Le présent feuillet d’information fournit des renseignements sur la stabilisation des rives et les coordonnées des organismes auxquels il faut s’adresser pour obtenir une approbation gouvernementale.
La méthode d’examen des projets de travaux dans l’eau a récemment subi plusieurs changements. Ces changements sont décrits dans le premier feuillet d’information Travaux en bordure de l’eau? Ce que vous devriez savoir sur l’habitat du poisson. Le feuillet en question présente toute la série de feuillets d’information intitulée Travaux en bordure de l’eau?, qui a été conçue pour faciliter la planification de divers types de travaux de ce genre.
Le bord de l’eau constitue l’habitat de centaines d’organismes
aquatiques, y compris le poisson. De nombreuses espèces de poisson y
pondent leurs œufs, s’y nourrissent et s’y réfugient
pour se protéger contre leurs prédateurs. Le fait de modifier
ou de perturber les rives peut menacer leur survie. Si vous êtes propriétaire
ou locataire d’une propriété riveraine, vous pouvez contribuer à protéger
la population piscicole de votre lac ou rivière en protégeant
l’habitat du poisson le long des rives de votre propriété.
La Loi sur les pêches du gouvernement fédéral a pour but de protéger l’habitat du poisson. En vertu de cette loi, personne ne peut effectuer des travaux qui détériorent, perturbent ou détruisent l’habitat du poisson, sans l’autorisation de Pêches et Océans Canada. Cette loi interdit également de déverser des substances nocives dans les eaux où vivent des poissons. Quiconque contrevient à cette loi est passible d’amendes considérables et risque l’emprisonnement. On peut en outre exiger le paiement des frais engagés pour remettre l’endroit dans son état d’origine.
En Saskatchewan, la plupart des terres sous la laisse de crue annuelle moyenne sont des terres domaniales. En vertu de l’Environmental Management and Protection Act de la Saskatchewan, la plupart des travaux ou des aménagements dans l’eau et en bordure de l’eau exigent un permis. Vous devriez également communiquer avec les autorités municipales locales.
Les autres lois pouvant être pertinentes sont présentées dans le feuillet d’information intitulé Travaux en bordure de l’eau? Ce que vous devriez savoir sur l’habitat du poisson.
Si votre projet inclut la construction ou la modification de structures de stabilisation des rives, consultez le tableau ci–dessous pour déterminer l’organisme avec lequel vous devez communiquer.
Si les travaux de stabilisation des rives… |
Le premier organisme à contacter est… |
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Pêches et Océans Canada – Gestion de l’habitat |
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L’approbation de Pêches et Océans Canada n’est pas nécessaire. Suivez les pratiques écologiques décrites dans le présent feuillet d’information. |
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Pêches et Océans Canada – Gestion de l’habitat |
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Pêches et Océans Canada – Programme de protection de la navigation |
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Pêches et Océans Canada – Ports pour petites embarcations |
Le présent feuillet d’information porte uniquement sur les exigences de Pêches et Océans Canada. Le promoteur devra peut-être obtenir des approbations auprès d’autres organismes fédéraux, provinciaux ou municipaux. Il incombe au promoteur de voir à obtenir toutes les approbations nécessaires avant de commencer les travaux. En consultant les autorités compétentes dès le début, vous éviterez de concevoir un quai, un port, un hangar à bateaux ou une rampe de mise à l’eau qui ne sera pas approuvé(e).
Lorsque vous solliciterez une approbation ou un permis, vous devrez probablement fournir les renseignements ci-après. Vous gagnerez du temps si vous avez ces renseignements à portée de la main lorsque vous communiquerez avec les organismes énumérés ci-dessus.
Un membre du personnel de l’organisme compétent devra peut-être se rendre sur les lieux avant de pouvoir approuver votre projet.
Il existe de nombreuses façons de limiter ou d’éviter la
disparition de votre rive. Ces méthodes sont « naturelles » ou « artificielles ».
Les méthodes naturelles consistent à stabiliser les rives actuelles
en plantant de la végétation indigène à racines
profondes ou en mettant à profit des techniques biologiques qui marient
les plantes aux matériaux naturels (billots, tuteurs vivants, broussailles
vivantes, etc.). Les méthodes « artificielles » comprennent
l’installation de talus renforcés, de gabions et de murs de soutènement
verticaux.
Une des façons les plus efficaces et les plus faciles consiste à « ne rien faire ». Cette méthode est aussi simple que de ne pas tondre le gazon ou de ne pas couper les arbres et les arbustes le long de la berge. Cela permet à la végétation naturelle de pousser et de reprendre racine. Une rive où la végétation pousse naturellement comporte de nombreux avantages dont la prévention de la pénétration de contaminants ou d’un excès de nutriments dans l’eau, ainsi que la prévention de l’érosion causée par la pluie, le vent, les vagues et la glace et l’apport de nourriture, d’ombre et de couverture au poisson en eaux peu profondes. Si vous devez enlever des plantes, limitez-en la quantité. Essayez de tailler les arbres et les arbustes au lieu de les enlever.
On peut accélérer la croissance de la végétation naturelle en plantant des espèces indigènes à racines profondes. Le saule, l’aulne et le cornouiller stolonifère sont des espèces courantes qui s’enracinent profondément, ce qui empêche le sol et la rive de se désagréger. Il est conseillé de planter après le dernier gel, au printemps. En cas de dommages, les plantes naturelles de la berge peuvent souvent reprendre vie sans votre intervention. Il est habituellement difficile et plus coûteux de réparer des murs de soutènement endommagés ou des structures artificielles.
Il ne sera peut-être pas suffisant de planter des espèces indigènes pour empêcher l’érosion de votre rive. Vous pourriez alors avoir recours à des techniques biologiques qui incorporent, dans le plan de stabilisation des rives, des plantes et des matériaux naturels (billots, tuteurs vivants, broussailles vivantes, etc.). Une rive ainsi conçue a une apparence naturelle et peut également fournir un habitat au poisson. Un plan mis au point selon des techniques biologiques peut mener à la stabilisation à long terme d’une rive et diminuer la nécessité de travaux ultérieurs.
La construction d’un mur de roches reste encore la façon la plus courante de stabiliser une rive. En général, les berges de moellons de roches sont construites pour que la pente finale ait un rapport d’au moins 1:2 (vertical : horizontal), c’est-à-dire que pour chaque pied de hauteur, il devrait y avoir deux pieds de largeur. Le modèle de berge d’enrochements en pente progressive permet aux vagues de remonter doucement le talus plutôt que de venir s’y écraser. Le talus durera ainsi plus longtemps. Il faut aussi choisir des roches de taille assez grande pour résister à l’action des vagues et du courant. Souvent, on place un tissu filtrant sous le perré de roche pour empêcher les sédiments sous-jacents d’être emportés par l’érosion. La végétation, surtout des espèces à racines profondes, plantée au-dessus et juste derrière la roche prolongera considérablement la durée de vie du mur. Ce type de structure peut augmenter la diversité de l’habitat et offrir des endroits où les poissons peuvent trouver de la nourriture et se cacher de leurs prédateurs.
L’emploi de gabions consiste à placer dans des cages en fil métallique fermées des roches dont la taille varie entre celle d’une balle de base-ball et celle d’un ballon de football. Malheureusement, la durabilité de ces gabions est douteuse lorsqu’ils sont exposés aux éléments. L’habitat qu’offrent les gabions pour le poisson est minimal. On déconseille l’emploi de gabions pour la stabilisation des rives.
Quelquefois, des murs de soutènement s’imposent pour protéger
les rives. Cela peut survenir lorsque les fondations d’un bâtiment
se trouvent trop près de l’eau et sont menacées par l’érosion.
L’emploi de tôle d’acier ou de ciment dans les murs de soutènement
produit un objet plat, vertical et stérile qui s’avère
peu utile au poisson et aux autres organismes aquatiques. Les murs verticaux
ont tendance à dévier l’énergie plutôt qu’à la
dissiper, ce qui entraîne ordinairement des problèmes d’érosion
ailleurs. L’emploi de murs de soutènement verticaux pour la stabilisation
des rives est déconseillé et n’est généralement
pas approuvé. Lorsque la construction de murs de soutènement
verticaux est la seule option, on peut en augmenter la stabilité en
plaçant un perré au pied du mur pour éviter l’érosion
sous le mur. Le perré doit être placé de façon à former
un angle de 45 degrés avec le mur.
Si les travaux ne peuvent s’effectuer à sec (en dehors de l’eau), il faudra peut-être installer un filtre à sédiments ou à limon autour de l’aire des travaux. Une fois que les travaux sont terminés et que tous les sédiments se sont déposés au fond du lac, le filtre doit être soigneusement retiré. Ne travaillez que dans l’eau calme. Cela aidera à prévenir la suspension de fines particules de sédiments dans la tranche d’eau et évitera que le filtre à limon ne soit dérangé par l’action des vagues. Les filtres à sédiments ou à limon doivent être inspectés quotidiennement et entretenus pour éviter la dissémination de sédiments en suspension dans les eaux adjacentes.
Dans tous les cas, la méthode de stabilisation devrait suivre le contour naturel des rives.
Contribuez à préserver la qualité de l’habitat du poisson dans nos lacs et nos cours d’eau. Communiquez avec le personnel de l’organisme compétent avant de commencer des travaux dans l’eau ou en bordure de l’eau.
Pour de plus amples renseignements ou pour obtenir des exemplaires des feuillets d’information de la présente série, communiquez avec :
Pêches et Océans Canada - District de Regina
1804 Victoria Ave. East
Regina (Saskatchewan) S4N 7K3
Téléphone : (306) 780-8725; Télécopieur : (306)
780-8722
Pêches et Océans Canada - District de Prince Albert
125 – 32nd Street West
Prince Albert (Saskatchewan) S6V 8E2
Téléphone : (306) 953-8777; Télécopieur : (306)
953-8792
Les bureaux fédéraux et provinciaux figurent dans l’annuaire sous Government of Canada et sous Government of Saskatchewan.
La version 1.0 septembre 2002
This publication is also available in English.