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Impact économique des activités maritimes dans les vastes zones de gestion des océans

Zone de gestion intégrée de la Côte nord du Pacifique

1. La zone

La zone de gestion intégrée de la côte nord du Pacifique (ZGICNP) est une des cinq vastes zones de gestion des océans (VZGO) prioritaires identifiées dans le Plan d'action sur les océans dans le but d'en planifier la gestion intégrée. Désignée localement sous le nom de bassin de la Reine- Charlotte, cette VZGO s'étend sur une superficie d'environ 88 000 kilomètres carrés entre la frontière du Canada et de l'Alaska au nord, la péninsule Brooks dans la partie nord-ouest de l'île de Vancouver, l'île Quadra et l'île Bute au sud. Cette zone s'étire dans la mer jusqu'à la base du talus continental et sur les limites de base de la mer territoriale (figure 7.1).

Ce riche écosystème marin favorise de nombreuses activités axées sur la ressource, dont la pêche, l'aquaculture, le transport maritime, ainsi que le tourisme. Ces activités génèrent des emplois et des revenus considérables, apportant ainsi une contribution majeure à la santé économique de la province et entretenant plusieurs communautés côtières adjacentes.

Figure 7.1: Zone de gestion intégrée de la côte nord du Pacifique (ZGICNP)

Carte dèmontrant la zone de gestion intégrée de la côte nord du Pacifique

2. Méthodologie

Ce rapport nous présente un survol des nombreuses activités humaines auxquelles on assiste dans la ZGICNP, sans compter qu'on y quantifie ces activités en faisant appel à divers indicateurs de l'industrie. Ce rapport constitue un prolongement de la présente analyse en présentant une estimation de l'impact économique de ces activités quant à leur contribution sur le produit intérieur brut, l'emploi et le revenu des ménages. Le rapport nous montre également un survol des interactions entre et au niveau des différentes activités.

L'estimation de l'impact économique des activités des océans dans la ZGICNP se déroule en trois étapes.

  • On commence premièrement par examiner et résumer les documents de planification du MPO qui renferment un survol de la nature et de l'ampleur des activités humaines.1
  • Deuxièmement, on compile les données industrielles et économiques pour chacune des activités ou on les estime à partir des sources de statistiques et en faisant appel aux ministères du gouvernement. Le défi de cette étape consiste à s'assurer, d'une part, que les données ne concernent que les activités qui se déroulent dans les limites de la ZGICNP et, d'autre part, que les données reflètent avec précision l'ampleur de chaque activité. Sauf indication contraire dans le texte, les activités sont quantifiées en faisant appel à une approche ascendante basée sur les données d'un emplacement précis. Par exemple, l'estimation de l'importance économique de la pêche repose sur les données des prises et de l'effort par pêcherie afin de déterminer les zones statistiques dans la ZGICNP. De même, les estimations en ce qui concerne les ports et la navigation reposent sur les niveaux précis de cargaisons des ports et sur les mouvements des navires.
  • Troisièmement, on a recours à une approche descendante pour estimer l'impact économique (PIB, emplois et revenu des ménages) des activités dans la ZGICNP. Cette approche commence par les impacts provinciaux qu'on répartit ou qu'on distribue dans la zone dans le cadre d'une activité visant à relier les indicateurs aux emplacements (par exemple, la part des débarquements dans le cas des pêcheries, ou la part du tonnage des cargaisons dans le cas du transport maritime).

3. Activité humaine

Pêche

La valeur débarquée de la pêche commerciale en Colombie-Britannique s'élevait à tout près de 324 millions de dollars en 2006 si l'on se base sur les débarquements de 221 000 tonnes. Le poisson de fond représentait environ 45% de la valeur débarquée, alors que le saumon représentait 18%, tandis que les débarquements de mollusques et crustacés venaient ajouter encore 30%. Dans l'ensemble, la ZGICNP représentait aux alentours de 67% de la valeur totale des débarquements.

Tableau 7.1: Débarquements commerciaux et valeurs débarquées dans la ZGICNP, 2002-20061
Débarquements 2002 2003 2004 2005 2006
Value (millions de $) 218 232 232 221 218

1 Les estimations de la valeur débarquée proviennent des rapports de 2006 intitulés British Columbia Seafood Industry Year in Review et Marine Use Analysis of the Pacific North Coast.

La valeur du saumon débarqué s'élevait à 59,5 millions de dollars, dont 83% provenaient de la ZGICNP, soit un peu plus de 50 millions de dollars. La valeur débarquée des mollusques et crustacés atteignait environ 90 millions de dollars, dont près de 52 millions de dollars (57%) étaient attribuables à la ZGICNP.

Le poisson de fond et les autres espèces constituaient les 163 millions de dollars restants. Cependant, la merluche, qui représente tout près de 17 millions de dollars, est recueillie principalement au large de la côte ouest de l'île de Vancouver, de sorte que le total véritable s'élève à 147 millions de dollars. Les principales espèces de morue charbonnière (valeur débarquée de près de 48 millions de dollars), de flétan (40 millions de dollars), de scorpène (21 millions de dollars) et de hareng (près de 13 millions de dollars) représentent 83% des débarquements. Les 25 millions de dollars restants sont répartis entre de nombreuses espèces, comme la roussette, la limande, la morue-lingue, la perche du Pacifique et la plie. Un examen des données sur les prises et l'effort révèle que la ZGICNP représente 85% de la valeur des débarquements de morue charbonnière, près de 100% de la valeur débarquée du flétan, près de 70% de la valeur débarquée de la scorpène2, 25% de la valeur débarquée du hareng3 et 70% de la valeur débarquée des autres espèces. Partant de là, la valeur débarquée de tout le poisson de fond dans la ZGICNP s'élevait à environ 117 millions de dollars en 2007.

En 2006, les pêcheries dans la ZGICNP fournissaient de l'emploi à un nombre estimé de 1 260 pêcheurs (soit près de 60% du total de la province) évoluant à partir de 1 800 bateaux de pêche enregistrés (tableau 7.2).

Tableau 7.2: Nombre d'emplois et bateaux de pêche actifs dans la ZGICNP, 2006
  Emplois1 Nombre de bateaux de pêche enregistrés2
Pêcheries 1 260 1 800

1 Les données sur l'emploi sont basées sur un pourcentage de la valeur débarquée de toutes les espèces à l'intérieur de la VZGO.
2 Le nombre de bateaux de pêche enregistrés repose sur un pourcentage de la valeur débarquée de toutes les espèces à la grandeur de la VZGO.

Aquaculture

La Colombie-Britannique est le quatrième producteur en importance de saumon cultivé au monde et un producteur majeur de mollusques et crustacés au Canada. Répartie entre le poisson ordinaire, les mollusques et crustacés et la production de plantes marines, l'industrie aquacole dans la ZGICNP rapporte tout près de 84 millions de dollars (tableau 7.3). Cette industrie comprend environ 100 installations produisant du poisson, ainsi que des mollusques et crustacés, de même que plusieurs exploitants à petite échelle qui produisent des plantes marines. Les dépenses gouvernementales dans le domaine de l'aquaculture sont compilées par chaque ministère concerné. On est cependant préoccupé ici par l'élaboration d'un cadre afin de rationaliser la répartition des activités de dépenses appropriées dans la ZGICNP.

  • Aquaculture de poisson – On dénombre 60 écloseries de poisson en C.-B., dont sept sont situées à l'intérieur de la ZGICNP4. On fait état, dans la ZGICNP (2007), de 79 permis d'exploitation dans le domaine du poisson dans la VZGO en 2004. Les données de 2007 du ministère de l'Agriculture et des Terres de la C.-B. 5 révèlent qu'il existait 130 sites de culture du poisson en C.-B., dont 84 (65%) étaient situés dans la ZGICNP.
  • Aquaculture de mollusques et crustacés – La majeure partie des activités aquacoles de mollusques et crustacés en C.-B. se déroulent au sud de la ZGICNP, où les conditions conviennent davantage aux espèces récoltées. On dénombre 11 fermes de mollusques et crustacés dans la ZGICNP, ce qui représente 2,4 pour cent du total de la province (MAFF, 2003). On compte cependant quinze projets pilotes en cours sur la côte nord et dans les îles de la Reine-Charlotte dans le but de déterminer la faisabilité de l'aquaculture des mollusques et crustacés dans ces zones.
  • Plantes marines – L'industrie des plantes marines comprend principalement des exploitants à petite échelle qui récoltent moins de 100 tonnes par année.
Tableau 7.3: Activités aquacoles dans la ZGICNP, 20061
  Nombre d'emplois Nombre de sites Valeur de la production (millions de dollars)
Aquaculture 525 95 85

1 Les estimations reposent sur les données provenant du rapport intitulé Economic Contribution of the Ocean Sector in British Columbia, Marine Use Analysis of the Pacific North Coast, ainsi que des données du ministère de l'Environnement de la C.-B.

Transformation du poisson

L'industrie de la transformation du poisson en Colombie-Britannique repose sur 240 centres de transformation où l'on génère tout près de 1 milliard de dollars en exportations. Le nombre de centres de transformation dans la ZGICNP représente environ 5% du total de la province. Basée traditionnellement sur l'industrie commerciale du poisson de fond et des mollusques et crustacés, la transformation du poisson a entrepris un virage vers l'aquaculture (principalement du saumon) afin d'augmenter les approvisionnements de ce poisson. D'après la part de la valeur provinciale des débarquements en 2006, les usines de transformation du poisson dans la VZGO ont généré 487 millions de dollars de produits (tableau 7.4).

Tableau 7.4: Activité de transformation du poisson dans la ZGICNP, 2006
  Nombre d'emplois1 Nombre d'usines2 Production (millions de $) 3
Transformation du poisson 185 13 487

1 Les estimations reposent sur un pourcentage des installations situées à l'intérieur de la VZGO.
2 Les estimations reposent sur un pourcentage des installations situées à l'intérieur de la VZGO.
3 La production est estimée à partir de la part de la valeur débarquée de la VZGO.

Exploration et extraction du pétrole et du gaz naturel

Les réserves de pétrole qu'on retrouve en mer au large de la C.-B. représentent une ressource énergétique possiblement considérable et une occasion à ne pas rater pour les gens de la province. Les zones les plus prometteuses sont situées à l'intérieur de la ZGICNP. Par exemple, les nombreux suintements de pétrole, de goudron et de gaz naturel sur les îles de la Reine-Charlotte ont justifié des forages pétroliers dans la région dès 1913, lorsqu'on fora le premier puits sur l'île Graham. Entre 1949 et 1971, on procéda au forage de huit puits additionnels. Après la première activité sismique enregistrée en mer en 1958, la province de la C.-B. imposa un moratoire sur le forage exploratoire dans les eaux côtières entre l'île de Vancouver et l'Alaska dès 1959. Dès 1961, cependant, Shell Canada Limitée entreprit l'acquisition de permis d'exploration dans le détroit d'Hécate et dans le détroit de la Reine-Charlotte, ce qui amena la société à procéder à des sondages sismiques en mer entre 1963 et 1968 pour ainsi recueillir un total de 32 300 kilomètres de données sismiques par réflexion6. Les évaluations précédentes nous portent à croire que le bassin de la Reine-Charlotte pourrait contenir entre 1,6 milliard m3 et 0,7 trillion m3 de gaz naturel avec un degré de probabilité de 50%.

Même si on a constaté un regain de l'intérêt à l'égard des forages au large de la C.-B. au cours des quelques dernières années, le moratoire du gouvernement fédéral (adopté en 1972) et celui du gouvernement provincial (adopté en 1989) empêchent les activités d'exploration en mer, de sorte qu'il n'en n'a résulté aucun impact économique important. Cependant, le gouvernement provincial a étendu considérablement ses connaissances et son intérêt à l'endroit des activités en mer de la C.-B. Les dépenses correspondantes sont considérées comme des dépenses dans le domaine des océans pour le gouvernement provincial.

Transport maritime

Le secteur maritime de Transports Canada ou les ports pour petits bateaux de Pêches et Océans Canada ont toujours géré tous les ports publics situés à l'intérieur de la ZGICNP. En raison du programme de dessaisissement de Transports Canada, la plupart des ports de la ZGICNP sont exploités localement. On dénombre 26 ports actifs dans la zone, dont les ports de Prince Rupert et Kitimat sont les plus importants. Ensemble, ces deux ports majeurs ont manipulé près de sept millions de tonnes de marchandises en 2005, dont principalement des céréales, du charbon, ainsi que des produits provenant des deux principales industries situées à Kitimat (tableau 7.5). Le nouveau centre de manutention de conteneurs d'un coût de 170 millions de dollars à Prince Rupert présente une capacité annuelle de 500 000 teu, alors qu'on prévoit accroître celle-ci jusqu'à 4 000 000 teu d'ici 2020, tout dépendant de la demande. Le centre pour conteneurs est entré en service au début de 2008 et on prévoit qu'il entraînera la création de 300 emplois à temps complet, pour ainsi accroître considérablement l'impact économique du port à Prince Rupert.

Le trafic maritime dans la ZGICNP comprend un vaste éventail de types de navires appartenant à des flottes commerciales, de pêche et de plaisance. À l'exception des installations portuaires de Prince Rupert et Kitimat, la majorité du trafic des gros navires dans la ZGICNP traversent principalement la zone, parce qu'elle croise la route entre Vancouver ou Seattle et l'Alaska et l'Asie. À l'exception des navires-citernes en route vers le port de destination de Prince Rupert ou Kitimat, le trafic des navires-citernes qui transportent, par exemple, du gaz liquide, des produits du pétrole et des huiles végétales, tend à circuler à l'extérieur de la ZGICNP.

Tableau 7.5: Mouvements de navires et tonnes de marchandises en 20051
  Domestique International Total
Mouvements de navires Milliers de tonnes de marchandises Mouvements de navires Milliers de tonnes de marchandises Mouvements de navires Milliers de tonnes de marchandises
ZGICNP 21 86,3 969 6 864 990 6 950

1 Les données proviennent de Statistiques Canada, Le transport maritime au Canada 2005 et sont basées sur certains ports choisis dans la VZGO.

Les services de traversiers dans la ZGICNP sont dispensés principalement par la société BC Ferries, qui exploite directement sept routes et quatre autres par sous-traitance. Les principales routes à l'intérieur de cette VZGO comprennent le service entre Prince Rupert et Haida-Gwaii, Port Hardy et Prince Rupert, ainsi que le Discovery Coast Passage à Port Hardy.

Tableau 7.6: Industrie des traversiers dans la ZGICNP, 20061
  Emplois Passagers Véhicules
Industrie des traversiers 250 1 900 130

1 Les estimations proviennent du rapport annuel de 2006 de l'Association canadienne des opérateurs de traversiers. Celles-ci reposaient sur un pourcentage de la capacité des navires.

Tourisme océanique

Le tourisme océanique est réparti entre trois secteurs de dépenses : soit les activités des navires de croisière, le tourisme côtier sous forme d'activités récréatives dans l'eau, ainsi que la pêche sportive en mer. Ces trois activités sont bien définies, alors qu'on a tenté en quelque sorte de quantifier leur importance économique à partir de divers rapports et sondages. Dans l'ensemble, le tourisme océanique dans la VZGO équivaut à des dépenses estimées de l'ordre de 225 millions de dollars sur un total de près de 2 milliards de dollars pour la province.

Les ports de la C.-B. ont accueilli près de 600 bateaux de croisière en 2007, ce qui représente un total combiné de 1,4 million de passagers pendant la saison des croisières. On estime que plus de 300 bateaux de croisière traversent la ZGICNP chaque année. Les ports de Victoria, Prince Rupert, Nanaimo et Campbell River servent principalement de ports d'escale pour les croisières vers l'Alaska en provenance des ports américains et de Vancouver, alors que Vancouver est principalement un port de chargement et de déchargement pour les croisières vers l'Alaska. Le port de Vancouver a accueilli les deux tiers des passagers de la Colombie-Britannique en 2007 et il s'agit de loin du plus important des cinq ports. Deux des cinq ports, soit Prince Rupert et Campbell River, se situent à l'intérieur de la ZGICNP.

Les visites par les passagers des bateaux de croisière à Prince Rupert ont connu une augmentation drastique depuis 2003, alors qu'ils n'étaient au départ que 3 000. En 2007, leur nombre avait atteint plus de 98 000. Les premières visites à Campbell River ont débuté en 2007, alors que légèrement plus de 2 300 passagers débarquaient.

Tableau 7.7: Navires de croisière dans les ports situés à l'intérieur de la ZGICNP1
  2004 2005 2006 2007
Passagers en visite 60 100 97 970 63 767 100 659

1 Les estimations proviennent du rapport de 2007 portant sur la contribution économique de l'industrie internationale des croisières au Canada.

En 2006, on estime que les dépenses totales attribuables aux croisières (dépenses des passagers et des membres d'équipage seulement) en C.-B. atteignaient un peu plus de 400 millions de dollars. Nous estimons que près de 4 millions de dollars de ce montant sont des dépenses encourues dans la ZGICNP (tableau 7.8).

Tableau 7.8: Dépenses directes attribuables aux croisières pour la ZGICNP, 2004-2006 (millions de $)1
  2004 2005 2006 2007
ZGICNP 4 6 4 7

1 Les estimations proviennent du rapport de 2007 portant sur la contribution économique de l'industrie internationale des croisières au Canada.

La ZGICNP représente la principale destination pour la pêche sportive en eau salée et une importante source d'occasions de pêcher en eau douce en Colombie-Britannique. Dans les Enquêtes de 2000 et 2005 sur la pêche récréative au Canada, on précise que les dépenses encourues par les gens pratiquant la pêche en eau salée en Colombie-Britannique ont généré une somme estimée à 662 millions de dollars en 2006. La VZGO représente environ 27% de ce total (tableau 7.9).

Tableau 7.9: Dépenses des pêcheurs en eau salée dans la ZGICNP, 2002-2006 (millions de $)1
  2002 2003 2004 2005 2006
ZGICNP 137 147 158 169 180

1 Les estimations reposent sur les données provenant des Enquêtes sur la pêche récréative du MPO, 2000 et 2005.

Le tourisme côtier comprend les randonnées sur les océans (observation des baleines, visite de points d'intérêt, randonnées pédestres sur les côtes, plongée et kayak), ainsi que la voile, les croisières et la visite des plages et d'autres lieux maritimes. Les organismes de statistiques et les ministères du tourisme au Canada ne préparent pas de façon systématique des suivis et des rapports concernant la demande et les dépenses de ces activités. Néanmoins, il est possible de préparer une estimation des dépenses consacrées au tourisme côtier à partir de divers sondages et études (voir l'annexe 2). Ces sondages permettent d'identifier les activités marines, alors qu'en établissant un lien entre les dépenses quotidiennes moyennes et le nombre de jours consacrés à ces activités (d'après les résultats des sondages) à l'intérieur de la VZGO, il est possible de calculer le niveau global des dépenses.

Basé sur cette méthodologie, le tableau 7.10 nous montre que la participation aux activités côtières dans la VZGO a généré un montant estimé à 50 millions de dollars en dépenses touristiques en 2006. Précisons cependant que cette estimation comprend les dépenses effectuées par les touristes et par les résidents locaux.

Tableau 7.10: Dépenses dans le domaine du tourisme côtier dans la ZGICNP, 2002-2006 (millions de $)1
  2002 2003 2004 2005 2006
ZGICNP S/O S/O S/O S/O 50

1 Statistiques Canada, Enquête sur les voyages des résidents du Canada, 2007; Statistiques Canada Enquête sur les activités et les préférences en matière de voyages, 2000, 2006; Genesis Public Opinion Research Inc. & Smith Gunther Associates, Economic Impact of the Canadian Recreational Boating Industry: 2006. Les données sur la navigation sont disponibles pour 2006 seulement.

Construction maritime La construction maritime n'est pas conforme à une industrie du SCIAN dont on dispose déjà des données. Cette activité comprend la consultation de quais et de brise-lames, ainsi que les opérations de dragage. La construction est effectuée par les administrations portuaires et les sociétés d'exploitation des principaux ports, ainsi que par le MPO et les autorités locales dans les ports pour petits bateaux. Dans le cas de la VZGO en général, les dépenses de construction se sont élevées en moyenne à 23 millions de dollars au cours de la période de 2001-2006 (18% du total de la région).

  • Ports – Le port de Prince Rupert a consacré tout près de 65 millions de dollars à ses immobilisations en 2006, ce qui représente un montant moyen de 18,4 millions de dollars.
  • Ports pour petits bateaux – Ce programme comprend tout près de 100 ports de pêche à la grandeur de la Colombie-Britannique. Les dépenses d'immobilisation en 2006 étaient estimées en moyenne à 3,5 millions de dollars, alors que les dépenses dans la VZGO ont atteint en moyenne 1,2 million de dollars.
  • BC Ferries – BC Ferries participe à la construction de son infrastructure à terre. Au cours de la période de 2002-2006, l'organisation a dépensé chaque année en moyenne 57,6 millions de dollars afin de construire ses terminaux, ses édifices et ses structures maritimes. De cette somme, 3,4 millions de dollars ont été dépensés dans la ZGICNP.

Tableau 7.11: Dépenses d'immobilisation consacrées en moyenne aux ports dans la ZGICNP, 2002-2006
  Dépenses d'immobilisation (millions de $)
Prince Rupert1 18,4
Ports pour petits bateaux2 1,2
BC Ferries3 3,4
Total 23,0

1 Les données proviennent du rapport annuel de 2006 de la Prince Rupert Port Authority.
2 Les données proviennent du rapport d'analyse des utilisations marines sur la Côte nord du Pacifique.
3 Les données proviennent des rapports annuels de BC Ferries.

Construction navale et fabrication de bateaux

L'industrie de la construction navale et de la fabrication de bateaux en Colombie-Britannique comprend quatre chantiers navals majeurs qui se trouvent à Victoria, Nanaimo et North Vancouver. On compte également près de 65 fabricants de bateaux, concepteurs et fournisseurs répartis ici et là dans la province. Aucun des chantiers n'est situé à l'intérieur des limites de la ZGICNP. Les données d'Industrie Canada démontrent qu'à peine en 2006, cette industrie produisait des recettes avoisinant les 446 millions de dollars (tableau 7.12).

Tableau 7.12: Industrie de la construction navale et de la fabrication de bateaux en Colombie- Britannique, 2002-2006 1
  2002 2003 2004 2005 2006
Nombre de sociétés - - 356 304 333
Recettes (millions de dollars) 400 445 394 413 446

1 Les données proviennent d'Industrie Canada, http://www.ic.gc.ca/cis-sic/cissic. nsf/IDE/cis33661este.html

Services gouvernementaux

Dix ministères fédéraux et neuf ministères et organismes du gouvernement provincial en Colombie-Britannique participent aux activités dans le domaine des océans. Ceux-ci contribuent à rehausser la valeur du secteur des océans de différentes façons : emplois directs, dépenses d'immobilisation, dépenses d'exploitation et d'entretien, dépenses dans les domaines de la recherche et du développement, ainsi que le soutien aux initiatives dans les secteurs non rentable et sans but lucratif.

Puisqu'on ne connaît pas les données relatives à l'emploi et aux dépenses particulières à la ZGICNP, on a procédé à des estimations en calculant la proportion des facteurs d'attribution de l'industrie et des montants totaux des provinces. Dans l'ensemble, les services gouvernementaux ont généré tout près de 370 millions de dollars en dépenses et permis la création de 3 510 équivalents temps plein en 2006. Voir à l'annexe 2, tableau A2-1 les détails des facteurs d'attribution.

Tableau 7.13: Dépenses et emplois des principaux ministères fédéraux et provinciaux, 2006
Gouvernements Emplois (ÉTP) Dépenses (en millions de dollars)
Fédéral1 3,360 345
Provincial2 150 24
Total 3,510 369

1 On a obtenu les estimations en calculant la proportion des différents facteurs d'attribution particuliers à l'industrie afin de regrouper ainsi les montants des provinces (ces montants ont été fournis par Pêches et Océans Canada et par le ministère de la Défense nationale).

MPO : Valeur basée sur un pourcentage de la valeur des débarquements provinciaux (67%). MDN : Valeur basée sur le nombre de bases à l'intérieur de la VZGO (0%).

2 On a obtenu les estimations en calculant la proportion des différents facteurs d'attribution particuliers à l'industrie afin de regrouper ainsi les montants des provinces (les montants des provinces proviennent des divers ministères provinciaux et des rapports financiers annuels).

Ministère de l'Agriculture et des Terres : Basé sur un pourcentage de la valeur de la production aquacole (20%).
Ministère de l'Environnement
: Basé sur un pourcentage de la valeur débarquée de la province (67%).
Ministère des Transports : Basé sur un pourcentage du nombre de passagers des traversiers provinciaux (6%).
Ministère du Tourisme : Basé sur un pourcentage des dépenses touristiques de la province dans le domaine des océans (10%).
Ministère du Développement économique : Basé sur un pourcentage de la valeur débarquée et de la valeur de la production aquacole de la province (41%).
Autres : Basé sur un pourcentage de la valeur débarquée et de la valeur de la production aquacole de la province (41%).

Universités et ONGE

Les universités de la Colombie-Britannique, la University of Victoria et d'autres écoles, ainsi que leurs instituts affiliés offrent des programmes et s'adonnent à la recherche le long de la côte du Pacifique et dans l'Arctique. Des ONG nationaux et locaux dans le domaine de l'environnement réalisent également des programmes maritimes dans le golfe. Des estimations des dépenses consacrées aux programmes et à la recherche sont disponibles au niveau provincial, mais il n'existe aucune estimation fiable des activités et des dépenses à l'intérieur de la ZGICNP. En raison de l'absence d'une telle information, compte tenu de l'emplacement des universités et des centres de recherche, ainsi que des bureaux des ONGE et en raison de l'importance relative des activités marines à l'intérieur de la VZGO, nous attribuons de façon théorique 20% des dépenses dans le domaine marin à la ZGICNP.

4. Interactions

On a récemment désigné la ZGICNP comme une zone de gestion des océans pour laquelle l'information sur les interactions est quelque peu limitée. La taille relativement limitée de la ZGICNP fait en sorte que les interactions sont concentrées dans une région marine passablement restreinte, en particulier à proximité des industries du transport maritime et de la pêche.

Cette discussion de haut niveau des interactions est de nature qualitative. Les interactions reposent sur l'existence d'une indépendance économique (négative ou positive) entre ou au sein des activités. Plusieurs interactions négatives entre et au sein des activités sont de faibles à modérées, ce qui reflète en partie l'isolement physique de la plupart des activités. Lorsqu'on a assisté à des conflits, on est parvenu à les résoudre ou à les atténuer au cours des ans, soit grâce à la coopération des divers intérêts ou en faisant appel à des politiques et à des règlements. Certaines activités présentent des liens positifs avec une activité, pour ainsi la renforcer ou dépendre de celle-ci. Les interactions sont résumées dans la matrice ci-dessous, alors que le degré d'ombrage indique l'intensité relative (blanc = faible; noir = forte). Voici d'ailleurs les principaux points :

  • Pêche – Les interactions avec l'industrie de la pêche surviennent dans plusieurs industries. Une interaction étroite existe entre l'aquaculture et les pêches en raison des préoccupations à l'effet que le saumon cultivé nuit aux populations en raison de la contamination, de la maladie et du poisson qui s'échappe des parcs, donnant ainsi lieu à des interactions entre les espèces. L'étroite interaction avec la transformation du poisson reflète la dépendance mutuelle des industries. La pêche dépend dans une grande mesure des ports pour petits bateaux en ce qui concerne le mouillage et les installations de déchargement et de chargement des navires. La pêche constitue un marché important pour l'industrie de la construction navale. Une interaction étroite avec le gouvernement fédéral découle du mandat de Pêches et Océans Canada dans le domaine de la gestion des pêches. Une interaction spatiale avec les navires de passagers et les cargos résulte d'une augmentation du trafic de ces deux groupes.

  • Aquaculture – Cette industrie à l'intérieur de la ZGICNP est active, malgré qu'elle soit petite, alors qu'elle est principalement axée sur la culture du saumon. On assiste à une concurrence limitée avec le domaine de la pêche commerciale en ce qui concerne l'espace océanique, mais les questions au niveau de l'interaction entre l'environnement et les espèces sont sources de préoccupations. L'aquaculture constitue un petit marché pour l'industrie de la construction de bateaux. Une étroite interaction avec le gouvernement provincial résulte du mandat de Pêches et Aquaculture en matière d'émission des permis et de réglementation, en plus d'une concurrence possible quant aux sites préférés (fermes aquacoles par rapport aux zones de protection marine). Les interactions avec le tourisme côtier sont intenses, puisque cet espace est partagé avec les fermes aquacoles tout le long de la côte.

  • Transformation – On assiste à une interaction modérée entre les usines de transformation en raison de la concurrence au niveau des matières premières. L'interaction avec la pêche commerciale est en baisse en faveur des produits aquacoles, qui constituent une source croissante d'approvisionnement. Le système des ports pour petits bateaux facilite le débarquement et le transport par camion des nouvelles matières entre les sites éloignés et les usines de transformation. Une certaine interaction avec le gouvernement provincial résulte du mandat des Pêches et de l'Aquaculture en matière de politiques, d'émission des permis et de réglementation.

  • Pétrole et gaz naturel – L'interaction du secteur du pétrole et du gaz naturel à l'intérieur de la ZGICNP est minime, parce qu'un moratoire est en place. Le trafic des pétroliers dans la ZGICNP est limité par une zone de restriction volontaire de l'industrie. La levée du moratoire est possible, mais on assisterait alors à des interactions étroites entre les secteurs de l'exploitation et du développement dans les domaines des pêches, du transport et au niveau gouvernemental. À l'heure actuelle, l'interaction se fait sentir uniquement au niveau du développement proposé et des préoccupations correspondantes.

  • Transport maritime – L'interaction du transport à l'intérieur de la ZGICNP est attribuable à trois principaux ports et à l'industrie des navires de croisière. Le tourisme profite de l'activité des navires de croisière et des services de traversiers sur les côtes. Les gouvernements fédéral et provinciaux assurent une surveillance réglementaire, en plus d'offrir un soutien financier aux services de traversiers. L'industrie des croisières sur les gros et les petits navires a connu des conflits avec d'autres navires maritimes, sans compter qu'on s'est dit préoccupé par l'impact sur les pêches et l'aquaculture en raison des déchets que déversent les navires de croisière et de la perturbation acoustique.

  • Loisirs dans le domaine des océans – Des installations portuaires efficaces sont indispensables pour les trois volets que sont la pêche sportive, les navires de croisière, ainsi que le tourisme côtier (comme l'observation des baleines, la voile et la navigation, le kayak, etc.). Un équipement aquacole présente un risque minimal pour la navigation, mais il compromet le caractère esthétique et son accès à des régions côtières vierges. Les pêcheurs sportifs et l'industrie aquacole ont lancé un débat au sujet de l'impact sur les stocks de saumon sauvage.

  • Construction d'installations pétrolières et gazières – Aucune activité ne s'est déroulée dans le domaine du pétrole et du gaz naturel.

  • Gouvernements fédéral et provinciaux – Les ministères fédéraux, dont Pêches et Océans Canada, Transports Canada et Environnement Canada exercent leur autorité réglementaire à l'endroit de plusieurs activités dans le domaine des océans, alors que d'autres relèvent des ministères provinciaux. On s'est dit préoccupé par la capacité des services de défense, de sécurité et de protection de répondre aux demandes accrues imposées par le trafic croissant des navires de croisière et des cargos.
Matrice d'interdépendance économique ZGICNP

Matrice d'interdépendance économique de la zone de gestion intégrée de la côte nord du Pacifique

5. Impact économique

Les activités océaniques dans la VZGO ont contribué pour 1,4 milliard de dollars au PIB dans l'économie de la Colombie-Britannique, créant ainsi près de 20 000 emplois et générant un revenu total d'environ 930 millions de dollars (tableau 7.14).

  • Pêche – La croissance des domaines, comme le poisson cultivé, les mollusques et crustacés sauvages et le poisson de fond, a permis à l'économie de la pêche de retrouver sa force d'antan suivant le repli des années 1990 en raison de l'effondrement des stocks de saumon. Les débarquements actuels de saumon représentent près d'un quart de la valeur des années 1990. La pêche fait l'objet d'une exploitation maximale et toute augmentation de l'impact économique dans l'avenir dépendrait d'un rétablissement des stocks de saumon et, dans une grande mesure, des conditions du marché et des taux de change.

  • Aquaculture – Reposant principalement sur le saumon cultivé, l'aquaculture demeure un élément majeur qui contribue à l'économie provinciale. La forte demande, les progrès technologiques et le déclin de la pêche sauvage ont constitué les principaux facteurs de cette croissance. Cependant, les conditions économiques actuelles, ainsi que les conflits au niveau spatial et environnemental constituent des menaces majeures pour l'industrie.

  • Transformation – L'avenir de la transformation du poisson est étroitement lié aux conditions dans le domaine de la pêche commerciale et de culture, en particulier le saumon, qui a toujours été une source de matières premières pour les opérations de transformation. Dans l'avenir, l'impact économique reposera principalement sur le rétablissement de la ressource et sur les taux de change.

  • Exploration/extraction du pétrole et du gaz naturel – Les impacts économiques futurs qui seront attribuables aux activités d'exploitation dépendent de la levée ou non du moratoire. Si tel est le cas, il est probable que les activités d'exploitation débutent dans la zone du bassin de la Reine-Charlotte (en présumant qu'on pourra résoudre les problèmes avec les Premières nations). Compte tenu du délai souvent interminable entre le début des travaux d'exploitation et la découverte de quantités commerciales d'hydrocarbures, et ensuite entre ces découvertes et l'aménagement et la production véritables du champ pétrolifère, on ne s'attendrait pas à ce que tout impact substantiel ne survienne avant bien longtemps.

  • Transport maritime – Près de la moitié des cargos passant par les ports de la Colombie- Britannique traversent la VZGO, ce qui fait de ce secteur une des sources les plus importantes d'impact économique. La conclusion des travaux du terminal pour conteneurs de Prince Rupert représente une occasion majeure de croissance à long terme.

  • Tourisme – Étant déjà un facteur important de l'économie de la Colombie-Britannique, ce secteur offre encore un potentiel énorme, grâce à l'expansion du tourisme d'aventure et à la croissance continue de l'industrie des croisières.

  • Construction maritime – On assiste à une augmentation généralisée des ports sur la côte ouest en réaction aux demandes croissantes attribuables aux exportations chinoises vers l'Amérique du Nord et à l'augmentation de la demande de matières premières canadiennes. La conclusion des travaux au terminal pour conteneurs de Prince Rupert à la fin de 2007 représente le principal investissement dans des installations portuaires de la VZGO et un des plus considérables sur les côtes de la Colombie-Britannique.
Tableau 7.14: Impact économique des activités maritimes dans la ZGICNP
PIB et revenus en 000$ Nombre d'emplois en équivalents temps plein Direct Indirect
PIB Emplois Revenus PIB Emplois Revenus
Pêche commerciale 96,151 297 55,554 34,187 449 21,367
Aquaculture 23,083 339 10,259 25,648 356 12,824
Transformation du poisson 3 147,251 2,923 82,889 58,510 642 26,330
Exploration/extraction du pétrole et du gaz naturel            
Activités de soutien pour le pétrole et le gaz naturel            
Transport maritime 47,297 526 31,532 21,021 262 11,562
Activités de soutien pour le transport 71,042 951 43,718 21,859 495 16,394
Tourisme et loisirs 106,190 2,470 86,434 74,086 1,235 44,452
Construction d'installations pour le pétrole et le gaz naturel            
Construction de ports 9,545 143 6,204 7,159 119 4,295
Construction navale et fabrication de bateaux            
Défense nationale 112,796 1,873 112,796 13,756 243 8,253
Pêches et Océans 95,304 1,452 95,304 58,805 274 14,194
Autres ministères fédéraux 3,101 33 3,101 859 15 477
Ministères provinciaux 5,307 27 5,307 1,137 64 1,971
Universités et ONGE 6,098 94 4,779 1,236 0 412
Total 723,164 11,128 537,877 318,262 4,152 162,531


Tableau 7.14: Impact économique des activités maritimes dans la ZGICNP (suite)
PIB et revenus en 000$ Nombre d'emplois en équivalents temps plein Induit Total
PIB Emplois Revenus PIB Emplois Revenus
Pêche commerciale 44,315 231 26,922 174,653 977 103,843
Aquaculture 16,569 215 8,079 65,300 911 31,162
Transformation du poisson 3 49,933 743 26,622 255,694 4,307 135,841
Exploration/extraction du pétrole et du gaz naturel            
Activités de soutien pour le pétrole et le gaz naturel            
Transport maritime 23,228 244 15,083 91,546 1,031 58,176
Activités de soutien pour le transport 31,587 448 21,039 124,488 1,894 81,152
Tourisme et loisirs 61,294 1,148 45,810 241,570 4,853 176,695
Construction d'installations pour le pétrole et le gaz naturel            
Construction de ports 5,679 81 3,675 22,383 344 14,174
Construction navale et fabrication de bateaux            
Défense nationale 43,028 656 42,367 169,579 2,772 163,417
Pêches et Océans 52,397 535 38,324 206,505 2,261 147,822
Autres ministères fédéraux 1,346 15 918 5,305 63 4,496
Ministères provinciaux 2,191 28 1,194 8,635 119 8,472
Universités et ONGE 2,493 34 1,817 9,827 128 7,008
Total 334,059 4,379 231,851 1,375,485 19,658 932,259


Tableau 7.14: Impact économique des activités maritimes dans la ZGICNP (suite)
PIB et revenus en 000$ Nombre d'emplois en équivalents temps plein Valeur de production totale en C.-B. 1 Facteur d'attribution de la VZGO 2
Pêche commerciale 318,909 0.67
Aquaculture 427,466 0.20
Transformation du poisson 3 727,739 0.67
Exploration/extraction du pétrole et du gaz naturel    
Activités de soutien pour le pétrole et le gaz naturel    
Transport maritime 1,911,000 0.06
Activités de soutien pour le transport 2,484,000 0.06
Tourisme et loisirs 2,743,930 0.09
Construction d'installations pour le pétrole et le gaz naturel    
Construction de ports 132,567 0.18
Construction navale et fabrication de bateaux 446,000 0.00
Défense nationale 550,225 0.25
Pêches et Océans 302,648 0.67
Autres ministères fédéraux 23,850 0.20
Ministères provinciaux 155,780 0.16
Universités et ONGE 77,800 0.20
Total 9,983,005  

1 Voir Gardner Pinfold, Impact économique des activités maritimes au Canada, 2009 (préparé pour le MPO) des sources et des valeurs dérivées des extrants.
2 Voir aux annexes 1 et 2 les facteurs dérivés d'attribution.
3 Les impacts au niveau de la transformation du poisson ont été ajustés pour éviter de compter en double les impacts indirects et induits de la pêche commerciale.


1 Alexander, D.W., Sooley, D.R., Mullins, C.C., Chiasson, M.I., Cabana, A.M., Klvana, I., et Brennan, J.A., 2008. Gulf of St. Lawrence: Human Systems Overview Report: xiv + 166 p. (non publiée); MPO, Le golfe du Saint-Laurent, Un écosystème unique: http://www.glf.dfo-mpo.gc.ca/os/goslim-gigsl/index-f.php; Blanchard, K.A., et Wall, R.J., Social, Economic and Cultural Overview of Western Newfoundland and Southern Labrador, Préparé pour Pêches et Océans Canada, région de Terre-Neuve et Labrador, août 2008.
2 D'après la répartition de l'effort de pêche à la traîne dans la ZGICNP.
3 Il s'agit principalement ici de la pêche au hareng rogué.
4 Données du ministère de l'environnement de la C.-B.
5 http://www.al.gov.bc.ca/fisheries/finfish_main.htm.
6 Smyth, R, Chief Science Officer, BC Offshore Oil and Gas Team, BC's Offshore Petroleum Recent Developments, presented to the Canadian Society of Petroleum Geologists, le 4 novembre 2004, Calgary.