Nasse de Nouvelle-Zélande
Potamopyrgus antipodarum

La Nasse de Nouvelle-Zélande est un petit escargot d’eau douce.

Signaler une espèce aquatique envahissante

Si vous pensez avoir découvert une Nasse de Nouvelle-Zélande :

  • Ne rejetez pas ces espèces dans l’eau.
  • Notez l’endroit précis (coordonnées GPS) et la date d’observation.
  • Contactez Pêches et Océans Canada.

Caractéristiques d’identification

On confond facilement la Nasse de Nouvelle-Zélande avec divers escargots indigènes, et ce, même si sa coquille plus étroite et plus longue présente sept ou huit tours. Les nasses sont habituellement grises à brun foncé et mesurent environ six millimètres de long. La coquille, arrondie à quelque peu ovée, s’ouvre sur la gauche lorsque l’on tient l’individu par son apex (c’est-à-dire l’extrémité vers le bas), avec l’ouverture face à soi.

À quel(s) endroit(s) cette espèce a-t-elle été retrouvée

La Nasse de Nouvelle-Zélande fut introduite dans les Grands Lacs en 1991, et a été observée plus récemment sur la côte Ouest canadienne en 2006.

En Colombie-Britannique, on a signalé des nasses de Nouvelle-Zélande à Port Alberni, sur la côte ouest de l’île de Vancouver. Comme l’espèce est nouvellement observée dans la province, on ne sait pas encore s’il s’agit du seul endroit où on la trouve. Des efforts sont actuellement déployés en vue de déterminer si l’aire de répartition de la Nasse de Nouvelle-Zélande est plus vaste.

Impacts écologiques et économiques

La densité de nasses de Nouvelle-Zélande peut être extrêmement élevée, allant jusqu’à 300 000 individus par mètre carré. L’espèce peut entrer en compétition avec des escargots indigènes pour la nourriture et l’espace. Les femelles atteignent rapidement la maturité sexuelle, soit à l’âge de trois à six mois. Il suffit d’une seule femelle pour qu’une colonie s’établisse dans l’eau. En effet, l’espèce est capable de reproduction asexuée; les individus produisent des clones vivants et bien développés, ce qui contribue à la survie de l’espèce à long terme.

Origine et mode d’arrivée au pays

Originaire de Nouvelle-Zélande

Depuis son introduction aux États-Unis dans les années 1980, l’espèce s’est propagée rapidement. La Nasse de Nouvelle-Zélande peut être transportée d’un plan d’eau à un autre par les oiseaux et d’autres animaux, de même que par les plaisanciers, les pêcheurs à la ligne et les chercheurs. Très résistante, elle peut survivre pendant de longues périodes hors de l’eau.

Méthodes de dispersion

La Nasse de Nouvelle-Zélande se disperse principalement via l’eau de ballasts (spécialement dans la région des Grands Lacs) et l’aquaculture (source probablement d’introduction dans l’Ouest de l’Amérique du nord).

Cette espèce peut également se disperser par plusieurs autres vecteurs, tels que la pisciculture, l’empoissonnement, les remorques à bateaux, le dragage, les oiseaux migrateurs, le bétail, la circulation de l’eau et les déplacements d’individus en amont des cours d’eau.

Actions du gouvernement

Recherche scientifique

Pêches et Océans Canada étudie les populations de Nasse de Nouvelle-Zélande afin d’améliorer la compréhension concernant son adaptation aux conditions canadiennes.

Pour plus d’information

Références

MPO. 2010. Compte rendu de l’examen par les pairs du SCCS concernant l’évaluation des risques que la nasse de la Nouvelle-Zélande pose pour les eaux canadiennes; 24 et 25 mars 2010. Secr. can. de consult. sci. du MPO, Compte rendu 2010/023.

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