Foire aux questions

Observation des mammifères marins en toute sécurité

1. Quelles sont les règles en matière d’observation des mammifères marins et d’interaction avec eux au Canada?

Répondre :

Le Règlement sur les mammifères marins de la Loi sur les pêches interdit le harcèlement des mammifères marins, sauf lorsque leur pêche est autorisée par ledit règlement. La Loi sur les espèces en péril interdit de blesser ou de harceler une espèce inscrite sur la liste des espèces en voie de disparition ou menacées.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le Règlement sur les mammifères marins, veuillez consulter le site suivant : http://laws-lois.justice.gc.ca/fra/reglements/DORS-93-56/index.html

Pour en savoir davantage sur la Loi sur les espèces en péril, veuillez consulter le site suivant : http://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/s-15.3/

Pêches et Océans Canada et la Garde côtière canadienne souhaitent rappeler au public de ne pas s’approcher des mammifères marins à moins de 100 mètres, car en procédant de la sorte il pourrait causer des perturbations ou des blessures à l’animal.

Pour les lignes directrices générales à respecter lorsqu’on se trouve à proximité d’un mammifère marin, veuillez consulter le site suivant : https://www.notmar.gc.ca/publications/annual-annuel/section-a/a5-fr.php

Pour des conseils sur l’observation des baleines pour les plaisanciers, veuillez consulter le site suivant : http://www.dfo-mpo.gc.ca/fm-gp/mammals-mammiferes/whale-watching-observation-baleines-fra.html

2. Pourquoi est-il dangereux de s’approcher d’un mammifère marin?

Répondre :

Le fait de harceler les mammifères marins (p. ex. les baleines, marsouins, dauphins, phoques, otaries, loutres de mer et morses) peut leur causer du tort et des blessures, et peut également avoir pour effet de perturber leurs comportements naturels, notamment leur alimentation et leur socialisation. Soyez prudent et courtois lorsque vous vous approchez des secteurs où la faune marine est supposée ou réputée être présente. N’oubliez pas de réduire votre vitesse, de regarder dans toutes les directions avant de planifier votre approche ou votre départ et de limiter votre observation à une période recommandée de 30 minutes. Abstenez-vous d’encercler les mammifères marins et de vous mettre sur leur chemin. Ce sont des animaux sauvages qui peuvent afficher un comportement imprévisible, et le fait de maintenir une distance assure non seulement leur bien-être, mais aussi le vôtre.

3. Dans quelle mesure les navires peuvent-ils s’approcher d’un mammifère marin?

Répondre :

D'une manière générale, pour ne pas déranger un mammifère marin, évitez de vous en approcher ou de placer votre navire à moins de 100 mètres/verges (0,054 mille marin) de lui. Dans certaines zones, notamment les zones de protection marines, et pour certaines espèces en péril, d'autres distances d'approche et de positionnement peuvent être nécessaires et réglementées. (Vérifiez auprès des autorités locales en cas de doute.) La présente ligne directrice s'applique à tous les types de navires, y compris, mais sans s'y limiter, les bateaux, les kayaks, les planches à bras et les motomarines. Ne touchez pas aux mammifères marins et ne nagez pas en leur compagnie.

4. Que faire si un mammifère marin s’approche de votre navire?

Répondre :

Si cela se produit, éloignez-vous prudemment et réduisez votre vitesse à moins de 7 nœuds si vous vous trouvez à moins de 400 mètres/verges (0,215 mille marin) du mammifère marin le plus proche. Il est important d’éviter les changements de cap abrupts. Pour votre sécurité et celle des mammifères marins, mettez le moteur au point mort et laissez passer le mammifère marin. Méfiez-vous des mammifères marins, même de ceux qui paraissent calmes et amicaux. Éloignez-vous de leur queue. Attendez d’être à plus de 400 mètres (0,215 mille marin) du mammifère marin avant de reprendre lentement votre vitesse.

5. Quelles sont les conséquences liées au non-respect de ces règles?

Répondre :

Quiconque contrevient au Règlement sur les mammifères marins peut être reconnu coupable d’une infraction et s’exposer à une peine aux termes de l’article 78 de la Loi sur les pêches. Ces règles en vigueur sont prises au sérieux.

Quiconque contrevient à la Loi sur les pêches ou à ses règlements commet une infraction et encourt, sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire, une amende maximale de 100 000 dollars et un emprisonnement maximal d’un an, ou l’une de ces peines. Quiconque contrevient à la Loi sur les pêches et est condamné pour un acte criminel encourt une amende maximale de 500 000 dollars et une peine d’emprisonnement d’une durée maximale de deux ans, ou l’une de ces peines (art. 78 de la Loi sur les pêches). Quiconque contrevient à la Loi sur les espèces en péril ou à ses règlements commet une infraction et encourt, sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire, une amende maximale de 50 000 dollars et un emprisonnement maximal d’un an, ou l’une de ces peines. Quiconque contrevient à la Loi sur les espèces en péril et est condamné pour un acte criminel encourt une amende maximale de 250 000 dollars et une peine d’emprisonnement d’une durée maximale de cinq ans, ou l’une de ces peines (art. 97 de la Loi sur les espèces en péril).

6. Comment les navigateurs peuvent-ils signaler les observations?

Répondre :

Pour signaler des observations d’animaux vivants et en santé, signaler une observation ou un incident.

Cétacés

1. Quelle est la baleine la plus grosse du monde et quelle est la plus petite?

Répondre :

La plus grosse baleine, et de loin, est le rorqual bleu (ou grande baleine bleue), qui est également le plus gros animal (dinosaures compris) connu sur Terre. Le rorqual bleu de l'Antarctique est généralement plus gros que celui des mers du Nord, atteignant jusqu'à 30 mètres de longueur et pesant jusqu'à 160 tonnes, soit le poids total de 24 éléphants! Les plus petits cétacés sont les marsouins côtiers, qui mesurent rarement plus de 2 mètres et ne pèsent pas plus de 45 kilos.

2. Quelle vitesse les cétacés peuvent-ils atteindre?

Répondre :

Selon les mesures de vitesse prises par les chercheurs, certains dauphins et marsouins peuvent pousser des pointes jusqu'à plus de 40 km/h, et même aller au‑delà quand ils sont poussés par la vague d'étrave d'un navire. Les grandes baleines à fanons ne s'en laissent pas imposer non plus sur ce plan. Les rorquals comme le rorqual bleu et le rorqual du Nord peuvent filer à 30-35 km/h.

3. Comment une baleine fait-elle pour respirer?

Répondre :

Les baleines respirent à travers un ou deux évents situés sur le dessus de la tête. Quand la baleine plonge, une structure spéciale ou une valvule formant une sorte de bouchon de chair empêche l'eau de pénétrer dans l'évent. Quand la baleine apparaît à la surface, les muscles entourant l'évent se contractent afin d'ouvrir le bouchon. La baleine rejette l'air vicié qu'elle contient et inspire de l'air frais très rapidement. La respiration d'un rorqual à bosse, par exemple, peut prendre quelques secondes seulement. Pour cela, la baleine expulse l'air de ses poumons à plus de 480 km/h! Quand les humains respirent, ils ne remplacent habituellement que 25 % de l'air contenu dans leurs poumons. Mais les humains ne vivent pas dans l'eau. Pour combler leurs besoins en oxygène, les baleines doivent remplacer jusqu'à 90 % de leur provision d'air à chaque respiration.

4. Qu'est-ce qui forme le « souffle » d'une baleine?

Répondre :

Certains pensent que le souffle est formé par l'eau entourant l'évent qui est projetée dans l'air. Les choses ne sont peut-être pas aussi simples que cela. Quand l'air chaud est expulsé par l'évent, il se refroidit lorsqu'il vient en contact avec l'air extérieur. Ce refroidissement entraîne la formation de gouttelettes (condensation), que l'on voit sous forme de vapeur. On pense aussi que l'air expiré renferme des sécrétions provenant des voies respiratoires de la baleine. Quelle que soit l'explication, il n'y a rien qui puisse se comparer à l'odeur de poisson en décomposition qui se dégage du souffle d'une baleine!

5. À quelle profondeur les baleines peuvent-elles plonger?

Répondre :

Le record de profondeur de plongée chez les cétacés appartient au cachalot, lorsqu'il est en quête de calmars et de poissons de fond. Des cachalots ont été trouvés enchevêtrés dans des câbles sous-marins à des profondeurs de 1 000 mètres, et des sonars en ont repéré à 2 000 mètres. Ces cétacés peuvent même descendre jusqu'à 3 000 mètres de profondeur. Le cachalot peut rester en plongée pendant une heure et plus, mais une autre espèce marine, la baleine à bec commune, est connue pour ses plongées pouvant durer jusqu'à deux heures.

6. Comment les baleines savent-elles s'orienter pendant leur migration?

Répondre :

Personne ne le sait vraiment. Peut-être peuvent-elles reconnaître des repères sous‑marins ou des courants familiers dans l'eau. Elles peuvent détecter les sons, au moyen d'une sorte de sonar, par exemple le bruit du ressac. Ou peut-être qu'elles utilisent un certain sens que nous ne possédons pas et que nous ne pouvons donc pas comprendre. Certains scientifiques pensent que les cétacés utilisent le champ magnétique de la Terre pour retrouver leur chemin. Un composé appelé magnétite a en effet été trouvé dans le cerveau de certains cétacés, ainsi que chez d'autres animaux connus pour l'amplitude de leurs déplacements migratoires. On a découvert l'existence de nombreuses lignes de force magnétique au fond des océans. Les rorquals communs en migration semblent suivre ces routes pendant leurs migrations du printemps et de l'automne.

7. Comment expliquer les échouages de baleines?

Répondre :

Voilà encore un autre mystère concernant les baleines. Beaucoup de gens ont leur théorie, mais la vérité, c'est que nous ne savons pas pourquoi des groupes imposants de cétacés vont s'échouer sur les plages. Même lorsqu'on les remorque au large, certains individus vont revenir s'échouer. L'échouage est un phénomène plus fréquent chez les baleines à dents, qui sont très grégaires, comme le globicéphale noir et certains dauphins et marsouins. Même l'épaulard peut s'échouer. En 1945, un groupe de vingt individus est venu se jeter sur le rivage de la côte ouest de l'île de Vancouver. Ils sont tous morts. Une baleine peut s'échouer parce qu'elle s'est perdue. Il arrive aussi qu'un membre d'un groupe soit malade et qu'il s'échoue, imité ensuite par les autres membres du groupe. Les nécropsies de cétacés échoués ont révélé que certains étaient malades ou blessés. D'autres étaient infestés de parasites dans la tête, ce qui les aurait peut-être désorientés. Mais dans bien des cas, ces animaux ne présentaient aucune anomalie apparente.

8. Pourquoi la plupart des baleines échouées meurent-elles généralement?

Répondre :

Bien que les baleines respirent de l'air, leur organisme n'est pas adapté à la vie sur terre. Dans l'océan, le corps massif d'une baleine est supporté par l'eau. Sur terre, la gravité a préséance et la baleine ne peut pas respirer facilement sous son propre poids. De plus, les caractéristiques thermiques propres aux cétacés, qui permettent à ceux-ci de conserver leur chaleur dans l'eau, leur sont très néfastes sur terre. La baleine ne peut pas évacuer son excès de chaleur assez vite et elle commence à « cuire » sur place. Les baleines échouées sont aussi vulnérables aux insolations et à d'autres problèmes de peau causés par un séjour prolongé hors de l'eau. Le stress est aussi un facteur déterminant. Imaginez comment vous vous sentiriez si vous faisiez naufrage en pleine mer pendant un certain temps!

9. Pourquoi les cétacés font-ils des sauts hors de l’eau?

Répondre :

Les cétacés présentent de nombreux comportements fascinants. Ils peuvent sautiller en sortant la tête de l'eau, ou taper à la surface avec leur nageoire caudale. Ils peuvent nous donner bien d'autres spectacles, mais le plus époustouflant est peut-être le saut hors de l’eau, où la baleine saute carrément en dehors de l'eau et plonge tête première. Seule la baleine sait à coup sûr pourquoi elle saute de cette façon, mais voici quelques explications possibles. Il peut s'agir d'un signal pour les baleines des environs. Cela peut servir à se débarrasser des parasites, comme les balanes ou les poux de mer. Ou bien c'est une façon de jeter un coup d'œil aux alentours. Mais peut-être est-ce simplement pour s'amuser que la baleine bondit ainsi hors de l'eau!

10. Comment les chercheurs s'y prennent-ils pour étudier les baleines dans leur milieu naturel?

Répondre :

Il n'est pas facile d'étudier des animaux qui vivent dans l'immensité des océans et passent jusqu'à 95 % de leur temps sous l'eau. Autrefois, la chasse à la baleine était la principale source d'information, mais les spécimens étudiés étaient morts. De nos jours, nous n'avons pas besoin de tuer ni même de capturer les baleines pour les étudier. Nous entrons dans leur univers à l'aide de techniques diverses. L'observation patiente est la méthode fondamentale – des heures et des heures d'observation, à consigner les détails même les plus insignifiants. La photo-identification est une autre méthode d'étude. L'épaulard, le rorqual à bosse, la baleine grise et certains dauphins sont parmi les espèces qui peuvent être photographiées et identifiées individuellement grâce aux marques, aux cicatrices et à la coloration particulière de chaque sujet. Pour écouter le « bavardage » des baleines, les chercheurs immergent des microphones sous-marins, ou hydrophones. Dans certaines régions, comme à Hawaï, des chercheurs ont des permis spéciaux pour enregistrer des bandes vidéo sous l'eau. Ailleurs dans le monde, des chercheurs essaient différentes méthodes de marquage et de radio-repérage. D'autres mènent des études génétiques sur de minuscules échantillons de peau prélevés sans faire de mal aux baleines. Toutes ces techniques ont pour but d'éviter de perturber les baleines, dans la mesure du possible. Même les baleines qui sont déjà mortes quand elles échouent sur une plage peuvent nous aider à comprendre leurs congénères. Les échantillons de tissus peuvent souvent nous donner des détails sur des aspects tels que le régime alimentaire, les parasites et les toxines présentes dans l'environnement.

11. Comment dois-je faire pour devenir cétacéologiste?

Répondre :

Il faut étudier fort. Pour être un chercheur spécialiste des baleines, il faut faire de nombreuses années d'études et travailler dur. Il ne s'agit pas d'un emploi aussi prestigieux qu'on l'imagine selon les documentaires télévisés, car les baleines peuvent être très difficiles à trouver et la mer n'est pas toujours calme. Les chercheurs spécialistes des baleines passent beaucoup de temps à analyser des données dans un bureau ou un laboratoire. D'ailleurs, il est souvent difficile de trouver des fonds pour appuyer la recherche. La plupart de ces chercheurs ont au moins un baccalauréat en sciences et beaucoup poursuivent leurs études afin d'obtenir une maîtrise ou un doctorat en biologie. Pour décrocher ces diplômes, il faut passer bien des années à faire des recherches sous la supervision d'un chercheur chevronné. Cela aide à apprendre les techniques spéciales utilisées pour l'étude des baleines et de leur comportement. Il s'agit d'un travail gratifiant qui permet de faire de nouvelles découvertes, car de nombreux aspects différents des baleines peuvent être étudiés.

12. Quels lois et règlements sont en place au Canada pour protéger les baleines?

Répondre :

Au Canada, les baleines sont protégées en vertu du Règlement sur les mammifères marins de la Loi sur les pêches. Certaines espèces reçoivent une protection supplémentaire par le biais de la Loi sur les espèces en péril.

13. La chasse commerciale à la baleine est-elle autorisée au Canada?

Répondre :

Non. Le Canada a mis un terme à toutes les activités de chasse commerciale à la baleine en 1972 à titre de mesure de conservation.

14. Comment puis-je contribuer à protéger les baleines?

Répondre :

Tout ce qui peut aider à protéger l'environnement va contribuer à protéger les baleines. Plus nous en apprenons sur les besoins des différents cétacés et leur habitat, plus nous sommes en mesure de les protéger. Une façon de le faire est de faire partie d'organisations axées sur la conservation, qui financent ou mènent des recherches sur les baleines. Dans bien des cas, on peut se porter bénévole. De cette façon, on en apprend beaucoup tout en agissant concrètement pour protéger les baleines et l'environnement en général. Il y a beaucoup de travail à faire et chaque personne compte! Communiquez avec la bibliothèque de votre localité où l'on vous donnera le nom de ces organisations.

Tortues marines

1. Combien d'espèces de tortue marine existe-t-il et quel est leur nom?

Répondre :

Il existe sept espèces de tortue marine dans le monde : la tortue luth, la tortue franche (appelée aussi tortue verte), la caouanne, la tortue imbriquée, la chélonée olivâtre, la chélonée de Kemp (appelée aussi tortue de Riddley) et la chélonée à dos plat.

2. Quelles espèces de tortue marine se trouvent en eaux canadiennes? Est-ce qu'elles pondent sur nos plages?

Répondre :

Quatre espèces de tortue marine fréquentent les eaux canadiennes. Ce sont la tortue luth, la caouanne, la chélonée de Kemp et la tortue franche. Mais aucune tortue marine ne pond sur nos plages.

3. Les tortues marines sont-elles des créatures préhistoriques?

Répondre :

Les tortues marines existent depuis plus de 100 millions d’années et coexistaient avec les dinosaures.

4. Quelle est la plus grande des espèces de tortue marine?

Répondre :

La tortue luth est la plus grande des espèces de tortue marine, pouvant peser 700 kilogrammes ou plus, et possédant une carapace pouvant atteindre 1,8 mètre de long.

5. Comment les tortues marines font-elles pour respirer?

Répondre :

Comme les humains, les tortues marines inspirent de l'air dans leurs poumons par le nez et la bouche et l'expirent. Elles remontent à la surface pour respirer et peuvent retenir leur souffle pendant plusieurs heures selon leur niveau d'activité. On a trouvé des tortues marines qui hibernaient en eaux froides pendant plusieurs mois.

6. Est-ce que toutes les tortues marines ont une carapace dure?

Répondre :

Toutes les tortues marines, sauf la tortue luth, ont une carapace dure. La carapace de la tortue luth est constituée de nombreuses plaques osseuses recouvertes d'une peau épaisse et coriace, donnant une apparence de cuir.

7. Jusqu'à quelle profondeur les tortues marines peuvent-elles plonger?

Répondre :

La tortue luth est l’espèce de tortue marine qui atteint les plus grandes profondeurs, et qui peut être observée à plus de 1 000 mètres.

8. Comment les tortues marines en migration savent-elles où elles vont?

Répondre :

Il existe des recherches selon lesquelles les tortues marines ont la capacité de déceler le champ magnétique terrestre, ce qui aiderait la navigation. On croit également que les jeunes tortues marines, comme d’autres espèces telles que le saumon, s’imprègnent des caractéristiques uniques de leur plage natale. Les femelles peuvent utiliser ces pistes pour y revenir pondre à l’état adulte.

9. Comment s'y prennent les scientifiques pour étudier les tortues marines dans leur milieu?

Répondre :

Les scientifiques munissent les tortues d’une étiquette afin de pouvoir étudier leurs comportements de nidification et leurs comportements en mer, leurs taux de croissance et leurs voies de migration. Ils utilisent à cette fin trois méthodes de marquage différentes : 1) une étiquette fixée sur une nageoire, 2) une étiquette à transpondeur passif intégré (PIT), ou 3) un dispositif de localisation par satellite.

10. Quel est le rôle du MPO dans la protection des tortues marines?

Répondre :

Les deux tortues marines se trouvant le plus couramment dans les eaux canadiennes — la tortue luth et la tortue caouanne — sont inscrites sur la liste des espèces en voie de disparition et font l’objet d’une protection en vertu de la Loi sur les espèce en péril. Le MPO travaille avec ses partenaires pour élaborer et mettre en œuvre des mesures visant à assurer le rétablissement de ces espèces. Pour de plus amples renseignements, consultez les espèces aquatiques en péril.

11. Que puis-je faire pour aider à protéger les tortues marines?

Répondre :

Apprenez tout ce que vous pouvez au sujet des tortues marines et des éléments qui les menacent pour que vous puissiez prendre des décisions éclairées au quotidien, notamment :

  • n'utilisez pas de ballons lors de fêtes – les tortues marines les prennent pour des méduses (son aliment favori), les mangent et meurent;
  • éliminez les déchets comme il convient car les tortues marines peuvent confondre les matières plastiques (les sacs et le styromousse en particulier) qui finissent en mer ou sur la plage pour des aliments.

Si vous vivez près d'une plage où des tortues marines nichent ou si vous allez à une telle plage, vous devriez :

  • minimiser l'utilisation de lumières au bord de la plage (réorienter le faisceau ou utilisez des ampoules rouges ou orange) ou les fermer durant la saison de nidification;
  • ne pas faire de feux sur la plage durant la saison de nidification;
  • ne pas toucher les nids que vous trouvez sur la plage – vous pourriez causer des dommages aux œufs et empêcher les nouveaux-nés de sortir du nid;
  • enlever les meubles de la plage la nuit venue afin qu'ils ne nuisent pas à la nidification;
  • si vous trouvez une tortue pendant la nuit, vous asseoir tranquillement à une bonne distance de celle-ci jusqu'à ce qu'elle ait terminé son activité de nidification, car autrement elle pourrait abandonner cette activité et retourner en mer.
Comme la baleine sage
Comme la baleine sage

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