Baleine boréale (population des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort)

Balaena mysticetus

Statut LEP
Aucun statut
AS
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut LEP

  • Aucun statut AS
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP
Statut COSEPAC
Non en péril
NP
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut COSEPAC

  • Non en péril NP
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP

Cette population de baleine boréale a été confirmée en 2009 comme une espèce préoccupante par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle est inscrite sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral et a obtenu la protection en vertu de la LEP en décembre 2007. Une protection supplémentaire est accordée par le biais de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral. En vertu de la LEP, un plan de gestion doit être élaboré pour cette espèce.

Description générale

La baleine boréale (Balaena mysticetus) est un mysticète (baleine à fanons) de grande taille appartenant à la famille des balénidés. L’espèce est aussi appelée baleine franche boréale, baleine franche du Groenland et baleine du Groenland. Dans les langues autochtones du nord, la baleine boréale est connue sous les noms suivants : arviq ou arvik (inuktitut et inuvialuktun), agkhovik (inupiat), akhgvopik (yupik) et ittiv (tchouktche). Les baleines boréales présentent les caractéristiques suivantes:

  • Corps en forme de tonneau et très grosse tête (environ 30% de la longueur totale du corps);
  • La mâchoire supérieure décrit un arc prononcé vers le haut et porte en moyenne de chaque côté 330 fanons, pouvant atteindre une longueur totale de 427 cm;
  • La couche de lard est épaisse, variant de 5.5 cm au menton à environ 28 cm sur la majeure partie du tronc, et atteint un maximum de 50 cm;
  • Les nageoires pectorales sont petites et en forme de pagaie. Pas de nageoire dorsale ni de bosse dorsale;
  • Les extrémités de la nageoire caudale se terminent en pointe;
  • Les baleineaux ont une longueur de 4.0 à 4.5 m à la naissance et sont d’une couleur noire brunâtre;
  • Les adultes sont de couleur noire avec des regions blanches.

Répartition

Les baleines boréales ont une répartition quasi circumpolaire dans l’hémisphère nord, occupant les latitudes de 54° à 85°N. Des barrières physiques comme des terres ou une banquise infranchissable semblent diviser la population mondiale en quatre populations, dont deux se trouvent au Canada. La zone de présence de la population des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort dans les eaux canadiennes est d’environ 207,000 km². Ces baleines hivernent dans l’ouest et le centre de la mer de Béring là où la surface présente suffisamment d’eau libre et de banquise non consolidée. Au printemps, cette population de baleines migrent vers le nord et l’est jusqu’à l’est de la mer de Beaufort. En été, elles sont surtout réparties dans la mer de Beaufort canadienne, le long des côtes sud et ouest de l’île Banks, dans le golfe d’Amundsen et le long de la partie ouest de la péninsule de Tuktoyaktuk. En automne, les baleines boréales migrent pour atteindre la mer de Béring.

Habitat et cycle biologique

Les baleines boréales se trouvent dans des eaux marines dont les conditions varient de la mer libre à la banquise épaisse et non consolidée. Avec la couronne de la tête, elles sont capables de briser la glace d’une épaisseur de plus de 20 cm pour respirer et elles savent naviguer sous de grandes étendues de banquise grâce à leur ouïe très développée. Elles croissent et se développent lentement et atteignent la maturité sexuelle vers l’âge de 25 ans. Les femelles croissent plus rapidement que les mâles et mettent bas environ une fois tous les trois ans durant la migration printanière. La gestation dure entre 12 et 16 mois. L’espérance de vie se situe entre 50 et 75 ans, certains exemplaires atteignant possiblement plus de 100 ans.

Régime alimentaire

Les baleines boréales se nourrissent de zooplancton composé de crustacés, tels que des euphausiacés et des copécodes. Elles consomment également des organismes épibenthiques (mysidacés et amphipodes gammaridés). On a laissé entendre que la variabilité annuelle des observations de baleines boréales est liée à l’abondance et à la distribution du zooplancton.

Menaces

La chasse commerciale à la baleine était jadis la plus grande menace pour la baleine boréale et la principale raison pour laquelle l’espèce est en péril dans des parties de son aire de répartition. À l’heure actuelle, c’est peut-être l’épaulard (Orcinus orca) qui constitue la plus grande menace. On sait que les baleines boréales sont déplacées pendant de brèves périodes par l’activité industrielle comme l’exploration et l’exploitation pétrolières et gazières. Les effets à long terme possibles sont inconnus. Enfin, les facteurs climatiques, qui ont une influence sur l’état des glaces et sur l’abondance des proies, peuvent aussi avoir une incidence sur la survie ou la répartition.

Espèces semblables

  • Il n’y a pas d’espèce semblable.

Sources du texte : Rapport de situation du COSEPAC 2009. Text Sources: COSEWIC Status Report 2009.

Pour un complément d’information, consultez le Profil de Registre public des espèces en péril (LEP).

Baleine boréale (population des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort)

Baleine boréale (Balaena mysticetus)

Illustration par G. Kuehl
© Pêches et océans Canada

Nom scientifique : Balaena mysticetus
Statut selon COSEPAC: Préoccupante (Avril 2009)
Statut selon la LEP : Préoccupante (Avril 2009)
Région : Océan arctique, Yukon, Territoires-du-Nord-Ouest

Répartition de la baleine boréale (des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort) telle que décrite dans les paragraphes suivants

Répartition de la baleine boréale (des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort)

Le Saviez-Vous?

Rien de perdu

La baleine boréale a déjà constitué une part importante de la nourriture traditionnelle – et une ressource essentielle – des Inuits. La capture d’une baleine voulait dire nourriture, outils, équipement, abri, chaleur et lumière pour toute une collectivité. L’épaisse couche de graisse de la baleine était non seulement une excellente nourriture mais elle représentait la meilleure source d’huile pour éclairer et chauffer. Les côtes et les os de la mâchoire étaient utilisés comme supports pour le toit et les vertèbres comme des blocs pour couper et hacher. D’autres os servaient d’instruments et de patins de traîneau. Les phanons de la baleine servaient à retenir ensemble les traîneaux et les armatures de kayak. Une chasse de subsistance limitée et bien gérée a été récemment réintroduite tant dans la partie est que la partie ouest de l’océan Arctique en vertu d’ententes territoriales avec les peuples du Nunavut et de l’Inuvialuit. Cette chasse de petite envergure est rigoureusement gérée.

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