Document de recherche 2010/026

Rapport sur l’état de l’écosystème du plateau de Terre-Neuve et du Labrador et les tendances

Par N.D. Templeman

Résumé

En 2006, le Conseil canadien des ministres de l’Environnement (CCME) a indiqué que l’achèvement du Rapport sur l’état des écosystèmes et les tendances (REET) devait être produit à court terme en vertu du Cadre axé sur les résultats en matière de biodiversité. Le REET portera sur l’évaluation de 25 écozones canadiennes (15 écozones terrestres, 1 écozone d’eau douce et 9 écozones marines). Le présent rapport technique fondé sur des données scientifiques traite d’une écozone marine, le plateau de Terre-Neuve et du Labrador, et rassemble l’information scientifique et technique disponible concernant les conditions, les tendances, les éléments catalyseurs et les facteurs de perturbation de l’écozone. Les rapports sur les écozones marines ou autres doivent être présentés à Environnement Canada afin d’être incorporés au Rapport national sur l’état des écosystèmes et les tendances de 2010 en vertu du Cadre axé sur les résultats en matière de biodiversité. Il aidera également à mesurer les progrès accomplis par le Canada quant à l’atteinte de ses objectifs en matière de biodiversité pour 2010 établis en vertu de la Convention sur la diversité biologique.

Les caractéristiques abiotiques de l’écozone du plateau de Terre-Neuve et du Labrador ont varié de façon marquée depuis plusieurs décennies. Après les températures de l’eau supérieures à la moyenne enregistrées dans les années 1950 et 1960 et inférieures à la moyenne entre le milieu des années 1980 et le milieu des années 1990, la tendance au réchauffement s’est poursuivie de façon marquée dans l’océan – avec un sommet de 61 ans en 2006. L’étendue et la durée de la couverture de glace de mer demeurent inférieures à la moyenne depuis le milieu des années 1990, 2006 étant l’année où l’étendue de glace de mer a été la plus faible de la série chronologique qui a débuté en 1963. Les composants biologiques de l’écozone du plateau de Terre-Neuve et du Labrador ont également subi des changements profonds au cours des 40 à 50 dernières années. La biomasse du phytoplancton a augmenté depuis le début de la série chronologique commençant en 1961, ce qui coïncide avec l’augmentation du nombre de dinoflagellés dans le taxon phytoplanctonique. L’abondance de nombre des plus grandes espèces de fond des eaux plus chaudes du large (y compris les espèces importantes sur le plan commercial) qui ont déjà été dominantes a décliné et correspond maintenant à un faible pourcentage des niveaux historiques. En outre, les efforts de gestion, principalement par le biais de fermetures de pêche, n’ont pas entraîné d’augmentations notables des populations, et les individus observés sont souvent plus petits à la maturité. Au même moment que se produisait le déclin de nombre de plus grandes espèces de fond des eaux plus chaudes du large, l’abondance d’un certain nombre de plus petites espèces des eaux côtières plus froides (p. ex. agone atlantique et stichaeidés) a augmenté. Entre-temps, le nombre de crustacés des grandes profondeurs a augmenté de façon spectaculaire, en partie en raison des changements dans les conditions abiotiques de l’océan et du déclin de leurs prédateurs, les poissons de fond. Les espèces pélagiques ont également connu des changements : par exemple, les capelans et les harengs sont en hausse dans certaines zones et en baisse ailleurs, et leur taille ainsi que leur phénologie changent également. Finalement, l’utilisation des océans connaît aussi des changements qui entraînent une diversification sur le plan économique et créent des besoins et des intérêts concurrentiels relativement à l’environnement marin. On a observé un changement dans les espèces visées par la pêche commerciale – autrefois les poissons de fond et aujourd’hui, les mollusques et crustacés. On remarque également un important accroissement de l’exploration et de l’exploitation pétrolière au large, du développement de l’aquaculture, du transport maritime commercial ainsi que du tourisme maritime.

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(78 pages; 4185K)

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