Zone de protection marine (ZPM) du Banc-des-Américains

Remarque :

Les cartes, diagrammes et coordonnées sur ce site Web sont fournis à titre indicatif seulement et ne doivent pas être utilisés pour la pêche, la navigation ou autres. Veuillez consulter le Règlement sur la zone de protection marine ou communiquer avec votre bureau régional de Pêches et Océans Canada pour obtenir les coordonnées officielles.

En bref

En bref

Carte : Zone de protection marine du Banc-des-Américains.

Carte : Zone de protection marine du Banc-des-Américains.

Ensemble de données sur les ZPM disponible.

Vidéo : Le Banc-des-Américains : un trésor de vie marine dans le golfe du Saint-Laurent. L’aire marine protégée du Banc-des-Américains se laisse découvrir grâce à de l’imagerie de très haute qualité obtenue par l’utilisation du ROPOS, un robot sous-marin téléguidé canadien.

Vidéo : Le Banc-des-Américains : un trésor de vie marine dans le golfe du Saint-Laurent.

L’aire marine protégée du Banc-des-Américains se laisse découvrir grâce à de l’imagerie de très haute qualité obtenue par l’utilisation du ROPOS, un robot sous-marin téléguidé canadien.

Emplacement

Au large de l'extrémité est de la péninsule de la Gaspésie; biorégion de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent.

Remarque :

La zone de protection marine est connue sous l'appellation « Banc-des-Américains ». Le talus sous-marin est appelé « banc des Américains ».

Contribution approximative en superficie (km2) aux objectifs de conservation marine

1 000 km2

Contribution approximative en pourcentage de couverture aux objectifs de conservation marine

0,02 %

Objectifs de conservation

Favoriser la productivité et la diversité des ressources halieutiques (espèces pêchées) ainsi que le rétablissement des espèces en péril. Ces ressources fréquentent le site en raison de la qualité de l’habitat du haut fond et des plaines adjacentes.

  1. Conserver et protéger les habitats benthiques (fond marin);
  2. Conserver et protéger les habitats pélagiques (colonne d’eau) et les espèces fourragères (proies);
  3. Favoriser le rétablissement des baleines et des loups de mer en péril.
Date de désignation

 L’Accord Canada-Québec relatif au projet conjoint d’aire marine protégée du Banc-des-Américains a été signé en mars 2019.

La zone de protection marine du Banc-des-Américains a été désignée par règlement le 6 mars 2019.

Remarque :

Le Banc-des-Américains est le premier projet conjoint visé par l’ Entente de collaboration Canada-Québec pour l’établissement d’un réseau d’aires marines protégées au Québec. Cette aire marine protégée bénéficiera d’un double statut de protection, soit celui de réserve aquatique selon la législation du Québec et celui de zone de protection marine en vertu de la Loi sur les océans du Canada. La zone de protection marine du Banc-des-Américains est la portion fédérale de la réglementation d’un projet conjoint d’aire marine protégée Canada-Québec.

Interdictions

Le Règlement sur la zone de protection marine du Banc-des-Américains interdit les activités qui perturbent, détruisent ou déplacent un organisme marin vivant quelconque ou une partie quelconque de son habitat, à moins qu’elles soient inscrites sur la liste des exceptions dans le Règlement ou approuvées par le ministre.

Contexte environnemental

La zone de protection marine du Banc-des-Américains, d’une superficie de 1 000 km2, comprend l’ensemble de l’élévation sous-marine connue sous l’appellation banc des Américains, ainsi que les plaines adjacentes. Ce banc correspond à un haut-fond qui culmine à 12 mètres de profondeur et présente deux plaines séparées par une crête abrupte.

La zone soutient une gamme extraordinaire d’habitats et d’espèces marines, et notamment une abondance d’espèces pêchées à des fins commerciales. On y trouve aussi de nombreuses espèces fourragères (proies) comme le capelan, le hareng, le lançon et le krill. La zone présente également un grand potentiel en tant qu’aire d’alimentation pour différentes espèces de poissons et de mammifères marins, et pourrait constituer un habitat important pour les populations de poissons de fond. Historiquement, ce secteur était très convoité pour la pêche.

Écosystème

Écosystème

L’aire marine protégée du Banc-des-Américains est située dans le golfe du Saint-Laurent. À proximité du cap Gaspé et de l’île Bonaventure à l’ouest, elle s’étend sur 35 km vers l’est, au large de la côte gaspésienne. L’aire marine protégée inclut le fond marin et le sous-sol jusqu’à une profondeur de 5 mètres. Elle se trouve dans la biorégion de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent et dans la zone de réglementation 4T de l’Organisation des pêches de l’Atlantique Nord-Ouest (OPANO). La formation rocheuse particulière du site, associée au courant de Gaspé qui transporte des éléments nutritifs, est à l’origine de la grande variété d’habitats et d’espèces marines qu’on retrouve dans ce secteur.

L’aire marine protégée est fréquentée par de nombreuses espèces pêchées commercialement et par des mammifères marins, notamment des espèces inscrites en vertu de la Loi sur les espèces en péril, tel que le rorqual bleu (population de l’Atlantique). Une quinzaine d’espèces de cétacés est observée chaque année dans cette région qui constitue une aire d’alimentation et une voie migratoire essentielles depuis et vers l’estuaire du Saint-Laurent. La tortue luth, une espèce en voie de disparition, est le plus grand reptile au monde et a été observée dans le secteur. Actuellement, le site abrite le loup atlantique, une espèce préoccupante. Cette espèce affectionne particulièrement les cavités rocheuses qui s’y trouvent. De plus, des espèces menacées aussi rares que les loups tacheté et à tête large ont déjà été capturées dans les environs. L’aire marine protégée est une zone importante d’alimentation, de reproduction, d’abri ou de migration pour bon nombre de ces espèces.

Offre de produire le document dans les deux langues officielles :

Ce rapport contient des termes scientifiques et techniques; il a été publié dans la langue officielle du groupe de travail ou du scientifique expert qui l’a produit. Si ce document n’est pas disponible dans la langue officielle de votre choix, veuillez communiquer avec le bureau régional du Québec à  Oceans-QC@dfo-mpo.gc.ca.

Vidéo : Le banc des Américains, un monde à découvrir, une richesse à préserver. À partir du pont d’un navire de recherche de la Garde côtière canadienne, une caméra est déployée au banc des Américains. Commence alors une découverte des paysages, de la faune et de la flore du site à des profondeurs variant de 15 à 130 mètres. On peut voir, dans l’espace de 15 à 20 mètres, des morues franches, un chaboisseau, un loup atlantique et des tanches-tautogues. De 20 à 30 mètres, on voit des anémones plumeuses puis, de 30 à 40 mètres, des anémones rouges du nord et des concombres de mer. De 40 à 60 mètres, on trouve des oursins verts et des crabes lyres. Finalement, on aperçoit des gorgonocéphales entre 60 et 130 mètres avant d’entamer la remontée.

Vidéo : Le banc des Américains, un monde à découvrir, une richesse à préserver.

Représentation de 2012 en trois dimensions de la crête (section centrale) du banc des Américains et des stations d’échantillonnage en imagerie benthique

Gestion et conservation

Gestion et conservation

Un banc des capelans observé sur la plaine de la zone de protection marine. Copyright Pêches et Océans Canada.

Un banc des capelans observé sur la plaine de la zone de protection marine. © Pêches et Océans Canada.

Le fond marin est couvert d’organismes très colorés. Copyright Pêches et Océans Canada.

Le fond marin est couvert d’organismes très colorés. © Pêches et Océans Canada.

Le but de la zone de protection marine est de favoriser la productivité et la diversité des ressources halieutiques (espèces pêchées) liées à la présence du banc des Américains et de ses plaines adjacentes ainsi que le rétablissement des espèces à statut précaire. Ce but sera atteint grâce aux objectifs de conservation suivants :

  1. Conserver et protéger les habitats benthiques (fond marin);
  2. Conserver et protéger les habitats pélagiques (colonne d’eau) et les espèces fourragères (proies);
  3. Favoriser le rétablissement des baleines et des loups de mer en péril.

Les activités commerciales les plus importantes dans le secteur sont la pêche, la navigation et les activités touristiques d’observation en mer. Une évaluation des impacts de ces activités humaines sur l’atteinte des objectifs de conservation a été réalisée.

Un plan de gestion est en voie d’élaboration. Ce plan décrira l’approche adoptée pour gérer les activités au sein de la zone. Il expliquera les principales exigences du Règlement de zone de protection marine, les activités permises et définira les priorités en matière de gestion.

Pêches et Océans Canada veillera au respect et à l’application du Règlement de zone de protection marine et des mesures de conservation. Ces actions seront menées dans le cadre du mandat et des responsabilités en vertu de la Loi sur les océans, de la Loi sur les pêches et de la Loi sur les espèces en péril ainsi que d’autres lois ministérielles sur la conservation des pêches, la protection de l’environnement, la protection de l’habitat et la sécurité maritime. Le Règlement sur la zone de protection marine sera appliqué par les agents d’application de la loi désignés conformément à l’article 39 de la Loi sur les océans et les violations seront traitées en vertu de l’article 37 de la Loi sur les océans.

Demande d’activité

Demande d’activité dans la ZPM du Banc-des-Américains

Des activités de recherche ou de suivi scientifiques, des activités de restauration de l’habitat ainsi que des activités éducatives ou de tourisme maritime commercial sont permises dans la zone de protection marine du Banc-des-Américains si le promoteur soumet un plan d’activité à Pêches et Océans Canada et qu’il reçoit l’approbation du ministre.

Lancer le processus de demande d’activité

Recherche et publications

Recherche et publications

Anémones, éponges et autres organismes fixés sur la falaise du banc des Américains. Copyright Pêches et Océans Canada.

Anémones, éponges et autres organismes fixés sur la falaise du banc des Américains. © Pêches et Océans Canada.

Afin de définir des mesures de conservation et de protection appropriées, il est nécessaire de bien connaître et localiser les habitats disponibles ainsi que les espèces présentes sur le site. Plusieurs activités de recherche ont donc été menées sur le haut fond et les plaines adjacentes au banc des Américains.

Par exemple, une équipe scientifique de Pêches et Océans Canada est montée à bord du NGCC Leim pour explorer le banc des Américains. Cette mission a permis de caractériser le fond marin et de confirmer la présence des espèces associées au site. L’équipe a utilisé un traîneau équipé d’un appareil photo et d’une caméra vidéo à haute définition pour capter des images afin de mieux connaître ce vaste territoire.

L’équipe scientifique a aussi effectué des plongées et utilisé un sous-marin téléguidé muni d'une caméra vidéo afin de scruter les escarpements de la crête abrupte du banc des Américains. Même si cette partie du site est plus difficile d’accès, elle est d’un grand intérêt puisqu’il s’agit d’habitats propices au loup atlantique.

De plus, des biologistes de Pêches et Océans Canada des régions du Québec, du Golfe et des Maritimes ont participé à une mission scientifique hors du commun en partenariat avec Oceana Canada. La mission s’est déroulée à bord du NGCC Martha L. Black et a utilisé un sous-marin ROPOS (Remotely Operated Platform for Ocean Science) afin de capturer des images et des vidéos inédits de la falaise abrupte du banc des Américains. Équipé d’un bras articulé, ce véhicule sous-marin autonome a également récolté des échantillons d’eau, d’organismes et de sédiments permettant aux scientifiques d’en connaître davantage sur cet habitat unique.

Ces missions ont permis d’établir une base d’information qui sert de référence. À la suite de la désignation, un suivi écologique et scientifique a été établit et sera réalisé. Les données récoltées seront comparées à l’état de référence, ce qui permettra de mesurer l’efficacité des mesures de conservation qui ont été mises en place lors de la désignation de la zone de protection marine. D’autres activités scientifiques sont aussi prévues dans les prochaines années pour poursuivre la caractérisation du site.

Offre de produire le document dans les deux langues officielles :

Ce rapport contient des termes scientifiques et techniques; il a été publié dans la langue officielle du groupe de travail ou du scientifique expert qui l’a produit. Si ce document n’est pas disponible dans la langue officielle de votre choix, veuillez communiquer avec le bureau régional du Québec à  Oceans-QC@dfo-mpo.gc.ca.

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