Sélection de la langue

Recherche

Document de recherche 2001/129

Examen de la biologie, de la pêche, de l'évaluation et de la gestion des élasmobranches dans le cadre de l'étape 0

Par A.J. Benson, G.A. McFarlane and J.R. King

Résumé

Les prises d'élasmobranches en Colombie-Britannique (C.-B.) ont été en moyenne de 550 t dans les années 1970 et 1980 et ont augmenté jusqu'à un maximum de 1 850 t en 1997. En moyenne, 1 400 t ont été capturées entre 1998 et 2000. Cette tendance est le reflet des prises globales d'élasmobranches, qui ont progressé régulièrement, passant d'une moyenne de 200 000 t dans les années 1940 à plus de 800 000 t dans les dernières années. Cette hausse des prises témoigne de l'intérêt croissant envers la pêche dirigée des élasmobranches attribuable à l'émergence de marchés. Pêches et Océans Canada (MPO) reconnaît la nécessité d'une démarche valable sur le plan scientifique pour le développement de nouvelles pêches. Une démarche progressive basée sur le principe de précaution est donc utilisée. L'information disponible à chaque étape sert à améliorer les stratégies de gestion et à cerner plus étroitement les besoins en matière de recherche. Le processus comporte trois étapes désignées comme suit : 0, 1 et 2. Le présent rapport est une étude de l'étape 0 qui vise à répondre aux questions soulevées par les gestionnaires et qui servira de base aux recherches et aux mesures de gestion subséquentes. Les questions sont les suivantes :

  1. Que sait-on de la biologie et de la productivité des raies et des requins qui sont capturés dans les eaux de la C.-B. ou d'autres régions?
  2. Que sait-on de la biomasse et de la structure par taille des stocks de raies et de requins de la C.-B. et du rapport entre ces éléments et les conditions historiques des stocks?
  3. Quels sont les niveaux de récolte appropriés, compte tenu de la biologie et de l'état des raies et des requins?
  4. De quelle information dispose-t-on sur les prises accessoires et les taux de mortalité connexes des raies et des requins dans les autres pêches?

Il y a trois espèces de raies, dix espèces de pocheteaux et quatorze espèces de requins dans les eaux de la C.-B., mais seuls la raie biocellée (Raja binoculata), le pocheteau long-nez (Raja rhina), la raie à queue rude (Bathyraja interrupta) et le requin griset (Hexanchus griseus) font régulièrement partie des prises accessoires des pêches de la C.-B. De ces espèces, la raie biocellée est celle qui est capturée le plus souvent; elle représente 70 % des prises totales d'élasmobranches des 4 dernières années. La majorité des prises sont effectuées dans le détroit d'Hécate. L'examen de la biologie des élasmobranches qui est présenté révèle que les espèces les plus grosses sont les plus vulnérables à l'exploitation. Ainsi, la raie biocellée est probablement l'espèce la moins résiliente de la C.-B.

Les besoins à combler en matière de recherche pour améliorer l'évaluation et la gestion sont les suivants : détermination du nombre et de l'aire de distribution géographique des populations d'élasmobranches de la C.-B., élaboration de méthodes de détermination de l'âge pour ces espèces et obtention de paramètres exacts du cycle biologique des espèces d'élasmobranches de la C.-B. Les gestionnaires devraient prendre des mesures pour assurer le recrutement et améliorer les statistiques relatives aux prises. Les recommandations à cet égard sont les suivantes : limites de taille en fonction de l'espèce, tri et déclaration exacte des prises de toutes les pêches et limite des prises de raies au niveau moyen des quatre dernières années.

Avis d’accessibilité

Ce document est disponible en format PDF. Si le document suivant ne vous est pas accessible, veuillez communiquer avec le Secrétariat pour l’obtenir sous une autre forme (par exemple un imprimé ordinaire, en gros caractères, en braille ou un document audio).

Date de modification :