Cette maladie est causée par un parasite microscopique – c'est-à-dire trop petit pour être visible à l'œil nu – portant le nom scientifique de Haplosporidium costale. Le sigle SSO veut dire en anglais « Seaside Organism » ou organisme de mer, parce qu'il a été découvert chez des huîtres des eaux côtières de la Virginie, à la différence de la maladie MSX (une maladie de l'huître très semblable), qui affectent les huîtres des eaux estuariennes.
Non. La maladie SSO n'affecte que l'huître américaine. Aux États-Unis, des huîtres issues de populations affectées par cette maladie sont couramment commercialisées sans conséquence pour la santé humaine.
Au microscope, deux stades du parasite responsable de la maladie SSO peuvent être observés dans les tissus de l'huître :

Tissus mous d'une huître écaillée (en bas, à gauche) et coupes de tissus pour analyse microscopique : spores de couleur rose (en bas, à droite) et plasmodes (en haut, à droite) présents dans les tissus conjonctifs.
La maladie SSO n'a été décelée que chez l'huître américaine retrouvée de la passe Long Island, dans l'État de New York, jusqu'au cap Charles, en Virginie, et cela dans des eaux de salinité supérieure à 25 ppm.
Une fois qu'il a pénétré dans les tissus de l'huître, le parasite se multiplie et se propage. Le plasmode se manifeste au début de l'été (mai et juin), puis, à la fin juin et en juillet, des spores se développent dans les tissus conjonctifs. C'est à ce stade de l'infection que la mortalité survient. Un taux de mortalité pouvant atteindre 40 % a été signalé aux États Unis.
Un certain nombre d'huîtres infectées peuvent survivre, mais le parasite est difficile à déceler avant le printemps suivant. La maladie SSO diffère ainsi de la maladie MSX sur deux plans :
La maladie SSO ne peut pas se propager directement d'une huître à une autre. L'huître la contracte suite à l'infection par un stade inconnu. Ainsi, on croit que la maladie SSO se propage par l'entremise d'un hôte intermédiaire non encore identifié. Les huîtres exposées à des salinités de moins de 25 ppm ne semblent pas être susceptibles à la maladie SSO, les infections semblant être restreintes à des salinités plus élevées.
Il n'y a aucune indication que la maladie SSO peut infecter d'autres mollusques bivalves, comme les myes, les moules et les pétoncles. Mais comme tout coquillage peut être vecteur de la maladie, il faut faire preuve de prudence lorsqu'on déplace des coquillages d'une zone infectée à une zone saine.
Si vous trouvez des huîtres en train de mourir, ne les déplacez pas. Signalez-les à une des personnes-ressources suivantes :