Les activités qui dépendent des océans apportent une contribution substantielle à l'économie canadienne. La pêche et les installations navales ont justifié le premier établissement en Europe. La transformation du poisson, la construction navale et le transport maritime ont ensuite suivi, jetant ainsi les bases du développement et de la croissance économique sur les trois côtes du Canada. Ces activités dans le domaine des océans ont déterminé les modèles d'établissement qui ont survécu jusqu'à ce jour.
De nouvelles activités sont apparues au cours des ans, incluant le tourisme, l'aquaculture, les biotechnologies, la fabrication spécialisée, ainsi que l'exploration et l'exploitation pétrolières et gazières. Un vaste éventail d'industries de services facilitent ces activités. Ensemble, elles créent des possibilités considérables, ainsi que des défis en ce qui concerne les usages plus traditionnels.
Un système spécialisé d'administration publique a évolué afin d'assurer ainsi une intendance ayant donné lieu à une utilisation durable. Les objectifs et les directives sont enchâssés dans la Loi sur les océans de 1997, alors que la vision détaillée est décrite dans la Stratégie sur les océans du Canada, qui remonte à 2002.
Cette étude trouve sa raison d'être dans cet environnement en constante évolution touchant les activités et la gestion des océans, ainsi que dans le besoin de faire en sorte que les décideurs comprennent clairement la nature et l'importance de ces activités sur le plan économique. De façon plus précise, l'étude vise à mieux faire comprendre l'éventail complet des activités dans le domaine des océans et leur contribution à l'économie canadienne.
Pour ce faire, ce rapport nous présente les valeurs attribuables aux activités dans le domaine maritime pendant la période de 2002 à 2006, ainsi que des estimations des impacts économiques en 2006. La dernière étude du genre a été complétée en 2003 et couvrait la période de 1998- 2000.1
Ce rapport a pour but de présenter aux décideurs, aux planificateurs, à l'industrie et à la population générale un paramètre de l'importance économique relative des océans qui entourent le Canada de trois côtés. À cette fin, l'objectif principal consiste à estimer la valeur économique des activités maritimes au Canada, ainsi que dans les régions océaniques définies, soit l'Atlantique, le Pacifique et l'Arctique. Cet objectif général comporte deux objectifs plus précis :
Suivant cette introduction, le chapitre II nous présente la méthodologie employée afin de produire les impacts économiques. La méthodologie comporte une section identifiant et définissant les activités particulières que représente l'économie maritime, ainsi qu'une explication de la distinction entre les activités primaires et secondaires. Les besoins et les sources de données y sont identifiés, de même que les limites. La méthodologie se poursuit alors qu'on explique l'approche utilisée afin de mesurer les valeurs économiques des différentes activités maritimes, incluant le sens des divers indicateurs et la façon dont on définit les impacts directs, indirects et induits.
Dans le chapitre III, on décrit l'analyse économique nationale des activités primaires et secondaires du secteur privé. Chaque activité y est décrite de façon qualitative et quantitative en faisant appel à des indicateurs économiques, ainsi qu'à la valeur des extrants. Toutes les questions relatives aux données y sont identifiées. Les impacts économiques – estimés à partir du modèle des entrées-sorties interprovinciales de Statistiques Canada – sont énoncés pour chaque activité en faisant appel à des indicateurs conventionnels, soit le PIB, l'emploi et le revenu du travail. De plus, le chapitre III comporte une section portant sur les soi-disant activités secondaires.
Le chapitre IV renferme l'analyse économique nationale des activités du secteur public, ce qui comprend les ministères et organismes fédéraux et provinciaux, ainsi que les universités et les ONGE.
Le chapitre V présente une récapitulation des impacts au niveau national, ainsi que des impacts dans les régions de l'Atlantique, du Pacifique et de l'Arctique (une carte délimitant les régions d'impact sur les océans est présentée à la figure 1.1). Même si l'étude porte sur les activités maritimes, les impacts économiques se produisent sur la terre ferme. Pour cette raison et en raison du besoin de se conformer aux unités statistiques établies, les régions touchées coïncident avec les frontières des provinces et des territoires.2
Les impacts régionaux constituent un sommaire des impacts ascendants élaboré à partir du regroupement des impacts au niveau provincial.
Le chapitre VI nous présente les observations servant de conclusion, les nouveaux enjeux, ainsi que les défis méthodologiques qu'on doit relever au moment de produire le rapport.
Plusieurs annexes consacrées aux activités renferment des détails sur la façon de dériver la valeur de sortie utilisée afin d'exécuter le modèle d'entrée-sortie, alors qu'on ne peut trouver ces données dans les sources publiées.

1 RASCL, La contribution du secteur maritime à l'économie canadienne, 1988 - 2000, préparé pour le
MPO, septembre 2003.
2 Le lecteur devrait prendre note qu'en définissant les régions de cette façon, un faible nombre des activités
maritimes qui se déroulent à la baie d'Hudson (principalement la navigation saisonnière passant par le
port de Churchill, Manitoba) sont exclues des impacts.