
De nombreuses études ont traité de l’association entre la persistance des résidus de pétrole et les impacts biologiques sur les sédiments littoraux après des déversements de pétrole. Toutefois, une étude financée par le Programme de recherche et de développement énergétiques a mis en évidence la récupération d’un habitat à l’anse Black Duck qui, après le déversement Arrow en 1970, n’avait pas fait l’objet d’un nettoyage. Selon l’hypothèse formulée, les processus naturels auraient significativement réduit les composantes toxiques contenues dans le pétrole résiduel ou leur biodisponibilité à un niveau permettant la récupération de l’habitat.
Pour bien comprendre le mécanisme de ces processus et leur potentiel, il faut évaluer l’absorption, la biotransformation et la toxicité chronique du pétrole résiduel dans les sédiments intertidaux. La vérification de la récupération de l’habitat selon ces protocoles permettra d’élaborer une méthode scientifique pour définir le type et l’étendue des mesures à prendre après les déversements de pétrole.
Kenneth Lee