Le saviez-vous?
Les activités coordonnées d'application de la loi réalisées par les membres de la Commission, connues sous le nom d'Opération « filet dérivant en haute mer » (High Seas Driftnet), ont permis de réduire de plus de 80 % les activités de pêche illicite, non déclarée et non réglementée dans les secteurs hauturiers du nord de l'océan Pacifique depuis le sommet atteint en 1999.
But
L’objectif de la Commission des poissons anadromes du Pacifique Nord est de promouvoir la conservation des stocks anadromes dans la zone de la convention par la mise en place de mesures de conservation, par la promotion de la recherche scientifique sur les espèces anadromes et par l’application de restrictions relatives aux activités de pêche. À l’heure actuelle, toute activité de pêche dirigée sur les stocks anadromes est interdite dans la zone visée par la convention.

Crédit photo: Commission des poissons anadromes du Pacifique Nord. La carte est disponible en anglais seulement.
La zone de gestion de la Commission des poissons anadromes du Pacifique Nord est constituée de l’océan Pacifique Nord et des mers adjacentes, au nord du 33 ° de latitude nord, au-delà de la zone économique exclusive de 200 milles des États côtiers
OBJECTIFS DU CANADA
Voici les objectifs du Canada en vue de la réunion annuelle de 2011 :
- Se pencher sur les deux priorités de longue date de la Commission :
- La collaboration des parties contractantes en matière de surveillance et d'application de la loi pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée du saumon dans les secteurs hauturiers du nord de l'océan Pacifique.
- Échanger de l'information scientifique pour accroître la compréhension de l'influence des changements climatiques et des conditions maritimes sur le saumon du Pacifique.
- Créer des règles de procédures pour mettre sur pied une liste des navires qui pratiquent la pêche illégale, non déclarée et non réglementée fait aussi partie des objectifs prioritaires du Canada dans le cadre de cette réunion.
POINTS QUI FERONT L’OBJET DE DISCUSSIONS
- La mise en œuvre des recommandations de l'examen du rendement prises lors de la réunion de 2010.
- Les répercussions potentielles sur les stocks sauvages de la libération de saumons d'écloseries dans le nord de l'océan Pacifique.
- Les membres de la Commission des poissons anadromes du Pacifique Nord investissent beaucoup dans les écloseries chaque année.
- De nouveaux projets de recherche décrits dans le plan scientifique de 20112015, adopté au cours de la réunion annuelle de 2010, amélioreront notre compréhension de la capacité de charge du nord du Pacifique à produire du saumon. Des discussions porteront également sur les mécanismes de migration et de survie des saumons juvéniles dans les écosystèmes marins, les impacts du climat sur la production de saumon du Pacifique dans la mer de Béring et dans les eaux adjacentes et la survie en hiver du saumon du Pacifique dans les écosystèmes du nord de l'océan Pacifique.
- Des scientifiques de Pêches et Océans Canada étudient les origines de la variabilité de l'abondance de saumon depuis plus d'une décennie. Ils ont établi un lien entre les écarts dans le total des retours et la survie des saumons juvéniles dans le détroit de Georgie et le golfe d'Alaska.
- Après la réunion, le Canada accueillera un atelier sur la forte abondance du saumon rose et du saumon kéta.
Le poisson anadrome naît en eau douce, comme les rivières, migre vers l’océan où il devient adulte, puis revient en eau douce pour frayer. La Commission des poissons anadromes du Pacifique Nord se charge de gérer les espèces suivantes : le saumon kéta, le saumon coho, le saumon rose, le saumon rouge, le saumon quinnat, le saumon japonais et la truite arc-en-ciel.
La Commission des poissons anadromes du Pacifique Nord compte actuellement cinq parties contractantes : le Canada, le Japon, la Russie, la République de Corée et les États-Unis.
La Commission des poissons anadromes du Pacifique Nord apporte certains avantages aux scientifiques du Canada :
- Un accès à des données et résultats de recherches scientifiques d’autres pays, qui, autrement, ne seraient pas accessibles aux scientifiques canadiens en temps opportun, voire pas du tout.
- La possibilité de mener des initiatives de recherche collectives et coordonnées afin de comprendre dans quelle mesure les stocks de poissons anadromes peuvent se développer dans la zone de la convention, de déterminer les facteurs environnementaux du milieu marin (comme le changement climatique) qui affectent la survie du saumon, et de contribuer à la bonne gestion des pêches.
- Pour des raisons de conservation, les membres n’autorisent aucune pêche dirigée sur les stocks de poissons anadromes dans la zone de la convention depuis l’entrée en vigueur de la convention en 1993.
- La Commission des poissons anadromes du Pacifique Nord a largement réussi à éliminer les activités de pêche au filet dérivant en haute mer des pays non membres qui visaient directement ou indirectement les poissons anadromes dans les zones hauturières.
- Le travail scientifique de la Commission des poissons anadromes du Pacifique Nord consiste à explorer de grandes questions scientifiques liées aux stocks de poissons anadromes dans la zone de la convention, notamment en ce qui concerne les régimes de productivité, le changement climatique ou la compréhension de la biologie et de l’écologie des salmonidés dans d’importantes régions géographiques, comme la mer de Béring. De telles données sont utiles à la conservation des stocks de poissons anadromes, puisque la Commission des poissons anadromes du Pacifique Nord n’a pas le mandat de fixer ou de gérer des allocations de capture propres à un stock précis.
Rôle de chef de file du Canada
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Le Canada travaille en collaboration avec les États-Unis et la Corée afin d’élaborer des règles de procédure relatives à une liste des bateaux s’adonnant à une pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Leur objectif est de pouvoir soumettre, pour adoption, une proposition à la Commission des poissons anadromes du Pacifique Nord lors de sa réunion annuelle en octobre 2011. L’élaboration de cette liste est une priorité pour le Canada et un pas dans la bonne direction pour la Commission.
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