Toxolasme nain

Toxolasma parvum

Statut LEP
Aucun statut
AS
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut LEP

  • Aucun statut AS
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP
Statut COSEPAC
Non en péril
NP
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut COSEPAC

  • Non en péril NP
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP

Description

Le toxolasme nain (Toxolasma parvum) fait partie des 54 espèces de moules d'eau douce du Canada. Il s'agit d'une espèce de moule petite et rare, mesurant généralement moins de 4 cm de long, mais pouvant atteindre 5,5 cm. Il s'agit de la seule moule du genre Toxolasma présente au Canada, et elle se distingue par les caractéristiques suivantes :

  • La coquille est épaisse, de forme elliptique ou ovale;
  • La coquille externe est arrondie, lisse comme du tissu.
  • L'extrémité antérieure (devant) est arrondie tandis que son extrémité postérieure (derrière) est également arrondie chez les mâles, mais carrée chez les femelles.
  • La couleur de la coquille va du brun au noir brunâtre avec des raies vertes sur la partie dorsale.
  • L'intérieur de la coquille (nacre) est brillant, blanc ou blanc-bleuâtre;
  • La partie en relief sur le dessus de sa coquille (le sommet) est légèrement élevée au-dessus de la ligne de charnière et présente 4 à 6 gros bourrelets concentriques;
  • Les dents de la charnière sont bien développées, mais compressées (des dents pseudocardinales fines, semblables à des dents de scie, et des dents latérales longues, fines et droites).

Habitat

Le toxolasme nain est présent uniquement en Amérique du Nord; son aire de répartition est vaste, s'étendant du golfe du Mexique au bassin des Grands Lacs. Au Canada, le toxolasme nain était présent dans le sud de l'Ontario, dans le bassin versant des lacs Sainte-Claire, Érié et Ontario. Disparu de 44 % de son aire de répartition historique, à l'heure actuelle, le toxolasme nain n'est présent que dans la rivière Sydenham, le cours inférieur de la rivière Thames (rivière Baptiste) ainsi que les rivières Ruscom, Belle, Grand et Welland, et les ports de Jordan et de Hamilton (Sunfish Pond, Cootes Paradise et le ruisseau Grindstone).

Aux États-Unis, le toxolasme nain est toujours présent dans 22 états, mais on estime qu'il a disparu des États de Géorgie et de New York, qu'il est gravement en péril en Pennsylvanie, en péril au Michigan et vulnérable en Indiana et au Wisconsin.

Le toxolasme nain est présent dans tout un éventail d'habitats : les petites et grandes rivières, les zones humides ainsi que dans les eaux peu profondes des lacs, des étangs et des réservoirs. Il préfère s'enfouir dans des substrats meubles (fonds de rivières et de lacs) de vase, de sable, de limon ou de gravier fin.

Le toxolasme nain a une courte durée de vie : son âge maximal est de 12 ans. Il peut être hermaphrodite, car toutes les moules de l'espèce possèdent des gonades masculines et féminines). Le frai a lieu de juin à août et les glochidies (larves) sont libérées au mois de juillet suivant. Comme c'est le cas pour la plupart des autres moules d'eau douce, les glochidies du toxolasme nain mènent une vie parasitaire sur les poissons. Les moules adultes attirent les poissons avec des filaments en forme de vers sur leur coquille et libèrent les glochidies dans une substance mocoïde qui ressemblent à de la nourriture. Lorsque le poisson prend une bouchée, il provoque la rupture des muqueuses, ce qui libère les glochidies qui s'accrochent ensuite aux branchies du poisson-hôte. Elles y demeurent jusqu'à ce qu'elles deviennent des juvéniles autonomes, après quoi elles se détachent pour s'enfouir dans le substrat. Les toxolasmes nains adultes sont essentiellement sessiles (ils demeurent au même emplacement) et ne se déplaceront que de quelques mètres sur le substrat au cours de leur vie. Les poissons-hôtes les plus fréquents de cette espèce de moule au Canada sont le raseux-de-terre noir (Etheostoma nigrum), le crapet vert (Lepomis cyanellus) et le crapet arlequin (Lepomis macrochirus). Comme toutes les espèces de moules d'eau douce, le toxolasme nain filtre la nourriture présente dans l'eau. Les bactéries et les algues constituent ses sources primaires de nourriture.

Menaces

Parmi les menaces graves qui pèsent sur le toxolasme nain, il faut compter la perte d'habitat et la pollution croissante des eaux où il vit et s'alimente. Les activités municipales, agricoles et industrielles peuvent causer une élévation du niveau de sédiments, de nutriments et de contaminants qui peuvent boucher les branchies des moules, perturber la respiration et la reproduction et dégrader la qualité de l'habitat. Le dragage du lit des cours d'eau aux fins de transport constitue une possible menace qui peut mener à la destruction de l'habitat, voire la disparition de l'espèce de l'habitat; le développement résidentiel et commercial ainsi que la construction de barrages peuvent avoir les mêmes effets. Des espèces envahissantes comme les moules zébrées et quagga peuvent coloniser en grand nombre l'habitat du toxolasme nain et avoir une incidence négative sur l'alimentation, la respiration, les déplacements et la reproduction de l'espèce. Une autre espèce envahissante, le gobie à taches noires, peut aussi entrer en concurrence avec le toxolasme nain pour la nourriture et les poissons-hôtes.

Renseignements supplémentaires

Pour obtenir plus de renseignements, visitez le Registre de la LEP.

Toxolasme nain

Taxolasme nain

Crédit photo : Environnement Canada

Nom scientifique :Toxolasma parvum
Status selon la LEP : Aucun statut
Statut selon le COSEPAC : en voie de disparition
Région : Ontario

Photos de l'extérieur (à gauche) et l'intérieur (à droite) d'une coquille de taxolasme nain

Photos de l'extérieur (à gauche) et l'intérieur (à droite) d'une coquille de taxolasme nain
Crédit photo: Environnement Canada

Le saviez-vous?

Le toxolasme nain peut être hermaphrodite (chaque individu présente des gonades masculines et féminines) et, comme la plupart des autres espèces de moules d'eau douce, ses larves (glochidies) mènent une vie parasitaire sur les poissons.

Les moules adultes attirent les poissons avec des filaments en forme de vers sur leur coquille et libèrent les glochidies dans une substance mocoïde qui ressemblent à de la nourriture. Lorsque le poisson prend une bouchée, il provoque la rupture des muqueuses, ce qui libère les glochidies qui s'accrochent ensuite aux branchies du poisson-hôte. Elles y demeurent jusqu'à ce qu'elles deviennent des juvéniles autonomes, après quoi elles se détachent pour s'enfouir dans le substrat.

Le toxolasme nain est similaire à la villeuse haricot (Villosa fabalis) et à la mulette du necture (Simpsonaias ambigua). Toutefois, la villeuse haricot présente des raies plus proéminentes et une ligne de charnière plus épaisse, et la coquille de la mulette du necture est plus fine et arrondie.

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