
Le loup atlantique vit du plateau continental du Labrador au Grands Bancs et du golfe Saint-Laurent en passant par le Plateau néo-écossais, à la Baie de Fundy jusque dans les eaux américaines. Il vit aussi au Nord-Est de l'océan Atlantique dans une répartition comparable à celle au loup à tête large. Il se tient près des côtes à des profondeurs de 500 mètres.
Le nom du Loup atlantique lui vient des bandes verticales qui couvrent son corps. Il a une tête massive par rapport à son corps et, contrairement au loup à tête large, sa chair est ferme et musclée. Sa mâchoire supérieure est composée d'une rangée de grosses dents effilées à l'avant et d'une multitude canines de petites dents broyeuses alignées en rangées. Sa mâchoire inférieure est composée de grosses dents à l'avant et de rangées de molaires à l'arrière. Même sa gorge est couverte de dents. Le loup atlantique peut atteindre une longueur d'environ 150 centimètres et peser jusqu'à 23 kilogrammes.
Grâce à ses dents proéminentes qui ressemblent à des canines au devant de ses mâchoires, les principales proies du loup atlantique sont des organismes qui vivent au fond de l'océan, notamment les oursins, les étoiles de mer, les mollusques et les crustacés. Il se nourrit aussi de poissons, de vers et parfois même d'algues.
Le loup atlantique se développe plutôt lentement. La femelle pond ses oeufs en grandes quantités au fond de l'eau et ce sont les mâles qui les protègent.
Entre la fin des années 1970 et le début des années 1990, la population du loup atlantique située sur le Plateau continental du Labrador a chuté d'environ 90%. Même si cette espèce est sans grand intérêt pour les pêcheurs commerciaux, il est souvent pêché accidentellement avec d'autres poissons, comme le loup à tête large et le loup tacheté. L'équipement qu'on utilise pour la pêche commerciale nuit également à son habitat.
Le statut du loup atlantique est considéré préoccupant. Il est protégé en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral.