Kiyi du secteur supérieur des Grands Lacs

Coregonus kiyi kiyi

Statut LEP
Aucun statut
AS
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut LEP

  • Aucun statut AS
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP
Statut COSEPAC
Non en péril
NP
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut COSEPAC

  • Non en péril NP
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP

Description

Le cisco kiyi (Coregonus kiyi kiyi) est l’une des espèces de cisco qui vit dans les eaux les plus profondes au Canada. Il appartient à la famille des salmonidés et présente les caractéristiques suivantes :

  • un corps comprimé latéralement et de grands yeux représentant de 22 à 26 % de la longueur de la tête;
  • une bouche terminale dotée d’une mâchoire inférieure habituellement plus longue que la mâchoire supérieure;
  • une couleur argentée sur la plus grande partie du corps avec quelques reflets roses et violets;
  • de longues nageoires paires;
  • une maturité sexuelle atteinte entre les âges de deux et cinq ans;
  • une longueur comprise généralement entre 100 et 200 mm et un poids atteignant habituellement de 10 à 60 g; toutefois, des spécimens dépassant les 300 mm et les 125 g ont déjà été observés.

Habitat

Le cisco kiyi est endémique dans tous les Grands Lacs laurentiens, à l’exception du lac Érié. Il semblerait que la population du secteur Supérieur des Grands Lacs (Coregonus kiyi kiyi) ne vive actuellement que dans le lac Supérieur. Considérée comme disparue, sa présence a été observée pour la dernière fois dans le lac Huron en 1973 et dans le lac Michigan en 1974. La population du lac Ontario (Coregonus kiyi orientalis) est considérée comme ayant disparu; la dernière observation remonte à 1964.

Il semblerait que le cisco kiyi soit très répandu dans les eaux profondes de la zone extracôtière (c’est généralement à 150 m de profondeur qu’il est le plus abondant) et qu’il constitue une large proportion de la communauté de poissons du lac Supérieur. On le trouve également, en quantité moindre, dans les eaux peu profondes près des côtes. La nuit, le cisco kiyi se rend dans des eaux moins profondes, généralement à des profondeurs inférieures à 50 m, à la recherche de proies.

On connaît très peu les préférences en matière d'habitat et le cycle biologique du cisco kiyi. Il vit dans des eaux claires et froides, à des profondeurs allant de 10 m à 305 m. C'est entre 130 m et 150 m qu'on a trouvé les abondances les plus élevées. Des spécimens de cisco kiyi ont été recueillis sur les fonds d'argiles et les substrats de boue des lacs. Le frai a généralement lieu à la fin de l'automne à des profondeurs supérieures entre 91 et 168 m. La maturité est atteinte entre l'âge de deux et cinq ans. L'âge maximal enregistré est de 22 ans chez la femelle et de 16 ans chez le mâle. Le cisco kiyi est une proie de la lotte (Lota lota) et des espèces de touladi vivant en eaux profondes (Salvelinus namaycush). De plus, les œufs de cisco kiyi sont la proie d'autres poissons, notamment du grand corégone (Coregonus clupeaformis). Le cisco kiyi se nourrit de crustacés d'eau profonde tels que le Mysis relicta et le Diporeia hoyi. Les proies secondaires du kiyi sont les chironomes, les Bythotrephes, les copépodes calanoïdes, les myes et les Daphnia spp.

Menaces

La surpêche commerciale est probablement le facteur à l’origine du déclin du cisco kiyi dans les lacs Huron, Michigan et Ontario. Il se peut que les populations restantes de cisco kiyi dans les lacs Huron et Ontario soient entrées en compétition avec des espèces de poisson introduites telles que la lamproie marine (Petromyzon marinus), le gaspareau (Alosa pseudoharengus) et l’éperlan (Osmerus mordax), ou qu’elles aient servi de proies à ces espèces. D’autres problèmes actuels, notamment la dégradation de la qualité de l’eau (résultant des pressions continues exercées par les contaminants et l’apport en nutriments), ont aussi sans doute un impact sur la survie et l’habitat du cisco kiyi. On a établi que le changement climatique est un facteur qui pourrait empirer la situation dans l’avenir. Enfin, certains agents pathogènes, notamment la septicémie hémorragique virale (SHV), sont susceptibles de causer une mortalité massive chez diverses espèces de poissons. La SHV a été détectée dans le bassin versant du lac Supérieur en 2010. De futures éclosions de cet agent pathogène pourraient entraîner la décimation de la population restante de cisco kiyi.

Renseignements supplémentaires

Pour un complément d’information, consultez le site Web du Registre de la LEP.

Kiyi du secteur supérieur des Grands Lacs

Kiyi (Coregonus kiyi) (© J. R. Tomelleri)

Illustration © J. R. Tomelleri

Nom scientifique : Coregonus kiyi kiyi
Statut selon la LEP : Préoccupante
Statut selon COSEPAC : Préoccupante
Région : Ontario

Carte montrant la distribution du cisco Kiyi du secteur Supérieur au Canada, telle que décrite dans les paragraphes suivants

Carte montrant la distribution du cisco Kiyi du secteur Supérieur au Canada.

Le saviez-vous?

Le cisco kiyi (Coregonus kiyi) est une des 10 espèces de cisco que l’on trouve au Canada. Le cisco kiyi se distingue des deux autres espèces de cisco d’eau profonde (C. hoyi et C. zenthicus) qui existent encore dans les Grands Lacs par son unique combinaison de grands yeux et de longues nageoires paires.

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