Épaulard (population résidente du sud du Pacifique Nord-Est)

Orcinus orca

Statut LEP
Aucun statut
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Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut LEP

  • Aucun statut AS
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP
Statut COSEPAC
Non en péril
NP
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut COSEPAC

  • Non en péril NP
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP

Coup d'œil

Originaire des eaux au large de l’île de Vancouver, la population résidente du sud d’épaulards du Nord-Est du Pacifique est plus petite à l’heure actuelle qu’il y a six ans. On ne dénombrait que 89 individus en 1998, 83 individus en 1999, 82 en 2000 et 78 individus en 2001, ce qui représente un déclin de 20 p. 100 en six ans.

Au sujet de l’épaulard

Le plus imposant membre de la famille des dauphins, l’épaulard est un animal très social qui vit dans un groupe stable de type familial. Dirigés par une femelle, les groupes se composent habituellement de cinq à 50 membres bien qu’il arrive qu’on en ait vu de 100 ou plus. Comme les humains, les épaulards sont très protecteurs de leurs rejetons et divers individus du groupe s’occupent des petits. En pleine nature, l’espérance de vie de l’espèce est de 17 ans pour les mâles et de 29 ans pour les femelles.

Les épaulards se nourrissent d’une grande variété de proies, incluant les calmars, les poissons, les tortues de mer, les oiseaux marins, les loutres de mer et de rivières, les otaries, les manchots, les dauphins et autres gros cétacés comme le rorqual bleu. Cependant, les épaulards résidents du Nord-Est mangent surtout du poisson.

Comment reconnaître un épaulard

La taille de l’épaulard — sept à neuf mètres de longueur et pesant entre quatre et cinq tonnes — sa coloration contrastante de noire et de blanc et son long corps arrondi ne permettent pas de le confondre avec aucun autre. La première partie de l’anatomie de l’épaulard qu’on remarque est souvent sa grande nageoire au milieu du dos. Chez les mâles adultes, cette nageoire qui pointe tout droit vers le haut peut atteindre 1,8 mètre. Chez les femelles et les jeunes mâles, la nageoire est courbée et fait moins d’un mètre. Derrière la nageoire dorsale, on retrouve une région grise appelée tache en forme de selle. La forme de la nageoire dorsale et la tache en forme de selle ainsi que les entailles et les cicatrices naturelles, sont uniques à chaque épaulard.

Son habitat

En fait, les épaulards se trouvent dans les trois océans entourant le Canada et parfois dans la baie d’Hudson et le golfe du Saint-Laurent. Les épaulards résidents vivent dans des collectivités séparées du nord et du sud. Celle du nord vit au large du nord de l’île de Vancouver et de la côte de la partie continentale. Les résidents du sud se retrouvent au sud de l’île de Vancouver.

Pourquoi l’épaulard est-il en péril?

Des études récentes ont découvertes que les épaulards résidents du sud sont contaminés, ayant des niveaux élevés de composés chimiques toxiques tels les composés organochlorés, ce qui les expose aux maladies et aux difficultés de reproduction. La pollution de l’eau touche également les espèces dont l’épaulard se nourrit, contribuant ainsi à la réduction de l’approvisionnement en nourriture. De plus, la proximité de l’habitat des épaulards aux centres urbains, notamment Seattle, Victoria et Vancouver a mené à de fréquentes collisions avec des bateaux et à l’exposition à un nombre beaucoup plus élevé de déversements d’hydrocarbures. Il est également possible que l’industrie croissante du tourisme d’observation de la baleine puisse avoir une incidence négative. Les épaulards n’ont pas de prédateurs naturels mais ils sont vulnérables aux échouements en masse.

Ce qui est fait

C'est en 1970 avec sa Wildlife Act que la Colombie-Britannique adoptait sa première loi pour protéger les populations d'épaulards. En 1982, les épaulards étaient inclus dans la réglementation assortie à la Loi sur les pêches du Canada. Ces règlements interdisent la chasse sans permis, à l'exception de la chasse autochtone. Aucun permis n'a été présentement délivré. La population du Pacifique Nord-Est de l'épaulard est classée comme espèce préoccupante et est protégée aux termes de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Les directives sur l'observation des baleines et autres mesures de vulgarisation sont prises pour minimiser les interactions possiblement négatives entre les navires et les baleines.

Une stratégie de rétablissement des résidents épaulards du nord et sud a été développée.

Que pouvez-vous faire?

Les épaulards obtiendront la protection dont l’espèce a besoin seulement si tous les Canadiens et Canadiennes travaillent ensemble à l’élimination des menaces. Renseignez-vous sur les épaulards et soyez conscients des menaces créées par l’activité humaine envers les épaulards résidents du sud, que ce soit l’enchevêtrement dans les filets de pêche, le bruit, la pollution de l’eau ou les collisions avec les bateaux. Faites votre possible pour éliminer ces dangers pour mieux protéger l’habitat essentiel des épaulards. Participez en joignant le Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril ou un autre organisme de conservation.

Inscrivez-vous à un programme d’intendance comme le B.C. Cetacean Sightings Network. Les principaux objectifs du réseau sont d’identifier les habitats essentiels et d’aider à réduire les menaces. Le réseau demande également des rapports visualisation de cétacés aux marins le long de la côte de la Colombie-Britannique. Pour en savoir davantage.

Ou joignez-vous au programme « British Columbia Adopt a Killer Whale Adoption program » (adoption d’un épaulard) effectué en collaboration avec l’aquarium de Vancouver. Pour en savoir davantage.

Pour un complément d'information, consultez le site Web du Registre de la LEP.

Renseignements généraux fournis par Environnement Canada en mars 2004.

Épaulard

Dr. Lance Barrett-Lennard

Épaulard

Graeme Ellis

Épaulard

Graeme Ellis

Épaulard

Épaulard

Épaulard (population résidente du sud du Pacifique Nord-Est)

Épaulard

Épaulard - Orcinus orca
Crédit photo : B. Peters © Pêches et Océans Canada

Nom scientifique : Orcinus orca
Taxonomie : Mammifère (marin)
Statut LEP : En voie de disparition (2003)
Statut COSEPAC : En voie de disparition (2008)
Région : Océan Pacifique

Travaillons ensemble pour proteger les epaulards residents du nord et du sud

Travaillons ensemble pour protéger les épaulards résidents du nord et du sud

© Shutterstock

© Shutterstock

Le saviez-vous?

Le chant de l’épaulard
Les épaulards se parlent entre eux par l’intermédiaire d’une variété complexe de sifflements, de petits cris et de plaintes exprimés avec l’air emprisonné dans leur soufflet. Les sons varient d’un groupe d’épaulards à l’autre, chaque ayant son propre dialecte ou langage. L’épaulard peut reconnaître facilement son propre groupe à plusieurs milles au loin en se fiant aux sons distincts qu’il émet. Les chercheurs croient que plus les dialectes sont similaires entre deux groupes, plus rapprochés sont les deux groupes. Les groupes d’épaulards aux dialectes rapprochés sont appelés clans.

Les groupes d’épaulards sont très expressifs au moment de chasser une proie. Ils utilisent une série de clics qui rebondissent sur les poissons et les autres objets dans l’eau. Appelé écholocation, ce sonar naturel est utile pour la recherche de nourriture ou la navigation dans les eaux brouillées, permettant aux épaulards de s’imaginer une image exacte de ce qui l’entoure.

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