Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Impact économique des activités maritimes au Canada

Méthodologie

1. Économie des océans

Cette étude consiste à estimer l'impact économique des activités maritimes. De façon plus précise, elle concerne l'impact économique des activités maritimes qui se déroulent dans la zone économique du Canada sur les océans Atlantique, Pacifique et Arctique.

L'économie maritime comprend les activités individuelles, industrielles et administratives qui dépendent ou qui concernent les océans. Il ne s'agit pas là d'une définition précise ou technique, mais plutôt d'un guide pratique devant permettre d'identifier les activités maritimes pertinentes. Cette liste concerne les activités directes et indirectes dans les secteurs privé et public qui sont identifiées comme étant primaires ou secondaires en fonction de leur importance économique relative et de l'état des connaissances au niveau de l'activité (tableau 2.1):

  • Activités maritimes primaires: Ces activités représentent la pierre angulaire de l'économie maritime, soit les industries qui puisent leur raison d'être économique directement de leur utilisation extractive ou non extractive des ressources maritimes. Ces activités comprennent la pêche, l'exploitation pétrolière et gazière en mer, la construction et la réparation de navires et de bateaux, le transport sur l'eau, ainsi que la construction maritime. Elles comprennent également les ministères et organismes fédéraux et provinciaux qui sont chargés de gérer et d'administrer l'utilisation des océans.

  • Activités maritimes secondaires: Il peut s'agir d'industries autonomes ou faisant partie d'un regroupement d'industries. Même si on peut voir leur contribution à l'économie comme étant des impacts indirects en vertu d'un modèle économique, elles se démarquent et suscitent l'attention dans le cadre de cette étude afin de faire davantage la lumière sur la nature et la portée de l'activité, ainsi que sur les liens qui existent avec les autres secteurs de l'économie.

    L'intention originale consistait à mener une analyse de la valeur économique possible de six des activités secondaires identifiées par un « X » au tableau 2.1 Ainsi, il appert que trois des activités pouvaient faire partie de l'analyse des impacts économiques même s'il s'agissait d'activités primaires. Tel est le cas des services de soutien pour l'extraction de pétrole et de gaz (SCIAN 213), le tourisme et les loisirs côtiers (SCIAN 4872), ainsi que les organisations non gouvernementales de l'environnement (ONGE). Ce niveau d'analyse est devenu possible, parce qu'on avait recueilli ou élaboré des données insuffisantes afin de pouvoir recourir à la méthodologie des impacts.

    On n'a pu réaliser une analyse détaillée des impacts économiques pour les trois autres activités, soit la pêche de subsistance, le raffinage et le transport par pipeline. Il en a été ainsi principalement en raison des limites au niveau des données. Néanmoins, chacune est décrite et accompagnée d'une discussion sur les approches d'analyse possibles, les exigences en matière de données et les défis.
Tableau 2.1: Analyse de l'impact économique sur les secteurs maritimes concernés
SCIAN Industrie But de l'analyse
Primaire Secondaire
Poissons et fruits de mer
114 Pêche X  
1125 Aquaculture X  
3117 Transformation X  
- Pêche de subsistance   X
Pétrole et gaz naturel en mer
211 Exploration-extraction X  
213 Services de soutien   X
32411 Raffineries   X
486 Transport par pipeline   X
Transport maritime
4831 Transport de marchandises et passagers X  
4883 Services de soutien au transport maritime X  
Loisirs dans le domaine des océans
- Pêche sportive X  
4831 Voyage à bord de navires de croisière X  
4872 Tourisme/loisirs sur les côtes   X
Construction maritime
23712 Installations de pétroles et de gaz naturel X  
23799 Ports et ouvrages maritimes X  
Fabrication
33451 Équipement de navigation et de guidage X  
3366 Construction de bateaux et de navires X  
Services
5416 Services prof./conseils environnementaux X  

 

Tableau 2.1: Analyse de l'impact économique sur les secteurs maritimes concernés
Ministère But de l'analyse
Primaire Secondaire
Gouvernement fédéral
Pêches et Océans X  
Défence nationale X  
Transports Canada X  
Environnement Canada X  
Parcs Canada X  
Conseil de recherches en sciences naturelles X  
Affaires indiennes et du Nord X  
Ressources naturelles Canada X  
Agence canadienne d'inspection des aliments X  
Gouvernements des provinces/territoires
Pêches et aquaculture X  
Transport/traversiers X  
Énergie X  
Universités et recherche
Universités et recherche X  
ONGE
ONGE   X

2. Mesure des impacts

Les rapports portant sur les activités maritimes commencent par un profil descriptif de chacune, alors qu'on définit sa nature et ses caractéristiques économiques, en plus de présenter un survol de ses liens avec les autres secteurs maritimes et l'économie dans son ensemble. On y aborde les principaux facteurs qui influencent le rendement des activités et les tendances, pour ensuite les quantifier en faisant appel à des indicateurs particuliers à l'industrie. Parmi les facteurs pertinents, mentionnons l'état des ressources et les marchés, alors qu'on mesure le rendement à partir d'indicateurs comme la production, le nombre d'établissements, l'emploi et les exportations.

Suivant la pratique conventionnelle, on mesure l'impact économique au moyen de trois indicateurs :

  • PIB: La contribution de l'industrie au produit intérieur brut représente la façon la plus vaste de mesurer son impact économique. Le produit intérieur d'une industrie concerne la valeur qu'il ajoute aux intrants achetés grâce à l'utilisation de main-d'oeuvre et de capitaux. Le PIB représente la valeur ajoutée totale de chaque industrie. Il ne faut pas confondre la valeur ajoutée avec la valeur des extrants, puisque cette dernière comprend la valeur des intrants achetés.

  • Revenu du travail: Ce paramètre concerne les paiements sous forme de traitements et de salaires (et les parts de recettes dans le cas des équipages des navires de pêche) gagnés dans les industries maritimes. Les retours à la main-d'oeuvre sous forme de traitements, de salaires et de gains constituent un élément clé du PIB. Les industries qui versent des traitements et des salaires relativement élevés produisent un impact économique correspondant plus élevé que les industries qui offrent des revenus en moyenne moins élevés.

  • Emploi: Le nombre d'emplois dans l'industrie est important du point de vue politique, en raison de l'importance généralement attribuée aux emplois, mais sur le plan de l'impact économique, cette importance repose dans le fait que l'impact économique résulte des sommes consacrées aux revenus d'emploi. Plus le nombre d'emplois et le revenu moyen sont élevés, plus l'industrie est importante sur le plan de l'impact économique. Sauf indication contraire, les emplois se mesurent en équivalents temps plein (ÉTP).

Les impacts économiques résultent de la demande directe, indirecte et induite de l'économie, qu'on exprime à partir des achats de biens et services par l'industrie et les consommateurs.

  • Impact direct : Impact découlant des dépenses effectuées par les entreprises et les industries au niveau des biens et services nécessaires afin de produire les extrants de l'industrie. Par exemple, l'industrie de la pêche achète des filets et des casiers des fabricants; l'industrie du transport maritime achète du carburant des raffineries.

  • Impact indirect: Concerne les achats entre les industries qui résultent de la demande directe. Par exemple, les fabricants de filets achètent des lignes monofilament des fabricants; les raffineries achètent des services des entrepreneurs dans le domaine de l'entretien; les sociétés de traiteurs achètent des aliments de base. À leur tour, ces industries achètent davantage de biens et services, et ainsi de suite.

  • Demande induite: Demande créé dans l'économie en général lorsque les consommateurs dépensent les revenus gagnés dans le cadre des activités directes et indirectes. Il peut falloir un an ou plus avant que ces dépenses des consommateurs aient un effet sur l'économie.

La somme des impacts découlant de chaque niveau de demande produit l'impact économique global des secteurs maritimes au Canada. De façon générale, plus la capacité de l'offre intérieure est grande à chacun des niveaux, plus l'impact économique sera important. Par contre, plus le contenu des importations est élevé, plus la réponse de l'industrie intérieure sera faible (multiplicateur) et plus l'impact sera faible.

La quantification des impacts économiques commence ensuite par des données globales sur la valeur brute des extrants pour chacune des activités maritimes choisies aux fins d'analyse. Dans le cas des activités du secteur privé, la valeur brute d'un extrant comprend les recettes résultant de la vente; alors que dans le cas des activités du secteur public, la valeur brute de l'extrant correspond aux dépenses totales. Alors que les dépenses nécessaires pour produire un entrant agissent graduellement dans l'économie, elles génèrent le PIB, l'emploi et le revenu du travail qu'on tente de quantifier au moyen de cette étude.

Les économistes s'en remettent à des modèles économiques afin de quantifier les impacts au niveau national, régional ou provincial. Les modèles nous présentent une vue simplifiée de l'économie, alors qu'on exprime les nombreuses transactions de demande et d'offre dans le cadre du processus de production comme une série de coefficients ou de relations quantitatives. Ces coefficients reposent sur une mesure empirique des flux dans l'économie réelle.

Cette étude repose sur un modèle d'entrée-sortie, soit le modèle interprovincial des entrées-sorties de Statistiques Canada (version de 2005) afin de produire les impacts économiques. L'utilisation d'un modèle d'entrée-sortie (E-S) est considérée comme était idéale dans le cadre de cette étude, pour les raisons suivantes :

  • Un modèle d'E-S permet de produire les sorties désirées – soit les impacts directs, indirects et induits, pourvu qu'il existe des versions « ouvertes » et « fermées ». L'utilisation de la version ouverte permet au revenu du travail de sortir de l'économie, alors que les impacts se limitent aux effets indirects. L'utilisation de la version fermée force le revenu du travail à traverser l'économie, donnant ainsi lieu à une mesure globale des impacts indirects et induits. La différence entre les deux versions représente la mesure de l'impact induit. Pour déterminer les impacts induits, Statistiques Canada fait appel à ce qu'on qualifie de fermeture partielle du modèle, ce qui permet essentiellement de tenir compte des impacts induits des dépenses de la première ronde, entraînant ainsi une estimation conservatrice des impacts.
  • Le modèle d'E-S est une matrice regroupant les flux et les ventes entre les industries, permettant ainsi de mesurer les impacts et d'en rendre compte avec une résolution plus élevée. L'équilibre général et les modèles économiques de base sont structurés à un niveau économique global, lequel est dépourvu de la sensibilité d'encaisser les « chocs » particuliers à l'industrie en plus d'être incapable de produire des résultats particuliers à l'industrie.

Pour exécuter le modèle d'E-S, Statistiques Canada augmenterait les dépenses de l'industrie d'un montant arbitraire – par exemple, de 10 millions de dollars – enclenchant ainsi le flux d'achats et de ventes entre les industries, ce qui donnerait lieu à des impacts directs et indirects. Ces impacts seraient calculés de façon brute en fonction de la valeur réelle de sortie de l'industrie (demande finale) par rapport au choc arbitraire de 10 millions de dollars.

Deux inconvénients de l'utilisation d'un modèle d'E-S sont communément cités : soit la linéarité des résultats et les coefficients statiques entre les industries.

  • La linéarité des résultats implique que l'économie n'est confrontée à aucune contrainte au niveau de la production, puisque le modèle produira des résultats constants en fonction des coefficients fixes qu'il renferme. Il s'agit là d'une préoccupation valide, même si elle n'influence pas cette étude en raison de sa portée et de ses objectifs (l'étude ne vise pas à mesurer l'impact d'un changement majeur au niveau des dépenses, ce qui serait non conforme aux relations entre les industries qui sont inhérentes au modèle d'E-S).
  • Les coefficients statiques impliquent une absence d'innovation technologique et de variations au niveau des dépenses en raison de la concurrence mondiale. Il s'agit là d'une préoccupation valide si le modèle ne fait pas l'objet d'une mise à jour régulière. Cependant, compte tenu de la lenteur des changements structuraux dans une économie, tant et aussi longtemps que le modèle repose sur des données de l'industrie qui remontent au plus à 3-4 ans, de tels effets dynamiques se refléteraient au niveau des coefficients. Le modèle interprovincial des entrées-sorties de Statistiques Canada répond aux besoins de cet essai, puisqu'à peine un an sépare la version du modèle (2005) de l'année d'impact (2006). On devrait souligner que l'impact au niveau de l'emploi est ajusté dans l'indice du salaire dans l'industrie (2,1% entre juillet 2005 et juillet 2006, selon Statistiques Canada, tableau 281- 0039).

3. Données

Critères

Cette étude requiert des données pour deux raisons principales, soit décrire les activités maritimes de façon suffisamment détaillée afin de permettre au lecteur de bien comprendre la nature de l'activité et son importance sur le plan économique; ainsi que pour utiliser le modèle d'E-S afin de produire des estimations fiables de l'impact économique. À ces fins, les données compilées au cours de l'étude répondent à quatre critères principaux :

  • Uniformité: Les données permettent d'assurer la compatibilité entre les industries et les emplacements, en plus de refléter la théorie économique standard décrivant les mesures de l'activité économique. Autrement dit, on utilise les mêmes données, méthodes et outils pour chaque industrie et dans chaque province où l'on mesure les impacts. La plupart des données provienne de Statistiques Canada ou sont conformes aux définitions de Statistiques Canada. Les principales exceptions concernent les données dans les domaines de la pêche commerciale et sportive qui proviennent de Pêches et Océans Canada; les données sur le tourisme des navires de croisière qui proviennent d'études spéciales; ainsi que les données d'administration publique, des universités et des ONGE qui émanent directement des ministères, des organismes, des universités et des organismes environnementaux concernés pendant la durée de cette étude. Toutes les valeurs de sortie sont exprimées en dollars courants.

  • Comparabilité: Les données sont uniformes dans le temps, de façon à ce qu'on puisse observer et mesurer les changements. Un défaut à ce niveau entraîne une incertitude à savoir si ce qu'on observe est attribuable à un changement réel ou simplement à des différences au niveau des définitions. Cela équivaut à utiliser des classifications standard pour les industries touchées. Le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN) est utilisé dans le cadre de cette étude.

  • Précision: Alors que chaque activité maritime représente une industrie distincte dont on peut mesurer les impacts directs, indirects et induits, il faut procéder à des ajustements afin d'éliminer le comptage en double lorsqu'on calcule les impacts totaux de certains indicateurs (comme l'emploi). La possibilité de comptage en double est élevée lorsqu'on évalue les impacts, en raison de l'interdépendance de plusieurs activités. Par exemple, la sortie de la pêche primaire constitue une entrée importante pour la transformation du poisson, parce que la pêche représente une activité indirecte de la transformation du poisson. À défaut d'ajuster les données ou les résultats, on se retrouverait avec une exagération des impacts globaux.

  • Reproduisibilité: Les données et les méthodes devraient pouvoir être reproduites par les autres afin qu'on puisse ainsi réaliser l'analyse périodiquement pour ainsi produire des paramètres des séries temporelles de l'économie des océans. Autrement dit, les données, les méthodes et les modèles devraient être faciles d'accès pour les analyses futures. Pour cette raison, les définitions des données, les sources et les méthodes employées pour obtenir les données sont clairement expliquées dans le texte, les tableaux et les annexes, alors que toute hypothèse est présentée de façon explicite.

Disponibilité et limites

Les résultats représentent passablement bien la nature et l'ampleur des activités maritimes au Canada et dans chacune de ses régions, même si les données présentent une certaine limitation (en particulier en ce qui concerne l'Arctique). À l'exception d'un retard général de deux années dans la finalisation des estimations du PIB, les forces et les faiblesses au niveau des données semblent être particulières à l'industrie et on en parle dans le chapitre suivant. En bref :

  • Pêche : Les données annuelles sur les extrants de l'industrie (valeur des débarquements) sont déclarées par le MPO et par Statistiques Canada. Statistiques Canada produit également des rapports sur le PIB. Compte tenu du nombre d'entreprises dans cette industrie, la confidentialité des données ne présente pas un problème au niveau national ou provincial.

  • Aquaculture: Les données annuelles sur les extrants de l'industrie (valeur des débarquements) sont déclarées par le MPO. Statistiques Canada s'occupe des rapports touchant le PIB. La confidentialité des données ne présente pas un problème au niveau national, même si tel peut être le cas pour certaines espèces au cours de certaines années au niveau provincial.

  • Transformation du poisson: Les données annuelles sur les extrants de l'industrie (valeur de production) et le PIB sont disponibles à Statistiques Canada. Compte tenu du nombre d'entreprises que compte cette industrie, la confidentialité des données n'est généralement pas un problème au niveau national ou provincial.

  • Pétrole et gaz naturel en mer: Les données sur la valeur des extrants et du PIB sont confidentielles au niveau provincial en raison du nombre limité d'entreprises que compte cette industrie. On ne fait aucune distinction entre les données sur le côté hauturier de l'industrie pétrolière et gazière par rapport aux données générales sur l'industrie au niveau national. Les estimations de la valeur des extrants proviennent des prix du pétrole et du gaz naturel bruts appliqués aux données de production (quantités) qui sont fournis par les organismes de réglementation (conseils fédéraux-provinciaux à Terre-Neuve et Labrador et en Nouvelle-Écosse). Voir l'annexe A.

  • Services de soutien dans le domaine du pétrole et du gaz: Les données sur la valeur des extrants et du PIB sont confidentielles au niveau provincial, en raison du nombre limité d'entreprises dans l'industrie. Les données sur le secteur de l'industrie des services maritimes en mer ne se distinguent pas des données globales de l'industrie à l'échelle nationale. Les estimations de la valeur des extrants (données de dépenses) proviennent des organismes de réglementation (conseils fédéraux-provinciaux à Terre-Neuve et Labrador et en Nouvelle-Écosse).

  • Transport maritime: On peut se procurer les données sur la valeur des extrants et du PIB dans les sources publiées à l'échelle nationale et au niveau provincial, mais non pour toutes les années pour des raisons de confidentialité. On peut connaître la valeur des extrants au niveau provincial en présentant une demande spéciale à Statistiques Canada.

  • Services de soutien au transport maritime: Les données appartiennent à une vaste catégorie intitulée « Services de soutien au transport » et ne font pas l'objet d'un rapport aux fins du volet maritime. Une estimation est nécessaire afin de déterminer la valeur des extrants et des impacts. Voir l'annexe B.

  • Tourisme: Statistiques Canada, Pêches et Océans Canada et une association industrielle effectuent un sondage sur les niveaux d'activités (jours) et les dépenses par province, et ce, pour les trois principaux secteurs touristiques, soit le tourisme côtier, la pêche sportive et les croisières. Les données provenant de ces sondages sont déjà disponibles pour la pêche sportive et les croisières, mais on doit les compiler dans un tableau spécial dans le cas du tourisme côtier et des loisirs. Voir l'annexe C.

  • Construction maritime: Cette activité concerne deux secteurs, soit le pétrole et le gaz naturel, ainsi que les ports. Statistiques Canada ne produit aucun rapport des données sur les extrants de la construction maritime, puisque cette activité est saisie dans le cadre d'une catégorie plus vaste dans le domaine de la construction. Néanmoins, des données sont disponibles provenant de sources variées, dont les organismes de réglementation pour le pétrole et le gaz naturel, Pêches et Océans Canada en ce qui concerne les ports pour petits bateaux, les administrations portuaires dans le cas de la construction des grands ports, la Défense nationale pour les installations navales, ainsi que les organismes provinciaux en ce qui concerne la construction des gares maritimes. On considère que l'estimation globale est conservatrice, puisque les données sur les investissements privés dans les installations maritimes sont exclues. Voir l'annexe D.

  • Fabrication : Les données sur la construction navale, ainsi que sur la réparation et la fabrication des navires sont produites par Statistiques Canada, même si les questions de confidentialité limitent leur disponibilité pendant un certain nombre d'années. Les données sur la fabrication de l'équipement à des fins maritimes ne sont pas disponibles, parce qu'on ne présente pas ce secteur comme une industrie distincte dans le SCIAN.

  • Ministères et organismes fédéraux et provinciaux: Les données aux niveaux national et provincial proviennent directement des ministères et organismes, même si les données pour certains ministères fédéraux pourraient être disponibles à l'échelle nationale seulement, alors qu'on laisserait à l'expert-conseil le soin d'estimer la décomposition au niveau régional. Les données de certains ministères doivent faire l'objet d'un ajustement pour éviter de les compter en double. Il s'agit là d'un problème principalement dans le cas du transport, alors que Transports Canada et plusieurs provinces subventionnent les services de traversier. Voir l'annexe E.

  • Universités et ONGE: Les données provinciales proviennent des sondages réalisés auprès des universités et des organisations.