Cétacés (baleines, dauphins et marsouins)

Le terme scientifique « cétacés » désigne le groupe de mammifères marins comprenant les baleines, les dauphins et les marsouins. Selon la World Cetacean Database (base de données mondiale sur les cétacés) de 2016, il existe plus de 90 espèces de cétacés qui vivent dans les océans, les lacs et les rivières du monde entier.

Les cétacés sont des animaux marins magnifiquement adaptés à la vie aquatique : leur corps est hydrodynamique et ils ne possèdent pas de pattes arrières, et leurs ailerons pectoraux en forme d'avirons et les lobes de leur nageoire caudale leur permettent de se propulser puissamment dans l'eau. Ils respirent à travers un ou deux évents se trouvant au sommet de leur crâne. Sous leur peau, une couche de gras appelée « pannicule », ou lard, les protège du froid dans les eaux glaciales. Une des caractéristiques les plus remarquables des cétacés est l'organe leur permettant de se nourrir.

Toutes les espèces de baleines, de dauphins et de marsouins peuvent être divisées en deux sous-ordres :

les cétacés à dents(Odontocètes)

Les cétacés à dents utilisent leurs dents pour attraper leurs proies, principalement des poissons et des calmars. Les cétacés à dents comprennent notamment le cachalot macrocéphale, les baleines à bec, tous les dauphins ainsi que tous les marsouins.

Les espèces suivantes de cétacés à dents comptent parmi celles qui se trouvent en eaux canadiennes :

les cétacés à fanons (Mysticètes)

Les cétacés à fanons sont dépourvus de dents. Leur bouche fonctionne comme une passoire géante : des centaines de lames longues et raides, les fanons, pendent de leur mâchoire supérieure. Ces fanons, qui sont faits d'une substance semblable à celle de nos ongles, se chevauchent et sont garnis de poils, comme une brosse.

Presque tous les grands cétacés possèdent des fanons mais la plupart d'entre eux se nourrissent de petits poissons et de petits crustacés qui ressemblent à des crevettes (le krill) et qui se rassemblent en énormes essaims sous la surface de l'eau. Les cétacés à fanons se répartissent en trois groupes, ou familles : les Balaenidés, les Balaenoptéridés, ou rorquals, et les Eschrichtidés.

Les espèces suivantes de cétacés à fanons comptent parmi celles qui se trouvent en eaux canadiennes :

Conservation

Les baleines constituent un symbole international de conservation de la faune. Là où autrefois les chasseurs étaient à l'œuvre avec leurs harpons, on voit maintenant des amateurs de baleines à l'affût derrière leurs caméras. Pour le Canada, l'observation des baleines est devenue une industrie touristique qui rapporte des millions de dollars, attirant des milliers de visiteurs chaque année.

Lorsque le Canada a mis un terme à toutes les activités commerciales de chasse à la baleine en 1972 à titre de mesure de conservation, les grandes baleines étaient menacées de disparition presque partout dans le monde. En 1982, la Commission baleinière internationale a déclaré un moratoire (interdiction de pratique) partout dans le monde sur toute chasse commerciale à la baleine.

Bien qu'aucune espèce de baleines n'ait complètement disparu dans les temps modernes, certaines, comme la baleine grise du Pacifique, ont échappé de peu à cette destinée. Même de nos jours, l'avenir de la baleine noire de l'Atlantique Nord est incertain.

Mais un avenir à l'abri de tout danger pour les baleines n'est pas encore garanti. La croissance démographique s'accompagne d'une augmentation des pressions qui s'exercent sur les océans et les animaux qui y vivent. Certaines de nos activités qui nuisent aux baleines sont :

  • la pollution du milieu marin par des produits chimiques et le bruit;
  • l’emmêlement et la capture accidentelle dans des engins de pêche;
  • les collisions avec des navires;
  • les perturbations humaines durant des activités essentielles, comme l'alimentation, l'allaitement des baleineaux et le repos

Il est difficile de savoir à quel point certaines de nos activités nuisent aux baleines. Afin d'offrir la meilleure protection aux baleines, nous devons continuer à apprendre tout ce que nous pouvons sur elles. Il n'est heureusement pas nécessaire de tuer ni de capturer les baleines pour les étudier car, au cours des 25 dernières années, des scientifiques ont mis au point des techniques spéciales de photo-identification, d’acoustique, de marquage et de repérage afin de mieux comprendre les activités quotidiennes des baleines.

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