
Le débat sur la persistance environnementale et les effets biologiques du pétrole résiduel produits par les déversements en mer perdure. L’une des raisons de cette situation est que les évaluations des dommages causés aux ressources naturelles qu’ont réalisées les organismes de réglementation ont surtout mis l’accent dans le passé sur les tests de toxicité aiguë. Des études récentes font maintenant valoir que l’exposition chronique à des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans le pétrole résiduel peut nuire au développement des embryons de poisson et réduire l’adaptation d’une population sur plusieurs générations. En établissant une relation entre les effets globaux du pétrole brut sur le développement et son « empreinte » alkyl-HAP et la relative toxicité sur le développement de chacune de ces composantes, nous serons davantage en mesure d’évaluer les dangers écologiques des déversements de pétrole dans les milieux aquatiques. Les connaissances ainsi acquises nous serviront à élaborer et à choisir des stratégies pour faire face aux déversementset et de mettre sur pied des protocoles d’évaluation des dommages aux ressources naturelles qui seront plus rentables et moins néfastes pour l’environnement.
Kenneth Lee