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Sommaire

La surpêche et la gouvernance internationale des pêches et des océans

Préparé pour Pêches et Océans Canada (MPO)  

juillet 2007

Environics Research Group Limited
33, rue Bloor Est
Pièce 1020
Toronto (Ontario)  M4W 3H1


Résumé

Environics Research Group est heureux de présenter ce résumé des principales constatations faites à la suite du sondage mené auprès des Canadiens pour connaître leur opinion concernant la surpêche et la gouvernance internationale des pêches.

Introduction. Pour la troisième année consécutive, Pêches et Océans Canada a placé cinq questions sur la stratégie du Canada pour lutter contre la surpêche et améliorer la gouvernance internationale dans le sondage omnibus national réalisé par FOCUS CANADA d'Environics. Ces sondages auprès d'environ 2 020 Canadiens ont été effectués en juin 2005, en juin 2006 et en juin 2007. Les objectifs du sondage sont les suivants :

  • mesurer la sensibilisation et l'appui de la population canadienne à l'égard de la stratégie du Canada, afin d'orienter les campagnes d'information publique et de défense des intérêts du Canada;
     
  • mesurer l'importance que les Canadiens accordent à la durabilité des stocks de poissons (questions environnementales) par rapport à l'importance qu'ils accordent à la durabilité des pêches (questions touchant l'industrie et l'économie);
     
  • établir l'importance des stocks de poissons dans la chaîne alimentaire mondiale et comme enjeu international;
     
  • être en mesure d'analyser l'évolution de l'opinion publique sur ces questions de juin 2005 à juin 2007.

Pour le présent sondage, Environics Research Group a interrogé 2 021 Canadiens âgés de 18 ans ou plus entre le 5 et le 30 juin 2007. Les résultats d'un sondage de cette envergure sont jugés exacts dans une marge de plus ou moins 2,2 points de pourcentage 19 fois sur 20.

Résumé des principales constatations

Les Canadiens sont beaucoup moins sensibilisés qu'en 2005, année où les activités du Canada pour enrayer la surpêche ont été très médiatisées, aux mesures que le Canada prend pour enrayer la surpêche et la pêche illégale dans les eaux internationales à proximité de sa zone des 200 milles. Par contre, pratiquement tous les Canadiens continuent d'accorder de l'importance aux mesures prises pour empêcher la pêche illégale, et se disent inquiets de l'avenir des stocks de poissons.

La grande majorité des Canadiens pensent qu'il est important que le Canada prennent les mesures qui s'imposent pour lutter contre la surpêche et la pêche illégale dans les eaux internationales; cette opinion n'a pas changé depuis 2006.

À l'heure actuelle, deux Canadiens sur dix (19 %, ce qui représente une diminution de 9 points depuis 2006) sont au fait des mesures prises dans la dernière année, alors que huit sur dix (78 %, ce qui représente une augmentation de 11 points) n'en connaissent aucune. Il s'agit d'un recul marqué depuis 2005, alors que presque la moitié des Canadiens (46 %) disaient être au courant des mesures prises par le Canada.

Plus de neuf Canadiens sur dix (95 %) estiment toujours qu'il est très important (78 %, pourcentage inchangé depuis 2006) ou plutôt important (17 %, pourcentage inchangé) que le Canada prenne de pareilles mesures. Ces proportions sont stables depuis 2005, mais l'intensité avec laquelle cette opinion est exprimée a légèrement fléchi de 2005 à 2006.

La majorité des Canadiens croient que la santé à long terme des stocks de poissons marins est plus importante que la prospérité de l'industrie des pêches du Canada, opinion surtout répandue au Canada atlantique et en Colombie-Britannique, deux régions où les pêches constituent un moteur de l'économie.

L'opinion publique sur cette sur cette question n'a pas beaucoup bougé depuis deux ans. Six Canadiens sur dix (62 %, à peu près la même proportion qu'en 2006) croient toujours qu'il est plus important à long terme pour le Canada de préserver la santé des stocks de poissons marins, alors que trois sur dix (28 %, ce qui constitue un recul de trois points) estiment plutôt qu'il est important pour le Canada de préserver la prospérité de l'industrie des pêches du pays, et que 7 % croient que ces deux priorités sont aussi importantes l'une que l'autre. Ces proportions sont à peu près les mêmes que celles observées en 2005.

Les Canadiens sont toujours plus portés à croire que l'accroissement de la surveillance est le meilleur moyen de régler le problème de la surpêche et de la pêche illégale, mais on remarque une légère augmentation de l'appui pour une démarche qui ferait une plus grande place à la diplomatie entre 2005 et 2006.

La moitié des Canadiens (51 %, pourcentage pratiquement inchangé par rapport à 2006) estiment que le Canada réussirait sans doute mieux à enrayer le problème de la surpêche et de la pêche illégale en accroissant sa surveillance dans les eaux internationales. Environ le tiers (35 %, pourcentage pratiquement inchangé) croit qu'il serait plus efficace d'emprunter les canaux diplomatiques pour travailler avec les autres pays impliqués dans les pêches internationales. Un Canadien sur dix (9 %, pourcentage inchangé) estime que ces deux façons de faire sont aussi efficaces l'une que l'autre. Les opinions semblent s'être stabilisées après un léger recul de l'importance accordée à la surveillance au profit de la diplomatie entre 2005 et 2006.

La grande majorité des Canadiens demeure préoccupée par l'avenir des stocks de poissons dans le mode à titre de source alimentaire.

Près de neuf Canadiens sur dix sont très préoccupés (48 %, pourcentage pratiquement inchangé par rapport à 2006) ou plutôt préoccupés (39 %, pourcentage pratiquement inchangé) par les stocks de poissons dans le monde. Seulement un Canadien sur dix n'est pas très préoccupé (9 %, pourcentage inchangé) et 3 % ne sont pas du tout préoccupés. Ces proportions sont à peu près les mêmes que celles observées en 2005.


ANNEXE A

Questionnaire

1D. Est-ce que vous êtes au courant des mesures que le Canada a prises pendant la dernière année pour stopper la surpêche ou la pêche illégale dans les eaux internationales près de la zone canadienne des 200 milles ?

01 – Oui

02 – Non

99 – NSP/PR

2D. D'après vous, est-ce qu'il est très important, assez important, pas très important ou pas du tout important que le Canada prenne les mesures nécessaires pour stopper la surpêche ou la pêche illégale dans ces eaux internationales ?

01 – Très important

02 – Assez important

03 – Pas très important

04 – Pas du tout important

NON SUGGÉRÉ

99 – NSP/PR

3D. Est-ce que vous pensez qu'il est plus probable que le Canada réussisse efficacement à régler le problème de la surpêche et de la pêche illégale : LIRE EN ROTATION – CODER UNE MENTION SEULEMENT

01 – En passant par les canaux diplomatiques pour travailler avec les autres pays impliqués dans la pêche internationale

02 – En accroissant notre surveillance des eaux internationales pour décourager la surpêche

NON SUGGÉRÉ

03 – Les deux mesures sont tout aussi efficaces

04 – Ni l'une ni l'autre ne sont efficaces

06 – Ça dépend

99 – NSP/PR

4D. D'après vous, laquelle des deux priorités suivantes est plus importante pour le Canada, à long terme ? LIRE EN ROTATION – CODER UNE MENTION SEULEMENT

01 – Conserver la santé des stocks de poissons dans les océans

02 – Maintenir la santé de l'industrie de la pêche de notre pays

NON SUGGÉRÉ

03 – Les deux sont tout aussi importantes

04 – Ça dépend

99 – NSP/PR

5D. Diriez-vous que vous êtes personnellement très préoccupé, assez préoccupé, pas très préoccupé ou pas du tout préoccupé par l'avenir des stocks de poissons de la planète, comme source alimentaire ?

01 – Très préoccupé

02 – Assez préoccupé

03 – Pas très préoccupé

04 – Pas du tout préoccupé

NON SUGGÉRÉ

99 – NSP/PR


ANNEXE B

Méthodologie

Méthodologie

Les résultats se fondent sur les questions omnibus posées lors d'un sondage Focus Canada réalisé par Environics auprès d'un échantillon représentatif de Canadiens d'âge adulte entre le 5 et le 30 juin 2007.

Élaboration des questions

Les chercheurs principaux d'Environics ont élaboré les questions du sondage conjointement avec les représentants de Pêches et Océans Canada. Les questions ont été mises à l'essai au préalable dans le cadre du sondage général avant d'être finalisées.

Sélection de l'échantillon

La méthode d'échantillonnage visait à mener environ 2 020 entrevues auprès de ménages choisis au hasard au Canada. L'échantillonnage est représentatif de la population canadienne, à l'exception des Canadiens vivant au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut ou dans des institutions (casernes des forces armées, hôpitaux, prisons).

Le modèle d'échantillonnage se fonde sur la répartition de la population en dix régions (Canada atlantique, région métropolitaine de Montréal, reste du Québec, région du Grand Toronto, reste de l'Ontario, Manitoba, Saskatchewan, Alberta, district régional de Vancouver et reste de la Colombie-Britannique) ainsi que selon quatre tailles de population (1 000 000 d'habitants et plus, de 100 000 habitants à 1 000 000 d'habitants, de 5 000 à 100 000 habitants, et moins de 5 000 habitants). Voici la répartition de l'échantillonnage final :

Répartition de l'échantillonnage
  % selon le recensement de 2001 Pondéré
N = 2 021
Non pondéré
N = 2 021
Marge d'erreur
CANADA 100 2 021 2 021 +/- 2,2 %
Canada atlantique 8 1 516 249 +/- 6,2 %
Québec 24 488 500 +/- 4,4 %
Ontario 38 771 601 +/- 4,0 %
Manitoba 4 75 125 +/- 8,8 %
Saskatchewan 3 66 124 +/- 8,8 %
Alberta 10 201 201 +/- 6,9 %
Colombie-Britannique 13 264 221 +/- 6,6 %

* Canadiens âgés de 18 ans ou plus en 2001, à l'exception des habitants du Nunavut, des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon.

Pour sa méthode d'échantillonnage, Environics a recours à un système d'appel aléatoire. Les échantillons sont sélectionnés à l'aide d'une base de données renfermant des séries de numéros de téléphone en vigueur. Ces séries se composent de blocs de 100 numéros de téléphone consécutifs et sont revues de trois à quatre fois par année après une analyse approfondie du dernier annuaire électronique paru. Chaque numéro généré fait l'objet d'une série de procédures de vérification avant d'être retenu. On recherche ensuite tous les numéros générés dans un annuaire électronique récent afin de connaître l'emplacement géographique correspondant ainsi que de vérifier s'il s'agit de numéros d'entreprise ou de numéros faisant l'objet d'un retrait des listes. Le code postal des numéros inscrits est ensuite vérifié et comparé à la liste des codes valides relatifs au groupe d'échantillons. On assigne aux numéros non inscrits le code postal le plus probable en fonction des données disponibles au sujet des numéros figurant dans le répertoire global des entreprises de services téléphoniques. Grâce à cette méthode de sélection, les numéros non inscrits et ceux inscrits après la publication de l'annuaire sont inclus dans l'échantillonnage.

Entrevues téléphoniques

Les entrevues de ce sondage ont été réalisées dans les installations centrales d'Environics à Toronto et à Montréal. Des superviseurs étaient présents sur le terrain en tout temps pour veiller au bon déroulement des entrevues et de la consignation des réponses. Dix pour cent du travail de chaque personne menant les entrevues a été surveillé directement pour en assurer la qualité selon les normes établies par l'Association de la recherche et de l'intelligence marketing (ARIM). Au moins cinq appels étaient faits à tous les ménages avant de leur assortir la mention « aucune réponse ». Dans chaque ménage rejoint, les personnes âgées de 18 ans et plus ont été choisies aléatoirement selon la méthode de la date d'anniversaire la plus récente. Cette méthode donne des résultats aussi probants que le fait d'énumérer toutes les personnes vivant sous un même toit et d'en choisir une au hasard.

Résultats

En tout, 2 021 entrevues ont été réalisées entre le 5 et le 30 juin 2007. Un échantillon de cette taille donne une erreur d'échantillonnage de plus ou moins 2,2 points de pourcentage 19 fois sur 20. La marge d'erreur est plus élevée dans le cas des résultats relatifs aux sous-groupes régionaux ou sociodémographiques de l'échantillon total.

Le taux de réponse net est de 5 p. [1] Il s'agit du nombre de répondants (participants pour lesquels une entrevue a été réalisée, participants exclus et participants en excès –2 075), divisé par le nombre de numéros n'ayant donné aucun résultat (p. ex. ligne occupée, aucune réponse : 13 165), plus le nombre de ménages ou de personnes n'ayant pas répondu au sondage (p. ex., refus de répondre, barrière de la langue ou rappels manqués : 25 784), plus le nombre de répondants (2 075) [D/(A+C+D)]. Le tableau ci-dessous présente la ventilation de tous les numéros.

Résultats
 
Échantillon total 49 144
   
Numéros non résolus (A) 13 165
Ligne occupée 451
Pas de réponse 5 103
Répondeur 7 611
   
Numéros résolus (Total moins les numéros non résolus) (B) 35 979
Hors champ (non valide ou non admissible) 8 120
Numéro d'entreprise 718
Numéro non en service 6 491
Télécopieur/modem 911
   
DANS LE CHAMP D'ENQUÊTE MAIS SANS RÉPONSE (C) 25 784
Refus – ménage 14 296
Refus – répondant 5 802
Difficultés linguistiques 1 421
Rappel manqué/répondant non disponible 3 912
Interruption (entrevue non achevée) 353
   
DANS LE CHAMP ET RÉPONDANT (D) 2 075
Non qualifié 0
Quota rempli 54
Terminée 2 021
   
TAUX DE RÉPONSE [D / (A+C+D)] 5 %

[1] Ce calcul du taux de réponse est fondé sur une nouvelle formule élaborée par l'ARIM en consultation avec le gouvernement du Canada (Travaux publics et Services gouvernementaux Canada). [ retour au texte ]