Alasmidonte naine

Alasmidonta heterodon

Statut LEP
Aucun statut
AS
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut LEP

  • Aucun statut AS
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP
Statut COSEPAC
Non en péril
NP
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut COSEPAC

  • Non en péril NP
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP

Coup d'œil

Les moules d'eau douce sont l'une des espèces les plus menacées de disparition sur terre. Des 297 espèces indigènes de moules en Amérique du Nord vivant en eau douce, 12 pour cent sont disparues au cours des 100 dernières années et presque 75 pour cent sont maintenant en danger. L’alasmidonte naine vivait en abondance dans la rivière Petitcodiac au Nouveau-Brunswick. Mais les scientifiques croient que la moule a disparu du Canada, peu après la construction d’un pont-jetée, qui a disséqué l’estuaire de cette rivière en 1968.

Au sujet de l'alasmidonte naine

Un siècle auparavant, l'alasmidonte naine vivait dans au moins 70 emplacements situés dans 15 bassins hydrologiques majeurs le long de l'Atlantique, du Nouveau-Brunswick jusqu’en Caroline du Nord. Maintenant, cette petite moule est disparue du Canada et ne se retrouve que dans neuf bassins hydrologiques des États-Unis.

Lorsqu’elle habitait au Canada, elle était confinée au réseau hydrographique de la rivière Petitcodiac au sud-est du Nouveau-Brunswick. Mais en 1968, un pont-jetée d’un kilomètre de long, construit d’une rive à l’autre de cette rivière reliant Moncton à Riverview, a certainement mené à sa disparition.

Depuis 1968, aucune alasmidonte naine n'a été trouvée au Canada, en dépit de plusieurs tentatives pour les localiser. En mai 2000, leur statut canadien a été confirmé comme étant disparue (du Canada).

Comment reconnaître l'alasmidonte naine

Une alasmidonte naine typique mesure moins de 5,5 centimètres de longueur. Comme toutes les moules, elle a deux coquilles articulées qui protègent un intérieur moelleux. Sa coquille brune est trapézoïdale et peut inclure des teintes brunes tendant vers le jaune. La nacre intérieure de sa coquille s'étend du bleuâtre au blanc-argenté, avec un éclat irisé dans la section postérieure. Il est facile de passer à côté sans la voir, car elle tend à s’enterrer à moitié dans le fond de la rivière.

Son habitat

Les alasmidontes naines continuent de vivre dans de petits ruisseaux d'eau douce et des moyennes rivières de l’est des États-Unis. Elles préfèrent des étendues d’eaux ayant des courants lents ou modérés, avec du sable sous-jacent, des substrats fins de sédiment ou de gravier et une végétation sur les rives du cours d’eau. Les eaux troubles, avec du limon en suspension semblent peu propices aux alasmidontes naines.

Pourquoi l'alasmidonte naine est-elle en péril?

Il a été prouvé que les moules d'eau douce sont extrêmement sensibles aux perturbations causées par les humains, particulièrement en ce qui touche la construction de barrages sur les rivières et la formation de chenal sur les ruisseaux. Au Canada, un pont-jetée d’un kilomètre a mené à la disparition de l’alasmidonte naine, probablement en empêchant le passage de son poisson-hôte. Sans poisson-hôte, cette moule est incapable de compléter son cycle biologique. De plus, ces moules d'eau douce sont sensibles aux pesticides, à la contamination par les métaux, ainsi qu’aux faibles niveaux d’oxygène, des facteurs étant plus susceptibles de se retrouver dans les rivières endiguées. La réduction des populations de moules dans les rivières et les lacs est maintenant considérée comme un nouvel indice que la pollution perturbe les écosystèmes.

Ce qui est fait

Plusieurs études fédérales et provinciales ont recommandé de remplacer des parties du pont-jetée sur la rivière Petitcodiac par un pont. En octobre 2006, cette proposition était toujours à l’étude.

Les alasmidontes naines sont protégées aux termes de la Loi fédérale sur les espèces en péril (LEP) et de la Loi fédérale sur les pêches qui interdisent la destruction des habitats marins. Cependant, l’espèce est disparue au Canada et, compte tenu des conditions actuelles prédominant à la rivière Petitcodiac, le rétablissement de l’habitat est probablement impraticable pour le moment.

Que pouvez-vous faire?

Renseignez-vous davantage sur l’alasmidonte naine et soyez sensible aux menaces représentées par l’homme. Engagez-vous auprès du Programme d'intendance de l'habitat pour les espèces en péril (PHI) ou un autre organisme de conservation.

Pour un complément d’information, visiter le site Web du Registre publique de la LEP

Renseignements généraux fournis par Environnement Canada, mars 2006.

Alasmidonte naine

Alasmidonte naine

Alasmidonte naine

© Greg Klassen / University of New Brunswick

Nom scientifique : Alasmidonta heterodon
Taxonomie : Mollusque
Statut LEP :  Disparu du pays
Statut COSEPAC :  Disparu du pays
Région : Maritimes

Le saviez-vous?

Puis-je monter pour une promenade?
Les alasmidontes naines produisent des larves parasitaires appelées glochidium. Ces larves « font du pouce » sur des poissons-hôtes, s'y accrochant pendant plusieurs semaines, tout en poursuivant leur développement. Alors que les espèces exactes faisant office de véhicule ne sont pas connues, des essais contrôlés en laboratoire ont révélé que cinq espèces différentes de poissons pourraient servir d’hôte, y compris les saumons de l’Atlantique. Cependant, les scientifiques croient que le poisson le plus susceptible de servir de transporteur serait l'alose savoureuse. Au moment de sa maturité, la moule abandonne le poisson indemne et s’enfonce dans le fond de la rivière, où elle reste à moitié-enterrée pour le reste de sa vie, qui dure jusqu'à 18 ans.

Renseignements connexes