Gouvernement du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Études sur les effets cumulatifs des droits de pêche commerciale


préparé pour
Pêches et Océans Canada

 préparé par
Gardner Pinfold Consulting Economists Limited
et GS Gislason & Associates Ltd.

 Mars 1999


TABLE DES MATIÈRES

 I. INTRODUCTION

  1. Aperçu
  2. Fondement des droits d’utilisation
  3. Objectifs et portée de l’étude
  4. Sources

II. DROITS D’UTILISATION ET BARÈME

  1. Droits d’utilisation
  2. Barème des droits

III. ESTIMATIONS DES RÉPERCUSSIONS DES DROITS

  1. Méthodologie
  2. Répercussions sur le revenu brut : pêches dans l’Atlantique

    Région des Maritimes (Scotia-Fundy)

    Région Laurentienne

    Région de la GESTION des pêches du Golfe

    Région de Terre-Neuve

  3. Répercussions sur le revenu brut : pêches dans le Pacifique

IV. DROITS D’UTILISATION EN PERSPECTIVE

  1. Augmentation des droits en 1996
  2. Autres coûts
  3. Orientation future
                        Nécessité d’une évaluation continue
                        Nécessité de relier les droits au revenu net

ANNEXE A

        Liste des personnes-ressources


I.  INTRODUCTION

  1. Aperçu
  2. Fondement des droits d’utilisation
  3. Objectifs et portée de l’étude
  4. Sources

 1.      APERÇU

Les titulaires de permis de pêche commerciale dans l’Atlantique et le Pacifique se voient imposer toute une gamme de droits d’utilisation, dont un bon nombre ont augmenté depuis leur imposition au milieu des années 1990. Par exemple, les droits de permis de pêche commerciale sont passés en 1996, de montants sommaires ajoutant aux frais d’administration, à des niveaux qui reflètent davantage la valeur des différentes pêches. Les titulaires de permis doivent en outre payer des droits accrus pour le contrôle des prises ou le contrôle à quai, les observateurs en mer, les travaux scientifiques de base sur les pêches, les services d’application des règlements et d’autres services de gestion des pêches. Ces services sont offerts par des organismes du secteur public et par des entrepreneurs privés.


2.      FONDEMENT DES DROITS D’UTILISATION

L’imposition des droits d’utilisation s’appuie sur deux justifications :

  • Faire payer à ceux qui bénéficient de cette ressource publique un montant qui reflète la valeur du privilège de pêche.
  • Faire payer à l’industrie sa part des frais de gestion des pêches, suivant le principe de « l’utilisateur payeur ». Les sommes correspondant à la récupération des coûts qui en résultent sont versées au gouvernement ou au secteur privé, selon l’auteur du service. Le prix des services privés est fixé en concurrence et le gouvernement n’y intervenant aucunement.

L’augmentation des recettes du gouvernement fédéral et la réduction de ses coûts contribuent à réduire le déficit fédéral.


3.     OBJECTIFS ET PORTÉE DE L’ÉTUDE

Avant l’augmentation des droits de permis en 1996, le MPO a fait une évaluation de son barème de droits proposé*. Les rapports qui en ont résulté ont donné lieu à certains changements au barème proposé. Mais l'évaluation financière portait seulement sur les droits de permis et non sur les autres droits d’utilisation. Ces autres droits, ajoutés aux changements survenus dans le milieu de la pêche, ont contribué à accroître considérablement l’incertitude à propos des répercussions financières ou du fardeau des droits en général.

* Voir les rapports antérieurs de Gardner Pinfold Consulting Economists Limited, « Impact of User Fees in the Atlantic  Fisheries, », avril 1995, et de Gordon Gislason, « You Pay, You Say : An Assessment of DFO’s Proposed new Licence Fee Structure », 1995.

Le MPO souhaite comprendre l’effet cumulatif des divers droits qui sont imposés aux entreprises d’exploitation et déterminer s’il conviendrait de procéder à un examen des droits de permis ou autres dans l’avenir. Avant de se lancer dans cet exercice de planification, le MPO a besoin d’une évaluation du niveau et du fardeau des droits d’utilisation existants.

La première étape de notre étude comporte deux grands objectifs :

  • Déterminer le niveau des droits d’utilisation payés par des secteurs choisis des flottilles du Pacifique et de l’Atlantique en 1997.
  • Établir un lien entre les droits d’utilisation de chaque flottille choisie et le revenu de pêche brut de cette flottille.

Selon les résultats de cette étude initiale, une deuxième étape pourrait être entreprise afin d’évaluer les droits d’utilisation des flottilles par rapport au revenu de pêche net.

Il n’est pas possible, avec les ressources mises à notre disposition, d’évaluer les répercussions sur toutes les flottilles. Tel qu’entendu par le MPO et les représentants de l’industrie sur les deux côtes, l’analyse porte sur un échantillon représentatif, correspondant à 37 secteurs de flottille. Cette sélection est basée sur plusieurs critères, notamment les caractéristiques des bateaux et des engins, les espèces visées, l’emplacement géographique et le genre de pêche (pêche en concurrence et pêche assujettie à des QIT/AE). Ces pêches sont énumérées au tableau 1.

Il convient de signaler au lecteur qu’en partie à cause des limites des données et en partie en raison des habitudes locales, la définition des secteurs de flottille sur les côtes de l’Atlantique et du Pacifique est différente.

  • Sur la côte de l’Atlantique, une « démarche axée sur l’entreprise » a été adoptée, c.-à-d. que le secteur de flottille est défini principalement en fonction des caractéristiques communes de la pêche et des bateaux, et l’analyse comprend tous les revenus et tous les droits associés à tous les permis détenus par la flottille. Par exemple, pour les bateaux de pêche aux engins fixes <45 pi dans le secteur Scotia-Fundy, ZPH 35, le secteur de la flottille comprend tous les bateaux qui détiennent un permis de pêche du homard, et les données financières pour cette flottille englobent tous les revenus et tous les droits associés à tous les permis détenus par les 973 bateaux qui sont titulaires d’un permis de pêche du homard.
  • Sur la côte du Pacifique, une « démarche axée sur la pêche » a été utilisée, c.-à-d. que le secteur de la flottille est défini en fonction de la pêche à laquelle le bateau participe et l’analyse comprend les revenus et les droits associés à ce permis seulement. Par exemple, pour la flottille de pêche du saumon à la senne, le secteur comprend tous les bateaux qui détiennent un permis de pêche du saumon à la senne et les données financières pour cette flottille englobent les revenus et les droits de la pêche du saumon à la senne seulement. Les revenus et les droits associés à tout autre permis détenu par les bateaux de cette flottille sont inclus dans les catégories autres permis seulement.

Évidemment, à cause de cette différence, les résultats d’ensemble pour les deux côtes ne sont pas directement comparables, mais les répercussions des droits de permis des principales espèces de chaque flottille sont examinées séparément, de façon à permettre une comparaison directe de cette variable.


4.       SOURCES

Les résultats sont basés sur des entrevues réalisées auprès de membres du personnel du gouvernement fédéral, d’associations de l’industrie et d’entrepreneurs indépendants (voir la liste des personnes-ressources à l’annexe A). Les entrevues visaient les personnes qui pouvaient fournir de l’information à propos du niveau des droits et du genre d’activités de gestion des pêches financées par l’industrie, plutôt que de l’information sur les questions de politique générale, comme l’équité et la responsabilisation des droits d’utilisation. Ces questions ne faisaient pas partie du mandat de l’étude.


Tableau 1
Secteurs de flottilles choisis, 1997

Secteurs de flottille de l’Atlantique Nbre de bateaux Secteurs de flottille du Pacifique Nbre de bateaux
Région Scotia-Fundy

Pêches en concurrence

Engins fixes < 45 pi, homard, ZPH 27-30

Engins fixes < 45 pi, homard ZPH 34

Engins fixes < 45 pi, homard ZPH 35

Engins fixes < 45 pi, p. fond – espadon, 4X

Pêches assujetties à des quotas individuels

Engins mobiles < 65 pi, pétoncle

Engins mobiles < 65 pi, p. de fond, QIT

Senne, hareng

P. hauturière, pétoncle (AE)



563

973

94

260

81

135

30

25

Pêches en concurrence :

Senne, saumon

Filets maillants, saumon

Lignes, saumon

Senne, hareng plein

Filets maillants, hareng plein

Crevette

Grosse crevette

Crabe



365

1 703

813

105

415

220

227

213

Région Laurentienne

Pêches en concurrence :

Engins fixes, homard, Gaspésie

Engins fixes, homard, Îles-de-la-Madeleine

Pêches assujetties à des quotas individuels

Engins mobiles < 45 pi, crevette

Engins fixes, QIT, crabe, zone 13

Engins fixes, QIT, crabe, zone 1





231

328

47

43

22



Pêches assujetties à des quotas individuels

Flétan

Morue charbonnière

Poisson de fond, chalut

Panope





263

23

90

38

Région du golfe

Pêches en concurrence

Noyau côtier

Pêches assujetties à des quotas individuels

Semi-hauturière, zone 12, crabe

Engins fixes, zone 19, QIT, crabe

Engins fixes, zones 25/26, crabe

Senne, hareng

Engins mobiles, crevette


3 413

83

74

30

6

17

   
Région de Terre-Neuve

Petits bateaux, p. suppl. du crabe, 3KL

Noyau, 3PS < 35 pi,

Noyau, 2J3Kl < 35 pi

Noyau, 4R < 35 pi

Grands bateaux, p. suppl. du crabe, 3KL

Crevette 4R

Crevette > 100 pi

349

802

1 982

962

251

41

17

   

II.  DROITS D’UTILISATION ET BARÈME

  1. Droits d’utilisation
  2. Barème des droits

1.     DROITS D’UTILISATION

Définition

Les « droits d’utilisation » sont les droits payés directement par l’utilisateur d’une ressource, d’un produit ou d’un service. Ainsi, il y a un lien direct entre l’utilisateur et les droits.

Dans le contexte de la pêche commerciale, ces droits sont liés (i) aux avantages privés qui découlent de l’accès à une ressource de propriété commune, en l’occurrence, les stocks de poisson du Canada, et (ii) au coût des services fournis par le secteur public ou le secteur privé à la pêche commerciale. Ces services peuvent comprendre l’amarrage, le contrôle des prises et les observateurs des activités de pêche en mer, de même que l’évaluation des stocks et d’autres services biologiques.

Droits d’utilisation soumis à l’examen

Par souci de clarté, les droits d’utilisation versés par les pêcheurs commerciaux ont été répartis en deux catégories – les droits d’accès et les droits de récupération des coûts.

La liste des droits examinés dans le cadre de l’étude a été établie après consultation du MPO et d’un comité consultatif de l’industrie composé de représentants des principales associations de pêche commerciale de l’Atlantique et du Pacifique du Canada.

Le barème des droits d’accès est relativement simple : des taux variables pour les permis de pêche à accès limité, selon la valeur moyenne des pêches en concurrence, des taux fixes (5 % de la valeur brute) pour les pêches assujetties à des QI/QIT et des taux fixes pour les pêcheurs et les bateaux participants. Le barème des droits de récupération des coûts est un peu plus complexe, variant selon les flottilles et les emplacements et même selon les secteurs de flottille.


2.     BARÈME DES DROITS

Droits d’accès

L’industrie de la pêche commerciale acquitte trois sortes de droits fédéraux pour avoir accès aux ressources :

Les droits de permis

Il existe deux sortes de droits de permis :

  • Les droits à taux fixe : Ce barème de droits s’applique aux pêches pratiquées en concurrence, c.-à-d. les pêches dans lesquelles les pêcheurs détenteurs de permis se font la concurrence pour le total de captures possibles. Toutes les personnes qui détiennent le même permis à accès limité paient les mêmes droits. Les droits varient selon le genre de pêche (de 30 $ à plusieurs milliers de dollars) en fonction de la valeur moyenne des débarquements.
  • Les droits de quota : Les droits que doivent acquitter les titulaires de permis assujettis à des quotas individuels (QI, QIT ou AE) sont fixés à la tonne, selon la valeur; le total pour chaque détenteur de quota varie en fonction du nombre de tonnes du quota.**

* * Les droits de quota ne sont pas directement proportionnels, en raison d’une déduction de rajustement adoptée sur la côte est en 1996 et sur la côte ouest en 1999. Une personne qui détient un quota de 80 tonnes métriques et qui paie 137 $ la tonne métrique en droits de permis paiera 10 960 $ moins les 1 000 $ de déduction pour un total net de droits de permis de 9 960 $. Une personne qui détient deux fois ce quota (160 tonnes métriques), à 137 $ la tonne, paiera 21 920 $ moins la déduction de 1 000 $, ce qui donne un total net de 20 920 $ en droits de permis. Se reporter au chapitre IV, page 22 pour plus de détails sur l’application de la déduction.

La fiche d’enregistrement du pêcheur et le timbre de conservation

  • Fiche d’enregistrement du pêcheur : Toute personne de 16 ans ou plus qui pêche à titre de patron de pêche ou d’homme de pont sur un bateau de pêche commerciale doit obtenir une fiche d’enregistrement de pêcheur (FEP). Le prix de la FEP est un montant fixe qui ne varie pas selon le type de bateau de pêche commerciale. En 1996, les droits annuels de la FEP sont passés à 50 $ (ils étaient de 20 $ pour les pêches dans l’Atlantique et de 10 $ pour les pêches dans le Pacifique). La taille moyenne des équipages des flottilles, y compris le patron, a pu être obtenue au moyen des études des coûts et revenus du MPO et auprès des représentants de l’industrie.
  • Timbre de conservation : En 1997, les droits de la FEP pour les pêches dans le Pacifique sont passés à 60 $, les 10 $ supplémentaires représentant un « timbre de conservation des pêches commerciales » qui visent à protéger et à remettre en état l’habitat du poisson. L’argent de ce timbre est remis à la T. « Buck » Suzuki Foundation ou à la Fondation du saumon du Pacifique.

L’immatriculation de bateaux

  • Avant d’utiliser un bateau pour la pêche commerciale, il faut d’abord le faire immatriculer et obtenir un certificat d’immatriculation. Dans la région de l’Atlantique, le certificat est obligatoire annuellement, tant que le bateau détient des permis actifs. Dans la région du Pacifique, le certificat d’immatriculation est délivré seulement au moment de l’immatriculation et d’un changement de propriétaire. Les droits sont passés de 20 $ sur la côte de l’Atlantique et de 30 $ sur la côte du Pacifique à 50 $ sur les deux côtes.

Droits de récupération des coûts

Les frais de récupération des coûts visent principalement les activités que le MPO fait entreprendre ou payer à la flottille, soit de manière conditionnelle (p. ex., une condition du permis exigeant le contrôle à quai), soit dans le cadre d’une entente de cogestion (p. ex. une entente coopérative prévoyant le paiement d’une partie des activités de gestion des pêches). Les droits de récupération des coûts inclus dans ces critères comprennent les droits portuaires, les droits d’inspection de la sécurité des navires, les droits de gestion des pêches. Par ailleurs, ils ne comprennent pas les frais liés aux activités financées par l’industrie comme la représentation et les relations avec l’industrie.

Droits portuaires

  • La Direction des ports pour petits bateaux du MPO, en vertu de la Loi sur les ports de pêche et de plaisance, a par le passé été chargée de la construction, de l’entretien et de l’exploitation quotidienne des ports de pêche commerciale. Le MPO fournit des services d’amarrage, de quayage et autre (p. ex. services publics) aux bateaux de pêche commerciale et de plaisance.

Les droits imposés par les Ports pour petits bateaux pour l’amarrage des bateaux varient selon la longueur du bateau et la durée du séjour dans le port, et non pas selon le genre de bateau commercial. Il y a toujours eu des droits; dans le cas des bateaux de pêche commerciale, ils étaient généralement fixés sous le prix de revient et les petits bateaux en étaient exemptés.

La politique des administrations portuaires a été adoptée pour les ports de pêche en 1987; elle avait pour objet de permettre de déléguer la responsabilité des ports pour petits bateaux aux administrations portuaires et de mettre en œuvre un régime de récupération des coûts auprès de l’industrie. Depuis la fin des années 1980, l’administration de nombreux ports, sur les côtes de l’Atlantique et du Pacifique, a été transférée aux administrations portuaires locales.

Dans la plupart des cas, les nouvelles administrations portuaires ont hésité à augmenter les droits imposés à l’industrie commerciale pour l’amarrage, mais le prix des autres services a augmenté considérablement. Il en a donc résulté une modeste augmentation de l’ensemble des droits des services payés par l’industrie de la pêche commerciale.

Les droits portuaires par secteur de flottille, dans le présent rapport, sont évalués en fonction de la taille moyenne des bateaux de chaque flottille, du nombre moyen de jours que les bateaux passent à l’eau (d’après le nombre de jours associés à la pêche et le nombre de bateaux dans chaque pêche), et le nombre de bateaux admissibles qui auraient besoin de services portuaires dans chaque flottille. L’information fournie sur les barèmes de droits par les Ports pour petits bateaux sert aussi à évaluer les droits portuaires de chaque flottille. Les agents des bureaux régionaux des PPB nous ont aussi donné une indication de la proportion de bateaux qui utilisent les services offerts par les administrations portuaires et des taux moyens fixés par les administrations portuaires. Les droits portuaires ont été calculés pour chaque flottille puis revus avec les représentants des PPB du MPO.

Inspection de la sécurité des navires

  • En vertu de la Loi sur la marine marchande du Canada, les bateaux autres que les navires à passagers doivent être inspectés en vue de vérifier la sécurité de l’équipage, la navigabilité et d’autres aspects du genre. Dans le cas d’un nouveau bateau, une inspection initiale est entreprise. Une inspection périodique (tous les quatre ans) des bateaux existants a lieu par la suite. Les droits fixés par Transports Canada pour les inspections de sécurité des bateaux marchands varient selon la jauge brute, mais non pas selon le type de bateau.

Les droits imposés par Transports Canada pour les inspections de sécurité des navires ont au moins triplé au cours des cinq dernières années. Ils sont basés sur la jauge brute du bateau.

Les droits des inspections de sécurité des navires ont été évalués dans le présent rapport en combinant l’information reçue de Transports Canada (barème des droits et périodes d’inspection des navires) avec l’information fournie par le MPO sur chaque flottille (longueur des bateaux, jauge brute moyenne au registre et pourcentage de bateaux admissibles dans chaque catégorie de taille et dans chaque flottille). Pour les flottilles de petits bateaux, les droits d’inspection de sécurité des navires sont divisés par quatre puisque ces droits sont exigibles seulement tous les quatre ans.

Droits de gestion des pêches

  • Droits de contrôle à quai : Le Programme de contrôle à quai (PCQ) a été établi par le MPO en 1989-1990 afin fournir un contrôle impartial précis et en temps opportun des débarquements de poisson. Au début, le PCQ faisait partie d’une nouvelle politique – l’établissement de pêches à quota individuel ou basé sur la propriété, là où l’exploitation se faisait auparavant en concurrence. Dans le cas des pêches assujetties à des QIT, le contrôle des débarquements individuels sert de fondement à la prise des décisions de gestion, tandis que dans les pêches en concurrence, le contrôle est axé sur les débarquements généraux ou d’ensemble de la flottille. Au cours des premières années, le MPO et DRH ont fourni une aide à ces activités. Au milieu des années 1990, le PCQ fonctionnait par récupération complète des coûts. La prestation de services a été dévolue à des sociétés du secteur privé qui fonctionnent sur une base commerciale.

Les droits du PCQ peuvent être versés directement par l’entreprise de pêche ou peuvent être inclus dans la cotisation à une association de l’industrie. Dans certains cas, ils sont payés au MPO à titre de frais supplémentaires de gestion des pêches ajoutés aux droits de permis.

Les droits du PCQ, par secteur de flottille, ont été calculés de l’une des trois façons suivantes aux fins du présent rapport : quand c’était possible, ils ont été obtenus directement de chaque entrepreneur indépendant; dans certains cas, ils ont été estimés au moyen des droits par tonne appliqués au total des tonnes débarquées; ou ils ont été estimés au moyen des droits par sortie appliqués au total des sorties. Les données sur les débarquements et les sorties proviennent des dossiers du MPO.

  • Droits d’observateur en mer : Les droits des observateurs sont acquittés pour les services rendus par des observateurs accrédités à bord des bateaux pendant qu’ils sont en mer. Ces droits peuvent être versés directement par l’entreprise de pêche ou peuvent être inclus dans la cotisation à une association de l’industrie. Le programme des observateurs des pêches de l’Atlantique, mis en œuvre en 1977, était parrainé à l’origine par le gouvernement provincial, puis par le MPO en 1978. Il a ensuite été transféré à des entrepreneurs indépendants en 1980.

Les droits des observateurs en mer sont basés sur l’information obtenue directement des entrepreneurs indépendants. Dans le cas de la région Scotia-Fundy, les droits des observateurs en mer pour les flottilles choisies ont été estimés par les représentants du MPO.

  • Autres droits de gestion : Les autres droits de gestion comprennent les droits payés par les flottilles dans le cadre d’une entente de cogestion (p. ex. des droits payés pour financer des recherches, fixés en vertu d’une entente coopérative avec la flottille). Les autres frais de gestion ont été déterminés directement à partir de sources publiées du MPO sur les fonds de recherche et autres frais de cogestion payés par les flottilles choisies conformément à leurs ententes coopératives.

III.  ESTIMATIONS DES RÉPERCUSSIONS DES DROITS

  1. Méthodologie
  2. Répercussions sur le revenu brut : pêches dans l’Atlantique

    Région des Maritimes (Scotia-Fundy)

    Région Laurentienne

    Région de la Gestion des pêches du Golfe

    Région de Terre-Neuve

  3. Répercussions sur le revenu brut : pêches dans le Pacifique

1.     MÉTHODOLOGIE

La démarche que nous avons adoptée pour évaluer le fardeau financier que constituent les droits d’utilisation des permis et la gestion des pêches comportait un certain nombre d’étapes.

  • Déterminer pour quelles activités de gestion des pêches l’industrie doit payer des droits (par des entrevues et un examen du Plan de gestion de chaque pêche).
  • Recueillir l’information sur le niveau des paiements de l’industrie (à partir des dossiers sur la délivrance des permis du MPO et d’entrevues réalisées auprès de représentants du MPO et d’autres organismes fédéraux, d’associations de l’industrie et d’entrepreneurs du secteur privé).
  • Établir un profil de l’activité de l’industrie pour ce qui est de la participation des bateaux, des prises et de la valeur des débarquements, à partir d’information fournie par le MPO et d’autres sources. Pour certaines pêches, la valeur des débarquements a été évaluée par les consultants parce que le MPO ne compile plus cette information (p. ex. pêche au chalut du poisson de fond dans le Pacifique), ou parce que des rajustements sont nécessaires pour refléter la valeur marchande des débarquements dans le cas de flottilles intégrées (p. ex., pêche hauturière du pétoncle et de la crevette nordique dans l’Atlantique).
  • Interroger des entrepreneurs du secteur privé qui fournissent des services de gestion de la pêche à l’industrie. Se reporter à l’annexe A pour obtenir une liste complète des personnes-ressources. Tous les droits d’utilisation dans la section suivante excluent la taxe sur les produits et les services (TPS) et la taxe de vente harmonisée (TVH), le cas échéant.
  • En règle générale, les flottilles qui sont gérées en vertu de QI entreprennent davantage d’activités de gestion que les flottilles qui pratiquent la pêche en concurrence. Par exemple, le MPO insiste souvent pour que l’industrie paie pour le programme de contrôle à quai (PCQ) comme condition préalable au passage d’une pêche en concurrence à une pêche gérée au moyen de QI.

Les répercussions financières pour chacun des secteurs de flottille de l’Atlantique et du Pacifique sont rétablies dans la section suivante. Les répercussions sont regroupées sous quatre rubriques : droits de permis, droits de gestion, droits d’enregistrement et services. Les répercussions sur les revenus des droits de permis des principales espèces visées par chaque flottille, ainsi que les répercussions totales, sont indiquées séparément pour faciliter la comparaison entre les flottilles. Le chapitre IV contient des tableaux de données historiques permettant de comparer les changements survenus au plan des répercussions des droits avec le temps.


2.     RÉPERCUSSIONS SUR LE REVENU BRUT : PÊCHES DANS L’ATLANTIQUE

RÉGION DES MARITIMES (SCOTIA-FUNDY)

Les répercussions des droits ont été évaluées pour huit secteurs de flottille dans la région Scotia-Fundy. De brèves descriptions des secteurs de la flottille et des principales répercussions figurent ci-dessous. Les répercussions sont résumées au tableau 2.

Pêches en concurrence

  • Engins fixes < 45 pi, ZPH 27-30

Cette flottille comprend 578 bateaux < 45 pi dans les ZPH 27 à 30 (côté est du Cap-Breton) qui ont pêché activement le homard en 1997. La plupart des exploitants détiennent au moins deux autres permis : poisson de fond et maquereau ou espadon. Environ 20 % des membres de la flottille détiennent aussi des permis de pêche du crabe. Le total des droits en 1997 se chiffrait à un peu moins de 730 000 $, ou environ 2,3 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche du homard, principale espèce visée, représentaient 1,7 % de la valeur des débarquements.

  • Engins fixes < 45 pi, ZPH 34

Cette flottille comprend 974 bateaux < 45 pi dans la ZPH 34 (sud-ouest de la Nouvelle-Écosse) pour laquelle le homard représente plus de 50 % de la valeur des débarquements. La plupart des exploitants détiennent aussi au moins deux des permis suivants : poisson de fond, espadon, hareng ou maquereau. Les droits en 1997 s’établissaient à un peu plus de 2,7 millions de dollars ou environ 1,9 % de la valeur des débarquements. Les droits pour le homard, principale espèce visée, représentaient 1,4 % de la valeur des débarquements.

  • Engins fixes < 45 pi, ZPH 35

Cette flottille comprend 94 bateaux < 45 pi dans la zone ZPH 35 (sud-ouest de la Nouvelle-Écosse) pour laquelle le homard représente plus de 50 % de la valeur des débarquements. De nombreux exploitants détiennent aussi au moins un des permis suivants : poisson de fond, pétoncle ou hareng. Les droits, en 1997, étaient d’un peu plus de 89 000 $ ou environ 0,9 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche du homard, principale espèce visée, représentaient 0,1 % de la valeur des débarquements.

  • Engins fixes, < 45 pi, zone 4X

Cette flottille comprend 260 palangriers < 45 pi dans la zone 4X (sud-ouest de la Nouvelle-Écosse) pour laquelle la combinaison de poisson de fond et d’espadon constitue plus de 50 % de la valeur des débarquements. Sur les 260 bateaux actifs de cette flottille, 31 ont débarqué de l’espadon. Bon nombre des exploitants détiennent aussi au moins un des permis suivants : homard, hareng ou maquereau. Les droits en 1997 étaient d’un peu plus de 635 000 $, soit environ 3,2 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche du poisson de fond, principale espèce visée, représentaient 0,2 % de la valeur des débarquements.


Tableau 2 :
Profil de 1997 des droits d’utilisation pour les pêches commerciales de Scotia-Fundy – Flottilles choisies

 

Engins fixes < 45 pi,
ZPH 27-30

Engins fixes < 45 pi,
ZPH 34

Engins fixes < 45 pi,
ZPH 35

Engins fixes < 45 pi,
4X

Engins mobiles
< 65 pi

Engins mobiles < 65 pi
P. de fond QIT

Senne, hareng

Pêche hauturière, pétoncle (AE)

Activités de la flottille
Espèce principale Homard Homard Homard P. de fond Pétoncle P. de fond Hareng Pétoncle
Nbre de permis

2 221

2 775

227

828

209

368

53

25

Nbre de bateaux actifs

578

974

94

260

81

135

30

25

Débarquements (tonnes)
Espèce principale

1 431

11 141

810

9 713

4 733

29 425

63 235

41 784

Autres espèces

2 153

13 111

198

1 120

342

3 301

0

222

Total

3 584

24 252

1 008

10 833

5 075

32 726

63 235

42 006

Valeur des débarquements ($)
Espèces principales

15 652 884

125 511 735

9 941 795

13 759 379

10 566 010

34 269 067

7 671 643

89 670 225

Autres espèces

6 852 659

13 475 750

338 677

6 148 918

250 771

7 188 920

0

157 886

Total

22 505 543

138 987 475

10 280 472

19 908 297

10 816 781

41 457 987

7 671 643

89 828 111

Droits d’utilisation ($)
Droits de permis
Espèce principale

268 870

1 773 770

9 600

30 500

307 692

790 000

176 177

2 770 000

Autres espèces

120 316

256 012

16 915

105 060

7 480

206 885

1 420

0

Total

389 186

2 029 782

26 515

135 560

315 172

996 885

177 597

2 777 000

Droits de gestion
Observateurs à bord

0

0

0

54 677

60 499

99 250

19 077

0

Contrôle à quai

0

0

0

207 720

136 024

551 100

96 670

49 270

Droits d’entente coopérative

0

0

0

0

0

0

0

370 000

Droits d’enregistrement
Certificat de pêcheur

59 245

121 625

10 810

59 800

21 060

21 600

10 500

21 250

Immatriculation de bateau

28 900

48 650

4 700

13 000

4 050

6 750

1 500

1 250

Services
Droits portuaires

244 147

475 213

45 910

147 576

60 944

101 574

25 740

21 450

Droits d’inspection

4 942

27 731

1 607

16 347

6 573

12 760

3 374

17 263

Total des droits d’utilisation

726 420

2 703 001

89 542

634 680

604 322

1 789 919

334 458

3 250 483

Toutes les espèces
Total des droits en % de la valeur tot. des débarq.

3.2 %

1.9 %

0.9 %

3.2 %

5.6 %

4.3 %

4.4 %

3.6 %

Espèce principale>
Droits de permis en % de la valeur des débarq.

1.7 %

1.4 %

0.1 %

0.2 %

2.9 %

2.3 %

2.3 %

3.1 %

Préparé par Gardner Pinfold

Source : Statistiques sur les prises du MPO : entrevues avec des repr. du MPO, d’associations de l’industrie et des entrepreneurs du secteur privé
L’explication des droits contenus dans ce tableau figure dans le rapport.


Pêches assujetties à des quotas individuels

  • Engins mobiles < 65 pi, pétoncle

Cette flottille comprend 81 bateaux < 65 pi, qui pêchent activement le pétoncle en vertu de QIT établis pour la baie de Fundy et pour lesquels le pétoncle constitue plus de 50 % de la valeur des débarquements. De nombreux exploitants détiennent aussi des permis de pêche du poisson de fond et de l’espadon. Les droits en 1997 étaient d’un peu plus de 604 000 $, soit environ 5,6 % de la valeur débarquée. Les droits de permis de pêche du pétoncle, principale espèce, représentaient 2,9 % de la valeur des débarquements.

  • Engins mobiles < 65 pi, QIT, poisson de fond

Cette flottille comprend 135 bateaux < 65 pi, qui pêchent activement le poisson de fond en vertu de QIT sur la plate-forme Scotian et le banc Georges. Plus de 135 bateaux sont classés par activité. De nombreux exploitants détiennent aussi un ou plusieurs permis de pêche de l’espadon, du pétoncle, du hareng, du maquereau ou du homard. Les droits de permis de cette flottille comprennent aussi ceux des permis de pêche du poisson de fond achetés d’autres flottilles dans le cadre de transferts de quota temporaires. Le total des droits en 1997 était d’un peu moins de 1,8 million de dollars ou environ 4,3 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis du poisson de fond, principale espèce, représentaient 2,3 % de la valeur des débarquements.

  • Pêche à la senne, hareng

Ce secteur de la flottille comprend 30 senneurs actifs détenteurs de permis de pêche du hareng dans la région Scotia-Fundy. Cette flottille est spécialisée. Elle ne pêche aucune autre espèce. Les droits en 1997 étaient d’un peu plus de 334 000 $ ou environ 4,4 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis représentaient 2,3 % de la valeur des débarquements.

  • Pêche hauturière du pétoncle

Ce secteur de la flottille comprend 25 dragueurs détenteurs de permis de pêche du pétoncle sur le banc Georges et la plate-forme Scotian. Cette flottille est spécialisée; elle capture de petites quantités d’autres espèces à titre de prises accessoires seulement. Les droits en 1997 dépassaient les 3,2 millions de dollars ou environ 3,6 % de la valeur des débarquements. Les droits comprennent une contribution aux activités scientifiques et à la recherche de 370 000 $. Les droits de permis représentaient 3,1 % de la valeur des débarquements.


RÉGION LAURENTIENNE

Les répercussions des droits sont calculées pour cinq secteurs de la flottille dans la Région Laurentienne. De brèves descriptions des secteurs et des principales répercussions figurent ci-dessous. Les répercussions sont résumées au tableau 3.

Pêches en concurrence

  • Engins fixes, homard, Gaspésie

Cette flottille comprend 231 bateaux actifs détenteurs de permis de pêche du homard en Gaspésie pour laquelle le homard constitue plus de 50 % de la valeur des débarquements. De nombreux exploitants détiennent également un ou plusieurs permis de pêche du crabe des neiges, du maquereau, du hareng, du poisson de fond ou d’autres crabes. Les droits en 1997 se sont élevés à un peu plus de 120 000 $, soit 1,4 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche du homard, principale espèce, représentaient 0,3 % de la valeur des débarquements.

  • Engins fixes, homard, Îles-de-la-Madeleine

Cette flottille comprend 328 bateaux actifs détenteurs de permis de pêche du homard aux Îles-de-la-Madeleine (ZPH). De nombreux exploitants détiennent aussi d’autres permis de pêche du crabe des neiges, d’autres crabes, du hareng, du maquereau ou du pétoncle. Les droits en 1997 étaient d’un plus de 420 000 $, soit environ 1,9 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche du homard, principale espèce, représentaient 1,2 % de la valeur des débarquements.

Pêches assujetties à des quotas individuels

  • Engins mobiles, >45 pi, crevette

Cette flottille comprend 47 bateaux actifs détenteurs de QIT pour pêcher la crevette. Bien que cette flottille soit spécialisée, environ le tiers des bateaux détiennent aussi des permis de pêche du poisson de fond. Les droits en 1997 étaient d’à peu près 925 000 $ ou environ 4,6 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche de la crevette, principale espèce, représentaient 3,5 % de la valeur des débarquements.

  • Engins fixes, QIT, crabe, zone 13

Cette flottille comprend 43 bateaux actifs détenteurs de QIT pour pêcher le crabe dans la zone 13, pour lesquels le crabe représente plus de 50 % de la valeur des débarquements. Les exploitants détiennent aussi un ou plusieurs permis de pêche du pétoncle ou du poisson de fond. Les droits en 1997 étaient d’un plus de 120 000 $ ou environ 4,6 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche du crabe, principale espèce, représentaient 2,3 % de la valeur des débarquements.

  • Engins fixes, QIT, crabe, zone 17

    Cette flottille comprend 22 bateaux actifs détenteurs de QIT pour pêcher le crabe dans la zone 17. Dix exploitants détiennent aussi des permis de pêche du poisson de fond. Les droits en 1997 étaient de 280 000 $ ou environ 7,0 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche du crabe, principale espèce, représentaient 4,2 % de la valeur des débarquements.


Tableau 3 :
Profil de 1997 des droits d’utilisation pour les pêches commerciales de la Région Laurentienne – Flottilles choisies

 

Engins fixes

Homard, Gaspésie

Engins fixes

Homard, Îles-de-la-Madeleine

Engins mobiles

>45 pi

Engins fixes

QIT, crabe, zone 13

Engins fixes

QIT, crabe, zone 17

Activités de la flottille
Espèce principale

Homard

Homard

Crevette

Crabe

Crabe

Nbre de permis

458

714

69

76

44

Nbre de bateaux actifs

231

328

47

43

22

Débarquements (tonnes)
Espèce principale

722

1 890

11 034

877

1 150

Autres espèces

2 607

6 451

37

71

72

Total

3 329

8 341

11 071

948

1 222

Valeur des débarquements ($)
Espèce principale

7 384 753

19 556 298

19 965 941

2 430 906

3 871 169

Autres espèces

1 240 538

3 134 691

108 672

134 770

84 637

Total

8 625 291

22 690 989

20 074 613

2 565 676

3 955 806

Droits d’utilisation ($)
Droits de permis
Espèce principale

23 100

242 720

703 120

55 233

162 032

Autres espèces

22 700

38 600

2 300

7 420

2 720

Total

45 800

281 320

705 420

62 653

164 752

Droits de gestion
Observateurs à bord

0

0

55 268

13 382

63 096

Contrôle à quai

0

0

115 150

30 600

47 180

Droits d’entente coopérative

0

0

0

0

Droits d’enregistrement
Certificat de pêcheur

24 255

44 280

8 695

8 600

4 400

Immatriculation de bateau

11 550

16 400

2 350

2 150

1 100

Services
Droits portuaires

38 115

77 933

34 122

14 379

7 357

Droits d’inspection

1 317

3 739

3 814

1 961

1 401

Total des droits d’utilisation

121 037

423 672

924 819

133 725

289 286

Toutes les espèces
Total des droits en % de la valeur tot. des débarq.

1,4 %

1,9 %

4,6 %

5,2 %

7,3 %

Espèce principale
Droits de permis en % de la valeur des débarq.

0,3 %

1,2 %

3,5 %

2,3 %

4,2 %

Préparé par Gardner Pinfold

Source : Statistiques sur les prises du MPO : entrevues avec des repr. du MPO, d’associations de l’industrie et des entrepreneurs du secteur privé
L’explication des droits contenus dans ce tableau figure dans le rapport.


RÉGION DE LA GESTION DES PÊCHES DU GOLFE

Les répercussions sur les droits sont calculées pour six secteurs de flottille dans le Golfe. Une brève description de ces secteurs et des répercussions principales est présentée. Les répercussions sont résumées au tableau 4.

Pêches en concurrence

  • Noyau côtier

Cette flottille comprend 3 413 entreprises actives de l’Île-du-Prince-Édouard, du secteur du golfe du Nouveau-Brunswick et du secteur du golfe de la Nouvelle-Écosse, désignées comme formant le noyau côtier et pour lesquelles le homard constitue plus de la moitié de la valeur des débarquements. De nombreux bateaux détiennent aussi des permis de pêche du hareng et du maquereau. Les autres permis comprennent le pétoncle, le thon, le crabe des neiges et le poisson de fond. Les droits approximatifs de permis en 1997 étaient de 1,7 million de dollars ou environ 0,1 % du total de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche du homard, principale espèce, représentaient 0,65 % de la valeur des homards débarqués. Le total des droits en 1997 pour cette flottille dépassait les 2,9 millions de dollars, soit environ 1,6 % de la valeur des débarquements.

Pêches assujetties à des quotas individuels

  • Zone semi-hauturière 12, QIT, crabe

La flottille comprend 83 entreprises semi-hauturières actives qui détiennent des permis de pêche du crabe assujettis à des QIT dans la zone 12 (excluant la valeur des débarquements de crevette des trois bateaux de pêche du crabe qui détiennent un permis de pêche de la crevette). Il s’agit d’une flottille spécialisée. Outre les droits de permis, cette flottille a signé une entente de cogestion en 1997 avec le gouvernement fédéral. En vertu de cette entente, les crabiers versent volontairement 798 000 $ au Ministère, ainsi que 143 000 $ pour les observateurs à bord, 157 000 $ pour le contrôle à quai et 2,6 millions de dollars au Fonds de solidarité. En 1997, les bateaux de pêche du crabe de la zone 12, de la zone 25 et de la zone 26 ont versé 0,15 $ la livre débarquée au Fonds de solidarité qui a aidé les travailleurs d’usine et les membres d’équipage. Le total des droits de 1997 pour cette flottille se chiffrait à un peu moins de 4,8 millions de dollars ou environ 12 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche du crabe représentaient 2,6 % de la valeur des débarquements.

  • Engins fixes, zone 19, QIT, crabe

Cette flottille comprend 74 bateaux actifs qui détiennent des permis de pêche du crabe assujettis à des QIT dans la zone 19, pour lesquels le crabe constitue plus de 50 % de la valeur des débarquements. D’autres permis détenus comprennent le homard, le poisson de fond, le thon et le maquereau. La flottille de pêche du crabe assujettie à des QIT dans la zone 19 a versé des droits de gestion additionnels en vertu d’une entente coopérative. Le total des droits en 1997 s’est chiffré à 346 752 $ ou environ 3,6 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche du crabe représentaient 1,6 % de la valeur des débarquements.

  • Engins fixes, zones 25/26, QIT, crabe

Cette flottille comprend 30 bateaux actifs pour lesquels le crabe constitue plus de la moitié de la valeur des débarquements. Les autres permis détenus comprennent le hareng, le maquereau, le thon, le requin et le homard. La flottille de crabe assujettie aux QIT dans les zones 25 et 26 a versé des droits de gestion en vertu d’une entente coopérative et pour le Fonds de solidarité. En 1997, le total des droits était d’environ 415 000 $, c.-à-d. 8,5 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche du crabe représentaient 1,9 % de la valeur des débarquements.

  • Pêche à la senne, hareng

Cette flottille comprend six entreprises de pêche du Golfe, détentrices de permis de pêche du hareng à la senne. Il s’agit d’une flottille spécialisée. Les droits en 1997 étaient de 65 000 $ ou environ 3,9 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis représentaient 2,9 % de la valeur des débarquements.

  • Engins mobiles, crevette

Cette flottille comprend 17 entreprises. Les droits de gestion comprennent des droits additionnels en vertu d’une entente coopérative. Le total des droits en 1997 était de 391 000 $ ou environ 5,6 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis représentaient 4,3 % de la valeur des débarquements.


Tableau 4 :

Profil des droits d’utilisation des pêches commerciales du Golfe (Maritime) - Flottilles choisies

 

Noyau côtier (homard)

Semi-hauturière, zone 12
(QIT, crabe)

Zone 19
(QIT, crabe)
Zones 25/26
(Crabe)
Senne
(Hareng)
Engins mobiles
(crevette)
Activités de la flottille
Espèce principale

Homard

Crabe

Crabe

Crabe

Hareng

Crevette

Nbre de permis

21840

132

459

209

6

34

Nbre de bateaux actifs

3 413

83

74

30

6

17

Débarquements (tonnes)
Espèce principale

16 770

7 977

1 249

697

10 800

4 727

Autres espèces

54 319

285

919

703

0

49

Total

71 089

8 262

2 168

1 400

10 800

4 776

Valeur des débarquements ($)
Espèce principale

153 315 000

38 905 000

6 456 042

3 384 267

1 668 000

6 976 000

Autres espèces

29 982 079

408 405

3 182 654

1 496 425

0

73 481

Total

183 297 079

39 313 405

9 638 696

4 880 692

1 668 000

7 049 481

Droits d’utilisation ($)
Droits de permis
Espèce principale

999 130

1 009 849

102 564

65 488

48 000

297 346

Autres espèces

724 120

17 333

27 405

13 636

0

512

Total

1 723 250

1 027 182

129 969

79 124

48 000

297 857

Droits de gestion
Observateurs à bord

0

143 118

20 113

25 463

532

25 568

Contrôle à quai

82 335

157 133

22 487

13 708

5 670

31 316

Droits d’entente
coopérative

0

798 092

121 600

51 240

0

15 000

Fonds de solidarité

2 637 938

230 486

       
Droits d’enregistrement
Certificat de pêcheur

426 625

16 600

9 990

4 050

2 100

3 613

Immatriculation de
bateau

170 650

4 150

3 700

1 500

300

850

Services
Droits portuaires

511 950

20 816

35 520

7 920

3 168

9 724

Droits d’inspection

38 908

3 785

3 374

1 368

5 127

6 982

Total des droits
d’utilisation

2 953 718

4 808 813

346 752

414 859

64 897

391 109

Toutes les espèces
Total des droits en % de
la valeur tot. des débarq.

1,6 %

12, 2 %

3,6 %

8,5 %

3,9 %

5,5 %

Espèce principale
Droits de permis en % de
la valeur des débarq.

0,7 %

2,6 %

1,6 %

1,9 %

2,9 %

4,3 %

Préparé par Gardner Pinfold

Source : Statistiques sur les prises du MPO : entrevues avec des repr. du MPO, d’associations de l’industrie et des entrepreneurs du secteur privé.
L’explication des droits contenus dans ce tableau figure dans le rapport.


RÉGION DE TERRE-NEUVE

Sept secteurs de flottille ont été examinés dans la Région de Terre-Neuve. Une brève description de ces secteurs est donnée ci-dessous et les répercussions sont résumées au tableau 5.

Pêches en concurrence

  • Petite pêche supplémentaire du crabe, 3KL

Cette flottille comprend 349 bateaux actifs dans la sous-division 3KL, qui détiennent des permis de pêche supplémentaires du crabe et d’autres permis. Le total des droits en 1997 était d’un peu plus de 1,1 million de dollars, soit environ 3,7 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis du crabe représentaient 2,0 % de la valeur des débarquements.

  • Noyau, 3PS, < 35 pi

Cette flottille comprend 802 bateaux actifs détenteurs de permis de pêche du homard. Le total des droits en 1997 était d’un peu plus de 631 000 $ ou environ 3,6 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche du homard représentaient 1,5 % de la valeur des débarquements.

  • Noyau, 2J3KL, < 35 pi

Cette flottille comprend 1 982 entreprises actives dans 2J3KL, désignées comme le noyau. La flottille exploite de nombreuses espèces, le crabe, le homard et le capelan étant les principales. Le total des droits en 1997 était d’un peu plus de 1,2 million de dollars ou environ 5,8 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche du crabe représentaient 2,3 % de la valeur des débarquements.

  • Noyau, 4R, < 35 pi

Cette flottille comprend environ 962 entreprises actives qui pêchent principalement le homard. Le total des droits en 1997 était d’un peu plus de 466 000 $ ou environ 2,9 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche du homard représentaient 0,9 % de la valeur des débarquements.

Pêches assujetties à des quotas individuels

  • Grande pêche supplémentaire du crabe, 3KL

Cette flottille comprend environ 251 grandes entreprises qui détiennent des permis de pêche supplémentaires du crabe, et divers autres permis. Les droits en 1997 étaient d’un peu moins de 1,3 million de dollars ou environ 2,9 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche du crabe représentaient 1,9 % de la valeur des débarquements.

  • Crevette, 4R

Cette flottille comprend 41 entreprises qui pêchent principalement la crevette. Les droits en 1997 s’établissaient à un peu plus de 295 000 $ ou environ 3,4 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche de la crevette représentaient 2,4 % de la valeur des débarquements.

  • Crevette, > 100 pi

Cette flottille comprend 17 bateaux spécialisés qui pêchent la crevette nordique. Des droits additionnels pour la certification des exportations de produits, l’inspection des usines, les licences radio et le programme d’intervention en cas de déversement de pétrole sont compris dans les droits puisque la valeur au débarquement est un produit final (transformé). Le total des droits versés par cette flottille en 1997 était d’un plus de 3,7 millions de dollars, soit environ 2,5 % de la valeur des débarquements. Les droits de permis de pêche de la crevette représentaient à peu près 1,8 % de la valeur des débarquements.


Tableau 5 :
Profil de 1997 des droits d’utilisation pour les pêches commerciales de Terre-Neuve – Flottilles choisies (Entreprises actives du noyau)

 

Petite p. suppl. Crabe 3KL

Grande p. supp.
Crabe 3KL

Noyau, 3PS
< 35 pi

Noyau, 2J3Kl
< 35 pi

Noyau, 4R
< 35 pi

Crevette
4R

Crevette
> 100 pi

Activités de la flottille
Espèce principale

Crabe

Crabe

Homard

Crabe

Homard

Crevette

Crevette

Nbre de permis

2 724

2 105

3 480

13 524

5 004

265

17

Nbre d’entreprises actives

349

251

802

1 982

962

41

17

Débarquements (tonnes)
Espèce principale

10 951

12 861

1 905

5 448

903

4 278

39 368

Autres espèces

12 869

20 832

7 881

13 480

6 407

416 176

0

Total

23 820

33 692

9 786

18 928

7 310

420 454

39 368

Valeur des débarquements ($)
Espèce principale

21 702 321

25 779 004

3 708 615

10 785 935

9 428 582

6 790 063

149 598 400

Autres espèces

8 059 630

19 484 845

13 843 393

10 305 396

6 411 657

2 001 957

0

Total

29 761 951

45 263 849

17 552 008

21 091 331

15 840 239

8 792 020

149 598 400

Droits d’utilisation ($)
Droits de permis
Espèce principale

436 568

483 594

56 035

251 002

82 954

160 724

2 684 640

Autres espèces

85 846

74 085

188 627

324 694

123 662

8 173

0

Total

522 414

557 679

244 661

575 696

206 616

168 897

2 684 640

Droits de gestion
Observateurs à bord

63 240

87 750

2 300

12 107

1 950

30 750

920 496

Contrôle à quai

349 821

412 122

169 901

223 706

74 641

59 401

0

Autres droits de
gestion

0

0

0

0

0

0

0

Droits d’enregistrement
Certificat de pêcheurs

61 075

62 750

80 200

198 200

91 390

8 200

14 950

Immatriculation de
bateau

33 778

23 448

60 287

156 396

69 881

2 897

650

Services
Droits portuaires

74 400

127 512

74 175

62 425

21 920

20 828

0

Droits d’inspection

5 700

22 496

0

0

0

3 675

36 000

Autres services

0

0

0

0

0

0

50 000

Total des droits
d’utilisation

1 110 428

1 293 757

631 524

1 228 530

466 398

294 648

3 706 736

Toutes les espèces
Total des droits en % dela valeur tot. des débarq.

3,7 %

2,9 %

3,6 %

5,8 %

2,9 %

3,4 %

2,5 %

Espèce principale
Droits de permis en % dela valeur des débarq.

2,0 %

1,9 %

1,5 %

2,3 %

0,9 %

2,4 %

1,8 %

Préparé par Gardner Pinfold

Source : Statistiques sur les prises du MPO : entrevues avec des repr. du MPO, d’associations de l’industrie et des entrepreneurs du secteur privé
Une discussion des droits contenus dans ce tableau figure dans le rapport.


3.     RÉPERCUSSIONS SUR LE REVENU BRUT : PÊCHES DANS LE PACIFIQUE

Aperçu

Cette section présente les analyses fondamentales des répercussions financières des droits d’accès, des droits de gestion des pêches et d’autres droits sur chaque secteur de la flottille étudié dans la Région du Pacifique. Les répercussions sont résumées au tableau 6.

Pêches en concurrence

  • Pêche du saumon à la senne, permis AS

Droits de permis : Il existe deux catégories de permis de pêche du saumon à la senne : celle des « pleins droits » et celle des « droits réduits ». Les propriétaires de bateaux autochtones peuvent choisir de payer des droits réduits, mais, ce faisant, renoncent à tout transfert futur du permis à un autre Autochtone.

Le prix des permis de pêche du saumon à la senne de pleins droits a augmenté, passant de 1 600 $ en 1994 et 1995 à 3 675 $ en 1996, puis à 5 750 $ en 1997 et à 3 880 $ en 1998. La flottille de pêche à la senne a versé un total de 2 683 000 $ en droits de permis au Trésor en 1997. Ce montant représente environ 5,8 % de la valeur estimative des débarquements de 46 millions.

Droits de gestion des pêches : La flottille de pêche du saumon à la senne n’a pas payé pour des services de gestion des pêches en 1997.

Total des droits : Le total des droits de permis, des droits de gestion des pêches, des droits d’enregistrement et de services se sont élevés à 2 986 000 $ ou 6,5 % de la valeur des débarquements de la flottille de pêche du saumon à la senne de 46 millions de dollars.

  • Pêche du saumon aux filets maillants, permis AG et N

Droits de permis : Les droits de permis de pêche du saumon aux filets maillants varient selon la longueur du bateau et selon que le pêcheur paie les pleins droits ou des droits réduits.

Le prix du permis de pêche du saumon aux filets maillants des pleins droits a augmenté, passant de 400 $ en 1994 et 1995, pour un bateau de moins de 9,14 mètres de longueur, à 565 $ en 1996, puis à 730 $ en 1997 et à 430 $ en 1998. Pour les bateaux de 9,14 mètres ou plus il était de 800 $ en 1994 et 1995, 1 095 $ en 1996, 1 390 $ en 1997 et 710 $ en 1998. Un total de 2 254 000 $ a été versés en droits de permis au Trésor en 1997, ce qui représente environ 6,6 % de la valeur estimative des débarquements de 34 millions de dollars.

Droits de gestion des pêches : En 1997, l’association des senneurs de saumon de la zone D a payé pour une pêche expérimentale en cours de saison dans le détroit de Johnstone, renonçant à une partie des prises de la pêche commerciale ordinaire. Le but de cet exercice était de vérifier l’efficacité de l’engin Alaska twist, et de contrôler les prises accidentelles connexes de saumon coho et de la truite arc-en-ciel anadrome. Le programme de recherche comprenait un patrouilleur, un programme de journal de bord et quelques observateurs à bord.


Tableau 6 :
Profil de 1997 des droits d'utilisation pour les pêches commerciales dans le Pacifique - Flottilles choisies

Préparé par GS Gislason & Associates

Source : Statistiques sur les prises du MPO : entrevues avec des repr. du MPO, d’associations de l’industrie et des entrepreneurs du secteur privé
(1)* débarquements et données sur les droits pour l'espèce principale seulement (2)* Inclus dans autres droits de gestion

Le programme a été financé principalement par la vente de 35 900 saumons rouges et de 3 800 autres saumons capturés dans le cadre de la pêche expérimentale (le MPO a aussi payé une partie des frais du programme de recherche), dont le produit a été versé dans un compte en fiducie pour financer l’initiative.

La valeur des prises auxquelles les pêcheurs ont renoncé était d’environ 260 000 $ ou 0,8 % de la valeur estimative des débarquements de saumon capturé aux filets maillants, qui était de 34 millions de dollars, pour les trois zones de gestion de la pêche aux filets maillants (aucune expérience financée par l’industrie n’a eu lieu dans les deux autres zones).

Total des droits : Total des droits de permis, de gestion des pêches, d’enregistrement et de services : 3 712 000 $ ou 10,9 % de la valeur des débarquements de la flottille de pêche du saumon aux filets maillants de 34 millions de dollars.

  • Pêche du saumon aux lignes, permis AT

Droits de permis : Les droits de permis de pêche du saumon aux lignes varient selon la longueur des bateaux et selon que les pêcheurs paient les pleins droits ou des droits réduits. Le prix des permis de pêche du saumon à la ligne, de pleins droits, a augmenté, passant de 400 $ en 1994 et 1995 pour un bateau de moins de 9,14 mètres de longueur, à 565 $ en 1996, puis à 730 $ en 1997 et à 430 $ en 1998. Les prix analogues pour les permis des bateaux de 9,14 mètres et plus étaient de 800 $ en 1994 et 1995, 1 095 $ en 1996, 1 390 $ en 1997 et 710 $ en 1998. Un total de 1 327 000 $ a été versé en droits de permis au Trésor en 1997. Ce montant représente 4,5 % de la valeur estimative des débarquements de 30 millions de dollars.

Droits de gestion des pêches : La flottille de pêche du saumon aux lignes n’a pas payé de droits de services de gestion en 1997.

Total des droits : Le total des droits de permis, de gestion des pêches, d’enregistrement et de services s’est élevé à 1 980 000 $ ou 6,7 % de la valeur des débarquements de la flottille de pêche du saumon aux lignes de 30 millions de dollars.

  • Pêche du hareng plein à la senne, permis HS

Droits de permis : Il existe deux catégories de permis de pêche du hareng plein à la senne : celle des « pleins droits » et celle des « droits réduits ». Les propriétaires de bateaux autochtones peuvent choisir de payer des droits réduits, mais, ce faisant, renoncent à tout transfert futur du permis à un autre Autochtone.

Le prix des permis de pêche du hareng plein à la senne de pleins droits a augmenté, passant de 2 000 $ en 1994 et 1995 à 3 980 $ en 1996 et 1997. La flottille a versé un total de 899 000 $ en droits de permis au Trésor en 1997. Ce montant représente environ 4,2 % de la valeur estimative des débarquements de 21 millions de dollars.

Droits de gestion des pêches : Les flottilles de pêche du hareng plein à la senne et aux filets maillants n’ont pas payé pour des services de gestion des pêches jusqu’en 1996; elles avaient alors accepté de payer plusieurs activités que le MPO avait cessé de fournir.

À l’automne 1995, la Herring Conservation Research Society (HCRS) a été formée pour parrainer, en collaboration avec le MPO, des programmes de recherche sur le hareng. Les activités de la HCRS sont financées par une allocation explicite de 200 tonnes de hareng, prises à même le total autorisé des captures (TAC), que l’organisation est libre de vendre. La HCRS reçoit de l’argent de la vente des « surplus » des pêches expérimentales ou des pêches de mise en commun; ces surplus constituent la première composante de l’allocation de 200 tonnes. Si les surplus sont de moins de 200 tonnes, la HCRS peut organiser une pêche pour combler la différence.

En 1996 et 1997, la HCRS a obtenu 286 000 $ et 53 000 $ respectivement de la vente des surplus (elle n’a pas organisé de pêche distincte).

En 1998, le MPO a mis sur pied des pêches de mise en commun dans plusieurs zones de gestion, à la condition que l’industrie finance un programme de contrôle à quai (PCQ) pour ces zones. Dans le cadre du Plan de gestion du hareng de 1999, le MPO a mis en œuvre une mise en commun obligatoire dans toutes les zones. Par conséquent, les coûts du PCQ assumés par l’industrie ont augmenté.

Pour les besoins de la cause, nous avons attribué 55 % du financement de la HCRS au secteur de la pêche à la senne puisque la répartition de l’allocation senne-filets maillants est de 55-45. Il en résulte 29 000 $ pour 1997, représentant 0,1 % de la valeur estimative des débarquements pour l’année, de 21 millions de dollars.

Total des droits : Le total des droits de permis, de gestion des pêches, d’enregistrement et de services s’est élevé à 960 000 $ ou 4,5 % de la valeur des débarquements de la flottille de pêche à la senne du hareng plein de 21 millions de dollars.

  • Pêche du hareng plein aux filets maillants, permis HG

Droits de permis : Les droits de permis de pêche du hareng plein aux filets maillants varient selon que le pêcheur paie les pleins droits ou des droits réduits. Les permis de pleins droits pour la pêche du hareng plein aux filets maillants sont demeurés au même niveau, soit 200 $, de 1994 à 1997. Un total de 230 000 $ en droits de permis a été versé au Trésor par la flottille en 1997. Ce montant représente environ 1,4 % de la valeur estimative des débarquements de 16 millions de dollars.

Droits de gestion des pêches : Les activités de gestion des pêches du hareng plein aux filets maillants sont financées par la HCRS, tel que mentionné ci-dessus.

Pour les besoins de la cause, nous avons attribué 45 % du financement de la HCRS au secteur de la pêche à la senne puisque la répartition de l’allocation senne-filets maillants est de 55-45. Il en résulte 24 000 $ pour 1997, représentant 0,1 % de la valeur estimative des débarquements pour l’année, de 16 millions de dollars.

Total des droits : Le total des droits de permis, de gestion des pêches, d’enregistrement et de services s’est élevé à 341 000 $ ou 2,1 % de la valeur des débarquements pour la flottille de pêche du hareng plein aux filets maillants de 16 millions de dollars.

  • Pêche de la crevette au chalut, permis S

Droits de permis : Le taux fixe des droits de permis de pêche de la crevette au chalut était de 10 $ par permis en 1994 et 1995 et de 100 $ par la suite. Un total de 25 000 $ en droits de permis de pêche de la crevette a été versé au Trésor en 1997, soit 0,4 % des 7,1 millions de dollars environ de la valeur des débarquements.

Droits de gestion des pêches : Jusqu’en 1997, les droits de gestion des pêches de la flottille de pêche de la crevette se limitaient au prix des journaux de bord. En 1997, la Pacific Coast Shrimpers’ Cooperative Association (PCSCA) a prélevé chez ses membre une redevance pour : le système d’information radio au départ et à l’arrivée, les observateurs à bord à certains moments ou dans certaines zones pour contrôler les prises et les zones de pêche, ainsi qu’un système de registre des prises.

Le total des droits d’utilisation versés par la flottille de pêche de la crevette s’est élevé à 170 000 $ en 1997, ce qui représente environ 2,4 % de la valeur des débarquements de 7,1 millions.

Total des droits : Le total des droits de permis, de gestion des pêches, d’enregistrement et de services a atteint 271 000 $ ou 3,8 % de la valeur des débarquements de la flottille de pêche de la crevette au chalut de 7 millions de dollars.

  • Pêche de la grosse crevette au casier, permis W

Droits de permis : Avant 1996, les titulaires de permis de pêche de la grosse crevette payaient 200 $ par permis. En 1996 et 1997, les droits de permis variaient selon la limite de casiers choisie – 320 $ pour les permis avec limite de 300 casiers et 480 $ par permis avec limite de 450 casiers. En 1998, les droits ont été fixés à 320 $ pour tous les titulaires de permis).

Les titulaires de permis de pêche de la grosse crevette ont versé au total 85 000 $ en droits de permis au Trésor en 1997. Cela représente environ 0,3 % de la valeur des débarquements de 27 millions de dollars.

Droits de gestion des pêches : En 1994 et 1995, les titulaires de permis de pêche de la grosse crevette ont payé seulement pour les journaux de bord et le traitement des données des journaux. En 1996 et 1997, les titulaires de permis ont aussi versé 1 135 $ par permis au MPO, montant qui, en vertu d’un accord compensatoire du CT, a servi à payer les étiquettes de casier, les bateaux affrétés pour appliquer les limites de casiers et pour certaines activités de gestion des pêches et d’autres activités de gestion.

Total des droits : Le total des droits de permis, de gestion des pêches, d’enregistrement et de services s’est élevé à 553 000 $ ou 2,1 % de la valeur des débarquements de la flottille de pêche de la grosse crevette au casier, de 26 millions de dollars.

  • Pêche du crabe au casier, permis R

Droits de permis : Les titulaires de permis de pêche du crabe ont payé un taux fixe de 200 $ par permis en 1994 et 1995, et 590 $ par la suite. La flottille a versé 130 000 $ en droits de permis en 1997, soit 0,5 % de la valeur des débarquements de 29 millions de dollars.

Droits de gestion des pêches : La flottille paie directement pour les registres de bord et le traitement des données et pour les étiquettes de casiers seulement. En 1997, les titulaires de permis de pêche du crabe ont versé environ 33 000 $ à un entrepreneur du secteur privé pour ces services, soit 0,1 % de la valeur des débarquements de la flottille.

Total des droits : Le total des droits de permis, de gestion des pêches, d’enregistrement et de services s’est élevé à 288 000 $ ou 1,0 % de la valeur des débarquements pour l’ensemble de la flottille de pêche du crabe au casier, de 29 millions de dollars.

Pêches assujetties à des quotas individuels

  • Pêche du flétan, permis L

Droits de permis : Les titulaires de permis de pêche du flétan paient un taux fixe pour le permis et des droits de quota (la pêche du flétan a été assujettie à la gestion par QI en 1991).

Le taux fixe a été fixé à 250 $ par permis pour chacune des années de 1994 à 1997. Les droits de quota sont de 220,30 $ la tonne de quota depuis 1996 (il n’y avait pas de permis à quota avant 1996). Ces droits passeront à 310 $ la tonne de quota en 1999. En 1997, les titulaires de permis de pêche du flétan ont payé 1 187 000 $ en droits de permis, soit 2,9 % de la valeur des débarquements de flétan de l’année, de 42 millions de dollars.

Droits de gestion des pêches : Les titulaires de permis de pêche du flétan ont payé pour divers services de gestion des pêches – contrôle à quai, application des règlements, gestion des pêches, relevés biologiques, etc.

Depuis 1993, les titulaires de permis paient des droits de 144,70 $ la tonne de quota de flétan au MPO, montant qui, en vertu d’un accord compensatoire du Conseil du Trésor (CT), sert à financer les activités de gestion des pêches. En 1997, ces fonds ont atteint 843 000 $ ou 2,1 % de la valeur des débarquements de flétan de 38 millions de dollars.

Total des droits : Le total des droits de permis, de gestion des pêches, d’enregistrement et de services s’est élevé à 2 118 000 ou 5,1 % de la valeur des débarquements de la flottille de pêche du flétan, de 42 millions de dollars.

  • Pêche de la morue charbonnière, permis K

Droits de permis : Les titulaires des permis de pêche de la morue charbonnière paient actuellement seulement des droits de permis à quota (en 1994 et 1995 ils payaient un taux fixe de 10 $). La pêche de la morue charbonnière a été assujettie à la gestion par QI en 1990.

Les droits de permis à quota sont de 127 $ la tonne de quota de morue charbonnière depuis 1996 (ils passeront à 241 $ la tonne de quota en 1999). En 1997, les titulaires de permis de pêche de la morue charbonnière ont payé 565 millions de dollars en droits de permis ou 1,8 % de la valeur des débarquements de morue charbonnière de 32 millions de dollars.

Droits de gestion des pêches : Les titulaires de permis de morue charbonnière paient divers services de gestion des pêches – contrôle à quai, observateur à bord pour la pêche de Seamount, application des règlements, évaluation des stocks, gestion des pêches, etc.

Les titulaires de permis versent à la Pacific Black Cod Fishermen’s Association des droits ou une redevance par tonne de quota de morue charbonnière. L’Association sous-traite ensuite les services de gestion des pêches. En 1997, les titulaires de permis de pêche de la morue charbonnière ont payé 671 000 $ pour les services de gestion des pêches ou 2,1 % de la valeur des débarquements pour l’année, de 32 millions de dollars. Ce montant ne comprend pas les dépenses de l’Association pour la représentation ou les activités de relations avec l’industrie.

Total des droits : Le total des droits de permis, de gestion des pêches, d’enregistrement et de services s’est élevé à 1 257 000 $, soit 3,9 % de la valeur des débarquements de la flottille de pêche de la morue charbonnière de 32 millions de dollars.

  • Pêche du poisson de fond au chalut, permis T

Droits de permis : Les titulaires de permis de pêche du poisson de fond au chalut paient à la fois des droits de permis à un taux fixe et des droits de permis à quota (la pêche du poisson de fond au chalut a été assujettie à la gestion par QI en 1997).

Les droits de permis étaient de 10 $ par permis en 1994 et 1995. En 1996, sont passés à 500 $ par permis; les droits par tonne étaient de : 15 $ pour le sébaste, 16 $ pour la plie, 16 $ pour la morue lingue, 7,50 $ pour la goberge et 4 $ pour le merlu. Bien qu’en 1996, la pêche du poisson de fond au chalut n’ait pas été assujettie à des quotas individuels, les droits à la tonne étaient jugés appropriés. Le passage à la gestion par quota individuel s’est fait au milieu de 1997. Les droits de 1 133 000 $ payés en 1997 représentent 2,4 % de la valeur des débarquements pour l’année de 48 millions de dollars.

Droits de gestion des pêches : L’industrie paye des services de contrôle à quai depuis 1994, mais ce n’est pas avant 1996 que le PCQ s’est appliqué à tous les débarquements de poisson de fond au chalut. En 1994 et 1995, le MPO payait une partie des coûts du PCQ pour la pêche.

Depuis l’automne 1995, des observateurs à bord devant contrôler les prises par zone de pêche sont devenus obligatoires pour la pêche du poisson de fond au chalut. En 1994, l’industrie a payé 1 919 000 $ pour les observateurs à bord. Chaque exploitant paie un entrepreneur directement pour les services de contrôle à quai et les services d’observateurs. Le MPO assume une partie des coûts du programme des observateurs.

Les droits d’utilisation combinés du contrôle à quai et des observateurs en 1997 se sont élevés à 2 534 000 $ ou 5,3 % de la valeur des débarquements de 48 millions de dollars.

Total des droits : Le total des droits de permis, de gestion des pêches, d’enregistrement et de services s’est élevé à 3 735 000 $ ou 7,8 % de la valeur des débarquements de la flottille de pêche du poisson de fond au chalut, de 48 millions de dollars.

  • Pêche de la panope, permis G

Droits de permis : Depuis 1996, les titulaires de permis de pêche de la panope ne payent que des droits de permis à quota (en 1994 et 1995, ils payaient un taux fixe de 10 $). La pêche de la panope a été assujettie à la gestion par QI en 1989.

Les droits de permis à quota sont de 108 $ la tonne de quota de panope depuis 1996 (ils passeront à 252 $ en 1999). En 1997, les titulaires de permis de pêche de la panope ont payé 194 000 $ en droits de permis à quota. Cela représente environ 0,6 % de la valeur des débarquements de 34 millions de dollars.

Droits de gestion des pêches : Les titulaires de permis de pêche de la panope paient pour divers services de gestion des pêches comme le contrôle à quai, les patrouilleurs sur la côte nord, les observateurs à bord dans certaines zones, les relevés biologiques, l’analyse de la qualité de l’eau et les coûts d’échantillonnage pour la détection des biotoxines, ainsi que d’autres activités de gestion des pêches et d’évaluation des stocks.

Les titulaires de permis paient à l’Underwater Harvesters Association des droits ou des redevances par tonne de quota de panope. L’Association sous-traite ensuite les services de gestion des pêches. En 1997, les titulaires de permis de pêche de la panope ont payé 1 387 000 $ pour les services de gestion des pêches, soit 4,1 % de la valeur des débarquements pour l’année de 31 millions de dollars. Cette somme ne comprend pas les dépenses de l’Association pour les frais de représentation ou les activités de relations avec l’industrie.

Total des droits : Le total des droits de permis, de gestion des pêches, d’enregistrement et de services s’est élevé à 1 619 000 $ ou 4,8 % de la valeur des débarquements de la flottille de pêche de la panope, de 34 millions de dollars.


IV.  DROITS D’UTILISATION EN PERSPECTIVE

  1. Augmentation des droits en 1996
  2. Autres coûts
  3. Orientation future

1.       AUGMENTATION DES DROITS EN 1996

Les droits de permis ont subi des hausses considérables en 1996 lorsque, pour la première fois, le MPO a essayé de fonder ses droits sur la valeur moyenne des débarquements de 1990 à 1993. (Le MPO a augmenté graduellement les droits de permis de pêche du saumon sur une période de deux ans.) Mises à part quelques modifications mineures apportées depuis 1996, le nouveau barème des droits de permis du MPO est le suivant :

Pêches en concurrence

Pêches assujetties aux QI/QIT

Taux fixe pour la première tranche de 25 000 $ de valeur moyenne des débarquements de la flottille :
  • 30 $ pour moins de 1 000 $ de valeur de débarquements
  • 100 $ pour des débarquements d’une valeur se situant entre 1 000 $ et 25 000 $
Taux fixe par tonne de quota détenu, le niveau global des droits étant déterminé par le total de la valeur du quota. La valeur du quota est calculée en multipliant le prix à la tonne par le total des tonnes de quota. Il faut compter une réduction de 1 000 $ pour une valeur moyenne de débarquements supérieure à 2 500 $, et une réduction de 40 % pour ceux dont la valeur moyenne des débarquements est de moins de 2 500 $.
Plus 3 % de la tranche suivante de 75 000 $ de valeur moyenne des débarquements;

Plus 3 % du total de la valeur du quota si ce total est de moins de 50 000 $*
Plus 5 % de tout montant qui dépasse 100 000 $ de valeur moyenne des débarquements
Plus 5 % de toute portion de la valeur du quota qui dépasse 50 000 $*

* Pour les pêches dans le Pacifique, ces droits étaient de 5 % de la valeur du quota , quelle que soit la taille du quota, moins un crédit pour les contributions de la flottille à des activités précises de gestion et d’évaluation des stocks du MPO.

La série de droits (pour la plupart des pêches, seuls des droits d’accès sont perçus – droits de permis, droits d’immatriculation de bateau et droits de certificat de pêcheur) n’a pas été seulement augmentée en 1996, mais aussi élargie de manière à inclure les droits de récupération des coûts (gestion des pêches et services) dont il est question au chapitre II. Dans l’ensemble, les droits ont augmenté, en termes absolus et relatifs.

Avec le temps, les effets relatifs ont changé aussi bien au sein des secteurs de flottille qu’entre eux, principalement à cause des répercussions des droits de permis, la plus grande composante de l’ensemble des droits pour toutes les pêches. Les niveaux de droits initiaux ont été établis (et fixés) relativement à la valeur des débarquements pour une période de base donnée. Bien que les droits soient demeurés fixes, la valeur des débarquements a changé. Pour les pêches en concurrence, la période de 1990-1993 constituait la période de base de calcul de la valeur moyenne des débarquements. Pour les pêches assujetties à des QI/QIT, cette période était la période de base du calcul du prix moyen.

Plusieurs observations sont possibles à partir des données des tableaux 2 à 6, de même que des données comparatives des tableaux 7 et 8 ci-dessous :

  • Avant 1996, la plupart des flottilles étaient assujetties uniquement à des droits d’accès.
  • Les droits d’accès réduisaient le revenu brut de moins de la moitié de 1 % dans la plupart des cas.
  • Le niveau absolu des droits a augmenté à mesure que l’industrie assumait un plus grand rôle, payant pour la gestion et les services. Il y a de grandes différences entre les flottilles sur le plan des répercussions des droits. La variation la plus grande peut être observée du côté du Pacifique, où les répercussions se situent entre 1 et 10 %. Du côté de l’Atlantique, les elles oscillent entre 2 et 5 % (trois des 25 flottilles dépassent 5 %).
  • Les droits de permis continuent de constituer la plus importante portion des droits de toutes les flottilles sauf pour trois des 37 flottilles et, dans la plupart des cas, dépassent le total de tous les autres droits applicables.
  • Après les droits de permis, le contrôle à quai est l’élément qui a les plus grandes incidences sur les revenus.
  • Le niveau relatif des droits de permis au sein des flottilles a changé, à mesure que la valeur des débarquements changeait par rapport à la période de base.
  • Pour les secteurs de flottille de l’Atlantique, la hausse de la valeur des débarquements (1997 par rapport à la période de base) a entraîné une baisse des répercussions relatives des droits de permis dans presque tous les cas (tableau 7, colonne 3 par rapport à la colonne 2). La baisse est particulièrement notable dans les secteurs de flottille de pêche des mollusques et crustacés.
  • Pour la plupart des secteurs de flottille de l’Atlantique, la valeur des débarquements a augmenté au point où les répercussions de 1997 de l’ensemble des droits est moindre que les conséquences initiales des droits de permis seulement (colonne 4 par rapport à la colonne 2).
  • Pour les secteurs de flottille du Pacifique, la hausse de la valeur des débarquements se limite à la pêche du poisson de fond et à certaines pêches de mollusques et crustacés (1997 par rapport à 1990-1993), entraînant une baisse des répercussions relatives des droits de permis dans ces cas (tableau 8, colonne 3 par rapport à la colonne 2). En comparaison, les répercussions des droits de permis des flottilles de pêche du saumon et du hareng ont augmenté à cause de la baisse radicale de la valeur des débarquements au cours de la deuxième moitié des années 1990.
  • Les répercussions relatives des droits pour toutes les flottilles ont aussi changé parallèlement aux fluctuations des succès des pêches. Les secteurs de flottille qui ont connu des augmentations de la valeur des débarquements ont vu les effets des droits baisser par rapport à d’autres flottilles; par ailleurs, celles qui ont connu une baisse de revenu subissent des contrecoups plus marqués. Sans l’établissement d’un lien direct entre le niveau des droits de permis et la valeur actuelle des débarquements, il manque à la formule d’établissement des droits de permis un important élément d’équité entre flottilles.

Tableau 7: 
Répercussions des droits sur les revenus bruts avec le temps : secteurs de flottille de l’Atlantique

 

% de répercussions des droits de permis

% de répercussions des nouveaux droits

Secteur de flottille

Col. 1

Anciens droits en % de la valeur des débarq. de 1990-1993

Col. 2

Droits actuels en % de la valeur des débarq. de 1990-1993

Col. 3

Droits de permis actuels en % de la valeur des débarq. de 1997

Col. 4

Total des droits actuels en % de la valeur des débarq. de 1997

Maritimes

Scotia-Fundy

1.  Homard, ZPH 27-30

2.  Homard, ZPH 34

3.  Homard, ZPH 35

4.  Poisson de fond, EF, 4X

5.  Pétoncle, < 65 pi

6.  P. de fond, QIT, < 65 pi

7.  Hareng, senne

8.  Pétoncle, p. hauturière





0,07

0,03

0,13

0,07

0,01

0,04

0,26

0,34





1,28

2,18

0,44

0,08

1,38

2,26

1,14

4,19





1,72

1,41

0,10

0,22

2,91

2,31

2,30

3,11





3,23

1,94

0,87

3,19

5,59

4,32

4,36

3,62

Laurentienne

1.  Homard – Gaspésie

2.  Homard –    Îles-de-la-Maleleine

3.  Crevette, > 45 pi

4.  Crabe, zone 13

5.  Crabe, zone 17




0,14

0,06

0,03

0,28

0,02

0,48

1,62

5,41

11,12

4,94

0,31

1,24

3,52

2,27

4,19

1,40

1,87

4,61

5,21

7,31

Golfe

1. Noyau côtier

2.  Zone 12, QIT, crabe

3.  Zone 19, QIT, crabe

4.  Zones 25/26, crabe

5.  Hareng, senne

6.  Crevette

0,09

0,01

0,04

0,05

0,42

0,01

0,93

5,36

1,92

3,92

3,39

6,79

0,65

2,60

1,59

1,93

2,88

4,26

1,61

12,23

3,60

8,50

3,89

5,55

Terre-Neuve

1.  Petits bat., crabe, 3KL

2.  Gros bat. crabe, 3KL

3.  Noyau, 3PS

4.  Noyau, 2J3KL

5.  Noyau, 4R

6.  Crevette 4R

7.  Crevette, > 100 pi

0,11

0,01

0,75

0,75

n.d.

0,05

n.d.

0,38

3,03

2,52

2,52

n.d.

0,17

2,10

2,01

1,88

1,51

2,33

0,88

2,37

1,79

3,73

2,86

3,60

5,82

2,94

3,35

2,48

Source : Gardner Pinfold, Impact of Proposed User Fees in the Atlantic Fisheries, 1995; diverses études du MPO sur les coûts et les revenus; divers plans de gestion de la pêche; tableaux 2-5 du présent rapport.

Tableau 8 :
Répercussions des droits sur les revenus bruts avec le temps : secteurs de flottille du Pacifique

% de répercussions des droits de permis

% de répercussions des nouveaux droits

Secteur de flottilles

Col. 1

Anciens droits en % de la valeur des débarq. de 1990-1993

Col. 2

Droits actuels en % de la valeur des débarq. de 1990-1993

Col. 3

Droits de permis actuels en % de la valeur des débarq. de 1997

Col. 4

Total des droits actuels en % de la valeur des débarq. de 1997

1.  Saumon, senne

2.   Saumon, filets maillants

3.  Saumon, lignes

4.  Hareng plein, senne

5.  Hareng plein, filets maillants

6.  Crevette

7.  Grosse crevette

8.  Crabe

9.  Flétan

10.  Morue charbonnière

11.  Poisson de fond, chalut

12.  Panope

0,9

2,4

1,3

1,2

0,7

0,1

0,2

0,4

0,2

< 0,01

< 0,01

< 0,01

3,3

3,4

2,0

3,8

0,9

0,8

1,0

1,1

5,1

2,4

2,6

1,2

5,8

6,6

4,5

4,2

1,4

0,4

0,3

0,5

2,9

1,8

2,4

0,6

6,5

10,9

6,7

4,5

2,1

3,8

2,0

1,0

5,1

3,9

7,8

4,8

Source : Gordon Gislason, You Pay You Say : An Assessment of DFO’s Proposed New Licence Fee Structure, avril 1995; tableau 6 du présent rapport


2.      AUTRES COÛTS

L’industrie doit assumer des dépenses non explicites pour certaines initiatives de gestion. Ces coûts comprennent :

  • la nourriture et le logement des observateurs à bord;
  • la valeur-temps et les dépenses réelles pour assister à des réunions avec le MPO;
  • les dépenses de communications et de « positionnement » avant d’entreprendre des sorties dans le cadre de pêches assujetties à des QI, de prendre les observateurs à bord, etc.;
  • le coût du hissage du bateau hors de l’eau pour une inspection de Transports Canada.

Ces coûts ne sont pas compris dans les droits de gestion et de services décrits au chapitre II, simplement parce qu’ils ne font pas partie des droits, mais constituent plutôt un coût qui est assumé directement par le propriétaire du bateau. À ce titre, ils réduisent le revenu net et pourraient être saisis dans le cadre d’une analyse des répercussions des droits sur le revenu net, plutôt que le revenu brut. Notre étude, fondamentalement, se limite aux droits d’utilisation versés par l’industrie et à leurs répercussions sur le revenu brut.

Selon certains membres de l’industrie, les droits d’utilisation que doit payer le secteur de la transformation (p. ex. pour les inspections) sont transférés en partie aux flottilles sous forme de prix réduits et auraient dû faire partie de notre étude. Peut-être ont-ils raison, mais rien ne vient appuyer cette allégation. De fait, compte tenu de la concurrence généralement intense pour la matière première que se livrent les transformateurs, il est possible que ces droits soient absorbés sous forme de réduction des marges. Les transformateurs auraient peu de possibilités, si ce n’est aucune, de transférer ces coûts aux acheteurs, puisque ceux-ci sont des preneurs de prix sur les marchés internationaux des produits de la mer.

Certains membres de l’industrie affirment également que les décisions de gestion du MPO ont un effet négatif direct sur certains secteurs de flottille. Dans l’exemple cité, les décisions prennent la forme de critères limites utilisés pour déterminer quand l'accès à une pêche devrait être accordé à d’autres flottilles. Si les seuils limites sont trop élevés (affirme-t-on), ils empêchent d’autres membres d’y accéder, entraînant des conséquences financières considérables. Sans vouloir débattre des mérites d’un cas particulier, du point de vue de notre étude, l’effet de ces décisions serait ressenti comme une perte de revenu, et non pas comme un coût dans le sens où nous l’entendons ici.


3.     ORIENTATION FUTURE

Nécessité d’une évaluation continue

On constate énormément de fluctuations du niveau absolu des droits entre les composantes de flottille au cours d’une année donnée. Elles sont attribuables à la volatilité des volumes et des prix. L’industrie exploite une ressource naturelle qui fluctue et ses produits sont destinés principalement à des marchés d’exportation, qui sont souvent sensibles aux prix. Selon le barème existant, les droits ne sont pas sensibles à cette volatilité.

Il y a aussi des variations importantes entre les secteurs de flottille pour ce qui est du fardeau relatif des droits, avec le temps. Elles sont dues aux effets combinés des droits fixes et des valeurs des débarquements volatiles, ajoutés à l’absence de toute méthode de mise à jour qui permettrait de maintenir le lien, au sein des flottilles, entre les droits et la valeur des débarquements. L’absence de mise à jour des droits a entraîné des inégalités entre les flottilles.

Par conséquent, il semblerait prudent pour le MPO de surveiller le fardeau des droits imposés aux utilisateurs de façon continue.

Nécessité de relier les droits au revenu net

Il est beaucoup plus valable de relier les droits d’utilisation de la flottille au revenu net plutôt qu’au revenu brut. C’est le revenu net qui fournit la capacité, s’il y a lieu, de l’industrie d’absorber des droits supplémentaires. De plus, il peut y avoir des différences importantes dans le rapport revenu net et revenu brut, d’un secteur à l’autre, ce qui a une importance considérable pour l’établissement de « la capacité de payer ».

Certaines pêches, notamment celles de la panope et du pétoncle, sont des exploitations « à faible volume et à grande valeur ». D’autres, telles que le hareng sur la côte de l’Atlantique et le poisson de fond au chalut sur la côte du Pacifique, sont considérées comme des pêches « à grand volume et à faible valeur ».

Pour cette raison, nous sommes d’avis que, pour véritablement comprendre le fardeau financier des droits d’utilisation des pêches, il serait souhaitable de procéder à la phase II du projet afin d’établir un lien entre les droits d’utilisation et le revenu net.


ANNEXE A

Liste des personnes-ressources

Région de l’Atlantique

Gouvernement fédéral

Doreen Liew

Frank Corbett

Michel Audet

Hilaire Chiasson

Janet Smith

Edith Lachance

Patrick Vincent

José St. Amand

Julie Lavallée

Paula Hanrahan

Robert Fortin

Hugh Parker

Debbie Murphy

Elaine Meyers

Serge Thériault

John Rose

Adrian Hynes

Diane Cofsky

Ron Manderson

Francine Léger

Sharon Gould

MPO, Scotia-Fundy

MPO, Région de Terre-Neuve

MPO, Région du Golfe

MPO, Région du Golfe

MPO, Région du Golfe

MPO, Région Laurentienne

MPO, Région Laurentienne

MPO, Région Laurentienne

MPO, Région Laurentienne

MPO, Scotia-Fundy

MPO, Ports pour petits bateaux

MPO, Scotia-Fundy

MPO, Scotia-Fundy

MPO, Scotia-Fundy

MPO, Région du Golfe

MPO, Région de Terre-Neuve

MPO, Région de Terre-Neuve

MPO, Ottawa

MPO, Région du Golfe

Transports Canada, Sécurité maritime, Ottawa, Ont.

Transports Canada, Sécurité maritime, Halifax (N.-É.)

Entrepreneurs du secteur privé

Maurice Jean

Jean-Charles Haché

Precille Desveaux

Dwight Robertson

Wilfred Allard

Gaétan Boulay

Peter Norsworthy

 

Biorex, Caraquet (N.-B.)

Pèse-Pêche, Moncton (N.-B.)

Chéticamp Monitoring Chéticamp (N.-É.)

Sea Weigh Inc. (QC)

Resmar Inc. (QC)

Kemar Inc., Rivière-au-Renard (QC)

Tavel Atlantic, Halifax (N.-É.)

Région du Pacifique

Gouvernement fédéral

Russel Mylchreest

Chris Sporer

Steve Heiser

Jim Morrison

Laurie Convey

Greg Thomas

Kerry Marcus

Guy Parker

Lorena Hamer

Dennis Chalmers

Darryl Anderson

Neil Williscroft

George Kosanovich

Greg Savard

Laurie Gordon

Leroy Hop Wo

MPO, Politiques

MPO, Politiques

MPO, Division de la côte sud

MPO, Division de la côte sud

MPO, Division de la côte sud

MPO, Division de la côte sud

MPO, Délivrance des permis

MPO, Division de la côte sud

MPO, Division de la côte sud

MPO, Division de la côte sud

MPO, Ports pour petits bateaux

MPO, Opérations

Transports Canada

MPO, Division de la côte sud

MPO, Division de la côte sud

MPO, Division de la côte sud

Associations de l’industrie

Jamie Austin

Lorne Clayton

Kathy Scarfo

Herb van Grootel

Bruce Turris

Trevor Wickham

 

Underwater Harvesters’ Association

Pacific Coast Shrimpers Cooperatives Association

Area G Trollers

Conseil consultatif du flétan

Pacific Black Cod Fishermen’s Association

West Coast Sustainability Association

Entrepreneurs du secteur privé

Howard McElderry

Jim Thomas/Cathy Ball

Darin Macey

 

Archipelago Marine Research

J.O. Thomas & Associates

D & D Pacific Fishing