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Coup d'œil sur la chasse au phoque au Canada

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Durable

Le graphique suivant montre les estimations de la population totale de phoques du Groenland de l’Atlantique Nord-Ouest de 1952 à 2013. La population de phoques du Groenland a cru pour atteindre approximativement 7,3 millions de bêtes, soit 3 fois plus que dans les années 1970.

Estimations de la population totale de phoques du Groenland de l’Atlantique Nord-Ouest de 1952 à 2012

diagramme
Population estimative de phoques du Groenland (lignes pointillées = limite de confiance de 95 %)

Approche de précaution

L’approche de précaution requiert d’agir avec prudence en l’absence de données scientifiques sûres, fiables ou pertinentes, dans l’objectif qu’une population demeure au-dessus d’un point de référence scientifique préétabli.

Le total autorisé des captures est établi chaque année d’après l’approche de précaution et repose sur le plus récent avis scientifique (changements dans les taux de reproduction, effets des changements climatiques, état des glaces, etc.). Les populations estimatives sont revues chaque année dans le cadre d'un processus d'examen scientifique par les pairs, qui comprennent des chercheurs du MPO ainsi que des spécialistes du milieu universitaire, d'organisations non gouvernementales et, dans certains cas, de l'industrie. Ces estimations sont fondées sur des renseignements provenant de diverses sources, notamment le survol régulier des zones de mise bas et de reproduction, la collecte et l'analyse d'échantillons (p. ex., les taux de reproduction), et le dénombrement effectué tous les trois ou quatre ans. 

Écosystèmes

Nous savons que le phoque évolue dans un écosystème très complexe, et les scientifiques canadiens continuent d’étudier la relation entre les phoques du Groenland et les autres espèces avec lesquelles ils interagissent, y compris certaines espèces faisant l’objet d’une pêche commerciale au Canada, comme la morue de l'Atlantique.

Un seul phoque du Groenland peut consommer jusqu’à une tonne de nourriture (principalement des poissons et des invertébrés) par an, dont environ la moitié provient des eaux du sud du Canada. Un phoque gris consomme environ une à deux tonnes de nourriture par année (de 3 à 6 kg par jour), qui provient uniquement des eaux du sud du Canada. Bon nombre d'autres recherches seront nécessaires, mais nous savons que le phoque gris du sud du golfe du Saint-Laurent limite grandement le rétablissement d'importants stocks de morue de la région.

Sans cruauté

Le processus en trois étapes a été élaboré et mis en œuvre en fonction des recommandations du Groupe de travail de vétérinaires indépendants.

Les chasseurs de phoque sont tenus de suivre un processus en trois étapes rigoureux, qui est aussi sans cruauté – sinon plus – que la plupart des autres méthodes d’abattage d’animaux sauvages ou d’animaux domestiques utilisées dans le monde. Ce processus permet de s’assurer que les phoques sont mis à mort rapidement et sans cruauté.

Ce processus en trois étapes est prescrit dans le Règlement sur les mammifères marins du Canada et s’applique à tous les chasseurs de phoque qui détiennent un permis de chasse commerciale ou un permis de chasse à des fins personnelles. Le Règlement prévoit aussi que seuls les phoques qui ont atteint l’âge de l’autonomie peuvent être abattus. Au Canada, il est illégal de chasser de jeunes phoques, appelés « blanchons » ou « dos bleus ».

Rigoureusement réglementée et surveillée

Dans une décision de la Cour de 2008, un chasseur de phoque a reçu une amende de 25 000 $ et s’est vu interdire la participation aux premiers jours (qui sont les plus lucratifs) de la chasse de 2009.

Canadian Fishery Officer

Les agents des pêches canadiens surveillent étroitement la chasse pour assurer le respect du règlement et des conditions des permis. Ils effectuent des patrouilles et des inspections régulières en mer et à quai ainsi qu’une surveillance aérienne, et misent sur l'aide d'observateurs professionnels indépendants déployés en mer ainsi que sur les renseignements transmis par le public. Les infractions sont prises très au sérieux; les sanctions peuvent comprendre l'imposition d'amendes, la saisie des prises ou de l’équipement, et la suspension du permis.

Une équipe très mobile, chargée de l’application de la loi, maintient une présence sur les banquises, en tout temps, tout au long de la saison de la chasse au phoque, avec l’aide de la Garde côtière canadienne et l’appui des corps de police locaux.

Importante au plan économique et social

« Mes prises, quand elles sont bonnes, représentent jusqu’à 30 % de mon revenu… Juste aux îles de la Madeleine, 900 permis de chasse au phoque ont été délivrés. Et 900 permis, c’est 900 familles. » Denis Longuépée, chasseur de phoque, îles de la Madeleine, Québec

Sealer

Dans les collectivités côtières isolées et du Nord canadien, la chasse au phoque constitue un volet important du mode de vie et une source de revenus essentielle pour des milliers de familles. Outre la fourrure, les phoques sont une source de viande et d’huile riche en acide gras oméga-3. Le revenu tiré de cette activité représente un fort pourcentage du revenu annuel des chasseurs.

Connaissez les faits et décidez par vous-même!