Hareng de l'Atlantique

Hareng de l'Atlantique
Nom :
Hareng de l'Atlantique
Nom latin :
Clupea harengus harengus
Groupe :
Espèces pélagiques
Lieu :
Atlantique Nord
Engins de pêche :
Sennes coulissantes, sennes « tuck », engin fixe, chaluts semi-pélagiques, filets maillants et filets-piège
Saison :
Surtout au printemps et en été

Aperçu de l’espèce

Le hareng de l'Atlantique est l'une des espèces les plus abondantes au monde, vivant en pleine mer et formant de grands bancs. L'espèce migre pour se nourrir, pour frayer et pour hiverner; on la trouve de part et d'autre de l'Atlantique.

On pêche le hareng tant pour la consommation que pour l'utilisation comme appât; les prises peuvent être exportées fraîches ou après avoir été fumées, congelées, marinées, saumurées ou mises en conserve en tant que « sardines ». On le pêche aussi pour ses œufs. Les produits de la pêche canadienne du hareng sont destinés aux marchés du Japon, des États-Unis et de la République dominicaine. Les œufs du hareng, sa partie le plus précieuse, sont réservés au marché japonais.

Débarquements :
126 102 tonnes en 2013, 113 990 tonnes en 2012, 134 301 tonnes en 2011 et 149 900 tonnes en 2010.
Valeur :
Valeur au débarquement de 46,2 millions de dollars en 2013, 44,3 millions de dollars en 2012, 38,4 millions de dollars en 2011 et de 40,3 millions de dollars en 2010.
Situation et tendances de l’abondance :
L’abondance du hareng est estimé , lorsque c’est possible, en utilisant des relevés acoustiques. Le MPO étudié plusieurs stocks de harengs. Les estimations de la biomasse du stock reproducteur dans les différents stocks varient de critique à la zone de prudence jusqu'à la zone saine.
Pêches :
Huit des principales pêches : quatre zones de pêche de Scotia-Fundy (division 4VWX de l'OPANO); composantes de reproducteurs de printemps et d’automne du sud du golfe du Saint-Laurent (division 4T de l'OPANO) et de la côte ouest (division 4R de l'OPANO) et de la côte est (division 3KLPs de l'OPANO) de Terre-Neuve-et-Labrador des deux types de reproducteurs, soit les reproducteurs de printemps et les reproducteurs d’automne de Terre-neuve.
Mesures de conservation :
Adaptées aux besoins uniques de chaque pêche; les mesures incluent les quotas, la clôture des saisons et la fermeture des zones pendant le frai, l'intensification de la surveillance, etc.

Renseignements sur l’espèce

Le hareng est un petit poisson argenté qui se nourrit principalement de phytoplancton, de zooplancton, ainsi que de petits poissons et de larves. L'espèce nage la gueule ouverte pour filtrer le plancton qui se déplace dans l'eau. Les adultes se tiennent en eaux profondes durant la journée et remontent à la surface la nuit tombée pour se nourrir.

Le hareng est considéré comme une espèce fourragère, parce qu'il est la proie de poissons plus gros et de mammifères marins, par exemple les marsouins communs, les dauphins, les baleines et les requins. Le hareng peut atteindre environ 44 centimètres de longueur et peser jusqu'à 750 grammes.

La période et l’endroit du frai dépendent des stocks. Certains frayent au printemps (reproducteurs de printemps), alors que d’autres frayent à la fin de l’été ou à l’automne et sont appelés reproducteurs d’automne.

Pêche

Sur le plan commercial, la pêche du hareng de l'Atlantique est importante pour le Canada aux endroits où elle est pratiquée principalement : sur les côtes du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse et dans la baie de Fundy (Figure 1); dans le sud du golfe Saint-Laurent (Figure 2); sur les côtes est et ouest de Terre-Neuve-et-Labrador (Figure 3). Depuis quelques années, des efforts ont aussi été déployés pour développer la pêche sur la Basse-Côte-Nord du Québec (division 4S de l'OPANO).

Les débarquements de hareng sur la côte ouest de Terre-Neuve-et-Labrador augmentent depuis 1999 (Figure 4). En 2011, les débarquements s'établissaient à 20 501 tonnes, comparativement à 19 205 tonnes en 2010. Les débarquements combinés de tous les stocks de hareng pêchés dans l'océan Atlantique sont indiqués à la Figure 5.

Zones de pêche du hareng :

Zones de pêche du hareng
Figure 1. Zones de pêche du hareng au large de la Nouvelle-Écosse et au sud-ouest du Nouveau-Brunswick (division 4VWX de l'OPANO)

La figure 1 a pour sous-titre « Zones de pêche au hareng au large de la Nouvelle-Écosse et au sud-ouest du Nouveau-Brunswick (division 4VWX de l'OPANO) ». Il s'agit d'une carte où apparaissent, sur l'axe des y, les coordonnées de latitude, qui vont du 41e au 47e degré et, sur l'axe des x, les coordonnées de longitude, qui vont du 68e au 57e degré. La carte montre les masses terrestres du Nouveau-Brunswick, de l'Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse et présente, au moyen de lignes, les limites des zones de pêche suivantes : 5Y, 5Z, 4X, 4W, 4Vs, 4Vn, 3P et 4T (dans le sens antihoraire, en partant de la zone 5Y). De plus, des zones de texte tridimensionnelles apparaissent pour les lieux de pêche suivants : la côte du Nouveau-Brunswick, le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse/baie de Fundy, la côte de la division 4VWX et les bancs du large du plateau néo-écossais.

Zones de pêche du hareng
Figure 2. Zones de pêche du hareng dans la partie sud du golfe du Saint-Laurent (division 4T de l'OPANO)

La figure 2 a pour sous-titre « Zones de pêche au hareng dans la partie sud du golfe du Saint-Laurent (division 4T de l'OPANO) ». Il s'agit d'une carte montrant les zones de pêche au hareng suivantes situées le long du sud du golfe du Saint-Laurent : (de haut en bas, de gauche à droite) 16A, 16B, 16C,16D, 16E, 16F,16G, 17 et 18. On y voit également les limites des deux zones de pêche principales (4T et 4Vn).

Zones de pêche du hareng
Figure 3. Zones de pêche du hareng situées au large des côtes est (division 3KLPs de l’OPANO) et ouest (division 4R de l’OPANO) de Terre-Neuve

La figure 3 a pour sous-titre « Zones de pêche au hareng situées au large des côtes est et ouest de Terre-Neuve ». Il s'agit d'une carte montrant l'île de Terre-Neuve et une portion du Labrador. On y voit également la partie nord-est du Québec. Les zones de pêche au hareng sont représentées au moyen de lignes dessinées le long de la ligne de côte du Labrador (dans le haut – zone 2) et le long de l'île de Terre-Neuve tout entière. Les lignes partent de l'extrême nord, de la zone 1/3, font le tour de l'île, suivant le sens des aiguilles d'une montre, jusqu'à la zone 14.

Mesures de conservation

La pêche du hareng est gérée au moyen de plans de gestion intégrée des pêches, lesquels stipulent les attributions de quotas, les saisons et les zones de pêche, ainsi que des outils employés pour contrôler et surveiller les activités de pêche, de l'octroi de permis et de la réglementation.

Des mesures de gestion particulières sont en place dans certaines zones de pêche du hareng, afin de protéger les différents stocks de géniteurs du printemps. Par exemple, tous les titulaires de permis de pêche du hareng qui utilisent des bateaux de pêche aux engins mobiles et aux engins fixes sont tenus de remettre des journaux de bord détaillés sur leurs prises et leurs activités de pêche. De plus, les débarquements commerciaux sont vérifiés au port dans le cadre du Programme de vérification à quai.

Débarquement de hareng – Perspective historique

Débarquement de hareng
Figure 4. Débarquements de hareng par zone unitaire et total autorisé des captures dans la division 4R de l'OPANO (côte ouest de Terre-Neuve-et-Labrador) entre 1966 et 2011

La figure 4 a pour sous-titre « Débarquements de hareng par zone unitaire et total autorisé des captures dans la division 4R de l'OPANO entre 1966 et 2011 ». Il s'agit d'un graphique à colonnes empilées portant sur les zones. On y montre la tendance des débarquements de hareng effectués par les pêcheurs de Terre-Neuve de 1966 à 2011, dans la zone de pêche 4R, par zone unitaire : 4Ra, 4Rb, 4Rc et 4Rd. L'axe des y indique le volume des débarquements, qui va de 0 à 40 000 tonnes, par tranche de 5 000 tonnes. L'axe des x, lui, comprend chaque année, de 1966 à 2011 (seules les années paires sont notées – p. ex., 1966, 1968, 1970, etc.). On aperçoit dans le tableau les années les plus fructueuses de la pêche au hareng (1973, 1980, 1986 et 1991). Le volume des débarquements est demeuré relativement stable entre 1992 et 2011, atteignant de 15 000 à 20 000 tonnes (total des quatre sous-unités de la zone de pêche 4R). Le total autorisé des captures (TAC) est indiqué pour chaque année, à partir de 1977, au moyen d'astérisques se trouvant le long du tableau.

Débarquement de hareng
Figure 5. Total des débarquements de hareng dans le cadre des pêches principales, de 1960 à 2007 (CCRH 2009)

La figure 5 est intitulée « Débarquements canadiens de hareng (1960-2007) ». Il s'agit d'un diagramme à colonnes bidimensionnelles où la même barre sert à indiquer à la fois les débarquements annuels totaux de hareng pour chaque année de 1963 à 2007 et les débarquements totaux dans chacune des zones de pêche suivantes : 3KLPs, 4R, 4S, 4T, et 4VWX. L'axe y indique le volume des débarquements par paliers de 100 000 tonnes, de 0 à 600 000 tonnes, tandis que l'axe x est gradué en années (chaque cinquième année étant indiquée au long en chiffres, c.-à-d., 1960, 1965, etc.). Selon le tableau, les débarquements de hareng ont été les plus élevés en 1969 et 1970 (au-delà de 550 000 t), la moyenne se situant aux alentours de 200 000 tonnes entre 1973 et l'an 2000. Entre 2004 et 2007, les débarquements annuels ont totalisé environ 160,000 tonnes.

Estimations de la population

Des scientifiques du MPO, des experts à l'externe et des pêcheurs évaluent régulièrement les stocks de hareng et les résultats de leurs évaluations sont publiés sur le site Web du Secrétariat canadien de consultation scientifique. Pêches et Océans Canada (MPO) évalue huit pêches principales de harengs dans l’Est du Canada.

Au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, l’abondance de la population des quatre stocks de harengs dans la division 4VWX a diminué depuis 2001. Les stocks ne se sont pas rétablis malgré la diminution des niveaux de prises observées au cours des dernières années.

Le stock de harengs du golfe du Saint-Laurent (4T) est constitué de deux types de reproducteurs, soit les reproducteurs d’automne et les reproducteurs de printemps. L’abondance de la population des reproducteurs d’automne demeure à un niveau modéré. Toutefois, l’abondance de la population des reproducteurs de printemps est en chute depuis 1997 et demeure à un faible niveau.

Sur la côte ouest de Terre-Neuve-et-Labrador (4R), les estimations de la biomasse de harengs pour 2010 et 2011 sont plus élevées que celles effectuées en 2002.

Sur la côte est de Terre-Neuve-et-Labrador (3KLPs), l’état de la population des reproducteurs d’automne s’est amélioré.

Certains signes démontrent que le stock de harengs augmente dans la Basse-Côte-Nord du Québec (4S).

Outre l'examen des données sur les débarquements de hareng, on a recours à diverses méthodes de recherche et d'évaluation pour estimer l'abondance, la biomasse reproductrice et la mortalité par la pêche, notamment :

  • les relevés acoustiques;
  • les évaluations détaillées;
  • les données sur les taux de prises;
  • la taille, le poids, l'état et la maturité des poissons pêchés, ainsi que leur âge;
  • les autres prises accessoires.

Renseignements supplémentaires