Phoque commun de la sous-espèce des Lacs des Loups Marins

Phoca vitulina mellonae

Statut LEP
Aucun statut
AS
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut LEP

  • Aucun statut AS
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP
Statut COSEPAC
Non en péril
NP
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut COSEPAC

  • Non en péril NP
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP

Description

Le phoque commun des lacs des Loups Marins est une population unique de phoque commun vivant exclusivement en eau douce. On ne le retrouve qu’au Québec, dans un groupe de lacs et de rivières situés au Nunavik, à environ 250 km à l’est de la baie d’Hudson. Les chercheurs estiment que la population des lacs des Loups Marins est isolée de son habitat marin d’origine depuis 3 000 à 8 000 ans.

Le nombre exact de phoques communs des lacs des Loups Marins est inconnu, mais il se situe entre 50 et 600, ce qui représente sans aucun doute une petite population. Ce phoque se distingue des phoques communs vivant en milieu marin par son pelage particulièrement foncé, son crâne plus large et plat, et par le fait qu’il vit en permanence en eau douce et se reproduit plus tôt que les autres phoques. Les Inuits ont observé que sa fourrure est plus douce et plus brillante que celle des autres phoques communs. Pour leur part, les Cris du Nord-du-Québec signalent que le phoque d’eau douce est plus petit et plus foncé que les phoques communs marins, qu’il se comporte différemment et qu’il a un goût distinct

Habitat

L’aire de répartition connue du phoque commun d’eau douce englobe les lacs des Loups Marins, le Petit lac des Loups Marins et le lac Bourdel. Ces lacs sont situés à environ 160 km à l’est de la baie d'Hudson, dans la péninsule d’Ungava, dans le nord du Québec. Selon les connaissances traditionnelles cries et inuites, la population s’étend à plusieurs autres lacs et rivières de la région.

Les phoques communs des lacs des Loups Marins se nourrissent de grands corégones, de touladis et d’ombles de fontaine. En hiver, les forts courants, les fissures et les poches d’air créées par les formes complexes de la glace donnent aux phoques un accès à des endroits libres de glace pour respirer. Les femelles ont un seul petit, en mai. Bien que les phoques communs mettent généralement bas hors de l’eau, aucune naissance n’a été observée sur la glace lors de la période de mise bas des phoques des lacs des Loups Marins. Ceci laisse croire que ces phoques auraient la particularité de naître sous la glace, dans des abris.

Menaces

La faible taille de la population et la répartition géographique restreinte des phoques communs des lacs des Loups Marins augmentent sa vulnérabilité et limite le potentiel de rétablissement de cette sous-espèce. De plus, les changements climatiques pourront également limiter le rétablissement de cette population qui pourrait avoir de la difficulté à s’adapter. Bien que la population de phoques communs des lacs des Loups Marins ait toujours été petite, elle a connu dans le passé un déclin causé par la chasse. Aujourd’hui, des chasseurs autochtones capturent à l’occasion un phoque, mais il n’y a pas de chasse traditionnelle axée sur cette espèce.

La construction possible de barrages hydroélectriques représentant la menace principale car elle pourrait changer les courants et favoriser la présence de glace pendant l’hiver, ce qui réduirait l’accès des phoques à l’air libre.

Renseignements supplémentaires

En 2007, le Comité sur la situation des espèces en péril (COSEPAC) a désigné le phoque commun d’eau douce comme étant en voie de disparition. Le ministère a également mis sur pied, en collaboration avec des organisations autochtones, une équipe de rétablissement qui va déterminer des mesures pour aider la population de phoques communs des lacs des Loups Marins à se rétablir. Des études ont débuté pour mieux connaître la biologie et l’écologie de cette sous-espèce, notamment grâce aux connaissances autochtones.

Visitez le Profil du Registre public des espèces en péril (LEP).

Phoque commun de la sous-espèce des Lacs des Loups Marins

Phoque commun

F. Martin, Société Makivik

Nom scientifique : Phoca vitulina mellonae
Statut selon la LEP : En voie de disparition
Statut selon le COSEPAC : En voie de disparition
Région : Québec

Carte de distribution

L’aire de répartition potentielle du phoque commun des lacs des Loups Marins se concentre dans le bassin de la rivière Nastapoka, mais s’étendrait aussi du lac Bienville au lac Minto, en Ungava.

Gilles Fortin, Pêches et Océans Canada

Le saviez-vous?

Le phoque commun des lacs des Loups Marins passe l’essentiel de l’hiver sous l’eau, mais comme tout mammifère, il a besoin de respirer en surface. Cependant, contrairement à d’autres espèces de phoques, tel le phoque annelé, il ne possède pas de longues griffes aux nageoires antérieures, ce qui l’empêche de percer et maintenir des trous dans la glace. Durant l’hiver arctique, il dépend donc des zones d’eaux libres permanentes pour sortir de l’eau.

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