Épaulard (population résidente du nord du Pacifique Nord-Est)

Orcinus orca

Statut LEP
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Menacée
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En voie de disparition
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Disparue du pays
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Statut LEP

  • Aucun statut AS
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP
Statut COSEPAC
Non en péril
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Menacée
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En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut COSEPAC

  • Non en péril NP
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP

Coup d'œil

La population résidente d’épaulards du nord du Pacifique Nord-Est vit dans les eaux au large de l’île de Vancouver et la partie continentale de la côte de la Colombie-Britannique aussi loin au nord que le Sud-Ouest de l’Alaska. La population de ces épaulards est petite et a un faible potentiel de croissance – toutefois entre 1977 et 1997 leur nombre a augmenté. Cela est d’autant plus troublant que, depuis 2000, la population des épaulards a chuté d’environ sept pour cent – baisse attribuable en grande partie à la pollution causée par l’homme.

Au sujet des épaulards

Le plus imposant membre de la famille des dauphins, l’épaulard est un animal très social qui vit dans un groupe stable de type familial. Dirigés par une femelle, les groupes se composent habituellement de cinq à 50 membres bien qu’il arrive qu’on en ait vu de 100 ou plus. Comme les humains, les épaulards sont très protecteurs de leurs rejetons.

Ce qu’ils mangent

Les épaulards se nourrissent d’une grande variété de proies, incluant les calmars, les poissons, les tortues de mer, les oiseaux marins, les loutres de mer et de rivières, les otaries, les manchots, les dauphins et autres gros cétacés comme le rorqual bleu. Cependant, les épaulards résidents du nord mangent surtout du poisson.

Comment reconnaître un épaulard

Sans aucun doute, l’épaulard est un des mammifères marins les plus faciles à reconnaître. Sa taille —sept à neuf mètres de longueur et pesant entre quatre et cinq tonnes — sa coloration contrastante de noire et de blanc et son long corps arrondi ne permettent pas de le confondre avec aucun autre. La première partie de l’anatomie de l’épaulard qu’on remarque est souvent sa grande nageoire au milieu du dos. Chez les mâles adultes, cette nageoire qui pointe tout droit vers le haut peut atteindre 1,8 mètre. Chez les femelles et les jeunes mâles, la nageoire est courbée et fait moins d’un mètre. Derrière la nageoire dorsale, on retrouve une région grise appelée tache en forme de selle. La forme de la nageoire dorsale et la tache en forme de selle ainsi que les entailles et les cicatrices naturelles, sont uniques à chaque épaulard.

La conversation des épaulards

Les épaulards se parlent entre eux par l’intermédiaire d’une variété complexe de sifflements, de petits cris et de plaintes exprimés avec l’air emprisonné dans le soufflet. Les sons varient d’un groupe d’épaulards à l’autre, chaque ayant son propre dialecte ou langage. L’épaulard peut reconnaître facilement son propre groupe à plusieurs milles au loin en se fiant aux sons distincts qu’il émet. Les chercheurs croient que plus les dialectes sont similaires entre deux groupes, plus rapprochés sont les deux groupes. Les groupes d’épaulards aux dialectes rapprochés sont appelés clans.

Les groupes d’épaulards sont très expressifs au moment de chasser une proie. Ils utilisent une série de clics qui rebondissent sur les poissons et les autres objets dans l’eau. Appelé écholocation, ce sonar naturel est utile pour la recherche de nourriture ou la navigation dans les eaux brouillées, permettant aux épaulards de s’imaginer une image exacte de ce qui l’entoure.

Son habitat

En fait, les épaulards se trouvent dans les trois océans entourant le Canada et parfois dans la baie d’Hudson et le golfe du Saint-Laurent. Les épaulards résidents vivent dans des collectivités séparées du nord et du sud. Celle du nord vit au large du nord de l’île de Vancouver et de la côte de la partie continentale. Les résidents du sud se retrouvent au sud de l’île de Vancouver.

Pourquoi l’épaulard est-il en péril?

Les épaulards du Nord-Est sont potentiellement en péril en raison des menaces que pose la contamination aux composés organochlorés et aux produits chimiques toxiques. Des niveaux croissants de pollution de l’eau exposent les épaulards aux maladies et aux difficultés de la reproduction. La pêche sportive et récréative a également réduit l’abondance des différentes espèces de saumon dont se nourrit l’épaulard, ce qui réduit la source d’alimentation. De plus, la proximité de l’habitat des épaulards des centres urbains a mené à de fréquentes collisions avec des bateaux et l’exposition à un nombre beaucoup plus élevé de déversements d’hydrocarbures. Il est également possible que l’industrie croissante du tourisme d’observation de la baleine puisse avoir une incidence négative. Les épaulards n’ont pas de prédateurs naturels mais ils sont vulnérables aux échouements en masse, au cours desquels un grand nombre d’entre eux s’échouent sur une plage et sont incapables de retourner à la mer.

Ce qui est fait

Une loi intitulée Wildlife Act visant à protéger les populations d’épaulards dans les eaux de la Colombie-Britannique a été présentée en 1970. En 1982, les épaulards étaient inclus dans les règlements en vertu de la Loi sur les pêches du Canada. Ces règlements interdisent la chasse sans licence, sauf pour les autochtones. Aucune licence n’a été émise à l’heure actuelle. Des lignes directrices pour l’observation des baleines ont été déposées pour minimiser les mauvaises interactions entre les bateaux et les épaulards.

Une stratégie de rétablissement des résidents épaulards du nord et sud a été développée. Elle peut être consultée sur le site du registre public des espèces en péril.

Que pouvez-vous faire?

Les épaulards obtiendront la protection dont l’espèce a besoin seulement si tous les Canadiens et Canadiennes travaillent ensemble à l’élimination des menaces. Renseignez-vous sur les épaulards et soyez conscients des menaces créées par l’homme envers les épaulards du Nord-Est, que ce soit l’enchevêtrement dans les filets de pêche, le bruit, la pollution de l’eau et les collisions avec les bateaux. Faites votre possible pour éliminer ces dangers pour mieux protéger l’habitat essentiel des épaulards. Participez en joignant le Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril ou un autre organisme de conservation.

Inscrivez-vous à un programme d’intendance comme le B.C. Cetacean Sightings Network. Les principaux objectifs du réseau sont d’identifier les habitats essentiels et d’aider à réduire les menaces. Le réseau sollicite également des rapports de visualisation de cétacés aux marins le long de la côte de la Colombie-Britannique. Pour en savoir davantage.

Ou joignez-vous au programme « British Columbia Adopt a Killer Whale Adoption program » (adoption d’un épaulard) effectué en collaboration avec l’aquarium de Vancouver. Pour en savoir davantage.

Profil du Registre public des espèces en péril

Renseignements généraux fournis par Environnement Canada en mars 2004.

Épaulard (population résidente du nord du Pacifique Nord-Est)

Épaulard

Épaulard - Orcinus orca
Crédit photo : B. Peters © Pêches et Océans Canada

Nom scientifique : Orcinus orca
Taxonomie : Mammifère (marin)
Statut LEP : Menacée (2003)
Statut COSEPAC : Menacée (2008)
Région : Pacifique

Travaillons ensemble pour proteger les epaulards residents du nord et du sud

Travaillons ensemble pour protéger les épaulards résidents du nord et du sud

© Shutterstock

© Shutterstock

Le saviez-vous?

Sans prédateur naturel, les épaulards peuvent vivre jusqu’à 50, voire 80 ans, dans la mesure où ils réussissent à survivre à leur enfance. Malheureusement, près de la moitié de tous les épaulards meurent entre la naissance et l’âge de six mois. Ce qui ramène l’espérance de vie de l’espèce à 17 ans pour les mâles et à 29 ans pour les femelles. De plus, il y a un intervalle de cinq ans entre deux naissances. Tous ces facteurs combinés signifient que les populations d’épaulards tendent à avoir un taux de croissance extrêmement faible. Tous ces facteurs combinés signifient que les populations d’épaulards ont tendance à avoir des taux de croissance extrêmement faibles. Et toute menace à leur survie peut devenir très grave.

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