Compte rendu
17 ET 18 novembre 2008
Halifax (Nouvelle-Écosse)
Table des matières
- Première journée : Observations préliminaires
- Aperçu de l’ordre du jour
- Aperçu des politiques du propriétaire-exploitant,
de séparation de la flottille et PIFPCAC
- Notions de base sur les compagnies
- Présentation de scénarios hypothétiques
(structure individuelle ou de compagnie)
- Présentation d'une analyse des risques
et des avantages pour les entreprises (en propriété exclusive
et à deux pêcheurs) relativement aux politiques et objectifs
du MPO
- Discussion en groupe avec les pêcheurs
côtiers de l’Atlantique concernant les compagnies
- Notions de base sur les coopératives
et les partenariats
- Présentation de scénarios hypothétiques
(coopératives et partenariats) – Julius Kiesekamp
- Présentation d’une analyse des risques
et des avantages pour plus de deux pêcheurs (compagnie, coopérative
et partenariat)
- Deuxième journée : Observations préliminaires
- Discussion plénière
- Prochaines étapes
- Le point par l’ARC – La décision Saulnier
et son incidence sur la Loi de l’impôt sur le revenu
- Mot de la fin
- Annexe A: Liste des participants
- Annexe B: Discours d’ouverture
- Annexe C: Documents supplémentaires
Jour 1 – Lundi 17 novembre
1. Observations préliminaires
Nadia Bouffard commence la réunion en souhaitant la bienvenue
aux représentants de l’industrie; elle les remercie d’être venus
exprimer leurs points de vue; puis, elle explique les objectifs
de la rencontre (la liste des participants se trouve à l’annexe
A).
Elle parle ensuite des nombreux débats qu’a eus le MPO au fil
des ans sur la question de savoir s’il doit délivrer des permis
de pêche dans le secteur côtier du Canada atlantique aux compagnies
et aux autres entités comme les coopératives et les partenariats :
- depuis la Révision de la politique sur les pêches de l’Atlantique
(RPPA);
- jusqu’au processus de consultation de John Hanlon;
- et l’annonce par l’ancien ministre Hearn en avril 2007 de
la politique PIFPCAC et d’autres mesures.
Elle mentionne la série de réunions axées sur cette question
qui ont eu lieu :
- à Moncton, en décembre 2007;
- à St. Johns, en janvier 2008, et aux Îles-de-la-Madeleine,
en février 2008 (pour ceux qui n’ont pu assister à la réunion
de Moncton en raison de la tempête de neige);
- à Halifax (réunion d’experts) en janvier 2008;
- à Halifax en mars 2008
Elle présente ensuite aux participants un résumé des préoccupations
qu’ils ont exprimées au fil du temps quant à la nécessité pour le
MPO de veiller à ce que les titulaires de permis conservent le contrôle
sur les décisions qui concernent leurs permis de pêche; ceux qui
détiennent le permis et l’entreprise de pêche qui exploite effectivement
les activités et le bateau de pêche; et quant au fait que des mesures
doivent être mises en place afin que le secteur de la pêche côtière
conserve son indépendance vis-à-vis du secteur de la transformation.
Mme Bouffard rappelle aux participants qu’en avril 2007, le MPO
a adopté des mesures en vue d’éliminer les accords de fiducie et
de contribuer à rétablir et à préserver l’indépendance des pêcheurs
côtiers, et que l’examen de ces mesures ne fait PAS partie des objectifs
de cette réunion.
Mme Bouffard fait ensuite le point sur la décision Saulnier,
rendue le 24 octobre, en ces termes :
- Elle confirme que le ministre des Pêches et des Océans conserve
toujours le pouvoir discrétionnaire absolu de délivrer des permis
de pêche en application de la Loi sur les pêches et que
le titulaire de permis jouit de certains droits afférents à
la détention du permis.
- Aux fins des deux textes de loi en question, ces droits
liés à la détention du permis peuvent être considérés comme
un bien.
- Par conséquent, la Cour a conclu que le fiduciaire et le
syndic – dans le cadre de ces deux textes de loi – détenaient
les permis de pêche avec les mêmes avantages et les mêmes conditions
que le premier titulaire du permis.
- Les avocats du MPO analysent actuellement cette décision
afin de mesurer toutes ses répercussions – surtout en ce qui
concerne les politiques et les programmes du MPO.
Mme Bouffard passe ensuite à l’examen de l’ordre du jour et des
objectifs de la réunion, qui consistent à informer les titulaires
de permis et à solliciter leur point de vue quant à savoir si le
MPO doit modifier ses politiques pour permettre la délivrance de
permis aux compagnies, aux coopératives et aux partenariats dans
le secteur de la pêche côtière au Canada atlantique.
Pour finir, Mme Bouffard déclare aux participants qu’elle s’engage
à prendre leurs points de vue en compte et à les présenter à la
ministre lorsque des options lui seront proposées à ce sujet; elle
ajoute que pour elle, toutes les opinions qui seront exprimées au
cours de cette réunion sont importantes.
Un compte rendu complet de ces observations préliminaires se
trouve à l’annexe B du rapport.
2. Aperçu de l’ordre du jour
Karen Henley, animatrice de la réunion, donne un aperçu de l’ordre
du jour des deux prochaines journées.
3. Aperçu des politiques du propriétaire-exploitant,
de séparation de la flottille et PIFPCAC
Annette Rumbolt, agente fonctionnelle, Délivrance des permis,
MPO, Terre-Neuve-et-Labrador, effectue un survol des politiques
du propriétaire-exploitant, de séparation de la flottille et PIFPCAC.
Aucune question n’est posée à la fin de l’exposé.
4. Notions de base sur les compagnies
Gina Sinclair, directrice intérimaire, Renouvellement des pêches,
MPO, présente un diaporama résumant les notions de base sur les
entreprises, qui a été préparé par Michael Bartlett, de Justice
Canada.
Aucune question n’est posée à la fin de l’exposé.
5. Présentation de scénarios hypothétiques
(structure individuelle ou d’entreprise)
Julius Kiesekamp, CA, TEP, Price Waterhouse Coopers (bureau de
Halifax), présente des scénarios hypothétiques portant sur la planification
fiscale et de la relève pour les particuliers et les personnes morales).
Les remarques et les questions suivantes sont formulées :
Remarques
Il n’y a aucun avantage à perdre de l’argent dans son entreprise
de pêche pour aller travailler à Fort McMurray. C’est l’un des avantages
qui fait toujours défaut. Quand vous avez une lourde dette à payer,
le paiement sur le capital n’est pas déductible d’impôt, mais les
intérêts le sont. Vous avez plus d’argent dans une structure de
personne morale pour effectuer des versements sur votre capital.
Questions et réponses
Question 1 : Quel est l’avantage d’avoir un permis faisant
partie de la compagnie plutôt qu’un permis en parallèle?
Réponse 1 : C’est plus facile de conserver tous les éléments
d’actif dans la compagnie. Si les éléments d’actif sont séparés,
il peut s’avérer difficile de partager les dividendes parce qu’il
faudra verser une certaine partie des revenus au pêcheur puisque
c’est lui qui détient le permis. Les permis ont tendance à prendre
de la valeur. S’ils sont détenus par la compagnie, il est plus facile
de partager la croissance en valeur dans la famille et de potentiellement
multiplier l’utilisation de l’exemption pour gains en capital par
le partage de ces derniers dans la famille. Cela semblerait également
logique, du point de vue de la possibilité de commercialisation,
car il serait probablement plus facile de vendre une entreprise
de pêche si elle détenait tous les éléments d’actif plutôt que si
elle en détenait seulement une partie et que le pêcheur en détenait
le reste.
Question 2 : Une décision de l’ARC selon laquelle il serait
illégal de procéder de cette façon est l’une des raisons pourquoi
nous examinons cette question. Y a-t-il un inconvénient à transférer
l’intérêt bénéficiaire d’un permis à l’entreprise?
Réponse 2 : Il y a quelques années, l’ARC a déclaré que
ce ne serait peut-être pas conforme à la loi à cause de mesures
législatives du MPO qui exige que, au Canada atlantique, les permis
de pêche côtière soient détenus par des individus. Le principal
avantage d’être capable de transférer la participation effective
dans un permis de pêche à une compagnie est que le pêcheur peut
mener ses affaires commerciales et effectuer sa planification fiscale
comme la plupart des autres propriétaires de petites entreprises
au Canada. L’exploitation d’une entreprise de pêche par le biais
d’une compagnie constituée en personne morale a des avantages potentiels,
dont la capacité de partager les revenus dans la famille, l’accès
répété à l’exemption pour gains en capital et la capacité de tirer
avantage d’un taux d’imposition des sociétés très faible sur les
premiers 400 000 % de revenu d’entreprise. Je ne vois aucun désavantage
au transfert de la propriété effective d’un permis à une compagnie.
Question 3 : Y a-t-il un inconvénient ou un avantage à
conserver un permis en son nom propre pour développer son entreprise?
Réponse 3 : Il pourrait être désavantageux de conserver
un permis en son nom propre plutôt qu’au nom d’une entreprise parce
qu’une entreprise donne au pêcheur accès à un taux d’imposition
du revenu moins élevé que le taux auquel il est imposé comme propriétaire
d’entreprise. Si le permis est transféré à une compagnie, une plus
grande partie du revenu lui sera attribué et ce revenu sera imposé
aux taux du revenu des sociétés moins élevés. Les taux d’imposition
des sociétés moins élevés signifient que le revenu net d’impôt sera
plus élevé; ce revenu peut être utilisé pour développer l’entreprise
et rembourser les dettes. En outre, la banque prêtera plus facilement
de l’argent à l’entreprise qu’à un particulier.
Question 4 : Quel serait l’avantage pour une entreprise
de transférer des éléments d’actif, comparativement à un particulier?
En quoi le particulier serait-il affecté?
Réponse 4 : L’individu n’est pas concerné quand il s’agit
d’une situation où une compagnie détient le permis et d’autres biens
de pêche. Si la compagnie possède les biens, le revenu tiré de leur
vente est imposé en son nom. Un individu dans cette situation est
affecté du fait que la valeur de ses parts dans la compagnie est
affectée par la vente des biens par la compagnie. Lorsqu’une compagnie
possède les biens de pêche, l’individu n’est affecté directement
par sa vente que s’il vend ses parts de la compagnie à l’opposé
de la compagnie qui vend ses biens. Les gains tirés de la vente
d’un permis par une compagnie seraient imposé aux taux d’imposition
des sociétés plus bas et, en règle générale, seulement 50 % des
gains sont imposés. Il est probable qu’un permis vendu par un individu
serait admissible à une exemption pour gains en capital. Toutefois,
dans la plupart des cas, il semblerait qu’il soit plus avantageux
de vendre le permis et les autres biens de pêche lorsqu’ils sont
en possession d’une compagnie constituée en personne morale et de
vendre les parts de la compagnie, car les parts peuvent être admissibles
à une exemption pour gains en capital et la propriété d’une compagnie
peut souvent être structurés de sorte à ce que les gains en capital
provenant de la vente des parts peuvent être partagés dans la famille.
6. Présentation d’une analyse des risques
et des avantages pour les compagnies (en propriété exclusive et
à deux pêcheurs) relativement aux politiques et objectifs du MPO
Nancy MacNeil, gestionnaire régionale, Délivrance de permis et
transition, MPO, région des Maritimes, présente une analyse des
risques et des avantages (diaporama) sur la délivrance des permis
aux compagnies (en propriété exclusive et à deux pêcheurs) relativement
aux politiques et aux objectifs du MPO.
Les remarques et les questions suivantes sont formulées :
Questions et réponses
Question 1 : Supposons que le permis soit délivré à la
Compagnie ABC, une compagnie de deux pêcheurs. Qui figurerait sur
le permis?
Réponse 1 : Le titulaire du permis serait la Compagnie
ABC et les deux pêcheurs seraient désignés comme actionnaires.
Question 2 : Pourrait-on examiner cette question de sorte
qu’un titulaire de permis concurrentiel et un titulaire de permis
à QIT puissent racheter le permis de l’un et l’autre?
Réponse 2 : Cette question doit être examinée par un comité
consultatif dans le cadre de mesures souples qui permettraient une
restructuration et une auto-adaptation. Ce sujet n’est pas à l’ordre
du jour aujourd’hui.
Question 3 : Que fera la ministre si des mesures administratives
sont prises et qu’il y a des vérifications et comment peut-on savoir
si elles seront plus efficaces que ce qui a été fait dans le passé?
Le ministre de l’époque savait que des accords de contrôle étaient
en place et il lui a fallu beaucoup de temps pour réagir.
Réponse 3 : En 2007, le ministre a effectivement pris
des mesures pour préserver la politique du propriétaire-exploitant
en adoptant la politique PIFPCAC. Il y a dix ans, nous ne disposions
pas de la technologie nécessaire pour soutenir ce dont nous avons
parlé aujourd’hui. Nous demandons qu’une vérification soit effectuée
pour commencer et il faudrait conclure des arrangements avec les
autres ministères du gouvernement en vue d’obtenir les renseignements
auxquels nous n’avions pas accès il y a dix ans. PIFPCAC prouve
que nous sommes prêts à appuyer les politiques du propriétaire-exploitant
et de séparation de la flottille.
Question 4 : Je crains fort que ces mesures de mise en
application soient insuffisantes. Nous avons besoin de mesures d’application
plus agressives. J’ai besoin que l’on me garantisse que les vérifications
de l’ARC seront un mécanisme de surveillance et de mise en application
de la certification juridique. Quelle garantie la certification
juridique offre-t-elle? Je ne suis pas à l’aise avec cette idée
pour le moment.
Réponse 4 : Ne perdons pas de vue que ce que nous proposons
de faire, c’est de transposer les critères d’admissibilité actuels
dans une structure de personne morale. La décision appartiendrait
aux actionnaires de la compagnie. Il existe trois options en ce
qui concerne les mécanismes de contrôle : la certification juridique,
notre système de suivi et de gestion des données – chaque transfert
serait vérifié (la ministre dispose toujours d’un pouvoir sur les
transferts) et les vérifications. Nous n’avons pas conclu des arrangements
avec Services de vérification Canada et l’ARC parce que nous ne
savons pas quelle option sera choisie, le cas échéant.
Question 5 : Nous ne sommes à l’aise avec aucune solution.
Des failles apparaîtront. En ce qui concerne les compagnies avec
deux propriétaires-exploitants, si deux frères veulent créer une
compagnie et que les deux détiennent un permis, la compagnie pourra-t-elle
avoir deux permis de pêche du homard?
Réponse 5 : Nous allons ouvrir les débats demain à propos
de ce que pense l’industrie du concept des deux propriétaires-exploitants.
En ce qui concerne la détention de deux permis portant sur la même
espèce, cela dépendra des mesures adoptées au niveau de la flottille
en matière de restructuration et d’auto-adaptation.
Question 6 : Le MPO adoptera-t-il une politique sur la
question de déterminer qui est propriétaire de la compagnie?
Réponse 6 : Le MPO pourrait adopter une politique sur
les personnes qui détiennent les actions avec droit de vote ou contrôlent
la compagnie afin de préserver ses politiques du propriétaire-exploitant
et de séparation de la flottille.
Remarque : Un transformateur pourrait détenir des actions
privilégiées mais sans droit de vote et je conserverais quand même
une grande influence sur les décisions de la compagnie. On pourrait
trouver de nombreuses failles.
Question 7 : Les actions privilégiées pourraient être
dotées d’un droit de vote dans certains cas alors comment préserveriez-vous
la politique PIFPCAC et les autres politiques?
Réponse 7 : Vous pourriez être tenu de soumettre des documents
juridiques. Le MPO ne peut pas vous dire comment structurer votre
compagnie mais nous pourrions vous demander de fournir une description
juridique.
Question 8 : Chaque région fait l’objet d’une politique
différente. Quand je serai trop vieux pour continuer à pêcher, il
faudra que je conserve un certain contrôle sur mon fils lorsque
je lui transmettrai mon entreprise parce que c’est ma retraite.
S’intéresse-t-on à celui qui exploitera la compagnie?
Réponse 8 : Pour nous, cette politique n’impose pas plus
de contraintes que la politique sur les remplaçants.
7. Discussion en panel avec les pêcheurs
côtiers de l’Atlantique concernant les compagnies
Les membres du panel sont invités à exprimer leur opinion sur
la question suivante :
Que pensent-ils de la possibilité que les pêcheurs puissent demander
que leur permis soit délivré au nom de leur compagnie, compte tenu
des défis auxquels l’industrie de la pêche côtière doit faire face
aujourd’hui et dans le futur?
- Transferts intergénérationnels/planification de la relève
- Accès au capital – défis auxquels l’industrie doit faire
face
- Prospérité et viabilité
Les membres du panel (par ordre de présentation) sont les suivants
: Earle McCurdy, Fish Food and Allied Workers (FFAW-CAW),
M. Hasse Lindblad, Union des pêcheurs des Maritimes (UPM),
Daniel Landry, Association des pêcheurs professionnels membres
d’équipages (APPME), Doug Fraser, Prince Edward Island Fishermen’s
Association (PEIFA), O’Neil Cloutier, Alliance des pêcheurs
professionnels du Québec (APPQ) et Gordon MacDonald, ZPH
30 ZPC 23.
Compte rendu – Animateur de discussion 1 – Earle McCurdy
- Il est important que les choses soient conformes aux politiques
du MPO. Il craint que les options proposées compromettent les
politiques.
- Il appuie totalement les politiques du propriétaire-exploitant
et de séparation de la flottille et il pense que ces politiques
doivent être consacrées dans un règlement.
- Il pense que plusieurs des problèmes relatifs à la situation
aujourd’hui sont liés aux quotas individuels transférables (QIT).
- Les politiques du propriétaire-exploitant et de séparation
de la flottille ont été mises en œuvre à la fin des années 1970.
En 1994, le Conseil canadien des pêches a proposé ce qu’on appelle
un énoncé de vision pour déréglementer les pêches. La table
ronde en 1995 a relancé le défi. Les pêcheurs se sont durement
battus pour conserver les politiques du propriétaire-exploitant
et de séparation de la flottille. L’initiative PIFPCAC a été
lancée à cette époque. La FFAW a réalisé deux sondages qui ont
confirmé l’importance de protéger la politique du propriétaire-exploitant
et la politique PIFPCAC (protéger les politiques, les avantages
doivent profiter aux pêcheurs et de meilleurs avantages fiscaux).
- Comment peut-on améliorer les régimes fiscaux? La compagnie
en propriété exclusive offrirait des avantages fiscaux sans
compromettre les entreprises du noyau. Il pense qu’« aller plus
loin risquerait de poser un problème pour les politiques du
MPO ».
- Les sources de préoccupation soulevées sont la protection
des politiques du propriétaire-exploitant et de séparation de
la flottille et les avantages de la rationalisation (inquiétudes
concernant les redevances versées pour l’exploitation des permis).
- Si une structure plus complexe que les compagnies en propriété
exclusive est adoptée, il ne croit pas que le MPO pourra assurer
le respect de ses propres politiques.
Compte rendu – Animateur de discussion 2 – Hasse Lindblad
- Il appuie totalement la politique du propriétaire-exploitant.
- Le danger avec les accords de fiducie est qu’en dehors du
titulaire de permis, d’autres personnes exercent un contrôle
tel qu’elles réussissent à faire baisser les prix. En Nouvelle-écosse,
il existe deux prix, celui du propriétaire-exploitant et celui
des entreprises qui détiennent un accord de fiducie.
- Les gens signent des accords de fiducie pour que leur compagnie
devienne viable. Il ne pense pas que le MPO puisse dire aux
gens de ne pas signer ces accords.
- Il est convaincu que l’on doit faire quelque chose pour
assurer la viabilité de l’industrie.
Compte rendu – Animateur de discussion 3 - Daniel Landry
- Soutient totalement la préservation des politiques du propriétaire-exploitant
et de séparation de la flottille. Il espère que toutes les options
proposées préservent ces politiques.
- Il appuie l’initiative proposée par le MPO. Il pense que
certaines flottilles pourraient profiter des options proposées
et d’autres non.
- Il n’existe aucune planification de la relève puisque les
flottilles ne sont pas viables et on observe un manque d’intérêt
chez les plus jeunes pour le métier de pêcheur. Jusqu’à récemment,
ses flottilles ont été incapables d’obtenir un prêt en se servant
du permis comme garantie. Cela pose un problème, surtout pour
les membres d’équipage qui veulent se lancer dans la pêche avec
peu de capital à investir.
- Comme les flottilles ne sont pas viables, nous devons trouver
des solutions autres que les accords de contrôle. Nous avons
besoin de nouveaux mécanismes axés sur l’avenir, comme la possibilité
de copropriété d’une compagnie/d’un permis de pêche.
Compte rendu – Animateur de discussion 4 - Doug Fraser
- Il indique que la plupart des pêcheurs à la table des discussions
vieillissent et qu’il est temps que l’industrie dans le Golfe
commence à réfléchir à ce qu’elle doit faire pour aller de l’avant
au cours des cinq à dix prochaines années.
- Il appuie les compagnies constituées en personne morale
à condition que les incidences fiscales soient prises en compte
et que les exigences de la politique soient respectées.
Compte rendu – Animateur de discussion 5 - O’Neil Cloutier
- Soutient totalement les politiques du propriétaire-exploitant
et de séparation de la flottille comme moyen de préserver le
patrimoine et la culture dans les collectivités. Il craint que
si on autorise les titulaires de permis côtiers à se constituer
en personne morale, cela entraîne une concentration d’entreprises.
- Il ne pense pas que la constitution en personne morale aura
une incidence sur les transferts intergénérationnels puisque
les flottilles ne sont pas viables encore.
- Selon lui, l’exemption des gains en capital est un outil
beaucoup plus efficace pour ses flottilles.
- Il ne pense pas que les compagnies (ou la constitution en
personne morale) aideront ses flottilles. Il pense plutôt que
ce sont les prêts qui peuvent les aider. Un pêcheur côtier qui
ne gagne pas beaucoup d’argent n’aura pas l’occasion d’avoir
accès au capital dans une compagnie.
- Il reconnaît que certaines flottilles pourraient profiter
de la constitution en personne morale mais dans un faible pourcentage
(seulement 5 % des pêcheurs côtiers dans la région du Québec
et du Golfe en profiteraient).
Compte rendu – Animateur de discussion 6 - Gordon MacDonald
- On observe clairement un appui réel en faveur des politiques
du propriétaire-exploitant et de séparation de la flottille
mais le problème, c’est qu’elles privent les pêcheurs de la
possibilité de fonctionner comme toute autre entreprise au Canada
sous la forme d’une personne morale.
- Il est plus facile de procéder à un transfert intergénérationnel
avec une compagnie. Traditionnellement, l’accès au capital était
possible grâce au transfert intergénérationnel. C’est-à-dire
lorsque l’accord de fiducie intervenait entre membres d’une
famille.
- Nous devons trouver un mécanisme qui nous permettrait de
fonctionner comme une entreprise sans avoir d’intérêt de contrôle.
- Nous devons imaginer une façon de mettre en place des accords
de fiducie sans éliminer l’autre modèle d’entreprise.
Suite aux discussions de groupe, les questions suivantes sont
posées et les remarques suivantes sont formulées :
Questions et réponses
Question 1 : Pourquoi êtes-vous contre les accords de
fiducie?
Réponse 1 : La nature des accords de fiducie mises en
place à l’époque menaçait réellement les politiques du propriétaire-exploitant
et de séparation de la flottille (opinion formulée lors des 19 réunions
tenues au Canada atlantique). Les mesures prises dans le cadre de
PIFPCAC ont permis d’éliminer ces accords.
Commentaires
- Ce que j’ai compris de votre région et de la côte Ouest
n’a pas l’air de combler les failles lorsque les accords de
fiducie étaient autorisés. Donc, les gens disent gardez les
accords de fiducie mais encadrez-les.
- Nous devons protéger la viabilité tout en évitant la concentration
des permis. Nous pourrions ajouter une case sur le permis où
il serait indiqué que le permis est détenu au nom d’une compagnie
et y joindre un document juridique précisant que le permis respecte
les politiques du propriétaire-exploitant et de séparation de
la flottille.
- Nous sommes d’accord avec l’idée qu’il faille protéger les
politiques du propriétaire-exploitant et de séparation de la
flottille. À Terre-Neuve, il est impossible d’avoir accès au
capital et les pêcheurs sont obligés de se tourner vers les
transformateurs. Le gouvernement doit mettre de grosses sommes
d’argent à la disposition des pêcheurs afin qu’ils ne soient
pas obligés de passer par les transformateurs.
Mme Bouffard rappelle aux participants que les options formulées
dans la matinée ne sont pas celles proposées par le MPO mais plutôt
celles recommandées par l’industrie en vue de leur examen et que
l’industrie a demandé au MPO d’énoncer les faits concernant ces
options et de procéder à une certaine analyse relativement aux politiques
du MPO. Elle leur rappelle en outre que le lendemain, ils auront
la possibilité d’exprimer leurs points de vue concernant ces options.
8. Notions de base sur les coopératives
et les partenariats
Gina Sinclair, directrice intérimaire, Renouvellement des pêches,
MPO, présente un diaporama résumant les notions de base sur les
coopératives et les partenariats, préparé par Michael Bartlett,
de Justice Canada.
Aucune question n’est posée à la fin de l’exposé.
9. Présentation de scénarios hypothétiques
(coopératives et partenariats) – Julius Kiesekamp
Julius Kiesekamp, CA, TEP, Price Waterhouse Coopers (bureau de
Halifax) présente un diaporama sur des scénarios hypothétiques (coopératives
et partenariats).
Les remarques et les questions suivantes sont formulées :
Questions et réponses
Question 1 : Si vous constituez un partenariat, contrevenez-vous
aux règles de PIFPCAC?
Réponse 1 : Si votre contrat de partenariat confie le
contrôle de votre permis à quelqu’un d’autre, il s’agit d’un accord
de contrôle.
Question 2 : Si vous constituez un partenariat ou une
coopérative, comment pouvez-vous éviter de contrevenir aux règles
interdisant les accords de contrôle? Qui exerce le contrôle?
Réponse 2 : L’idée, c’est qu’un partenariat ou une coopérative
détienne le permis. Alors selon vous, les partenariats et les coopératives
sont des accords de contrôle.
Question 3 : Quel est l’avantage de constituer un partenariat?
Je n’en vois aucun.
Réponse 3 : Je suis d’accord en général mais certains
pêcheurs, dans certaines situations, peuvent considérer qu’il y
a un avantage à le faire.
Question 4 : En quoi faire partie d’un partenariat faciliterait-il
la retraite?
Réponse 4 : Ce serait peut-être plus facile pour un individu
de vendre ses intérêts bénéficiaires dans un partenariat à d’autres
partenaires qu’il ne lui serait de vendre son entreprise de pêche
s’il ne faisait pas partie d’un partenariat.
10. Présentation d’une analyse des risques
et des avantages pour plus de deux pêcheurs (compagnie, coopérative
et partenariat)
Leroy MacEachern, conseiller principal régional, Renouvellement
des pêches, MPO, région du Golfe, présente une analyse des risques
et des avantages liés à la délivrance de permis aux compagnies,
aux coopératives et partenariats appartenant à plus de deux pêcheurs.
À la fin de l’exposé, les questions suivantes sont posées :
Question 1 : Pourquoi faut-il que la politique soit modifiée
puisqu’il existe déjà plusieurs coopératives de pêche du crabe dans
la région des Maritimes?
Réponse 1 : Grâce à la façon dont ces compagnies de pêche
du crabe sont constituées (elles ne sont pas des coopératives),
elles ont pu obtenir l’approbation de la ministre et cette approbation
est très spécifique.
Question 2 : Si la compagnie est dissoute, le permis peut-il
redevenir au nom du premier titulaire?
Réponse 2 : Il y a différentes questions et options que
nous devrons examiner demain.
Jour 2 – Mardi 18 novembre
1. Observations préliminaires
Nadia Bouffard lance la deuxième journée de réunion en souhaitant
la bienvenue à tous les représentants de l’industrie; elle les informe
que certaines préoccupations ont été soulevées après la première
journée de réunion, quant au format de huit ateliers proposé pour
la deuxième journée. Il a été proposé d’organiser une discussion
plénière avec tout le groupe en lieu et place. Elle leur rappelle
que le MPO est là pour entendre leurs points de vue et qu’il est
disposé à modifier le format de la réunion si cela est conforme
à l’opinion de la majorité des participants.
La majorité des participants convient de modifier le format de
la réunion et de tenir une discussion plénière avec tout le groupe
des titulaires de permis et des représentants présents. Il est également
décidé que Marc Allain, conseiller indépendant, CCPP, et Karen Henley
animeront conjointement la séance.
2. Discussion plénière
Marc Allain commence la discussion plénière en informant les
participants que la séance portera dans un premier temps sur la
notion de délivrance de permis aux compagnies en général, ensuite
sur l’option de la compagnie en propriété exclusive, puis sur les
autres options, afin qu’il soit possible de se faire une idée des
appuis que rallient les différentes options.
a. Discussion sur la possibilité d’aller au-delà du statu
quo pour autoriser la délivrance de permis aux compagnies
Les remarques suivantes sont formulées quant à la possibilité
que le MPO délivre des permis à des entreprises :
- Au Nouveau-Brunswick, le principal objectif est la viabilité.
L’idée qu’un permis soit détenu par une compagnie rallie des
appuis, à condition que les questions suivantes fassent l’objet
d’une réponse appropriée :
- Quelles sont les incidences
sur l’assurance-emploi?
- Quelles sont les incidences sur les programmes
de rationalisation?
- Quelles sont les incidences sur l’exemption
pour gains en capital?
- Nous devons avoir l’assurance qu’avec
la structure de la compagnie en propriété exclusive (un seul
pêcheur), les actions sans droit de vote ne seront pas détenues
par une autre personne que le pêcheur.
- En ce qui concerne la délivrance de permis à des entreprises,
il est relativement pour.
- Il faut aller de l’avant, pourvu que nous préservions la
politique du propriétaire-exploitant.
- Il faut faire le tour pour obtenir le meilleur prix. Ce
n’est pas parce que vous constituez une compagnie que cela affectera
le prix que vous obtenez pour votre poisson.
- Dans notre zone, nos flottilles ne sont pas viables. Si
jamais nous devenons viables un jour, nous pourrions avoir besoin
de mettre nos permis dans des compagnies. Si nous le faisons
en cumulant les permis, une compagnie sera-t-elle autorisée
à détenir plusieurs permis? Nous avons besoin de réponses à
ces questions.
- L’idée de constituer une compagnie est une option et c’est
important de le réitérer. Il est certain que les programmes
sociaux sont un facteur très important. À cause de l’ARC, nous
constatons qu’il est important que le permis soit délivré au
nom de la compagnie.
- Nous sommes ici pour protéger la politique du propriétaire-exploitant
et trouver des moyens d’aller de l’avant avec la compagnie en
propriété exclusive. Nous devrions préciser que nous ne parlons
pas de grosses compagnies aujourd’hui avec plusieurs actionnaires,
seulement d’un pêcheur qui pourrait constituer une compagnie
s’il le souhaite.
- Nous sommes en train de façonner l’industrie de la pêche
de l’avenir. Nous sommes déterminés à protéger la politique
du propriétaire-exploitant. Il arrive souvent que nous mettions
en place des politiques qui sont logiques en elles-mêmes mais
qui combinées aux autres, compromettent la politique du propriétaire-exploitant.
Nous reconnaissons que les choses doivent évoluer mais nous
devons avancer avec prudence.
- Ne soutient pas vraiment la délivrance de permis à des compagnies
puisque les flottilles concernées sont actuellement en mode
de survie plutôt qu’en mode entreprise. Cependant, il voit un
avantage à cette option dans le futur. Il appuie cette option
à condition que la politique du propriétaire-exploitant soit
renforcée et enchâssée dans un règlement et que le MPO donne
l’assurance que ses programmes et politiques existants ne seront
pas affectés par cette initiative. Son appui dépend également
de l’interprétation que font l’ARC et le MPO de la décision
Saulnier relativement à leurs politiques.
- Appuie l’initiative mais il veut que le MPO garantisse que
la politique du propriétaire-exploitant ne sera pas érodée.
- Cette option doit être facultative. Cela dépend de l’interprétation
de l’ARC quant à savoir à qui appartient le permis. La pêche
est une affaire de famille mais elle peut offrir autre chose.
Le MPO ne devrait pas la cantonner à l’option de la compagnie
à propriétaire unique.
- Nous devrions concentrer nos efforts sur le développement
de notre industrie. Les gens réfléchissent dans une perspective
mondiale. Nous devrions regarder du côté international. Nous
voulons protéger notre politique du propriétaire-exploitant.
Nous devons nous assurer que le MPO est un véritable partenaire
dans cette affaire et que certains détails ne nous échappent
pas.
- Appuie l’initiative. Certains permis sont tellement chers
qu’il semble logique de les intégrer à une compagnie sans compromettre
la politique du propriétaire-exploitant.
Marc Allain procède à un vote en vue d’évaluer l’appui général
quant à la possibilité de délivrer des permis aux compagnies, avant
d’aiguiller le débat vers des options plus précises. Les résultats
du vote sont les suivants : 36 pour, 0 contre et 7 abstentions.
b. Débat sur la possibilité que le MPO délivre des permis
à des compagnies en propriété exclusive
Les participants s’entendent pour dire que la compagnie en propriété
exclusive peut être définie comme un seul exploitant détenant la
totalité des parts. Même si du point de vue général, la compagnie
en propriété exclusive doit être définie comme un seul pêcheur détenant
la totalité des parts (avec et sans droit de vote), Mme Bouffard
indique que sur le plan technique, une compagnie en propriété exclusive
peut également signifier que d’autres personnes détiennent des actions
sans droit de vote de la compagnie. La question dans le contexte
de la politique du MPO consiste à savoir qui contrôle les décisions
de l’entreprise par le biais des actions avec droit de vote.
Les remarques suivantes sont formulées quant à la possibilité
que le MPO délivre des permis à des compagnies en propriété exclusive
:
- Il n’est pas du tout à l’aise avec l’idée que plusieurs
pêcheurs puissent détenir des actions dans une compagnie. Il
ne soutient pas les fiducies discrétionnaires car il craint
que cela ouvre la porte au contrôle d’entreprise (transformateurs).
- Il appuie l’option de la compagnie en propriété exclusive
car il pense qu’elle permettrait de régler le problème soulevé
par l’ARC, mais il soutient davantage les options qui vont au-delà
de la compagnie en propriété exclusive. Il ne pense pas que
l’option de la compagnie en propriété exclusive puisse régler
le problème de la planification de la relève.
- Il pense que cette option est trop restrictive.
- Il voudrait que le MPO confirme que les politiques du propriétaire-exploitant
et de séparation de la flottille seront renforcées et enchâssées
dans un règlement.
- La définition de compagnie en propriété exclusive doit être
élargie.
- Nous devons aller de l’avant et j’ai l’impression que nous
revenons en arrière, à l’époque ayant précédé la cogestion.
Nous devons être plus visionnaires. Je pense que nous ne devrions
pas nous quitter aujourd’hui avec une proposition coulée dans
le béton. Nous devons élaborer une proposition qui fonctionnera
pour tout le monde. Il faudra beaucoup de temps et beaucoup
de travail mais on peut y arriver.
- Certaines personnes peuvent être d’accord avec la compagnie
en propriété exclusive mais ne vont pas voter pour cette option
parce que ce n’est pas ce qu’elles veulent. Ça ne leur suffit
pas.
- J’aimerais avoir la possibilité de transférer mon permis
à une compagnie. Personne ne doit nous dicter comment organiser
nos affaires. Si vous détenez le contrôle des actions avec droit
de vote de la compagnie, vous exercez un contrôle sur le transfert
du permis. Il pourrait avoir des actions privilégiées avec un
transformateur. C’est son droit. Si nous empruntons de l’argent
auprès d’un transformateur, c’est sûr qu’il voudra des garanties.
Cette politique ne devrait pas être normative.
- Nous avions une bonne flottille dans notre région – le reste
appartient à des compagnies. Nous ne voulons pas que ce qui
reste de la pêche parte avec le reste et finisse aux mains des
compagnies. Nous voulons que les jeunes prennent la relève mais
comment?
- Il y a de nombreuses motivations en jeu dans cette salle.
Je ne pense pas que nous ayons le droit de débattre de nos propres
motivations dans un forum comme celui-ci. Nous ne pouvons pas
prendre de décision avant d’en avoir parlé à nos membres. Nous
ne pouvons séparer cette question de tout ce qui se passe ailleurs
dans l’industrie de la pêche.
- Pourquoi serait-ce un problème que des familles détiennent
des actions? Ça permettrait de régler le problème de viabilité
de chaque flottille.
- Si vous respectez les exigences de la politique PIIFCAF
et de la politique du propriétaire-exploitant, votre compagnie
devrait les respecter elle aussi. Les pêcheurs auraient ainsi
plus d’options.
Marc Allain met un terme à la discussion plénière en réitérant
qu’il y a un consensus général pour aller de l’avant avec l’initiative
relative aux compagnies, mais à certaines conditions et pourvu que
la politique du propriétaire-exploitant ait la force d’un texte
de loi. Il déclare que selon lui, la discussion plénière indique
que les participants sont généralement d’accord avec :
- l’option de la compagnie en propriété exclusive;
- la définition de compagnie en propriété exclusive;
- l’option de la compagnie en propriété exclusive est un point
de départ avant de passer aux autres formes de structures d’entreprise.
3. Prochaines étapes
Les participants proposent les idées suivantes :
- Le MPO devrait préparer un rapport d’examen de la politique,
un peu comme pour la Révision de la politique sur les pêches
de l’Atlantique (RPPA), afin que les parties intéressées puissent
en prendre connaissance et exprimer leurs préoccupations.
- La politique du propriétaire-exploitant doit être renforcée
avant que nous passions aux étapes suivantes. Nous n’avons rien
entendu de la part du MPO pour aller dans cette direction.
- L’importance des débats régionaux surpasse la question des
coûts puisque les répercussions pourraient se faire sentir pendant
plusieurs générations. Nous devons approfondir le débat. Nous
avons besoin de beaucoup d’information pour être en mesure de
prendre des décisions claires.
4. Le point par l’ARC – La décision
Saulnier et son incidence sur la Loi de l’impôt sur le revenu
Bill MacGregor de l’Agence du revenu du Canada (ARC) a fait le
point sur la position de l’ARC. Il a indiqué que l’ARC maintient
sa position qu’il est inacceptable de faire un transfert de permis
ou de privilèges de pêche d’une personne à une entreprise en vertu
de l’article 85 de la Loi de l’impôt sur le revenu. Le 24
octobre, la Cour suprême du Canada a fait connaître sa décision
dans l’affaire Saulnier. L’ARC reconnaît l’importance de ce cas
pour l’industrie de la pêche et donne la priorité à l’analyse de
l’impact de cette décision sur sa position. Lorsque l’analyse sera
terminée, la position de l’ARC sera communiquée par l’intermédiaire
de la Direction générale des affaires publiques.
5. Mot de la fin
Pour conclure, Mme Bouffard réitère l’engagement du MPO de préserver
les politiques du propriétaire-exploitant et de séparation de la
flottille. Elle mentionne en outre que rien dans son mandat ne permet
d’enchâsser ces politiques dans la réglementation. Elle rappelle
aux participants que l’objectif de la réunion était d’écouter ce
que les pêcheurs côtiers avaient à dire et elle leur garantit que
leurs points de vue seront entendus à Ottawa.
Elle résume une nouvelle fois les opinions exprimées durant la
réunion comme suit :
- de l’avis général, il faut aller de l’avant avec l’idée
de délivrer des permis aux compagnies mais certains s’inquiètent
quant au maintien de l’esprit de PIFPCAC et des politiques du
propriétaire-exploitant et de séparation de la flottille;
- l’option de la compagnie en propriété exclusive (un pêcheur)
recueille un large soutien, l’idée d’aller plus loin selon les
situations familiales avec la compagnie à deux pêcheurs recueille
un certain soutien tandis que les partenariats et les coopératives
obtiennent un faible appui;
- ces options ne sont pas utiles pour tout le monde;
- les participants souhaitent que le dialogue sur cette initiative
se poursuive.
En ce qui concerne les prochaines étapes, les participants sont
informés que le MPO est prêt à envisager des consultations régionales
sur cette initiative. Les remarques et les points de vue exprimés
au cours de cette réunion seront mis à leur disposition sous la
forme d’un compte rendu des débats. Mme Bouffard précise également
que ses observations préliminaires seront distribuées aux participants
après la réunion.
Elle remercie les participants pour leur contribution et leur
franchise.
Annexe A
Liste des participants
| Nom |
Organisation |
Courriel |
| Professionels |
| 1. Adams, Craig |
Fishermen’s Management Services Ltd. |
|
| 2. Comeau, Paul |
Grant Thornton Associates |
Pcomeau@grantthorton.ca |
| 3. Guignard, Marc |
Godin Lizotte |
marc.guignard@godinlizotte.ca |
| 4. Hood, Clifford |
Hood and Associates |
cliffhood@ns.sympatico.ca |
| 5. Mills, Corwin |
MHP Law Firm, T.-N.-L. |
cmills@mhplawfirm.com |
| 6. Richardson, Paul |
Belliveau Veinotte Inc. |
prichardson@bvca.ca |
| Industrie |
| 7. Adams, Brian |
Président, Area 19 Snow Crab Fishermen’s Association |
Area19.crab@ns.sympatico.ca |
| 8. Allain, Marc |
CCPP marcallain@sympatico.ca |
marcallain@sympatico.ca |
| 9. Baker Stevens, Nellie |
ESFPA nellie@esfpa.ca |
nellie@esfpa.ca |
| 10. Banville, Yves |
A.C.P.G. |
yvesbanville.acpg@cgocable.ca |
| 11. Barlow, Shelton |
PCFA |
|
| 12. Berry, Bernie |
EF<45, Comté de Yarmouth |
rambunkshus@yar.eastlink.ca |
| 13. Blanchard, Serge |
APPCA |
pecheriesjpf@hotmail.com |
| 14. Boudreau, Julien |
APPME |
capgridley@hotmail.com |
| 15. Boucher, André |
O.P.F.C.Q/R.P.P.N.G. |
boucherand@cgocable.ca |
| 16. Boudreau, Ginny |
G.C.I.F.A. |
gcifa@gcifa.ns.ca |
| 17. Bourque, Bruno |
RPPIM – Zone F (Pétoncliers) |
bruno.lacadien2@hotmail.com |
| 18. Bridger, Guy |
FFAW/pêcheur |
g.bridger@xplornet.com |
| 19. Brophy, Bill |
Area 18 Crab |
|
| 20. Brun, Christian |
Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) |
christian@mfu-upm.com |
| 21. Burke, Osborne |
Trinav Marine Brokerage |
oburke@trinav.com |
| 22. Burton, Ivan |
Fish harvester |
|
| 23. Bussey, Nelson |
|
|
| 24. Cloutier, O’Neil |
Ref Pêcheurs Prof Gaspé-Sud |
rppsg@globetrotter.net |
| 25. Coffey, Edgar J. |
Quinlan Brothers Ltd. |
ejcoffey@quinlanbros.ca |
| 26. Comeau, Réginald |
Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) |
|
| 27. Cottreau, Carl |
La Coalition |
|
| 28. Courtney, Robert |
North of Smokey |
|
| 29. Crawford, David |
Gulf NS Bonafide Fishermen’s Association |
kwallace.gulfnsbfa@ns.aliantzinc.ca |
| 30. Decker, David |
FFAW |
|
| 31. Desbois, Daniel |
Association des crabiers de la Baie – Association des
crabiers Gaspésiens |
danieldesbois@hotmail.com |
| 32. Devine, Dane |
Président, Novi Boat Brokers |
dane@noviboatbrokers.com |
| 33. Dolomount, Mark |
PFHCB, T.-N.-L. |
mdolomount@pfhcb.com |
| 34. Duguay, Gilles |
Ref Pêcheurs Prof Gaspé-Sud |
|
| 35. Feltham, George |
FFAW, T.-N.-L. |
egfeltham@yahoo.com |
| 36. Fraser, Doug |
PEIFA |
|
| 37. Frenette, Ed |
PEIFA |
managerpeifa@pei.eastlink.ca |
| 38. Gionet, Joël |
Association des crabiers acadiens Inc. |
Aca.jano@nb.aibn.com |
| 39. Haché, Robert F. |
Crabiers du Nord-Est |
crabesne@nbnet.nb.ca |
| 40. Heighton, Ron |
GNS Groundfish Fishermen’s Association |
ronald.heighton@ns.sympatico.ca |
| 41. Hennessey, Frank |
|
|
| 42. Inniss, Ruth |
Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) |
ruth@mfu-upm.com |
| 43. Kesick, Franz |
CARDA |
|
| 44. Kiesekamp, Julius |
Price Waterhouse Coopers (bureau de Halifax) |
julius.w.kiesekamp@ca.pwc.com |
| 45. Landry, Daniel |
APPME |
appme@frapp.org |
| 46. Lanteigne, Jean |
FRAPP |
jean.lanteigne@frapp.org |
| 47. LeBlanc, Leonard |
Gulf Nova Scotia Inshore Fishermen’s Association |
leonard.leblanc2@ns.sympatico.ca |
| 48. Leblanc, Roger |
UPM |
|
| 49. Lindblad, Hasse |
UPM |
slindblad@ns.sympatico.ca |
| 50. MacDonald, Gordon |
ZPH 30 ZPC 23 |
bnw@ns.sympatico.ca |
| 51. MacDonald, Malcolm |
ZPH 30 |
|
| 52. MacIvor, Darryl |
UPM |
|
| 53. Martin, André |
Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) |
andré@mfu-upm.com |
| 54. Masters, Wayne |
|
|
| 55. McCurdy, Earle |
FFAW/CAW |
emccurdy@ffaw.nfld.net |
| 56. Noël, Lévis |
Association des pêcheurs professionnels crabiers acadiens
(APPCA) |
|
| 57. Noël, Martin |
Association des pêcheurs professionnels crabiers acadiens
(APPCA) |
|
| 58. O’Leary, Eugene |
Guysborough County Inshore Fishermen’s Association |
eugeneol@ns.sympatico.ca |
| 59. Redding, Bob |
La Coalition |
|
| 60. Richardson, Norma |
ESFPA |
normar@ns.sympatico.ca |
| 61. Risser, Winfred |
|
snowcrabby@yahoo.com |
| 62. Small, Linden |
Pêcheur |
|
| 63. Spence, Dwight |
FFAW |
capeashley@hotmail.com |
| 64. Spinney, Ashton |
ZPH 34 |
Ashton@ns.sympatico.ca |
| 65. Sutcliffe, John |
CCPP |
jsutcliffe@ccpfh-ccpp.org |
| 66. Wallace, Kay |
Gulf NS Bonafide |
kwallace.gulfnsbfa@ns.aliantzinc.ca |
| 67. Watkins, Brad |
Pêcheur |
|
| 68. Zinck, Terry |
La Coalition |
|
| Gouvernement fédéral |
| ACN |
| 69. Bartlett, Michael |
MPO |
|
| 70. Bouffard, Nadia |
MPO |
|
| 71. Jennings, Valérie |
MPO |
|
| 72. Sinclair, Gina |
MPO |
|
| ACR |
| 73. Burke, Les |
MPO, Maritimes |
|
| 74. Chiasson, Hilaire |
MPO, Golfe |
|
| 75. Corbett, Frank |
MPO, T.-N.-L. |
|
| 76. Elliott, Isabelle |
MPO, Golfe |
|
| 77. Gosselin, Raynald |
MPO, Québec |
|
| 78. Knight, Morley |
MPO, T.-N.-L. |
|
| 79. Lavoie, Cécile |
MPO, Golfe |
|
| 80. Leslie, Stefan |
MPO, Maritimes |
|
| 81. MacEachern, Leroy |
MPO, Golfe |
|
| 82. MacNeil, Nancy |
MPO, Maritimes |
|
| 83. Marshall, Ian |
MPO, Maritimes |
|
| 84. Nadeau, Jean-Marc |
MPO, Québec |
|
| 85. Perry, Jackie |
MPO, T.-N.-L. |
|
| 86. Rumbolt, Annette |
MPO, T.-N.-L.
|
|
| ARC |
| 87. MacGregor, Bill |
ARC |
William.MacGregor@cra-arc.gc.ca |
| Provinces |
| 88. Beaton, Patsy |
Province de Nouvelle-écosse |
beatonp@gov.ns.ca |
| 89. Gaudet, Mario |
Ministère des pêches, N.-B. |
mario.gaudet@gnb.ca |
| 90. MacEwan, David |
Province de l’Î.-P.-é. |
dgmacewan@gov.pe.ca |
| 91. Montminy-Munyan, François |
MAPAQ |
Francois.Montminy-Munyan@mapaq.gouv.qc.ca |
| 92. Osborne, Pam |
Commission des prêts aux pêcheurs et aux aquaculteurs,
Province de N.-é. |
osbornpr@gov.ns.ca |
| 93. Reardon, Clary |
Gouvernement de Nouvelle-écosse |
reardonc@gov.ns.ca |
| 94. Wiseman, Wanda |
Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador |
wandaleewiseman@gov.nl.ca |
Annexe B
Observations préliminaires
Nadia Bouffard
Directrice générale, Renouvellement des pêches, MPO
Rencontre des 17 et 18 novembre 2008 avec les représentants
de l’industrie sur la délivrance de permis à des compagnies et à
d’autres entités
- Bonjour et bienvenue à tous – Good morning and welcome.
- Ceux parmi vous qui ne l’ont pas encore fait peuvent aller
chercher leurs écouteurs pour l’interprétation simultanée au
fond de la salle avant que je commence.
- Dans un premier temps, j’aimerais vous remercier d’être
parmi nous aujourd’hui pour cette réunion.
- Je sais que certains d’entre vous s’apprêtent à partir à
la pêche et je vous suis reconnaissante d’avoir pris le temps
de participer à ces deux journées pour nous écouter et nous
faire connaître votre opinion.
- Je sais également que certains pêcheurs n’ont pas pu se
joindre à nous aujourd’hui. Nous avons essayé de satisfaire
au plus grand nombre d’entre vous en modifiant les dates prévues
au départ pour cette réunion mais l’horaire ne convenait pas
à tout le monde et certains n’ont pas pu effectuer le voyage
pour être ici.
- J’espère que ces inconvénients seront effacés par les avantages
que représente le fait de nous retrouver dans la même salle
avec la plupart d’entre vous pour entendre ce que chacun a à
dire.
- Avant de commencer, j’ai pensé que nous pourrions faire
un petit résumé de nos réalisations passées et de ce que nous
avons entendu, et effectuer un survol du contexte actuel avant
de passer en revue les objectifs de cette réunion.
Nos réalisations passées
- La plupart d’entre ceux qui ne sont pas de nouveaux venus
dans le métier se souviendront des nombreux débats que nous
avons eus au fil des ans sur les questions relatives à la politique
des permis de pêche.
- La question de savoir s’il faut délivrer des permis de pêche
dans le secteur côtier du Canada atlantique aux sociétés et
aux autres modèles d’entreprises comme les coopératives et les
sociétés en nom collectif est régulièrement revenue à l’ordre
du jour pendant plusieurs années :
- depuis la Révision de la
politique sur les pêches de l’Atlantique (RPPA);
- jusqu’au processus de consultation de
John Hanlon;
- et l’annonce par l’ancien ministre Hearn
en avril 2007 de la politique PIFPCAC et d’autres mesures.
- Depuis, nous avons organisé une série de réunions axées
sur cette question, la première ayant eu lieu :
- à Moncton, en décembre 2007;
- puis à St. Johns en janvier 2008, et
aux îles de la Madeleine en février 2008 (pour ceux qui n’ont
pu assister à la réunion de Moncton en raison de la tempête
de neige);
- nous avons organisé une réunion d’experts
en janvier 2008;
- notre dernière réunion s’est tenue en
mars dernier, ici à Halifax.
Qu’avons-nous entendu?
- Au cours des trois dernières décennies, des préoccupations
ont été exprimées quant à la nécessité de préserver l’indépendance
des pêcheurs côtiers du Canada atlantique.
- Avec le temps, ces inquiétudes ont été définies plus clairement
par la nécessité que le MPO veille à ce que :
- les titulaires de permis
conservent le contrôle sur toutes les décisions qui concernent
leurs permis;
- ceux qui détiennent le permis et l’entreprise
de pêche exploitent effectivement l’entreprise et le bateau
de pêche;
- des mesures soient mises en place pour
que le secteur de la pêche côtière conserve son indépendance
vis-à-vis du secteur de la transformation.
- Ces enjeux ne sont PAS nouveaux. De fait, les premières
mesures adoptées par le MPO pour gérer ces questions – les politiques
du propriétaire-exploitant et de séparation de la flottille
– ont été mises en œuvre dans les années 70. [J’allais dire
que c’était avant ma naissance mais je me trahirais sans doute
en rougissant de ce mensonge]
- Avec l’évolution du contexte et le durcissement de la réalité
économique, certains dans l’industrie ont pris des mesures en
vue de faciliter l’accès au capital pour les pêcheurs, notamment
avec le recours aux accords de fiducie.
- Bien que ces accords ne soient pas illégales, elles ont
effectivement torpillé les objectifs des politiques que le MPO
avait mises en place pour préserver l’indépendance des pêcheurs
côtiers – car avec ces accords, les pêcheurs cédaient le contrôle
des décisions relatives à leurs permis de pêche à une personne
autre que le titulaire du permis.
- En avril 2007, le MPO a adopté des mesures en vue d’éliminer
ces accords de fiducie et il a contribué à rétablir et à préserver
l’indépendance des pêcheurs côtiers.
- Ces mesures – que l’on appelle PIFPCAC – font partie des
politiques du MPO depuis avril 2007.
- Nous ne sommes PAS ici, dans cette réunion, pour rouvrir
le débat de PIFPCAC ou pour modifier cette initiative.
Contexte
- Alors pourquoi sommes-nous ici?
- Au cours des dernières années, nous avons observé un ensemble
de facteurs externes :
- la chute du prix des matières
premières;
- la hausse des coûts du carburant;
- la hausse du dollar canadien.
- Ces facteurs ont notablement érodé vos marges de profit
et affecté votre capacité à gagner correctement votre vie avec
la pêche.
*********
- En 2006-2007, une série de sommets, forums, symposiums et
ateliers de travail ont été tenus avec des gens de tous les
secteurs de l’industrie – de la capture à la transformation,
aux ventes et distributions et marketing, ainsi que ceux qui
règlementent l’activité de la pêche.
- Ces événements nous ont permis d’avoir une meilleure compréhension
des problèmes, de leurs sources et de leurs causes, et nous
ont permis d’identifier des pistes de solutions.
- Cela a été le début de ce que nous appelons l’approche De
la mer à la table.
*********
- Lorsque le MPO a annoncé la politique PIFPCAC en 2007, nous
avons également déclaré que nous étions disposés à réexaminer
nos politiques de délivrance de permis afin d’offrir une plus
grande souplesse.
- Nous avons ouvert la porte au développement d’outils non
contraignants que les pêcheurs pourraient utiliser pour restructurer
leurs flottilles et leurs activités, renforcer leur compétitivité
et se doter d’une capacité d’autorégulation en cas de ralentissement
économique.
- Comme le savent la plupart d’entre vous, nous avons modifié
nos politiques afin d’autoriser le regroupement d’entreprises
à Terre-Neuve-et-Labrador et dans le même esprit, nous avons
adopté ou envisagé des options souples comme la combinaison
de permis, le cumul de permis et la combinaison de casiers dans
d’autres régions, selon les caractéristiques propres aux flottilles.
- De plus, c’est à cette époque que le gouvernement fédéral
a annoncé l’exemption d’impôt sur les gains en capital pour
les pêcheurs.
*********
- En 2007, nous avons également adopté un processus – que
nous nommons Avis et Attestation – ou en anglais « Notice and
Acknowledgement ».
- Par la signature de certains formulaires fournis par le
MPO, un prêt émis par une institution financière auprès d’un
détenteur de permis est reconnu au dossier du MPO, ce qui a
pour effet de fournir à l’institution financière un peu plus
d’assurance au sujet du prêt.
- Sans toutefois être considéré comme une garantie de prêt,
nous espérons que cette procédure facilitera l’accès pour les
pêcheurs aux capitaux fournis par les institutions financières.
- On m’indique d’ailleurs que plusieurs pêcheurs se sont déjà
prévalus de cette procédure.
*********
L’affaire Saulnier
- L’affaire Saulnier, dans laquelle la Cour suprême
du Canada vient tout juste de rendre sa décision, nous a apporté
certains éclaircissements en ce qui concerne la nature des permis
de pêche et les droits des créanciers, des fiduciaires et des
syndics en cas de faillite du titulaire de permis.
- Comme certains d’entre vous le savent probablement, M. Saulnier
avait été placé sous séquestre et déclaré en faillite en vertu
de deux lois différentes : la Loi sur la faillite et l’insolvabilité
fédérale et la Personal Property Securities Act de la Nouvelle-écosse.
- Lorsque le syndic et le fiduciaire ont tous deux revendiqué
son permis de pêche à titre de bien assujetti à leurs procédures,
M. Saulnier a contesté en faisant valoir qu’un permis de pêche
n’est pas un bien et qu’il ne peut donc faire l’objet d’une
saisie par le syndic et le fiduciaire et être vendu pour rembourser
les créanciers parties aux procédures.
- Je ne reviendrai pas sur les décisions rendues par les tribunaux
d’instance inférieure. Il me suffit de dire que l’affaire a
fait l’objet d’un pourvoi en Cour suprême du Canada – la plus
haute instance judiciaire au Canada – il n’existe aucun autre
recours en appel après cette étape.
- La Cour a rendu son jugement il y a quelques semaines.
- Elle a confirmé que le ministre des Pêches et des Océans
détient toujours le pouvoir discrétionnaire absolu de délivrer
des permis de pêche en vertu de la Loi sur les pêches.
- La Cour a également confirmé que le titulaire du permis
jouit de certains droits afférents à la détention du permis.
- Aux fins des deux lois en question, ces droits qui découlent
de la détention du permis peuvent être considérés comme un bien.
- Par conséquent, la Cour a conclu que le fiduciaire et le
syndic – dans le cadre de ces deux lois – détenaient les permis
de pêche avec les mêmes avantages et les mêmes conditions que
le premier titulaire du permis.
- Les avocats du MPO analysent actuellement cette décision
afin de mesurer toutes ses répercussions – surtout en ce qui
concerne les politiques et les programmes du MPO.
- Pour le moment donc, je ne peux pas en dire plus sur l’affaire
Saulnier et ses conséquences.
Délivrance de permis à des entités
- Au fil des débats pendant toutes ces années, bon nombre
d’entre vous avez demandé au MPO d’envisager une nouvelle option
pour soutenir la viabilité économique des pêcheurs.
- Vous nous avez demandé d’examiner la possibilité de délivrer
des permis de pêche côtière à vos propres entités, par exemple
des compagnies, des partenariats ou des coopératives.
- À l’heure actuelle, les politiques du MPO permettent seulement
aux pêcheurs individuels de détenir des permis de pêche.
- En rétablissant l’équilibre et en préservant l’indépendance
des pêcheurs côtiers, je pense que la politique PIFPCAC a préparé
le terrain pour un dialogue sur la possibilité que le MPO modifie
ses politiques en vue d’offrir aux pêcheurs des options souples
qui leur permettraient de choisir à qui le MPO doit délivrer
leur permis, c.-à-d. à leur compagnie, à leur partenariat ou
à leur coopérative.
- Lors des réunions à Moncton et à Halifax au printemps dernier,
les participants sont parvenus à un consensus selon lequel nous
devions examiner les options qui offriraient aux pêcheurs ces
solutions non contraignantes et qui respecteraient la politique
PIFPCAC et les principes du propriétaire-exploitant et de séparation
de la flottille.
- Nous avons également entendu à l’occasion de ces réunions
que les pêcheurs souhaitent avoir de l’information plus détaillée
sur les différents modèles de compagnies disponibles afin qu’ils
puissent mieux comprendre leurs avantages et les risques que
ces modèles peuvent représenter pour les politiques du MPO.
Ordre du jour de la réunion
- Aujourd’hui, des experts viendront vous expliquer ce que
sont les compagnies, les partenariats et les coopératives, comment
elles fonctionnent et quels avantages ces modèles d’entreprises
peuvent vous offrir.
- Un comptable viendra vous donner quelques exemples pratiques
sur la façon dont ces modèles d’entreprises peuvent fonctionner
dans la vraie vie.
- Vous découvrirez également les risques que ces modèles peuvent
représenter pour les politiques du MPO, si les permis sont détenus
par ces entités, de même que la façon dont ces risques peuvent
être atténués ou éliminés.
- Vous entendrez également ce que vos pairs ont à dire – par
le biais d’un groupe de pêcheurs représentant des secteurs,
des flottilles et des points de vue différents sur la question.
- Je demanderai à ceux d’entre vous dans la salle qui ont
une bonne connaissance de ces sujets de faire preuve d’indulgence
et de respect envers ceux qui ont besoin d’apprendre et de comprendre
avant d’entamer un dialogue utile au cours de la deuxième journée.
- Le principal objectif aujourd’hui sera d’écouter et d’apprendre
afin que nous soyons tous au même niveau lorsque nous nous réunirons
demain pour entendre les points de vue des pêcheurs.
- Je vous rappelle que bien que la porte soit ouverte à tout
le monde aujourd’hui, l’accès à la séance de demain,
où les pêcheurs auront l’occasion de s’exprimer, sera limité
aux titulaires de permis, aux associations et syndicats de pêcheurs,
aux provinces et aux employés du MPO, puisque ce débat concerne
les politiques du MPO à l’égard des titulaires de permis.
- Les autres pourront venir nous rejoindre après la pause-café
demain pour entendre un résumé des discussions et des prochaines
étapes.
Mon engagement
- En échange de ce je vous ai demandé au cours des cinq à
dix dernières minutes, je m’engage à faire valoir et à présenter
vos points de vue à la ministre lorsque nous lui proposerons
des options sur la question.
- Je suis venue ici aujourd’hui SANS ordre du jour précis,
et sans directive, hormis celle d’entendre vos points de vue
sur le sujet.
- La ministre dispose d’un pouvoir discrétionnaire absolu
pour délivrer des permis de pêche.
- Ce pouvoir inclut la décision de déterminer à qui les permis
peuvent être délivrés.
- Donc, à cette fin, c’est ELLE qui décidera de la marche
à suivre sur les questions que nous examinerons au cours de
cette réunion, en gardant à l’esprit :
- les options que le MPO présentera;
- les points de vue que vous exprimerez
ici;
- les incidences de la décision Saulnier;
- la nécessité de préserver l’indépendance
des pêcheurs côtiers du Canada atlantique par le biais :
- de la politique PIFPCAC;
- de la politique du propriétaire-exploitant;
- de la politique de séparation de la flottille;
- la nécessité de soutenir
votre prospérité économique.
- Je me réjouis de toutes les idées que vous exprimerez aujourd’hui
et demain et je suis convaincue que cette réunion nous offrira
l’occasion de débattre de manière constructive.
- Je laisse maintenant l’animatrice de la réunion, Karen Henley,
vous donner un aperçu de l’ordre du jour des deux prochaines
journées.
- Merci. Thank you.
Annexe C
Documents supplémentaires
Si vous désirez obtenir une copie de la documentation sous-mentionnée,
veuillez envoyer un courriel à l’adresse suivante :
famgpa_web@dfo-mpo.gc.ca
a) Ordre du jour de la réunion
b) Aperçu (présentation) des politiques du propriétaire-exploitant,
de séparation de la flottille et PIFPCAC
c) Présentation - Notions de base sur les compagnies
d) Présentation de scénarios hypothétiques (structure individuelle
ou d’entreprise)
e) Présentation d’une analyse des risques et des avantages pour
les compagnies (en propriété exclusive et à deux pêcheurs)
relativement aux politiques et objectifs du MPO
f) Présentation - Notions de base sur les coopératives et les
partenariats
g) Présentation de scénarios hypothétiques (coopératives et partenariats)
h) Présentation d’une analyse des risques et des avantages pour
plus de deux pêcheurs (compagnie, coopérative et partenariat)