Cisco à museau court

Coregonus reighardi

Statut LEP
Aucun statut
AS
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut LEP

  • Aucun statut AS
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP
Statut COSEPAC
Non en péril
NP
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut COSEPAC

  • Non en péril NP
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP

Description

Le cisco à museau court (Coregonus reighardi) était une des 10 espèces de ciscos trouvées au Canada. C’était un membre de la famille des salmonidés qui présentaient les caractéristiques suivantes:

  • petite tête;
  • petits yeux;
  • petit museau avec pigmentation nettement foncée;
  • petite bouche terminale avec insertion de la mâchoire inférieure dans la mâchoire supérieure;
  • nombre de branchiospines variant de 32 à 42;
  • aspect argenté;
  • poids maximum et longueur totale de 420 g et 265 mm, respectivement.

Habitat

Autrefois présent dans les lacs Huron, Michigan et Ontario, on présume que le cisco à museau court pourrait avoir disparu du pays. Aucune observation n’a été déclarée dans le lac Ontario depuis 1964, dans le lac Michigan depuis 1984 et dans le lac Huron depuis 1985.

On en sait très peu sur les préférences en matière d’habitat et le cycle biologique du cisco à museau court. C’était un poisson d’eau profonde, faisant partie du groupe des corégones, qui occupait des eaux claires et froides toute l’année. On l’a recueilli dans des eaux d’une profondeur variant de 22 à 110 m. Le cisco à museau court était la seule espèce connue de cisco frayant au printemps dans les lacs où il se trouvait et il migrait probablement vers des eaux profondes pour frayer. Certaines preuves permettent de penser que le frai avait également lieu à l’automne. Il atteignait la maturité sexuelle à deux ou trois ans. L’âge maximum était de 11 ans chez les femelles et de neuf ans chez les mâles. Il était une proie pour la lotte (Lota lota) et les formes d’eau profonde du touladi (Salvelinus namaycush).

Menaces

La surpêche, les changements survenus dans l’écosystème et les croisements (hybridation) avec d’autres ciscos ont joué un rôle dans le déclin du cisco à museau court. La surpêche commerciale, à partir de la fin des années 1800, a eu l’effet le plus immédiat et profond sur les populations de ciscos des Grands Lacs, ce qui a conduit à la fermeture des pêches de ce type d’espèce dès les années 1930. L’introduction d’espèces étrangères dans les Grands Lacs pourrait avoir accéléré le déclin du cisco à museau court, et d’autres stocks d’espèces indigènes. Plus précisément, la concurrence et la prédation exercées par la lamproie marine (Petromyzon marinus), le gaspareau (Alosa pseudoharengus), l’éperlan (Osmerus mordax) et plus récemment par les moules zébrée et quagga (espèces Dreissena) ont soit contribué au déclin du cisco à museau court ou ont nui à son rétablissement. L’hybridation entre le cisco à museau court et d’autres espèces de ciscos de profondeur a sans doute contribué à accélérer son déclin.

Renseignements supplémentaires

Pour un complément d'information, consultez le Profil du Registre public des espèces en péril (LEP).

Cisco à museau court

cisco à museau court

© Illustration Paul Vescei

Nom scientifique : Coregonus reighardi
Statut selon la LEP : En voie de disparition
Statut selon le COSEPAC : En voie de disparition
Région : Centre et Arctique

carte

Répartition du cisco à museau court.

Le saviez-vous?

Le cisco à museau court était endémique des lacs Huron, Michigan et Ontario. Cependant, comme il n’a pas été observé depuis 1964 dans le lac Ontario, depuis 1982 dans le lac Michigan et depuis 1985 dans le lac Huron. Il sera considéré comme étant disparu seulement lorsque 50 ans se seront écoulés depuis la dernière observation consignée.

Le cisco à museau court

Le cisco à museau court

Renseignements connexes