyer), le long des côtes Ouest, Sud et Est du Groenland ainsi que vers l'Est jusqu'à l'Islande, la mer de Barents et le nord de la Norvège. Bien que l'espèce soit extrêmement rare dans les eaux canadiennes, on aurait capturé seize individus dans la baie de Baffin (1948) et un seul spécimen au large du cap Dyer à l'île de Baffin en 1959, ce dernier étant l'individu observé le plus au sud de tout le Canada atlantique. Il est possible qu'à l'avenir on puisse observer des raies boréales dans la mer du Labrador au sud du cap Chidley.

Habitat

Il s'agit d'une espèce bathydémersale benthique, présente sur la partie inférieure de la pente continentale à des profondeurs allant de 140 à 2 500 m. Le spécimen du cap Dyer a été pris à une profondeur de 550 m et à une température au fond de 1,16 °C. Cette espèce semble préférer les températures polaires, de l'éclosion à la maturité.

Cycle biologique

Inconnu

Régime alimentaire

On ne connaît pas le régime alimentaire exact de la raie boréale; toutefois, on pense qu'elle se nourrit d'organismes benthiques très variés.

Reproduction

La raie boréale est ovipare, et elle pond probablement moins de 100 œufs par an. Les œufs sont incubés avec succès dans des eaux polaires à une température d'à peine 0 °C. On a déjà observé de jeunes raies à peine écloses en train de suivre de gros objets.