Notes d'allocution de L'honorable Keith Ashfield lors du Congrès national pour la conservation des poissons et de la faune
Ottawa (Ontario)
Bonjour. Je vous remercie de m’avoir invité au Congrès national pour la conservation des poissons et de la faune.
Le Canada a la chance d’avoir une vaste variété de ressources naturelles. Nous avons l’honneur d’en être responsables – de les protéger, d’en profiter et d’en tirer profit.
La conservation est un sujet qui revêt une très grande importance pour notre gouvernement. Je suis fier de partager la tribune aujourd’hui avec l'honorable Peter Kent, ministre de l'Environnement.
Écouter ce que les Canadiens ont à dire est quelque chose que je prends très au sérieux. Au cours de la dernière année comme ministre des Pêches et des Océans, j'ai rencontré des centaines de personnes et d'organismes d'un océan à l'autre du Canada qui m'ont fait part de nos bons coups et des améliorations que nous pourrions apporter.
Je tiens à vous assurer que notre gouvernement est à l’écoute et poursuivra son engagement auprès d'organisations comme celles qui sont représentées ici aujourd'hui, pour faire en sorte que nos systèmes appuient les priorités des Canadiens.
Il existe, partout dans ce grand pays, des organismes de conservation qui se dévouent à rétablir, conserver et protéger les pêches, et nous saluons leurs efforts. Notre gouvernement continuera de collaborer avec vous, parce qu'il reconnaît l'importance de l’expertise et des connaissances locales que vous avez à partager.
Le premier ministre a accru l’importance de cette collaboration hier en annonçant la création d’un nouveau Comité consultatif de la chasse et de la pêche à la ligne. Ce comité permettra d’assurer que les futures pratiques de conservation sont fondées sur la rétroaction des Canadiens qui possèdent une longue tradition en matière de conservation.
Lorsque je pense à nos pêches, nous avons une tout aussi longue tradition. Au Canada, les pêches contribuent de façon très importante à l’économie. À elles seules, les pêches récréatives contribuent près de 8,4 millions de dollars aux économies locales à travers le pays.
Le poisson et les fruits de mer constituent l'un des principaux produits alimentaires exportés par le Canada et que le secteur emploie environ 80 000 Canadiens pour la pêche commerciale, l'aquaculture et la transformation.
Notre gouvernement comprend aussi l'importance que revêt la pêche pour les peuples autochtones du Canada. Nous nous sommes engagés à protéger le droit des peuples autochtones à la pêche à des fins alimentaires, sociales et rituelles.
Comme vous le savez, nous avons trois principaux objectifs stratégiques — des secteurs et des pêches maritimes prospères, des écosystèmes aquatiques durables et des eaux sécuritaires et sécurisées.
Nous continuerons d'améliorer nos activités et notre façon d'assurer la conservation, la protection et la durabilité des pêches canadiennes.
Dans le cadre du dernier budget, nous avons proposé d’importants changements à la Loi sur les pêches qui permettront d’assurer la durabilité des pêches du Canada pour les générations à venir, tout en offrant plus de clarté pour les personnes qui travaillent dans des domaines touchant l’eau.
Il s'agit d'une approche sensée et pratique pour gérer les risques réels et importants qui menacent les pêches et l’habitat qui les soutient, tout en réduisant le plus possible les restrictions qui touchent les activités courantes et quotidiennes qui ont peu ou pas de conséquences pour la productivité des pêches du Canada.
En vertu des règles actuelles, toutes les étendues d'eau où les poissons vivent ou pourraient vivre sont assujetties aux mêmes règlements et évaluations, peu importe leur taille, leur environnement ou leur contribution à la pêche. À notre avis, cela n’a pas de sens et, franchement, nous estimons que la majorité des Canadiens partagent cette opinion.
Les groupes voués à la conservation du poisson et de la faune, comme les vôtres, ont été des partenaires – et vous m’avez fait savoir que nous n’utilisons pas nos ressources de façon efficace et qu’il existe de meilleures façons de protéger les zones humides, les rivières, les lacs et les océans.
Nous croyons qu’en améliorant nos partenariats, en particulier avec les groupes voués à la conservation du poisson et de la faune, nous pouvons renforcer notre capacité collective de protéger ces importants espaces naturels.
Pour les pêcheurs à la ligne, les changements proposés apporteront une amélioration importante, c'est-à-dire que, pour la première fois, nous allons reconnaître l'importance des pêches récréatives dans la législation et nous les protégerons, elles et les poissons qui la rendent possible.
Pour les groupes voués à la conservation, la nouvelle loi permettra de désigner et protéger les zones essentielles pour l'écologie. Nous pourrons également conclure des accords avec, entre autres, des groupes voués à la protection, pour qu'ils puissent prendre des mesures de façon efficace pour améliorer la protection des pêches.
Nous n’aurons plus recours à des processus d’approbation longs pour les projets d’amélioration de l’habitat dans le cadre de ces partenariats. Les changements proposés doivent aussi assurer de meilleurs mécanismes de conformité et d’application de la loi, y compris des sanctions conformes à la Loi sur le contrôle d’application de lois environnementales, de même que de meilleurs outils de gestion des espèces aquatiques envahissantes.
Pour les provinces et les territoires, les nouvelles mesures permettraient d'établir d'autres partenariats afin que ces deux ordres de gouvernements puissent bien collaborer.
Tous ces nouveaux partenariats devraient nous permettre d’apporter des changements tangibles aux pêches importantes pour le Canada et les Canadiens. Nous savons que des stocks et des écosystèmes aquatiques en santé sont la clé pour assurer des pêches stables et prospères.
Avant de conclure, je désire vous parler d’une initiative que j’étais fier d’annoncer lundi dernier. Comme la plupart d’entre vous le savent, la carpe asiatique pourrait s’introduire dans les Grands Lacs si nous ne sommes pas vigilants.
Une brèche pourrait signifier des répercussions graves sur certains des écosystèmes du Canada les plus vulnérables. C’est pourquoi nous sommes heureux d’annoncer, au nom du premier ministre Stephen Harper, que notre gouvernement investira 17,5 millions de dollars sur 5 ans pour assurer que cette espèce reste à l’extérieur de nos écosystèmes.
Ces sommes nous permettront de nous concentrer sur nos quatre activités clés : la prévention, la détection précoce, l’intervention rapide et les activités de lutte. Ensemble, ces mesures permettront d’avancer vers l’atteinte de notre but ultime d’empêcher la carpe asiatique de s’introduire et de s’établir dans les cinq Grands Lacs.
Nous poursuivons notre collaboration avec vos homologues américains pour trouver une solution au risque que représente l’introduction de la carpe asiatique dans les Grands Lacs.
Mesdames et Messieurs, j’ai hâte de travailler avec vous au cours des prochaines années à assurer que l’une des ressources importantes du pays – nos pêches – reste protégée.
Nous mettrons en place des règles claires et pratiques axées sur les priorités des Canadiens. Ainsi, nous permettrons la conservation et la protection des pêches du Canada afin qu’elles contribuent au mode de vie des Canadiens pour les générations à venir.
Merci.
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