L'ESPADON ET DES AUTRES THONIDÉS
PLAN DE GESTION INTÉGRÉE POUR 2004-2006
TABLE DES MATIÈRES
- INTRODUCTION
- SYNOPSIS
BIOLOGIQUE
- SURVOL DE LA PÊCHE
-
ÉTAT DES STOCKS (AVIS
SCIENTIFIQUES)
-
OBJECTIFS À LONG TERME POUR LA PÊCHE
-
OBJECTIFS DE GESTION PRÉCIS
- ENJEUX
DE LA GESTION DES PÊCHES
-
MESURES DE
GESTION POUR LA DURÉE DU PLAN
-
MESURES D'APPLICATION DES RÈGLEMENTS
-
RESPONSABILITÉS FINANCIÈRES
- EXAMEN DE
LA PERFORMANCE
Le Plan de gestion intégrée des pêches canadiennes de
l'espadon et des autres thonidés pour 2004-2006 (le Plan) vise à régir
l'exploitation de l'espadon, du thon obèse, de l'albacore et du germon (ces
trois dernières espèces sont connues collectivement sous le nom de « autres
thonidés ») durant la période 2004-2006. Ces pêches étaient auparavant régies
par des plans distincts - notamment le Plan de gestion intégrée pour 2000-2002
de la pêche de l'espadon (Xiphias gladius) dans
l'Atlantique canadien et le Plan de gestion intégrée pour 1998-1999 de la pêche
du thon obèse, de l'albacore et du germon dans l'Atlantique canadien. En 2003,
les décisions relatives à la gestion de la pêche de l'espadon et des autres
thonidés ont été diffusées par le biais d'un communiqué de presse (annexe IIIA).
Ce nouveau plan s'appuie sur le processus d'élaboration des plans de gestion
intégrée des pêches (PGIP), mais sa portée est quelque peu élargie afin
d'inclure des aspects de la gestion par objectifs (GPO), qui incluent en
particulier :
- des objectifs à long terme clairement énoncés;
- une analyse du risque des stratégies et des mesures de
gestion;
- un examen après saison de la performance du plan; et
- l'établissement d'indicateurs du succès pour ce qui est
de la mise en oeuvre du plan et de la satisfaction des objectifs.
Élaboré selon les allocations et autres mesures de gestion
établies par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de
l'Atlantique (CICTA), le plan permettra de s'assurer que le Canada ne dépasse
pas son allocation à n'importe quelle année. La CICTA a établi ces allocations
dans le but de reconstituer, d'ici dix ans, le stock d'espadon de l'Atlantique
Nord à des niveaux de biomasse permettant un niveau de pêche équivalent à la
production maximale équilibrée (PME).
À cet égard, le plan de pêche de l'espadon et des autres
thonidés dans l'Atlantique canadien continue de prévoir une amélioration de la
surveillance des prises, à laquelle participeront l'administration centrale du
ministère des Pêches et des Océans (MPO), à Ottawa, et les régions des
Maritimes, du Golfe, du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador, une participation
accrue de la flottille canadienne à la surveillance et au contrôle des activités
de pêche, ainsi que la poursuite de la recherche scientifique sur les stocks. En
l'an 2000, pour la première fois, les allocations de pêche de l'espadon ont été
divisées selon le secteur d'engin afin d'améliorer la capacité de surveiller et
de contrôler les activités de pêche en collaboration avec l'industrie. Selon la
division des allocations, 90 % a été attribué au secteur de pêche à la palangre
et 10 % au secteur de pêche au harpon, après défalcation de 5 %, attribué au
secteur de la pêche hauturière du thon. L'allocation au secteur de pêche
pélagique à la palangre a aussi connu l'établissement de quotas individuels
transférables (QIT) en 2002 à titre expérimental, qui ont été adoptés en
permanence en 2003 afin d'éviter tout dépassement du quota d'espadon, de
rationaliser la flottille et d'étayer la réorientation de l'effort vers d'autres
thonidés. Un détenteur de permis peut détenir au plus 5 % des quotas à la suite
de transferts permanents.
Le présent plan comprend des plans de pêche sectoriels
visant à atteindre ses objectifs globaux. Chaque année, chaque pêcheur et groupe
de pêcheurs doivent présenter leur propre plan de pêche axé sur la conservation
(PPAC), qui complète les plans global et sectoriel et que le MPO doit approuver
avant d'émettre les conditions du permis de pêche.
vers le haut
L'espadon et les autres
thonidés possèdent des caractéristiques biologiques uniques qui ont des
répercussions sur les pêches et leur gestion. Ce sont des espèces hautement
migratoires constituant des stocks transfrontaliers; par conséquent, leur
gestion relève d'une organisation de gestion régionale des pêches connue sous le
nom de CICTA. Les conditions environnementales, en particulier la température de
l'eau, influent grandement sur la répartition et la pêche de ce groupe
d'espèces. Leur occurrence dans les eaux canadiennes est donc souvent de nature
saisonnière et étroitement reliée aux cycles de la température de l'eau. Chez ce
groupe d'espèces, les individus ont tendance à être de grande taille, leur poids
dépassant souvent 100 kg. Dans le cas du thon obèse, les gros individus ont
tendance à se trouver dans les eaux canadiennes relativement fraîches, étant
donné qu'ils tolèrent habituellement mieux des eaux froides. Dans nos eaux, le
thon obèse se nourrit intensément mais rien n'indique qu'il s'y reproduit.
vers le haut
3.1 Historique
Espadon
La pêche commerciale de l'espadon de l'Atlantique a
commencé vers la fin des années 1880, alors qu'on pêchait l'espadon au harpon en
bateau à voile partout dans le Canada atlantique. Cette pêche s'est ensuite
étendue le long des voies migratoires annuelles de l'espadon près de la côte est
d'Amérique du Nord. Au début des années 1960, les pêcheurs d'espadon de
l'Atlantique ont largement délaissé le harpon pour la palangre, et les
débarquements ont augmenté jusqu'à un sommet de 8 000 t. Les débarquements
déclarés ont ensuite baissé brusquement en 1970.
Créée en 1969, la CICTA gère le stock d'espadon de
l'Atlantique Nord. En 1991, la CICTA prit ses premières mesures précises
concernant le stock d'espadon de l'Atlantique en demandant aux pays concernés de
réduire leurs prises de 15 % par rapport à leurs niveaux de 1988 et en imposant
une limite de taille minimale. Le Canada a donc réduit son quota et adopté des
mesures restreignant la capture des petits espadons. En 1995, la CICTA a fixé
les premières allocations nationales à ses pays membres ayant une tradition de
pêche de l'espadon, soit le Canada, les États-Unis, l'Espagne et le Portugal. Le
Japon, qui capture l'espadon accessoirement en pêchant d'autres thonidés, a vu
ses prises d'espadon limitées à 8 % de ses prises totales de thonidés dans
l'Atlantique Nord. Depuis 1997, un quota précis est accordé au Japon, et un
petit quota est réservé au Royaume-Uni, au nom de ses territoires d'outre-mer
(principalement les Bermudes), et un petit quota a été réservé pour les
« autres » parties contractantes. À compter de 2003, ce quota a été entièrement
attribué à neuf autres pays, soit la même année que la CICTA a approuvé une
augmentation importante du total admissible de capture (TAC) pour l'espadon de
l'Atlantique Nord, qui est ainsi passé de 10 400 t en 2002 à 14 000 t en 2003, y
compris les rejets. Cette augmentation s'explique par l'état amélioré du stock
résultant du plan de rétablissement de 10 ans. Les allocations nationales
établies par la CICTA pour la période en cours sont présentées au tableau 1.
Tableau
1. Allocations nationales d'espadon, 2003-2005 (t)
(Recommandation 02-2 de la CICTA)
| Parties contractantes |
Part* |
2003 |
2004 |
2005 |
| Union européenne (UE) |
52,42 % |
6 665 |
6 718 |
6 718 |
| États-Unis (1) (2) (É-U) |
30,49 % |
3 877 |
3 907 |
3 907 |
| Canada (2) |
10,52 % |
1 338 |
1 348 |
1 348 |
| Japon |
6,57 % |
835 |
842 |
842 |
| Autres |
| Maroc |
|
335 |
335 |
335 |
| Mexique |
|
110 |
110 |
110 |
| Brésil |
|
50 |
50 |
50 |
| Barbade |
|
25 |
25 |
25 |
| Venezuela |
|
85 |
85 |
85 |
| Trinidad-et-Tobago |
|
125 |
125 |
125 |
| R.-U. (territoires d'outre-mer) |
|
35 |
35 |
35 |
| France (Saint-Pierre et Miquelon) |
|
35 |
35 |
35 |
| Chine |
|
75 |
75 |
75 |
| Taipei chinois |
|
310 |
310 |
310 |
| Total des prises à garder |
|
13 900 |
14 000 |
14 000 |
| Rejets permis de poissons morts |
|
100 |
0 |
0 |
* Les autres parties
contractantes et les parties non contractantes disposent d'un quota total de
1 185 t. Le reste du TAC, une fois défalqué de la limite des rejets permis de
poissons morts et des quotas pour les « autres », est partagé entre l'UE, les
États-Unis, le Canada et le Japon selon les parts indiquées.
(1) Les États-Unis
peuvent prendre jusqu'à 200 t de sa limite annuelle des prises dans la zone
s'étendant entre 5o de latitude nord et 5o de latitude sud.
(2) Pour chaque année
de cette allocation, les États-Unis en transféreront 25 t au Canada. Ce
transfert ne change pas les parts relatives des parties, comme l'indique
l'allocation ci-dessus.
De 1995 à 2000, nous avons dû sensiblement modifier notre
stratégie de gestion de la pêche de l'espadon en réponse aux autres réductions
annuelles du quota canadien. Ces modifications, adoptées dans le Plan de gestion
intégrée de la pêche de l'espadon pour 2000-2002, s'articulaient sur des
allocations aux flottilles de la pêche au harpon et de la pêche à la palangre.
En outre, la flottille de pêche à la palangre a mis en oeuvre diverses mesures
entérinées dans son PPAC en vue de réorienter l'effort vers d'autres thonidés,
tout en respectant l'allocation de la flottille. En 2002, ces mesures de gestion
ont été peaufinées par l'introduction de QIT à titre expérimental; ces QIT sont
devenus une mesure permanente en 2003.
Autres thonidés
Le thon obèse, l'albacore et le germon sont pêchés dans
les eaux de la côte est du Canada depuis les années 1860. Depuis 1987, le Canada
applique une stratégie en vue de développer la pêche de ces espèces.
En 1987, deux permis de pêche exploratoire du thon en
haute mer ont été délivrés dans le but de mettre sur pied une pêche de ces trois
espèces. En 1991, l'un de ces permis a été rendu permanent après que son
détenteur se soit conformé aux exigences de la canadianisation d'un bateau pour
cette pêche. Ce permis est encore en vigueur et s'accompagne d'une allocation de
prises accessoires de thon rouge et d'espadon. Cette allocation a toujours été
assujettie à une révision et a été réduite au fil des ans; elle se situe
maintenant à 5 t d'espadon et 20 t de thon rouge. Le permis est en outre
assujetti à des exigences de composition des prises afin d'assurer que la plus
grande partie de celles-ci se composent de thonidés autres que le thon rouge.
En 1995, les détenteurs de permis de pêche de l'espadon à
la palangre se sont vus accorder des permis les autorisant à pêcher le thon
obèse, l'albacore et le germon. Avant cette date, les personnes pêchant en vertu
d'un permis de pêche de l'espadon à la palangre pouvaient conserver les
thonidés, autres que les thons rouges, capturés de façon accessoire. On compte
actuellement 77 bateaux de pêche de l'espadon admissibles à la pêche dirigée de
thonidés autres que le thon rouge.
Les détenteurs de permis de pêche du thon rouge à la ligne
tendue ou à la canne et au moulinet sont aussi autorisés à capturer et à
conserver les thons obèses, les albacores et les germons capturés de façon
accessoire conformément aux conditions de leur permis. Dans la mesure où des
quotas de thon rouge seront accordés à la flottille du secteur et que les
bateaux posséderont le minimum d'étiquettes requises, les thons obèses, les
albacores et les germons capturés de façon accessoire pourront être conservés.
Seuls ceux pêchant le thon rouge sur le plateau néo-écossais (à l'exception de
4Wd) et sur les Grands Bancs seront autorisés à conserver les thons obèses, les
albacores et les germons qu'ils captureront. Au total, 774 permis de pêche du
thon rouge ont été délivrés pour le Canada Atlantique et le Québec.
Aucun quota d'autres thonidés n'a été alloué au Canada.
Les pêcheurs canadiens sont toutefois assujettis à des limites de prises
annuelles de 2 100 t de thon obèse et de 200 t de germon.
3.2 Participants
Depuis 1992, indépendamment du secteur d'engin, l'accès à
la pêche de l'espadon est restreint aux pêcheurs qui détiennent déjà un permis.
Le nombre de permis est donc fixe, mais, à certaines conditions, un permis peut
être transféré d'un pêcheur à un autre.
Depuis quelques années, le ministère intervient dans le
processus de transfert de permis afin d'en obtenir pour des Autochtones et des
collectivités autochtones, dans le cadre de sa Stratégie des pêches autochtones.
Ces transferts ne donnent pas lieu à une hausse de la capacité globale de pêche.
Harpon
seulement
En 2004, dans la région de
l'Atlantique, 1 242 pêcheurs détenaient un permis de pêche au harpon seulement,
dont 880 résidaient dans la Région des Maritimes du MPO, tous dans la province
de la Nouvelle-Écosse. À l'exception d'un pêcheur dans la Région de Terre‑Neuve,
le reste (361) des détenteurs de permis résidaient dans la Région du Golfe.
Aucun permis de pêche de l'espadon au harpon n'a été délivré dans la Région du
Québec.
Du total de 1 242 détenteurs de permis, 188 seulement
étaient actifs récemment selon les dossiers du MPO, c.-à-d. qu'ils ont pêché
l'espadon au cours de la période allant de 1996 à 1999 inclusivement. Aux fins
du plan pour 2000-2002, qui a vu la mise en oeuvre d'allocations par secteur de
pêche au harpon, ces pêcheurs constituaient le Groupe A, tandis que le Groupe B
regroupait tous les autres détenteurs de permis. Le Groupe A s'est vu attribué
la plus grosse part de l'allocation et le Groupe B, le reste.
En Nouvelle-Écosse, les principaux ports de débarquement
sont ceux de Shelburne, de l'Île Cap‑de-Sable, de Sambro, de Wood's Harbour et
de Clark's Harbour. Le long de la côte est de la Nouvelle-Écosse et dans le
nord-est de l'Île du Cap-Breton, l'intérêt pour cette pêche persiste même si peu
de détenteurs de permis résidant dans ces régions y ont participé au cours de la
période allant de 1996 à 1999. Il n'y a aucun débarquement connu d'espadons
capturés en vertu du permis de pêche au harpon seulement dans les autres régions
atlantiques du MPO ou dans d'autres provinces. Dans la Région du Golfe, les
permis sont principalement utilisés par des pêcheurs qui capturent l'espadon de
façon opportuniste lors de sorties de pêche dirigée du thon rouge au large de la
Nouvelle-Écosse.
En 2000, la Swordfish Harpoon Association (SHA), dont les
bureaux sont situés sur la côte sud de la Nouvelle-Écosse, représentait la
plupart des détenteurs de permis de pêche au harpon seulement récemment actifs.
En 2001, un plus faible nombre de pêcheurs résidant en grande partie au
Cap-Breton, ainsi que quelques détenteurs de permis de pêche de l'espadon au
harpon résidant dans le secteur du Golfe, ont coordonné leur propre PPAC pour
4Vn.
Palangre
Au total, il y a 77 détenteurs de permis de pêche
pélagique à la palangre, dont 71 dans la Région des Maritimes. Les autres permis
sont détenus par des pêcheurs de la Région de Terre-Neuve-et-Labrador. Un
détenteur de permis de pêche hauturière du thon résidant dans la Région des
Maritimes est autorisé aussi à pratiquer la pêche de l'espadon à la palangre à
l'échelle de l'Atlantique. Les permis de pêche pélagique à la palangre sont
transférables à l'échelle de la région de l'Atlantique, alors que les permis de
pêche du thon ne peuvent pas être dissociés des permis de pêche de l'espadon à
la palangre. Seuls huit des bateaux munis d'un permis ont une longueur
inférieure à 65 pi; tous les autres font entre 65 et 100 pi de longueur. Le
détenteur du permis de pêche hauturière du thon utilise aussi un bateau de la
catégorie de 65 à 100 pi de longueur. Dans la région de l'Atlantique, les
principaux ports de débarquement sont ceux de Shelburne, de Sambro, de Wood's Harbour
et de Clark's Harbour, en Nouvelle-Écosse, et de St. John's et de Fermeuse, à
Terre-Neuve et Labrador.
Des 77 détenteurs de
permis, seuls 40 ont participé à la pêche en 2003, ce qui représente une baise
par rapport à 2001, soit l'année avant que les QIT soient introduits, lorsque 63
y avaient participé. Depuis quelques années, peu de bateaux terre-neuviens munis
d'un permis ont participé à la pêche pélagique, car la plupart pêchaient
d'autres espèces (crabe des neiges et crevette). En outre, l'introduction de QIT
depuis 2002 a permis de rationaliser la flottille, depuis longtemps nécessaire.
Les détenteurs de permis de pêche pélagique à la palangre peuvent aussi pêcher
au harpon, mais depuis 2000, toutes les prises au harpon sont attribuées au
quota de pêche à la palangre.
La Nova Scotia Swordfishermen's Association (NSSA), dont
les bureaux sont situés à Shelburne (N.-É.), représentait tous les détenteurs de
permis de pêche à la palangre qui ont participé à la pêche en 2003, à
l'exception du groupe détenteur du seul permis de pêche hauturière du thon à la
palangre qui était représenté directement par son propriétaire/ses
gestionnaires.
3.3 Lieux et périodes de pêche
La pêche suit la migration saisonnière de l'espadon dans
les eaux canadiennes, en fonction des limites des engins utilisés, des
conditions météorologiques et de la disponibilité d'un quota. Les pêches
canadiennes dirigées ou accessoires de l'espadon à la palangre se déroulent
actuellement d'avril à décembre, bien qu'elles peuvent être pratiquées à l'année
longue sous réserve de la disponibilité d'un quota, mais jusqu'à maintenant, les
bateaux capables de le pêcher en hiver ont ciblé d'autres espèces de janvier à
mars. Avant l'introduction de QIT, la pêche de l'espadon au harpon se faisait
principalement en été. La pêche de l'espadon au harpon se pratique
principalement de juin à la fin d'août.
L'espadon est actuellement pêché au harpon principalement
en bordure des bancs Georges et Browns; cette pêche vise surtout les gros
espadons femelles qui nagent ou « paressent » dans les eaux de surface le jour.
Les débarquements signalés d'espadon pris au harpon (y compris par des pêcheurs
à la palangre) représentent en moyenne (de 1989 à 1999) environ 8 % des captures
totales au Canada, mais, certaines années (p. ex., en 1998) lorsque les
conditions sont favorables (c.-à-d. du temps calme et clair), ce pourcentage
peut être beaucoup plus élevé (22 % en 1998). Les débarquements ont continué à
fortement fluctuer au cours des dernières années.
La pêche canadienne de gros poissons pélagiques à la
palangre s'étend du banc Georges, situé au sud de la Nouvelle-Écosse,
jusqu'au-delà du Bonnet flamand, à l'est de Terre‑Neuve, lorsque l'espadon, la
principale espèce visée, migre dans la ZEE du Canada et dans les secteurs
adjacents. Suivant les déplacements de l'espadon liés aux réchauffements
saisonniers des eaux de surface et au déplacement vers le nord de la bordure du
Gulf Stream, la pêche de l'espadon à la palangre s'effectue généralement de
l'ouest vers l'est, puis en sens inverse, ainsi que du large vers la côte, en
bordure du plateau continental. L'espadon migre dans la ZEE du Canada à l'été et
à l'automne pour se nourrir dans les eaux productives du talus et des bassins du
plateau continental, zones où la température de l'eau forme une thermocline
marquée.
Jusqu'à récemment, l'aire géographique de la pêche
pélagique à la palangre variait généralement assez peu d'une année à l'autre.
Mais depuis 1998, l'activité de pêche augmente à l'est des Grands bancs (au-delà
de la ZEE du Canada) jusqu'au-delà du Bonnet flamand, zone où les taux de
capture ont tendance à être plus élevés qu'ailleurs (figure 1). Il s'agit d'un
secteur où des flottilles d'autres pays, comme le Japon et les États-Unis,
pêchent de gros poissons pélagiques à la palangre. Cette modification des
opérations de pêche canadiennes découle d'un changement de stratégie attribuable
à la bonne valeur marchande des autres thonidés (c.‑à-d. le thon obèse,
l'albacore et le germon) et à la baisse des quotas d'espadon vers la fin des
années 1990.


Figure 1 - Comparaison de la distribution des prises
canadiennes d'espadon à la palangre de 1993 à 1997 (en haut) et de 1998 à 2002
(en bas). Les données sont regroupées en rectangles de 60'.
3.4 Périodes et zones de fermeture
La fermeture de certaines zones à la pêche à certaines
périodes constitue une mesure de gestion appliquée à cette pêche. La section 8.5
du plan décrit les détails de ces fermetures et les protocoles connexes.
Nonobstant ces mesures, dans l'éventualité de sérieuses préoccupations
environnementales ou de conservation, le Ministre peut n'importe quand fermer à
la pêche toute zone pour une période déterminée.
3.5 Débarquements/valeur/marchés
Les tableaux 2A et 2B résume les quotas et débarquements
d'espadon par type d'engin pour la période 1987-2003 et les débarquements de
thon pour la période 1992-2003.
Marchés de l'espadon
En 2003, la valeur des débarquements d'espadon a atteint
10,2 millions de dollars et la valeur des exportations, 10,9 millions de
dollars. Plus de 90 % des espadons débarqués dans le Canada atlantique sont
exportés aux États-Unis. La figure 2 montre l'évolution des valeurs au
débarquement par rapport aux valeurs des exportations d'espadon de l'Atlantique
de 1990 à 2003.
L'espadon est exporté frais, vidé, étêté et sans queue. Il
s'agit de la forme sous laquelle la plupart des poissons sont débarqués, ce qui
indique une très faible valeur ajoutée liée à la transformation à terre de cette
espèce. La valeur des exportations s'approche de près de la valeur au
débarquement, ce qui indique qu'une très grande partie des débarquements sont
exportés.
Marchés du thon obèse, du germon et de
l'albacore
De 1990 à 2002, la valeur au débarquement du thon obèse,
du germon et de l'albacore a augmenté par plus de 14 fois, passant de
0,17 million de dollars en 1990 à 2,5 millions de dollars en 2002. La figure 3
montre l'évolution de la valeur au débarquement de 1990 à 2002. Le thon obèse et
l'albacore pèsent pour la plus grande partie de la valeur au débarquement.
Un examen des statistiques sur les exportations donne à
penser qu'il existe des problèmes d'identification des espèces de thon
exportées. Une analyse plus poussée est requise afin de pouvoir estimer les
volumes de thon obèse, de germon et d'albacore exportés. Par conséquent, des
données sur les exportations ne sont pas présentées ici. Les statistiques sur
les exportations révèlent toutefois que les États-Unis sont le marché primaire
pour ces espèces.
Tableau 2A - DÉBARQUEMENTS D'ESPADON DE
L'ATLANTIQUE (t)[a] PAR TYPE D'ENGIN - 1987-2003
|
|
1987 |
1988 |
1989 |
1990 |
1991 |
1992 |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
| TAC |
3500 |
3500 |
3500 |
3500 |
2000 |
2000 |
2000 |
2000 |
1500 |
1400 |
1130 |
1140 |
1095 |
995 |
1049 |
991 |
1463 |
| ENGINS |
Bermudes[c] |
|
|
|
|
|
|
|
15,4 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| Palangres |
868 |
887 |
1097 |
819 |
953 |
1486 |
2206 |
1654 |
1421 |
646 |
1000 |
875 |
1101 |
874 |
964 |
922 |
1142 |
| Harpon[d] |
77 |
24 |
146 |
92 |
73 |
60 |
28 |
22 |
188 |
93 |
89 |
240 |
18 |
91 |
115 |
37 |
143 |
| GRAND TOTAL |
945 |
911 |
1243 |
911 |
1026 |
1546 |
2234 |
1676 |
1609 |
739 |
1089 |
1115 |
1119 |
965[b] |
1 079 |
959 |
1285 |
Tableau 2B - PRISES D'AUTRES THONIDÉS
(t)[a] TOUT TYPE D'ENGINS[e] - 1992-2003
| Espèce |
1992 |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
| Thon obèse |
67,5 |
124,1 |
111,8 |
148,6 |
144,0 |
165,7 |
119,6 |
262,8 |
327,0 |
241,2 |
279,0 |
181,6 |
| Albacore |
25,5 |
71,5 |
54,2 |
174,4 |
154,5 |
100,1 |
56,6 |
21,8 |
105,2 |
125,3 |
70,0 |
72,7 |
| Germon |
1,0 |
8,7 |
36,8 |
11,5 |
23,9 |
30,8 |
23,2 |
38,8 |
121,7 |
51,0 |
112,0 |
58,7 |
| TOTAL |
94,0 |
204,3 |
202,8 |
334,5 |
322,4 |
296,6 |
199,4 |
323,4 |
553,9 |
417,5 |
461,0 |
313,0 |
[a] Débarquements indiqués en tonnes.
[b] Inclut des prises d'autres engins (filets maillants,
lignes traînantes et chaluts à panneaux) illégales ou saisies.
[c] Prises des bateaux canadiens aux Bermudes.
[d] Débarquements incluent ceux effectués par les détenteurs
de permis à la palangre utilisant le harpon jusqu'en 1999, inclusivement.
Figure 2

Figure 3

3.6 Processus de consultation
Le MPO consulte les
représentants de l'industrie de la pêche de l'espadon deux fois par année dans
le cadre du CCGPPA. Une réunion tenue à la fin de l'hiver ou au début du
printemps porte sur les recommandations de gestion pour la saison à venir,
tandis que les consultations de l'automne servent à conseiller la délégation
canadienne à la CICTA.
En outre, comme la plupart des détenteurs de permis des
secteurs de la pêche au harpon et à la palangre résident dans le secteur
Scotia-Fundy de la région des Maritimes, le CCGPPSF se réunit au moins une fois
par année pour discuter de questions halieutiques de façon plus détaillée qu'à
la plus grande tribune qu'offre le CCGPPA. Le CCGPPSF débat et élabore des
recommandations concernant les pêches de l'espadon et du thon dans l'ensemble de
la région de l'Atlantique sous la présidence du conseiller principal en gros
pélagiques du MPO - Région des Maritimes. Ensuite, le président et la Direction
générale de la gestion des ressources, MPO ‑ Ottawa, demandent aux autres
régions de l'Atlantique de commenter les recommandations. Le MPO - Ottawa
l'approuve définitivement et distribue les plans pour l'ensemble de la région de
l'Atlantique.
Les annexes I(A) et I(B) présentent le mandat respectif du
CCGPPA et du CCGPPSF et la liste la plus récente des membres du CCGPPSF.
3.7 Mode(s) de gestion
La pêche est administrée par le MPO, qui la réglemente
afin d'assurer le respect des quotas recommandés par la CICTA. Le Canada est
l'une des 38 parties contractantes de la CICTA, dont seulement un nombre limité
obtiennent des quotas d'espadon de l'Atlantique Nord. (Voir tableau 1.)
Avant le plan 2000-2002, la pêche canadienne de l'espadon
se pratiquait en concurrence dans le cadre d'un régime de permis à accès limité,
en respectant l'allocation recommandée par la CICTA. Bien que le nombre total de
permis dans chacun des deux secteurs (harpon et palangre) était restreint, les
pêcheurs au harpon faisaient concurrence aux pêcheurs à la palangre pour une
part de l'allocation nationale. Pratiquée en concurrence, cette pêche était
quand même assujettie à de strictes mesures de contrôle, incluant des
observateurs en mer, des rapports radio obligatoires au départ et au retour, des
registres de pêche, des inspections en mer par des agents des pêches et un
Programme de vérification à quai (PVQ) financé par l'industrie visant tous les
débarquements.
Le plan 2000-2002 modifiait la pêche entièrement
concurrentielle en introduisant des allocations distinctes pour les deux types
d'engins, une allocation de prises accessoires de 5 t pour le détenteur du
permis de pêche hauturière du thon, des limites de sortie autogérées pour la
flottille de palangriers, des rapports radio quotidiens une fois 65 % de
l'allocation récoltée et un quota distinct de prises accessoires d'espadon pour
la flottille de palangriers afin qu'elle puisse pêcher le thon à l'automne.
Comme les résultats de cette approche étaient incohérents pour les deux
premières années, il a été décidé en 2002 qu'il fallait adopter une nouvelle
stratégie de gestion; des QIT ont donc été introduits à titre expérimental.
Cette approche s'est révélée fructueuse en terme de gestion des quotas, d'une
saison de pêche prolongée, de la rationalisation de la flottile et de la
réorientation de l'effort vers d'autres thonidés; le MPO l'a donc adoptée à
titre permanent en 2003. La limite maximale d'accumulation de quotas se situe à
5 % par détenteur de permis.
Au sein du secteur de la pêche au harpon, le quota est
encore pêché de facon concurrentielle. Il est toutefois divié en deux groupes de
quota : le Groupe A, constitué des détenteurs de permis récemment actifs, et le
Groupe B, regoupant tous les autres détenteurs de permis. Un détenteur récemment
actif d'un permis de pêche de l'espadon au harpon seulement se définit comme
quelqu'un ayant pris au moins un espadon ou fait un rapport radio de sortie
durant n'importe quelle des années de 1996 à 1999, inclusivement, et documenté
auprès du MPO.
Ces quotas sont l'objet d'un contrôle indépendant par le
Ministère et l'industrie, effectué par les deux principales associations de
pêcheurs, soit la SHA et la NSSA, au nom de leurs membres respectifs.
3.8 Liens avec d'autres activités et initiatives de
planification
Loi sur les océans
Les liens entre ce plan et d'autres activités et
initiatives réalisées en vertu de la Loi sur les océans sont actuellement en
cours d'établissement. L'établissement de la ZPM du Gully en 2004 a mené à
l'interdiction de la pêche pélagique à la palangre dans la zone 1 de la ZPM.
Loi sur les espèces en péril
À la suite de la promulgation de la
Loi sur les espèces en péril (LEP) en juin 2003, de nouvelles mesures de
gestion ont du être adoptées pour aider au rétablissement de la tortue luth.
Ceci a eu des répercussions sur les détenteurs de permis de pêche de l'espadon
et des thons autres que le thon rouge à la palangre, ainsi que sur le détenteur
du permis de pêche hauturière du thon - ces deux flottilles doivent maintenant
avoir en main un permis de dommages fortuits à compter du 1er juin 2004, date à
laquelle cette espèce s'est vue accordée une protection jusqu'à ce qu'un plan de
rétablissement de l'espèce soit parachevé. Des représentants de ces flottilles
ont participé activement au processus de planification du rétablissement; ils
ont en outre élaboré et mis en oeuvre un code de conduite pour la manutention
responsable des tortues marines et des mesures d'atténuation (Code
of Conduct for Responsible Sea Turtle Handling and Mitigative Measures).
Des mesures et des processus semblables pourraient être requis en vertu de la
LEP si d'autres espèces entrant en contact avec des
palangres pélagiques sont reconnues comme étant menacées. La carette et le
requin-taupe commun sont deux autres espèces qui font l'objet d'un examen à ce
moment-ci.
Plan
d'action international (PAI) visant à réduire les prises accidentelles d'oiseaux
de mer par les palangriers
En 1999, l'Organisation des Nations Unies pour
l'alimentation et l'agriculture (FAO) a adopté un PAI
visant à réduire les captures accidentelles d'oiseaux de mer par les palangriers,
d'application volontaire, dans le but d'encourager les pays pêcheurs à adopter
des plans nationaux en vue de réduire les prises accidentelles d'oiseaux de mer
lorsque cela était considéré comme nécessaire. En avril 2000, le Canada a
organisé un atelier de travail portant sur les prises accidentelles d'oiseaux de
mer dans les eaux des pays bordant l'océan Arctique. La conclusion générale
allait dans le sens que les prises accidentelles d'oiseaux de mer ne
constituaient pas un problème dans les pêches pélagiques à la palangre
pratiquées dans l'Atlantique canadien, ce qui a été confirmé par des analyses
des données sur les prises accidentelles recueillies par des observateurs en
2000 et les années suivantes.
PAI visant à assurer la conservation
des requins
La FAO a aussi adopté en 1999 un PAI pour la conservation
et la gestion des requins, d'application volontaire, ces poissons étant
surpêchés à l'échelle mondiale. Dans le cadre de cette initiative, le Canada est
en voie d'élaborer un plan d'action national (PAN) visant les pêches
exploratoires dirigées des requins et les pêches traditionnelles donnant lieu à
des prises accessoires de requins. Les mesures de gestion s'appliquant aux
prises accessoires de requins récoltées lors de la pêche pélagique à la palangre
sont présentées en détail le Plan de gestion intégrée des
pêches des requins pélagiques du Canada Atlantique - 2002-2007.
vers le haut
4.1 Biologie, environnement et habitat
Espadon
Largement répandu dans l'Atlantique et la Méditerranée,
l'espadon a une aire de distribution qui s'étend du Canada à l'Argentine, à
l'ouest, et de la Norvège à l'Afrique du Sud, à l'est (figure 4). Voici les
unités de gestion établies à des fins d'évaluation des stocks : un groupe
méditerranéen distinct et, de part et d'autre de 5o N, les groupes de
l'Atlantique Nord et de l'Atlantique Sud. De récentes analyses génétiques
appuient cette délimitation entre les stocks. Toutefois, comme les limites
précises entre les stocks sont incertaines, on ignore si les unités de gestion
correspondent exactement aux unités de stock biologiques. Il importe donc de
prendre des mesures de gestion efficaces dans l'ensemble de l'Atlantique et de
la Méditerranée.
L'espadon adulte a peu de prédateurs naturels, à
l'exception possible de requins. Il se nourrit d'un large éventail de proies,
notamment des poissons de fond, des poissons pélagiques, des poissons d'eau
profonde et des invertébrés. On croit qu'il s'alimente dans toute la colonne
d'eau, suivant la migration journalière des organismes qui constituent la couche
diffusante profonde, en aintenant sa position à un niveau préféré d'intensité
lumineuse (isolume). Il est habituellement capturé à la palangre pélagique la
nuit, lorsqu'il se nourrit dans les eaux de surface. Grâce à son régime
alimentaire varié et à la diversité des habitats qu'il fréquente, l'espadon
s'adapte très facilement aux changements qui surviennent dans son milieu.
L'espadon se reproduit dans les eaux chaudes tropicales et
subtropicales pendant toute l'année, bien qu'on ait signalé le caractère
saisonnier de sa reproduction. On le trouve dans les eaux nordiques relativement
froides pendant les mois d'été; il est présent dans les eaux canadiennes de mai
à novembre, principalement en bordure de la plate-forme néo‑écossaise et des
Grands bancs de Terre-Neuve. Les jeunes croissent très vite, atteignant une
longueur de la mandibule à la fourche d'environ 140 cm à l'âge de trois ans,
mais, par la suite, leur croissance ralentit. Les femelles croissent plus
rapidement et atteignent une plus grande taille maximale que les mâles. Il est
difficile de déterminer l'âge des espadons, mais on considère que 53 % des
femelles sont matures à cinq ans. Au fil des ans, la structure de taille des
captures d'espadon s'est modifiée, en partie à cause de la réduction de
l'effectif des poissons de grande taille et de l'expansion des zones de pêche
des flottilles semi-côtières et hauturières dans les eaux plus chaudes où se
trouvent les petits poissons.
Autres
thonidés
Le thon obèse a reçu peu
d'attention de la part des chercheurs en ce qui concerne ses paramètres
biologiques fondamentaux. L'écart de latitudes où il se rencontre est très
vaste; au large du Canada, il ne fréquente que les eaux tempérées. Considérée
comme une espèce des eaux tropicales et subtropicales, seuls de gros individus
sont capturés dans les eaux canadiennes. Cette ressource est actuellement gérée
comme un seul stock pour tout l'Atlantique.
L'albacore est aussi considéré comme une espèce des eaux
tropicales et subtropicales. Il est géré comme un stock unique pour tout
l'Atlantique.
Au contraire de l'albacore et du thon obèse, le germon est
un thonidé des eaux tempérées. La structure des stocks est semblable à
l'espadon : un dans le nord de l'Atlantique et un dans
le sud de l'Atlantique, séparés par la latitude 5°N, et un dans la Méditerranée.
4.2 Interactions entre espèces
L'espadon est capturé dans le cadre de pêches dirigées
ainsi qu'accessoirement, dans la pêche d'autres thonidés (thon obèse, albacore
et germon) et parfois dans le cadre de la pêche du requin à la palangre. Par
ailleurs, le thon rouge, les autres thonidés et divers requins sont des prises
accessoires de la pêche de l'espadon à la palangre. De nouveaux registres de
pêche utilisés depuis 1995 permettent de mieux quantifier ces prises
accessoires.
Comme mentionné plus haut, l'espadon de grande taille a
peu de prédateurs naturels, de sorte que la prédation a peu d'influence sur son
abondance.

Figure 4 - Répartition géographique de l'espadon dans l'Atlantique et les
mers adjacentes. La ligne à 5º de latitude nord est considérée comme la limite
les unités de gestion du nord et du sud. La Méditerranée est considérée aussi
comme une unité de gestion distoncte.
4.3 Évaluation
Espadon
Les espadons capturés au Canada atlantique font partie du
stock de l'Atlantique Nord (figure 5). Comme l'espadon est migrateur, sa gestion
est relève de la CICTA, dont le Canada est l'une des 38 parties contractantes.
La PME constitue l'objectif de gestion de la CICTA.

Figure 5 - Biomasse estimée par rapport à la biomasse au
niveau de PME (B/BPME) pour la période 1959-2002, suivie de la B/BPME projetée
pour 7 ans selon les scénarios de prises constantes indiqués. Les lignes
supérieure et inférieure représentent les intervalles de confiance approximatifs
à 80 %. Pour la période de projection des prises allant de 2002 à 2009, la ligne
supérieure est l'intervalle de confiance à 80 % pour la projection à 9 000 t et
la ligne inférieur, l'intervalle de confiance à 80 % pour la projection à
15 000 t (Source : Rapport du SCRS pour 2003, espadon de l'Atlantique).
Comme l'espadon est une espèce fortement migratrice de
valeur marchande élevée, les scientifiques se fient surtout aux données
provenant de la pêche commerciale. À titre de membre de la CICTA, le Canada doit
lui fournir des données annuelles sur les prises, les prises par taille et les
prises par unité d'effort. Les scientifiques de la CICTA se servent de ces
données pour évaluer les stocks lors des réunions du Groupe de l'espadon de la
CICTA. Les évaluations complètes des stocks d'espadon sont généralement
effectuées aux trois à quatre ans; la plus récente a été faite en 2002. Le
Canada participe au processus d'évaluation des stocks de la CICTA.
Les avis provisoires du Groupe de l'espadon de la CICTA
font ensuite l'objet d'un examen par des pairs qu'effectue le Comité permanent
pour la recherche et les statistiques (SCRS) de la CICTA qui se réunit
habituellement chaque année, en octobre. Les avis définitifs sont présentés à la
Commission sous la forme d'un résumé. Au Canada, les avis scientifiques sont
présentés au CCGPPA après la réunion du SCRS et avant celle de la Commission,
soit habituellement fin octobre, début novembre.
La dernière évaluation de l'espadon remonte à 2002. En
2004, la CICTA a recommandé que les mesures de gestion continuent à s'appliquer
jusqu'en 2006. Le TAC pour la période 2003-2006 est de 14 000 t. La CICTA
effectuera la prochaine évaluation exhaustive de l'état du stock en 2006.
Les énoncés qui suivent, légèrement modifiés, sont tirés
du plus récent rapport (2003) de la CICTA pour l'espadon.
L'évaluation de 2002
indiquait que la biomasse de l'espadon de l'Atlantique Nord s'était améliorée en
raison d'un fort recrutement depuis 1997 (cohorte de 1996), associé à de
récentes réductions des prises déclarées, par rapport notamment aux prises
record de 1987. Le fort recrutement observé depuis 1997 s'était notamment
manifesté dans plusieurs classes d'âge et ressortait clairement dans les taux de
capture de plusieurs flottilles. Les forts recrutements de la fin des années 90
avaient déjà favorisé l'amélioration de la biomasse du stock reproducteur et
devraient entraîner de nouvelles améliorations si ces cohortes ne sont pas
exploitées de façon intense. Le schéma de déclin de la taille du stock, suivi
d'une stabilisation et d'un rétablissement, était reflété dans les CPUE de
plusieurs pêcheries. L'estimation actualisée de la PME d'après les analyses du
modèle de production s'élève à 14 340 t (les estimations allant de 11 500 t à
15 500 t). Depuis 1997, les prises d'espadon dans l'Atlantique Nord sont
inférieures à 14 340 t; les estimations préliminaires (déclarations et reports)
des prises de 2001 étaient d'environ 9 800 t, mais ce chiffre est probablement
sous-estimé.
Autres
thonidés
Dans le cas du thon obèse, les résultats préliminiares de
l'évaluation pour 2004 indiquent que la biomasse actuelle se situe légèrement
au-dessus ou au-dessous (85-107 %) de la biomasse au PME (BPME). D'après les
prévisions, la biomasse diminuera et les prises demeureont constantes à
100 000 t ou plus. Aucune nouvelle évaluation du stock d'albacore n'a été faite
en 2004. La biomasse en 2001 était considérée comme se situant entre 0,73 et
1,10 de la BPME. La CICTA a recommandé que la prochaine évaluation du germon
soit faite en 2007.
4.4 Recherche
Espadon
Un des axes principaux du programme de recherche sur
l'espadon consiste à améliorer la qualité des données (prises, prises par taille
et effort de pêche) nécessaires à l'évaluation, à établir des facteurs de
conversion du poids paré en poids brut ainsi qu'à mieux comprendre la biologie
et le comportement de l'espadon grâce à des expériences conjointes
(MPO ‑ Sciences et l'industrie) de marquage et d'utilisation d'engins de pêche.
Pour étudier l'espadon, les scientifiques dépendent beaucoup de la collaboration
de l'industrie de la pêche pour avoir accès aux poissons, recueillir des données
détaillées et des commentaires afin d'améliorer les indices d'abondance relative
calculés à partir des données sur les taux de capture de la pêche commerciale.
La présentation obligatoire de registres de pêche détaillés, la vérification à
quai ainsi que la présence d'observateurs et de biologistes à bord des bateaux
font toutes partie du programme de collecte de données.
Les scientifiques ont aussi examiné l'évolution des prises
accessoires dans la pêche pélagique à la palangre dans le but d'atténuer les
prises d'espèces vulnérables. Dans le même ordre d'idées, ils ont aussi examiné
l'évolution des prises d'espadons juvéniles dans la pêche pélagique à la
palangre.
Autres thonidés
Le programme de recherche a donné une description de la
pêche canadienne du thon obèse et des caractéristiques biologiques des prises
aux fins de discussion lors du 2e Colloque international sur le thon obèse, tenu
en 2004.
4.5 Perspectives
pour 2004-2006
Espadon
Les énoncés qui suivent, légèrement modifiés, sont tirés
du plus récent rapport (2003) de la CICTA pour l'espadon.
En ce qui concerne le stock d'espadon de l'Atlantique
Nord, le modèle de production excédentaire du cas de base indiquait que la
biomasse de l'espadon avait augmenté par rapport à son faible niveau de 1997 et
que la biomasse de 2002 est estimée être proche du niveau qui donnerait la PME,
en raison du fort recrutement et des prises plus faibles réalisées durant cette
période. Si la prise totale à partir de 2003 et au-delà (rejets et prises
excédentaires inclus) était moindre que la PME, il y aurait plus de 50 % de
probabilité que la population atteigne BPME dans les délais prévus par le
programme de rétablissement décidé par la CICTA. Des prises inférieures ou de
forts recrutements augmenteraient la probabilité d'atteindre l'objectif du
programme de rétablissement.
Les niveaux élevés de recrutement observés ces dernières
années (âge 1 en 1997-2001) ont donné des perspectives plus optimistes que les
projections antérieures, étant donné que les cohortes récentes n'ont pas fait
l'objet d'exploitation intense. Les indices actualisés qui ont été examinés en
2002 et 2003 ont confirmé l'effet positif de ce fort recrutement sur les classes
d'âges plus matures et sur les indices de la biomasse de plusieurs pêcheries. La
prise déclarée récemment (2002-2003) se situant en deçà de la production de
remplacement estimée, il est probable que la biomasse de l'espadon de
l'Atlantique Nord ait déjà atteint le niveau de BPME.
Autres thonidés
Les projections pour le stock de thon obèse faites par le
SCRS en 2004 reposaient sur les données pour 2002 parce que l'ensemble de
données pour 2003 était considéré comme incomplet. Les résultats des projections
indiquaient que la biomasse du stock diminuera encore et que les prises
demeureront constantes à 100 000 t, un volume qui se rapproche des prises
totales observées en 2001. Pour 2004, le SCRS a recommandé que les niveaux des
prises soient maintenus à 90 000 t ou moins.
Les projections pour l'albacore indiquaient que la
biomasse du stock diminuerait probablement si les niveaux d'exploitation
observés en 2001 demeuraient les mêmes. Dans le cas du germon, le SCRS a indiqué
en 2003 que les prises ne devraient pas dépasser 31 000 t à court terme pour que
le stock puisse se rétablir jusqu'au niveau de BPME.
En résumé, ces ressources en thonidés sont soit pleinement
exploitées ou surexploitées.
Les rapports du SCRS de la CICTA portant sur les diverses
espèces sont disponibles à
http://www.iccat.es/.
vers le haut
Les objectifs de conservation et de durabilité des stocks
de la plupart des gros poissons pélagiques dans l'Atlantique sont fixés par la
CICTA. À titre de partie contractante de la CICTA, le Canada doit également
réaliser ou favoriser, dans la mesure du possible, la mise en oeuvre de toutes
les recommandations actuelles de la CICTA relatives à la conservation de
l'espadon, du thon obèse, de l'albacore, du germon et de tous les autres gros
poissons pélagiques qui touchent les pêches canadiennes. C'est pourquoi la
plupart des objectifs et stratégies définis dans le contexte des pêches
canadiennes de l'espadon et des autres thonidés trouvent leur origine dans des
recommandations de la CICTA. D'autres objectifs sont fondés sur des lois et
politiques canadiens élaborés au cours des dernières années, comme par exemple
la Loi sur les océans, la LEP et la politique révisée sur les pêches de
l'Atlantique. Ainsi, le présent plan de gestion est constitué d'une hiérarchie
d'objectifs allant d'objectifs généraux à des sous‑objectifs plus précis. Les
méthodes utilisées pour atteindre ces objectifs sont nommées des stratégies, et
celles‑ci sont mises en oeuvre par le biais de mesures de gestion ou de
tactiques. Les liens entre les objectifs généraux, les stratégies et les mesures
adoptés dans le présent plan sont résumés dans le tableau 3A, et le tableau 3B
fournit davantage de précisions sur les mesures de gestion en place pour mener à
bien les stratégies.
vers le haut
6.1 Conservation et durabilité des stocks
6.1.1 Objectifs internationaux
Les objectifs de la CICTA relatifs à l'espadon et aux
autres thonidés comportent essentiellement trois volets : (1) la protection des
poissons de trop petite taille; (2) des restrictions visant l'effort; (3) la
conservation ou, dans le cas de l'espadon et du thon obèse, le rétablissement de
la biomasse à un niveau permettant un niveau de pêche équivalent à la PME. Les
stratégies conçues pour atteindre ces objectifs constituent le point de mire des
recommandations de la CICTA relatives à l'espadon et aux autres thonidés
(tableau 3). La recommandation la plus importante est celle relative à
l'élaboration d'un programme décennal de rétablissement de l'espadon de
l'Atlantique Nord en 1999, ce programme ayant été mis en oeuvre en 2000. En
2003, pour la première fois en plus de dix ans, la CICTA a recommandé une hausse
du TAC pour l'espadon de l'Atlantique Nord. Ensemble, les recommandations de la
CICTA fournissent une base pour le plan de gestion des pêches canadiennes de
l'espadon et des autres thonidés.
6.1.2 Objectifs nationaux
Le Plan national de pêche de l'espadon et d'autre thonidés
a comme objectif global de conservation d'assurer que le Canada joue son rôle de
soutien des objectifs de conservation et de durabilité du régime international
de gestion des stocks de la CICTA.
En outre, des mesures de gestion complétaires sont
établies pour l'espadon et les autres thonidés en réponse à la situation
canadienne, comme le besoin d'une stratégie de réduction des rejets de thons
rouges morts qui soit compatible avec le Plan de gestion intégrée de la pêche du
thon rouge dans l'Atlantique canadien et les allocations de la flottille de
pêche du thon rouge. Le plan prévoit aussi la collecte et l'analyse de données
de qualité exhaustives pour chaque année de la pêche afin de permettre la
production de rapports exacts dans le cadre de la CICTA.
Enfin, plusieurs objectifs sont dictés par l'exigence de
se conformer au cadre réglementaire canadien concernant cette pêche, avant tout
la Loi sur les pêches, le Règlement de pêche de
l'Atlantique (dispositions générales), la Loi sur
les océans et la LEP. Les détenteurs de permis doivent aussi respecter
d'autres lois et règlements sur la sécurité en mer, le transport maritime,
l'emploi, etc. qui dépassent la portée du plan. De même, le plan n'aborde pas
les possibles obligations légales du gouvernement concernant les pêches en
général.
6.2 Inclusion des Autochtones
Le MPO a comme politique d'encourager les Autochtones à
participer et à s'intégrer aux pêches côtières commerciales. Dans ce sens,
plusieurs permis de pêche de l'espadon au harpon et à la palangre ont été
acquis, puis transférés à des Premières nations (PN) en vertu de l'Initiative de
l'après-Marshall. Les détenteurs de ces permis sont
assujettis aux mêmes modalités et conditions en vertu du présent plan que tous
les autres détenteurs.
6.3 Viabilité commerciale
Visant d'abord à atteindre l'objectif de conservation et
de durabilité, les mesures de gestion devront aussi permettre aux flottilles de
maintenir et, dans la mesure du possible, d'accroître la quantité de nourriture
et les avantages économiques, tant pour les pêcheurs que pour les autres
Canadiens, que procurent ces pêches. On reconnaît que cette viabilité dépendra
du marché international, surtout en ce qui concerne les prix, la demande et les
restrictions à l'importation des États-Unis, qui constitue le principal marché
de l'espadon canadien et des autres thonidés.
6.4 Cogestion de la pêche
Un autre objectif à long terme pour cette pêche consiste à
améliorer l'étude scientifique de l'espadon en tant que ressource, partout où
des Canadiens le pêchent, en vue de constamment perfectionner la gestion de
cette pêche. Le plan vise donc à favoriser des partenariats avec tous pêcheurs
d'espadon canadiens et à obtenir les contributions financières et en nature
supplémentaires (au-delà de ce que le ministère peut fournir) dont on aurait
besoin pour améliorer les connaissances scientifiques qui sous-tendent la
gestion de la pêche. Dans ce contexte, la NSSA, la SHA et d'autres petits
groupes de détenteurs de permis qui désirent pêcher l'espadon sont encouragés à
conclure des ententes officielles avec le MPO visant à améliorer la recherche en
mer.
Durant la période couverte par le présent plan et depuis
2000, la SHA ainsi que la Northside Fishermen's Association, de concert avec la
North of Smokey Fishermen's Association, continuent d'offrir une contribution
financière annuelle au secteur des Sciences du MPO pour qu'il mène des
recherches sur la biologie de l'espadon tenant lieu de la présence
d'observateurs en vertu de leur PPAC respectifs. En outre, afin de faciliter la
remise en liberté des tortues marines capturées incidemment et de réduire leur
taux de mortalité par après, la NSSA a acheté, dans le cadre d'un projet
conjoint avec le gouvernement du Canada mené sous l'égide du Programme
d'intendance de l'habitat, 30 trousses d'outils pour déprendre les tortues ou
couper la ligne de pêche. Elle a aussi élaboré et distribué à ses membres un
code de conduite pour la manutention responsable des tortues marines et des
mesures d'atténuation (Code of Conduct for Responsible Sea
Turtle Handling and Mitigative Measures). On s'attend à ce que tous les
membres actifs de la NSSA auront une telle trousse à bord en 2005.
6.5 Pêche expérimentale
Reconnaissant que même un régime restrictif de gestion du
quota doit prévoir une certaine marge de manoeuvre pour modifier ou perfectionner
les opérations de pêche, le plan permet aux détenteurs de permis actuels
d'effectuer de la pêche expérimentale dans le cadre du régime axé sur la
conservation et des restrictions visant l'effort prescrites par la CICTA. La
pêche du thon obèse offre toujours un potentiel de développement, car le Canada
ne capture qu'une fraction de son allocation actuelle de 2 100 t.
6.6 Pêche
récréative
Pour la période couverte
par ce plan, aucun objectif prévu en matière de pêche récréative ne donnerait
lieu à l'émission de permis de pêche à bord d'un bateau de pêche commerciale du
secteur de la pêche au harpon ou à la palangre. Si cela devait changer pendant
les trois années du plan, l'industrie serait dûment consultée avant de le
modifier.
Tableau 3A - Hiérarchie des objectifs
de gestion de la pêche de l'espadon dans la région de Scotia-Fundy
|
Objectifs généraux |
Stratégies |
Mesures de gestion |
|
1. Conservation de
l'écosystème |
|
1.1
Protection de la diversité des communautés en protégeant les communautés
benthiques vulnérables aux perturbations. |
Protection des communautés benthiques du Gully. |
Établissement de la zone de protection marine du Gully,
et règlement connexe (pêche de l'espadon à la palangre interdite dans la
zone 1). |
|
1.2
Protection de la diversité des espèces. |
Maintien de la taille des stocks des espèces cibles
au‑dessus des limites établies. |
Réduction de la mortalité par la pêche (F). |
|
Réduction au minimum du nombre de cas de mortalité
accidentelle d'espèces non ciblées, particulièrement les espèces en péril. |
Restrictions visant les pêches dirigées et prise en
considération des prises accessoires lors de l'exploitation simultanée d'un
permis de pêche à la palangre et d'un permis de pêche du thon rouge et des
quotas de prises accessoires. Remise à l'eau des
espèces vulnérables, comme les tortues et le makaire. |
|
1.3
Protection de la diversité des populations. |
Protection des groupes de reproducteurs des espèces
cibles. |
Définition de zones de gestion qui correspondent à la
répartition des stocks (CICTA). |
|
1.4
Protection des structures trophiques |
(Connaissances actuellement insuffisantes pour élaborer
des stratégies). |
|
|
1.5
Maintien de la productivité des populations en assurant la gestion de la
pêche des espèces cibles. |
Maintien des taux d'exploitation à des niveaux modérés. |
Réduction de la mortalité par la pêche (F) grâce à des
TAC annuels et à des règles relatives aux prises accessoires. |
|
Réduction du gaspillage en assurant une gestion de la
taille et des espèces lors des activités de pêche. |
Précisions relatives aux caractéristiques des engins.
Établissement de limites de taille minimale et de niveaux
de tolérance et évaluation des rejets de poissons morts. |
|
2. Gestion de l'espadon |
|
2.1
Respect des obligations envers les Autochtones. |
Hausse de la participation à la pêche commerciale. |
Émission de permis collectifs par le biais de la
Stratégie relative aux pêches autochtones
Acquisition et transfert de permis, de quotas, de bateaux et d'engins à des
Premières nations en vertu de l'Initiative de l'après-Marshall. |
|
2.2
Création de conditions favorables à l'autonomie économique dans le contexte
de la pêche commerciale. |
Maintien d'un équilibre entre la capacité des flottilles
et la disponibilité des ressources en assurant la gestion de l'accès aux
ressources et en appuyant les accords de partage des ressources qui
permettent aux utilisateurs d'atteindre leurs objectifs économiques. |
Restriction de l'accès à l'aide de permis.
Amélioration des options pour le transfert des parts et
des quotas.
Établissement de QIT pour certaines flottilles. |
|
3.
Cogestion |
Appui de la recherche sur l'espadon
Code de conduite pour la manutention responsable des
tortues marines et des mesures d'atténuation. |
Projets conjoints et projets de recherche du MPO et de
l'industrie et accords de contribution. Code mis
en oeuvre dans le PPAC de 2004. |
|
Renforcement de la capacité de gestion de l'industrie.
|
(À élaborer au moment
approprié)
|
TABLEAU 3B - Résumé des objectifs,
stratégies et mesures de gestion nationaux et internationaux relatifs aux pêches
de l'espadon et des autres thonidés
|
MESURES DE GESTION DÉTAILLÉES |
|
Objectif |
Espèces |
Mesures de gestion |
|
1. Conservation et durabilité
|
|
Protection des poissons de trop petite taille
|
Espadon |
La CICTA a défini deux options en matière de taille
minimale : 125 cm de la mandibule à la fourche avec un écart permis de 15 %
ou 119 cm sans écart permis et évaluation des rejets de poissons morts.
(Rec. 95-10 de la CICTA)
En 2004, la limite de 125 cm de la mandibule à la
fourche avec un écart permis de 15 % sera mise en application à titre
expérimental dans le cadre des pêches canadiennes. |
|
Thon obèse |
Limite de poids minimal de 3,2 kg (adoptée en 1980).
(Rec. 79-1 de la CICTA)
Ne pose pas de problème dans le contexte des pêches
canadiennes. |
|
Albacore |
Limite de poids minimal de 3,2 kg avec un écart permis de
15 % sur le plan du nombre de poissons par débarquement (adoptée en 1973).
(Rec. 72-1 de la CICTA)
Ne pose pas de problème dans le contexte des pêches
canadiennes. |
|
Restrictions visants l'effort |
Toutes les espèces |
Aucun nouveau permis de pêche de l'espadon (au harpon ou
à la palangre) ou des autres thonidés émis au Canada, et aucun partage des
permis de pêche de l'espadon et des autres thonidés à la palangre. |
|
Germon |
Depuis 1999, la limite du nombre de bateaux est égale au
nombre moyen au cours de la période de 1993 à 1995.
(Rec. 98-8 de la CICTA)
Au Canada, l'effort dirigé demeure limité à un maximum
de 78 bateaux (77 grands bateaux pour la pêche pélagique et 1 pour la pêche
hauturière du thon), limite étant établie depuis 1993-1995. |
|
Thon obèse |
Depuis 1999, la limite du nombre de bateaux d'une
longueur totale >24 m est égale au nombre moyen de bateaux ayant pêché en
1991 et en 1992. Cette limite est liée à une limite de jauge brute de
manière à ne pas accroître la capacité de pêche totale.
(Rec. 98-3 de la CICTA)
Au Canada, l'effort dirigé demeure limité à un permis
de pêche hauturière du thon et à 8 des 77 permis de pêche pélagique à la
palangre valides à bord de bateaux de 65 à 100 pi de longueur. |
|
Albacore |
L'effort de pêche n'a pas augmenté par rapport au niveau
observé en 1992. (Rec. 93-4 de la CICTA)
Au Canada, l'effort dirigé demeure limité à un maximum
de 78 bateaux, limite étant établie depuis 1992. |
|
Stabilisation de la biomasse des stocks reproducteurs |
Germon |
La CICTA a fixé un TAC de 34 500 t pour 2004-2006. À
l'exception de l'UE, des États-Unis, du Venezuela et du Japon, les parties
contractantes doivent pêcher au maximum 200 t en plus de respecter une
disposition en matière de correction pour les dépassements ou les déficits
par rapport au quota ou à la limite de prise.
(Rec. 03-06 de la CICTA)
La limite de prise de germon au Canada est fixée à
200 t par année. |
|
Objectif |
Espèces |
Mesures de gestion |
|
1.
Conservation et durabilité(suite) |
|
Rétablissement de la
biomasse à un niveau permettant un niveau de pêche équivalent à la PME |
Espadon |
En 1999, un programme
de rétablissement a été mis en oeuvre pour atteindre, avec une probabilité
supérieure à 50 %, des niveaux de biomasse et de prises conformes à
l'objectif de la Convention CICTA en moins de 10 ans.
(Rec. 99-2 de la CICTA)
Le maintien du nombre
de prises de manière à respecter l'allocation canadienne d'espadon et
évaluation des rejets de poissons morts pour rendre compte de toutes les
sources de mortalité par la pêche. |
|
Thon obèse |
En 2004, la limite de prise a été fixé à la moyenne des
prises en 1991 et en 1992, sauf pour les parties contractantes dont le poids
total des prises déclarées en 1999 était inférieur à 2 100 t.
(Rec. 03-01 de la CICTA)
Le Canada a fait état de débarquements inférieurs à
2 100 t en 1999. Par conséquent, sa limite de prise en 2004 est fixée à
2 100 t. |
|
Réduction des rejets de thons rouges morts pris par la
flotille de pêche pélagique à la palangre |
Thon rouge |
En 2004, les transferts de quotas entre les flottilles de
pêche du thon rouge et les bateaux de pêche pélagique à la palangre sont
autorisés à titre expérimental pendant un an (transferts assujettis aux PPAC
des flottilles).
Les pêcheurs qui sont autorités à pratiquer en même
temps la pêche du thon rouge et la pêche pélagique à la palangre ont la
permission de conserver les thons rouges pris à la palangre.
Afin de rendre compte des prises accessoires lors des
pêches pélagiques à la palangre à proximité de la limite est‑ouest de la
zone de gestion du thon rouge (Rec. 02‑7 de la CICTA), le Canada a obtenu en
2003 un quota de prises accessoires de thon rouge de 15 t dans l'Atlantique
Centre‑Nord (à l'est de 54°30' de longtitude ouest et au nord de 10º de
latitude nord). Le Canada interdira la pêche pélagique à la palangre dans
cette zone lorsque le quota de 15 t sera pêché. Toute partie non utilisée de
ce quota sera utilisée pour tenir compte des rejets de poissons morts
dépassant l'allocation canadienne de 5,6 t.
La mise en application de périodes et de zones de
fermeture afin d'éviter les prises accessoires de thon rouge dans les zones
très fréquentées par cette espèce.
La fermeture permanente de la pêche pélagique à la
palangre dans le Hell Hole du 1er juillet au 30 novembre et ce, chaque année
à compter de 2004. |
|
Réduction des prises accessoires d'espèces non ciblées |
Diverses espèces |
La flottille de pêche à la palangre remet à l'eau les
prises accessoires vivantes d'espèces non ciblées et vulnérables, comme le
makaire et les tortues. |
|
2. Surveillance et préparation de
rapports |
|
Amélioration de la surveillance et du contrôle |
Toutes les espèces |
La vérification de l'exactitude des rapports sur les
zones de pêche, en particulier en ce qui concerne le thon rouge, et une
contribution à l'application des zones et des périodes de fermeture à
l'intérieur et à l'extérieur de la zone économiquement exclusive du Canada;
La mise en oeuvre partielle de SSN sur les bateaux de la
flottile de pêche pélagique à la palangre en 2004, et mise en oeuvre complète
d'ici 2005;
La déclaration quotidienne des prises accessoires de
thon rouge par les pêcheurs qui possèdent des étiquettes. |
|
Objectif |
Espèces |
Mesures de gestion |
|
2. Surveillance et préparation de rapports (suite) |
|
Collecte et analyse de données de grande qualité et présentation de
celles‑ci à la CICTA chaque année |
Toutes les espèces |
100 % : rapports radio au départ et au retour de chaque sortie;
100 % : vérification à quai et présentation de registres de pêche;
Le
niveau de présence des observateurs pour la flottille de pêche pélagique à
la palangre est fixé au minimum à 5 %.
La
présentation de rapports détaillées, exacts et en temps opportun. |
|
3. Cogestion |
|
Appui de la recherche sur l'espadon |
Espadon |
Accords relatifs à des projets
conjoints et des projets de recherche du MPO et de l'industrie.
Accords de contribution,
renouvelables à chaque année, avec les pêcheurs au harpon au lieu de la
surveillance par des observateurs. |
|
Rétablissement des espèces en voie
de disparition |
Tortue luth et autres espèces en
attente de classement |
La délivrance de permis pour
dommages fortuits aux palangriers en 2004.
L'industrie a intégré le
Code de conduite pour la manutention responsable des tortues
marines et des mesures d'atténuation dans son PPAC
de 2004.
L'établissement d'un lien entre le
processus d'élaboration des PGIP et des PPAC et les stratégies de
rétablissement pertinentes. |
|
4. Protection de l'écosystème et de
la diversité des espèces |
|
ZPM du Gully |
Toutes les espèces |
L'interdiction de toute pêche dans
la zone 1 de la ZPM du Gully. |
|
5. Obligations constitutionnelles |
|
Respect des droits autochtones et
des traités |
Toutes les espèces |
Une hausse de la participation aux
pêches commerciales, dans la mesure du possible.
L'acquisition et le transfert de
permis et de quotas à des Premières nations. |
*La question relative à l'utilisation
du nombre observé ou estimé de thons rouges morts rejetés à la mer et la méthode
d'estimation des rejets sont actuellement examinées et pourraient être
assujetties à d'autres recommandations de la CICTA.
vers le haut
7.1 Gestion des petits poissons
Deux options de gestion des petits espadons, toutes les
deux liées aux critères de taille minimale établis par la CICTA, sont
actuellement envisagées. Les
deux options pourraient nécessiter la remise à l'eau des petits poissons
capturés, soit vivants soit morts.
Dans la situation canadienne, la capture non sélective de
petits poissons au harpon n'est pas considérée comme un problème. Les prises
accessoires de petits poissons sont principalement effectuées par les flottilles
de palangriers. Jusqu'à 2003 (inclusivement),
le Canada choisissait parmi les options offertes en 1996
celle qui correspondait le plus aux exigences d'importation du principal marché
de l'espadon canadien (les États‑Unis), à savoir la plus petite taille (longueur
de 119 cm de la mandibule à la fourche) sans écart permis.
L'autre option (longueur
minimale de 125 cm de la mandibule à la fourche, avec un écart permis de 15 %)
nécessiterait la création d'un nouveau marché pour vendre les poissons faisant
moins de 33 lb en poids paré. Toutefois, cette option entraînerait
vraisemblablement des rejets moindres de poissons morts.
Étant donné les allocations de rejets de poissons morts de la
CICTA pour les années 2000 à 2003 inclusivement (de 80 t, 60 t, 40 t et 20 t,
respectivement), la meilleure option sur le plan économique pour la flottille
canadienne était de profiter de ces allocations pendant qu'elles existaient. En
conséquence, l'industrie canadienne a opté pour l'option de 119 cm. Cepandant, à
compter de 2004, il n'y a plus d'allocations de rejets et tous les poissons
morts rejetés doivent être déduits du quota de pêche de l'année suivante. Ainsi,
l'approche la plus avantageuse consiste maintenant à choisir l'option de 125 cm
avec un écart permis de 15 %. L'industrie canadienne a choisi d'essayer cette
option en 2004.
Les résultats de cet essai sur le plan de la conservation et
du succès sur le marché devront être examinés avant le début de la saison 2005.
7.2 Problèmes liés aux prises accessoires
Les espèces ciblées dans le cadre de la pêche pélagique à la
palangre sont l'espadon, le thon obèse, l'albacore et le germon. Toutefois,
l'analyse continue des tendances observées en matière de prises accessoires
montre que jusqu'à 25 espèces différentes sont capturées lors de cette pêche, la
conservation de certaines de ces espèces étant préoccupante à l'échelle
nationale ou internationale, notamment dans le cas du makaire et de diverses
espèces de tortues et de requins. Ce secteur de l'industrie a élaboré un certain
nombre de mesures d'atténuation volontaires pour réduire les effets des prises
accessoires d'espèces non ciblées. D'abord et avant tout, la flottille remet à
l'eau, dans la mesure du possible, toutes les prises accessoires vivantes
d'espèces vulnérables. De plus, en 1996, l'industrie a commencé à remplacer les
hameçons en J, qu'elle utilisait exclusivement, par des hameçons circulaires,
qui permettraient de réduire le nombre de prises accessoires d'espèces non
ciblées et d'augmenter la probabilité de survie après remise à l'eau. Les prises
d'environ 16 des espèces habituellement capturées sont débarquées puis déclarées
et vendues sur le marché, ce qui permet de réduire au minimum le gaspillage de
la ressource. Finalement, le MPO mène actuellement un programme de recherche sur
les tendances en matière de prises accessoires lors de la pêche pélagique à la
palangre et axé sur la réduction des prises d'espèces vulnérables.
Les prises accessoires de thon rouge lors des pêches à la
palangre constituent un enjeu préoccupant depuis longtemps. À l'exception de
l'allocation canadienne de 20 t pour les permis de pêche hauturière du thon et
l'allocation de 15 t fournie par la CICTA à la flottile canadienne de pêche à la
palangre pour réduire les rejets de poissons morts dans l'Atlantique
Centre‑Nord, il n'existe aucune allocation de thon rouge disponible pour appuyer
la rétention des prises accessoires de thon rouge par cette flottille. Par
conséquent, la flottille doit rejeter les prises accessoires de thon rouge, ce
qui fait en sorte que les rejets de poissons morts doivent être imputés à
l'allocation canadienne de rejets de poissons morts (5,6 t). Si les rejets
effectués dépassent l'allocation, l'excédent doit être déduit de l'allocation de
thon rouge. Les rejets de poissons morts auraient dépassés 5,6 t de 1998, année
où les rejets ont commencé à faire l'objet de mesures, à 2003 inclusivement. En
2004, plusieurs nouvelles mesures et mesures d'essai sont mises oeuvre dans
l'espoir de réduire les rejets de thons rouges morts. Ces mesures, annoncées
dans une lettre du président du CCGPPA aux membres de ce comité en 2004 (annexe IIIB),
sont présentées dans le tableau 3. L'efficacité de ces mesures devra être
évaluée à partir de 2005.
7.3 Intendance de l'environnement/Code de bonnes
pratiques de pêche/
Gestion des zones côtières
Selon plusieurs obligations nationales et internationales,
les intervenants de la pêche pélagique à la palangre doivent régler non
seulement les problèmes liés à la conservation et la gestion durable de
l'espadon et des autres thonidés, mais aussi ceux qui concernent les espèces
apparentées, les espèces non apparentées capturées accessoirement (en
particulier les espèces préoccupantes ici et ailleurs) et l'environnement en
général.
En particulier, le Code de conduite
pour une pêche responsable, le PAI pour la gestion de la capacité de pêche, le
PAI pour la conservation et la gestion des requins et le PAI visant à réduire
les captures accidentelles d'oiseaux de mer par les palangriers, adoptés
sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et
l'agriculture (FAO), ainsi que la Loi sur les océans
et la LEP récemment adoptées au Canada concernent
les pêches de l'espadon et les types d'engins utilisés, notamment la palangre,
un engin moins sélectif susceptible de donner lieu à des prises accessoires.
Le plan doit avoir la souplesse nécessaire pour nous
permettre de nous acquitter des obligations existantes et à venir quant à la
poursuite de la pêche canadienne de l'espadon d'une façon qui protège
convenablement l'environnement.
On croit que le plan satisfait actuellement ces
obligations en ce qui concerne sa surveillance en mer, ses études scientifiques,
son contrôle des débarquements, des capacités de pêche globales des flottilles
et des types d'engins permis, ses méthodes de déclaration de l'information de
haute qualité ainsi que ses processus de consultation et d'examen actuels.
En outre, la fermeture de
certaines zones à la pêche à certaines périodes, qui est prévue par le plan afin
de gérer les flottilles nationales et protéger les gros poissons pélagiques dans
les eaux canadiennes, peut également protéger indirectement d'autres espèces et
donc l'environnement en général.
7.4 Pêche à l'étranger
7.4.1 Bateaux canadiens dans les eaux internationales
Il s'agit d'une question qui ne concerne que les
palangriers qui pratiquent la pêche pélagique, car les bateaux munis d'un permis
au harpon seulement ne s'aventurent pas aussi loin des côtes, y compris ceux qui
utilisent ce permis en même temps qu'un permis de pêche dirigée du thon rouge.
Les palangriers canadiens peuvent pêcher l'espadon et
d'autres thonidés à l'extérieur de la ZEE du Canada, comme le font les autres
flottilles étrangères, mais les bateaux canadiens sont alors assujettis à toutes
les lois canadiennes pertinentes qu'ils doivent respecter dans les eaux
canadiennes. De plus, tout espadon et thon capturé en haute mer est imputable à
l'allocation ou limites nationales respectives, dans ce cas celles du Canada.
Plusieurs bateaux canadiens pêchent à l'extérieur de notre
ZEE de 200 milles. Avant le plan 2000-2002, cela se produisait moins souvent
(moins de bateaux et seulement au début du printemps et à la fin de l'automne).
Étant donné la réorientation vers la pêche d'autres thonidés visant à compenser
la réduction du TAC d'espadon, un peu plus de bateaux pêchent maintenant à
l'extérieur de la ZEE, n'importe quand pendant la saison de pêche.
Depuis 2000, la CICTA exige que les
bateaux de plus de 24 m de longueur qui pêchent le thon obèse en eaux
internationales doivent être équipés d'un dispositif de surveillance
électronique. Le plan précédent et le présent plan respectent cette exigence.
7.4.2 Bateaux étrangers dans les eaux canadiennes
La Loi sur la protection des pêches
côtières est l'instrument juridique qui permet de contrôler l'accès des
bateaux de pêche étrangers aux eaux et aux ports du Canada ainsi que les
activités qu'ils y mènent. En règle générale, selon le
Règlement sur la protection des pêches côtières, les bateaux de pêche
étrangers ne peuvent accéder aux ports du Canada, et l'accès à ses eaux et à ses
ports est un privilège accordé à la discrétion du gouvernement du Canada.
Jusqu'à 1999 inclusivement, les palangriers japonais étaient
autorisés dans certaines conditions bien précises à pêcher une partie de leur
quota de prises accessoires de thon rouge et d'espadon à l'intérieur de la ZEE
du Canada. En 2000, cette autorisation a été refusée après que la flottille
japonaise ait dépassé son quota de prises accessoires d'espadon. À la fin de
2003, le Japon a réglé ses problèmes de dépassement, mais ses palangriers n'ont
toujours pas obtenu l'autorisation de pêcher à nouveau dans les eaux
canadiennes. Si une telle autorisation était à nouveau accordée, la concurrence
accrue pour les postes à quai pourrait devenir une question litigieuse avec
l'industrie canadienne.
En décembre 2003, des amendements à la
Loi sur la protection des pêches
côtières ont été adoptées pour permettre la révision de la politique du
Canada en matière d'accès des bateaux étrangers aux eaux
de pêche et ports canadiens. Aux termes de la nouvelle politique, les États‑Unis
ont été ajoutés à la liste des pays avec lesquels le Canada entretient des
relations favorables dans le domaine des pêches. Par la suite, le ministre des
Pêches et des Océans a approuvé en principe l'accès de bateaux de pêche
étasuniens aux ports canadiens afin d'y mener des activités portuaires, y
compris des débarquements et des transbordements. Le bien‑fondé et les avantages
de ce changement ont une portée nationale et sont favorables à certaines pêches,
mais ses effets sur les pêches de l'espadon et des autres thonidés demeurent
incertains. L'industrie canadienne craint que le changement apporté à la
politique entraîne une hausse de la concurrence pour les postes à quai dans les
divisions 3LNO et dans l'Atlantique Centre‑Nord, ainsi qu'une hausse de l'effort
et des débarquements par les bateaux étasuniens en facilitant la prolongation de
la saison. De plus, le transport transfrontalier de poissons débarqués par les
bateaux étasuniens ne fera pas l'objet du même niveau de surveillance que le
transport des poissons débarqués par les bateaux canadiens, ce qui conférera un
avantage pour les débarquements étasuniens. Cette question est encore à
l'origine d'un litige avec l'industrie canadienne de la pêche des gros poissons
pélagiques.
7.5 Utilisation des ressources et gestion des
conflits
7.5.1 Conflits d'utilisation
entre engins d'exploration pétrolière en mer et engins de pêche
La reprise des activités
d'exploration pétrolière en bordure de la plate-forme néo‑écossaise entraîne
depuis quelques années chaque année des litiges entre les pêcheurs de gros
poissons pélagiques à la palangre et des navires qui remorquent des engins de
prospection sismique dans des zones où des pêcheurs à la palangre mouillent
leurs engins de pêche ou souhaiteraient le faire. La
communication entre ces groupes d'usagers semble meilleure depuis 2002, tant au
niveau officiel que non, pour ce qui est de résoudre et d'éviter les conflits
par le biais de l'échelonnement coordonné des activités de prospection.
vers le haut
8.1 Partage de l'allocation nationale
L'allocation nominale canadienne d'espadon se chiffre à
1 338 t pour 2003, et à 1 348 t en 2004 et en 2005. En outre, chacune de ces
années, les États-Unis transféront 25 t de leur allocation au Canada. En dernier
lieu, le Canada dispose d'une part de 20 t de la limite de rejets de poissons
morts de 100 t pour 2003, après quoi cette limite sera réduite à zéro pour tous
les pays. Les allocations nationales pour 2006 n'avaient pas encore été établies
au moment de l'impression du plan.
La première étape de la détermination du quota annuel
consiste à corriger l'allocation nationale susmentionnée en fonction de tout
dépassement ou report de l'année précédente. Depuis la division des secteurs de
la flottille en 2000, les corrections sont portées au crédit ou déduites du
quota du secteur concerné, à l'exception du seul permis de pêche hauturière du
thon. Chaque année, le détenteur de ce permis reçoit en premier sa limite de
prises de 5 t issue du quota global corrigé et il ne peut reporter aucune part
inutilisée de son quota[1].
Le restant du quota canadien est ensuite réparti entre les deux secteurs
d'engin, à raison de 10 % pour la pêche au harpon, 90 % pour la pêche à la
palangre.
Il faut prendre note que le partage de l'allocation
nationale entre les secteurs dépend de l'intention du Ministère de tenir compte
le plus vite possible de tout dépassement de l'allocation nationale. Tout
dépassement doit être signalé à la CICTA dans un délai de deux ans après qu'il
se soit produit.
Les allocations nationales pour 2003-2005 sont résumées au
tableau 1 et la manière dont le quota canadien pour 2004 a été calculé est
expliquée au tableau 4. Les modialités de partage du quota entre les secteurs de
la pêche au harpon et à la palangre sont établies dans le Plan de gestion
intégrée de la pêche de l'espadon dans l'Atlantique canadien pour 2000-2002.
[1] Depuis 2002, le détenteur du permis de
pêche hauturière du thon peut obtenir temporairement des détenteurs de permis de
pêche pélagique à la palangre un transfert de quota afin de couvrir les prises
accessoires d'espadon dépassant son allocation de 5 t. Ce détenteur de permis ne
peut donc pas dépasser son quota.
Tableau 4. Calcul du quota canadien
d'espadon et parts des flottilles - 2004
| |
Total / Canada |
Secteur palangre
|
Secteur harpon |
| Quota nominal / 2004 |
1 348 t |
1 213,2 t |
134,8 t |
| Transfert des É.-U. |
25 t |
22,5 t |
2,5 t |
| Dépassement/report de 2003 |
177,8 t |
182,2 t |
<4,4 t> |
| Moins les rejets estimés en 2003 de poissons morts de plus de 20 t
|
<58,6 t> |
<58,6 t> |
- |
| TAC pour 2004 |
1492,2 t |
1359,3 t* |
132,9 t |
* Inclut 5 t pour le détenteur du
permis de pêche hauturière du thon, déduites du total canadien avant que soit
appliquée la formule de partage 10/90 entre les secteurs d'engin.
8.1.1 Gestion du quota du secteur de la pêche au harpon
Au sein du secteur de la pêche au harpon, le quota est divisé
entre les groupes A et B conformément aux termes et conditions originaux établis
dans le plan pour 2000‑2002, puis modifiés, plus récemment, dans les PPAC de
l'industrie (annexe IV). En raison du haut degré de variabilité des
débarquements de prises au harpon d'une année à l'autre, le MPO a autorisé ce
secteur de la flottille à gérer son quota en fonction des risques pendant une
période de trois ans (période coïncidant au cycle d'évaluation des stocks de la
CICTA) en permettant les dépassements allant jusqu'à un maximum de 30 % du quota
au cours d'une année donnée, chaque dépassement étant suivi d'une réduction
proportionnelle du quota de l'année suivante.
8.1.2 Gestion du QIT du secteur de la pêche à la
palangre
Du moment de leur mise en application à 2004 inclusivement,
les QIT ont été gérés par le biais de conditions de permis parce que le
Règlement de pêche de l'Atlantique ne comptait
aucune disposition relative à la réglementation de la pêche de l'espadon en
fonction de catégories de bateaux. Une modification du règlement a été
entreprise en 2002 afin que les catégories de bateaux soient prises en
considération dans le cadre de la gestion de cette pêche. Cette modification
devrait être finalisée à l'automne 2004. En 2005, la gestion des QIT devrait
être réalisée par le biais d'ordonnances de modification visant à fermer la
pêche en fonction des catégories de bateaux.
8.2 PPAC des secteurs d'engin
Tous les groupes ou associations de pêcheurs ou
particuliers détenteurs de permis qui souhaitent pêcher dans le cadre de ce plan
global doivent présenter au Ministère, pour approbation, un PPAC qui indique
comment ils pêcheront conformément au plan du secteur d'engin dont ils font
partie. Tout nouveau PPAC ou toutes modifications
importantes à un PPAC existant doivent être l'objet de consultations auprès du
CCPGPSF et, au besoin, le CCGPPA, avant d'être soumis au MPO pour approbation.
Après avoir approuvé ces PPAC, le Ministère émettra les
conditions de permis aux pêcheurs concernés. Les PPAC doivent préciser au
minimum les dispositions prises par les pêcheurs en ce qui a trait à la
surveillance en mer (lorsque celle-ci est exigée par le plan sectoriel) et à la
surveillance à quai de tous leurs débarquements, ainsi qu'indiquer comment les
pêcheurs contribueront à une meilleure évaluation scientifique du stock, à des
initiatives de cogestion, le cas échéant, et à gestion des quotas.
À l'heure actuelle, quatre PPAC ont été approuvés au titre du
plan. Ils sont inclus à l'annexe IV.
8.3 Zone et saison de pêche
Avant 2002, la pêche de l'espadon et des autres thonidés se
faisait selon un régime de l'année civile. Toutefois, à la demande de
l'industrie en 2002, la saison de pêche a été modifiée, pour passer à un régime
de l'année financière, soit du 1er avril au 31 mars, y inclus une période de
transition de trois mois, soit du 1er janvier au 31 mars 2003, où aucune pêche
n'aura lieu. Ce changement visait à faire coincider les activités de pêche et le
calendrier du processus consultatif national, qui en retour est piloté par le
calendrier des réunions annuelles de la CICTA. Le quota canadien pour l'année de
transition de 2002 a de fait été appliqué pendant 15 mois, soit jusqu'au 31 mars
2003. Mias étant donné qu'aucune pêche n'est historiquement pratiquée de janvier
à mars, on ne prévoit pas que ce changement aura une incidence sur les rapports
faits à la CICTA, qui continuent d'être faits selon un régime de l'année civile.
En 2003, la zone de pêche pélagique à la palangre prescrite
par une condition de permis a été élargie, des limites de la zone de
l'Organisation des pêches de l'Atlantique Nord-Ouest (OPANO) jusqu'aux limites
les plus restrictives de la CICTA où les allocations canadiennes peuvent être
pêchées. Ce changement a été mis en oeuvre après que le Canada ait reçu une
allocation de prises accessoires de thon rouge de 15 t dans l'Atlantique
Centre-Nord. Dans le cas de l'espadon de l'Atlantique Nord, la limite de la
CICTA se situe à 5º de latitude nord et dans le cas du thon rouge de
l'Atlantique Ouest, à 45º de longitude ouest, à l'exception des eaux au nord de
10º de latitude nord, où les bateaux canadiens sont maintenant autorisés à
pêcher jusqu'à la limite est de la zone 3 de la CICTA - située à 30º de
longitude ouest. Pour pouvoir pêcher à l'extérieur de ces limites, les bateaux
canadiens doivent rejeter à la mer les espadons capturés au sud de 5º de
latitude nord, ainsi que les thons rouges, étant donné que le Canada n'a pas
d'allocations pour ces secteurs.
8.4 Surveillance de la pêche (en mer, à quai et quota)
Les activités de pêche doivent être consignées de la façon
prescrite dans des registres de pêche approuvés par le MPO. Tous les rejets de
poissons (morts ou vivants) doivent aussi être enregistrés.
Aux fins de la surveillance des quotas, un facteur de
conversion de 1.3, tel que déterminé par la CICTA, sera appliqué aux poids parés.
Tous les débarquements feront l'objet d'une surveillance à
quai de 100 % financée par l'industrie.
Pour la flottille des palangriers (y compris le détenteur
du permis de pêche hauturière du thon), le niveau minimal de présence
d'observateurs en mer est de 5 % du nombre estimé de jours de mer (selon le
nombre réel de jours de mer de l'année précédente). Pour le secteur de la pêche
au harpon, une contribution à peu près équivalente à l'étude scientifique du
stock sera exigée.
Pour le permis de pêche hauturière du thon rouge, le niveau
de présence d'observateurs a traditionellement été fixé entre 50 et 100 %. En
2004, de nouvelles exigences en matière de présence d'observateurs seront
appliquées à titre expérimental en vue d'accroître le pourcentage des autres
thonidés dans les prises jusqu'à 75 % de tous les thonidés débarqués. Le niveau
de présence d'observateurs continuera d'être de 100 % lorsque le détenteur de ce
permis pêchera à moins de 50 milles de la côte, alors qu'un niveau de 25 %
s'appliquera lorsqu'il pêchera au-delà de 50 milles de la côte.
La coordination inter-régionale des rapports radio (y
compris des rapports de sortie et des rapports quotidiens des prises, lorsqu'ils
sont exigés) ainsi que des débarquements est établie depuis 2000. En saison, la
Région des Maritimes coordonnera la surveillance et le contrôle inter-régionaux
des QIT; ceci sera complété en fin d'année par la compilation des données pour
l'ensemble des débarquements dans la région de l'Atlantique, peu importe le type
d'engin, que l'administration centrale du MPO (Ottawa) effectuera. La NSSA et la
SHA surveilleront leurs rapports radio et leurs débarquements, ainsi que le MPO,
et, grâce aux dispositions qu'elles auront prises avec leurs firmes de
vérification à quai, s'assureront que le MPO reçoit bien les rapports radio.
Les bateaux de longueur supérieure à 24 m, les bateaux qui
pêchent d'autres thonidés et du thon rouge en même temps lors de la même sortie
de pêche et les bateaux qui pêchent au-delà des limites de la zone de l'OPANO, y
compris ceux qui pêchent le quota de prises accessoires de thon rouge de 15 t
dans l'Atlantique Centre-Nord, doivent être munis d'un système de surveillance
des navires (SSN) à compter de 2004. Tous les palangriers devront être munis
d'un SSN au moment de l'ouverture de la saison de pêche de 2005.
8.5 Périodes et zones de fermeture et protocoles
connexes
À l'exception de la zone 1 de la ZPM du Gully, où
l'interdiction de pêche est exigée par la loi, certaines zones sont fermées à la
pêche de l'espadon (à la palangre et/ou au harpon) et à la pêche à la palangre
des autres thonidés rouge en raison de conflits potentiels avec d'autres pêches,
pour protéger les espadons reproducteurs à certains moments de l'année et pour
réduire au minimum les prises accessoires de thon rouge (pour lequel la
flottille ne détient pas de quota autre que dans l'Atlantique Centre-Nord). La
CICTA préconise l'utilisation de périodes et de zones de fermeture pour protéger
les petits espadons qui peuvent fréquenter davantage certaines zones à certains
moments de l'année, mais jusqu'à maintenant, rien ne permet de justifier sur le
plan scientifique des fermetures permanentes de la pêche canadienne en vue de
protéger les juvéniles.
Des détails sur les fermetures sont présentés ci-dessous. Il
est à noter que l'interdiction de pêcher avant le 1er aôut dans le secteur situé
à l'ouest de 65º30' de longitude ouest, precrite dans le plan 2000-2002, est
levée et que la pêche à la palangre dans le secteur de Hell Hole est fermée en
permanence du 1er juillet au 30 novembre, à la lumière d'un examen scientifique
de l'efficacité de ces fermetures pour ce qui est de réduire les prises
accessoires de thon rouge. Une stratégie souple de déploiement d'observateurs
dans le secteur à l'ouest de 65º30' de longitude ouest sera utilisée de sorte à
ce que tout fait inhabituel dans la pêche puisse être bien surveillé. Toutes les
fermetures prescrites ci-dessous s'appliquent également au détenteur du permis
de pêche hauturière du thon. En outre, ce dernier n'est pas autorisé à pêcher à
l'intérieur des limites de la mer territoriale du Canada (12 milles des côtes),
et lorsqu'il pêche à moins de 50 milles des côtes, il sera assujetti à un niveau
de présence d'observateurs de 100 %.
(1) La zone de pêche 1 (baie de Fundy) et la zone de
pêche 2 (golfe du Saint-Laurent) sont fermées en permanence à la pêche de
l'espadon et des autres thonidés à la palangre, ainsi qu'à la pêche de l'espadon
au harpon. Seule la pêche de l'espadon au harpon peut être pratiquée dans la
sous-division 4Vn.
(2) Les prises dirigées ou accessoires de thonidés autres
que le thon rouge ne sont pas autorisées dans la partie de la division 4W de l'OPANO
connue sous le nom de 4Wd et délimitée par des droites reliant les points
suivants, dans l'ordre où ils sont énumérés :
Point
Latitude (N) Longitude (O)
1.
45°43'00" 60°15'00"
2.
45°40'00" 60°00'00"
3.
44°50'00" 60°00'00"
4.
44°50'00" 61°30'00"
5.
45°05'24" 61°42'00"
(3) Il est interdit chaque année de pratiquer la pêche au
harpon dans le secteur connu sous le nom de zone de protection des espadons
géniteurs, illustré à la figure 6A, à compter du 1er septembre. Cette fermeture,
prescrite à la demande de l'industrie, vise à améliorer la conservation des
grosses femelles et des femelles génitrices qui fréquentent ce secteur à ce
moment de l'année. Il est reconnu que les pêcheurs au harpon capturent un plus
grand nombre de femelles que de mâles adultes du fait que les femelles paressent
à la surface. Il était interdit de pêcher au harpon et à la palangre dans ce
secteur jusqu'en 2001, l'année où le secteur de pêche à la palangre a demandé
qu'il soit autorisé à y pêcher à nouveau.
La zone de protection des espadons géniteurs, située entre
l'Île Cap-de-Sable et la pointe Liscomb, en Nouvelle-Écosse (N.-É.),
est délimitée par des droites reliant les points suivants, dans l'ordre où ils
sont énumérés :
Point
Latitude (N) Longitude (O)
1.
43°23'18" 65°37'10" (Île Cap-de-Sable,
N.-É.)
2.
43°12'00" 65°36'00"
3.
43°11'00" 63°24'00"
4.
44°13'00" 62°00'00"
5.
45°00'00" 62°00'00" (Pointe Liscomb,
N.-É.)
(4) Il est interdit chaque année, comme il l'a été prescrit
en 2001 (à la suite de la levée de l'interdiction de pêche des espadons
géniteurs à la palangre), de pratiquer la pêche pélagique à la palangre du
1er août au 31 décembre dans le secteur connu sous le nom de zone d'interdiction
de pêche du thon rouge, illustrée à la figure 6A, afin de protéger le thon
rouge. La zone d'interdiction de pêche du thon rouge est délimitée par la côte
de la N.-É. et des droites
reliant les points suivants, dans l'ordre où ils sont énumérés :
Point
Latitude (N) Longitude (O)
1.
43°23'18"
65°37'10" (Île Cap-de-Sable,
N.-É.)
2. 43°10'48"
65°37'10"
3.
44°42'00"
62°00'00"
4. 45°00'00"
62°00'00" (Pointe
Liscomb, N.-É.)
(5) Il est interdit à compter de 2003, à titre provisoire,
de pratiquer la pêche pélagique à la palangre du 1er juillet au 30 novembre dans
le secteur connu sous le nom de "Hell Hole", illustré à la figure 6A, et à titre
permanent à compter de 2004, afin de protéger le thon rouge reconnu comme y
étant abondant à ce moment de l'année. Le secteur de "Hell Hole" est délimité
par des droites reliant les points suivants, dans l'ordre où ils sont énumérés :
Point
Latitude (N) Longitude (O)
1.
42°06'00" 65°41'24"
2.
42°06'00" 65°27'30"
3.
41°55'48" 65°27'30"
4.
41°55'48'' 65°41'24"
5. 42°06'00"
65°41'24"
(6) Il est interdit, à compter de 2004, de pratiquer toute
pêche dans le secteur défini dans un règlement pris en application de la Loi sur
les océans comme composant la zone 1 de la ZPM du Gully, illustrée à la
figure 6B.

Figure 6A. Périodes et zones de
fermeture de la pêche de l'espadon et d'autres thonidés : zone d'interdiction de
pêche du thon rouge à la palangre du 1er août au 31 décembre; interdiction de
pêche de l'espadon au harpon dans la zone de conservation des espadons géniteurs
du 1er septembre au 31 décembre; interdiction de pêche à la palangre dans "Hell
Hole" du 1er juillet au 30 novembre. L'interdiction de pêche avant le 1er août à
l'ouest de 65º30' de longitude ouest, en place de 1995 à 2003, est levée en
2004.

Figure 6B. Emplacement de la zone 1
d'interdiction de pêche dans la ZPM du Gully.
8.6 Autres éléments de gestion pertinents
(a) Permis
- Toutes les activités d'émission des permis liées à la
pêche de l'espadon et d'autres thonidés seront soumises à la Politique
canadienne d'émission des permis pour la pêche commerciale dans l'est du
Canada.
- Les bateaux de pêche de l'espadon à la palangre et au
harpon, y compris le détenteur du permis de pêche hauturière du thon, devront
respecter les dispositions des conditions particulières de permis.
- Les détenteurs de permis de pêche d'autres thonidés à
la palangre admissibles à des permis de pêche du thon rouge sont autorisés à
les utiliser en même temps lors de la même sortie de pêche, sous réserve de
conditions de permis spéciales. Ils sont ainsi autorisés à garder et à
étiqueter les thons rouges capturés de façon accessoire
à la palangre, mais ils doivent mettre fin à leur sortie de pêche dès qu'ils
ont utilisé toutes leurs étiquettes.
- Les détenteurs de permis de pêche d'autres thonidés qui
obtiennent des étiquettes pour le thon par le biais de transferts de quotas de
thon rouge d'une flottille de pêche du thon rouge sont autorisés à garder et à
étiqueter les thons rouges capturés à la palangre, mais
ils doivent mettre fin à leur sortie de pêche dès qu'ils ont utilisé toutes
leurs étiquettes.
- Les détenteurs de permis de pêche de l'espadon et d'autres
thonidés à la palangre sont autorisés à utiliser des palangres pélagiques et
des harpons.
- Les détenteurs de permis de pêche d'autres thonidés ont
l'option d'utiliser des lignes traînantes afin d'accroître leurs prises de ces
espèces, sous réserve de conditions de permis spéciales et de l'exigence
d'obtenir un quota individuel (QI) minimum de 0,5 t d'espadon avant le départ
du quai. Les détenteurs de permis qui choississent d'utiliser des lignes
traînantes ne sont pas autorisés à utiliser en même temps un permis de pêche
du thon rouge ni de garder les thons rouges capturés de façon accessoire dans
n'importe quelle circonstance.
- Les détenteurs de permis de pêche de l'espadon au
harpon ne sont pas autorisés à utiliser ce permis en même temps qu'un autre
permis de pêche d'un gros poisson pélagique à la palangre, à l'exception du
permis de pêche de l'espadon à la palangre.
- Les permis de pêche d'autres thonidés et de l'espadon
ne peuvent pas être partagés.
(b) Lois et règlements
pertinents
- Loi sur les pêches
- Règlement de pêche (dispositions
générales)
- Règlement de pêche de l'Atlantique de
1985
- Loi sur les océans
- Loi sur les espèces en péril
- Loi sur la protection des pêcheries
côtières
(c) Sécurité en mer
Le plan cherche à assurer que sa mise en oeuvre ne mettra
aucun pêcheur dans une situation dangereuse en mer. Au moment de la rédaction du
présent document, aucun aspect connu du plan le rendait non conforme aux lois et
réglements fédéraux et provinciaux pertinents qui portent sur la santé et la
sécurité en mer.
vers le haut
9.1 Aperçu
La Division de la conservation et de la protection (C et
P) du MPO appuie la conservation et la durabilité des pêches de l'espadon et des
autres thonidés par l'intermédiaire d'un programme de surveillance et
d'application des règlements. Le principal intérêt de C
et P est d'assurer la conformité aux lois et politiques qui régissent les
activités de pêche par le biais d'une surveillance et d'inspections. Cette
division réalise aussi des enquêtes et prend des mesures de suivi qui peuvent
comprendre des poursuites ou des collaborations avec des gestionnaires des
ressources afin de trouver d'autres solutions qui permettent de satisfaire les
exigences en matière de conservation dans le cadre des pêches.
Compte tenu que nombre de mesures de conservation qui
s'appliquent à la pêche de l'espadon et des autres thonidés tirent leur origine
de la CICTA, C et P collabore avec des directions du
MPO et l'industrie de la pêche pour appliquer les recommandations pertinentes de
la CICTA à titre de conditions de permis obligatoires sur
le plan juridique.
La pêche de l'espadon et des autres thonidés pose un défi
unique à C et P puisque les activités de pêche peuvent
être menées dans une zone de 1 000 000 km2 ou plus.
D'autres méthodes de surveillance plus traditionnelles, comme les patrouilles et
les inspections à quai, sont suffisantes pour d'autres pêches qui ont lieu à
proximité des côtes, mais la surveillance aérienne, la surveillance électronique
des bateaux et les observateurs en mer jouent un rôle plus important dans la
réalisation du programme de C et P pour les pêches de
l'espadon et des autres gros poissons pélagiques.
9.2 Principaux programmes
Observateurs en mer : C et P gère ce programme au nom du MPO.
Elle prend des dispositions pour le déploiement d'observateurs à contrat,
analyse les données recueillies par ceux‑ci et assure l'intégrité du programme
par le biais d'une évaluation de la performance des observateurs. Le niveau de
base de présence d'observateurs est fixé à 5 % du nombre de jours en mer, mais C
et P recommandera une hausse du niveau de présence en réponse à des problèmes de
conservation imprévus ou à un faible taux de conformité, ou encore afin
d'évaluer les mesures exigées par l'industrie. Les observateurs en mer ont
également un rôle scientifique puisqu'ils enregistrent des données sur les
prises et l'effort et prélèvent des échantillons, les données recueillies étant
essentielles à C et P puisqu'elles peuvent être utilisées à titre d'unités de
comparaison pour mesurer la conformité sur le plan des captures d'espadons
juvéniles, des prises accessoires et des zones de capture.
Observateurs à quai : C et P a joué un plus grand rôle dans
la réalisation de PVQ indépendants par le biais de vérifications du contrôle de
la qualité et d'études d'incidents signalés par les observateurs à quai. C et P
collabore avec les entreprises qui réalisent des PVQ afin d'assurer l'intégrité
du processus d'identification des espèces et des données sur le poids des prises
déclarées.
Des agents des pêches à quai réalisent des vérifications à
quai pour assurer l'intégrité du pesage des débarquements de palangriers et de
bateaux de pêche au harpon. Ils mèneront également des enquêtes sur les
débarquements non signalés ou soupçonnés d'être illégaux.
Quotas : Comme les secteurs de la
pêche à la palangre et au harpon gèrent la répartition des quotas au sein de
leur flottille respective, le rôle de C et P consiste principalement à veiller
au respect des périodes de fermeture imposées une fois les quotas pêchés ou à
enquêter sur les cas signalés de manoeuvres suspectes relatives aux quotas,
manoeuvres comprenant des transbordements, des rejets sélectifs ou des rejets
globaux.
SSN : C et P doit assurer
la conformité aux exigences relatives aux SSN électronique des bateaux et
surveillent activement les signaux émis par ces systèmes. Elle peut également
effectuer des comparaisons entre les prises de bateaux munis d'un SSN
électronique et celles de bateaux comptant des observateurs à leur bord, ces
bateaux ayant pêché à des endroits semblables.
9.3 Bateaux patrouilleurs
Les bateaux patrouilleurs permettent à des agents des
pêches de C et P d'arraisonner des palangriers et des bateaux de pêche au harpon
pour vérifier le poids des captures, déterminer les espèces capturées, inspecter
les registres de captures et surveiller les activités de pêche. Les bateaux
patrouilleurs peuvent aussi servir à surveiller les zones de fermeture et les
limites de zones.
La plupart des patrouilles de surveillance en mer sont
effectuées par de grands bateaux de la Garde côtière canadienne (GCC), et
ceux‑ci sont souvent utilisés simultanément pour d'autres pêches ou activités,
comme la recherche et le sauvetage. Les agents de C et P participent
occasionnellement à des patrouilles conjointes avec la marine canadienne. Il
existe des plans prévoyant l'acquisition de bateaux patrouilleurs conçus pour la
surveillance en milieu semi‑hauturier au cours des prochaines années.
9.4 Surveillance aérienne
Le programme de surveillance aérienne de C et P est
réalisé par le biais d'un contrat avec Provincial Airlines Limited. Cette
entreprise est chargée d'effectuer des patrouilles 24 heures par jour et 365
jours par année à l'aide d'aéronefs à turbopropulseurs King Air 200 stationnés à
Halifax et à St. John's. Des agents des pêches sont affectés à chaque vol de
surveillance.
La plupart des patrouilles aériennes surveillent une zone
plutôt qu'une pêche puisqu'elles peuvent parcourir une grande distance en peu de
temps. Cette capacité est renforcée grâce à un radar à longue portée (300 NM)
qui permet à l'aéronef de détecter les points où se concentrent les bateaux.
L'aéronef est également équipé pour détecter et identifier des cibles pendant
les heures d'obscurité.
Les agents de C et P participeront occasionnellement à des
patrouilles à bord d'un aéronef de surveillance Aurora de la Force aérienne du
Canada ou recevront des rapports du ministère de la Défense nationale sur des
activités suspectes et agiront en conséquence. Cela représente le principal
moyen pour le MPO de respecter les recommandations de la CICTA en ce qui a trait
aux bateaux illégaux, sans permis et non déclarés.
Les aéronefs sont surtout utiles pour déterminer les
principaux endroits où les activités de pêche sont concentrées de manière à
cibler d'autres méthodes de surveillance, comme les bateaux patrouilleurs. Ils
constituent également le principal moyen utilisé par C et P pour détecter des
infractions liées aux zones de fermeture. Les principales zones préoccupantes
dans le cadre des pêches de l'espadon et des autres thonidés sont :
- le golfe du Saint‑Laurent
(zone de pêche 1);
- la baie de Fundy (zone de pêche 2) ;
- le secteur "Hell Hole";
- la zone d'interdiction de la pêche du thon rouge;
- la ZPM du Gully et d'autres ZPM;
- les zones fermées à la suite de l'atteinte des quotas.
9.5 Problèmes et
stratégies d'application des règlements
Les tableaux 5 et 6
présentent un résumé des divers facteurs qui risque de nuire à la mise en oeuvre
réussie du plan de pêche de l'espadon et des autres thonidés et fournissent des
statistiques sur les activités de C et P et les infractions détectées au cours
de la période de 1995 à 2003.
Tableau 5. Problèmes de conservation
et de protection dans le cadre des pêches de l'espadon et des autres thonidés
| Danger |
Mesures de gestion
|
Point de déclenchement
|
Mesures correctrices
|
État |
| Prises accessoires de thon rouge non signalées
|
Examen des rapports d'arraisonnement des observateurs et
des agents des pêches afin de déterminer la fréquence des prises de thon
rouge
Utilisation de SSN et de rapports radio à titre de référence
Utilisation des données de bateaux exploitant deux permis en même temps à
titre de référence
Nouveaux rapports d'analyse automatisés |
Activités dans les zones très fréquentées par le thon rouge
Rapports des observateurs
Inspections menées par des bateaux patrouilleurs |
Encouragement de tranferts supplémentaires de quotas de
pêche du thon rouge pour tenir compte des prises accessoires
|
Plus grande flexibilité permise en 2004 quant aux
transferts de quotas de thon rouge Plus grande flexibilité permise en 2004
quant à la rétention des thons rouges pêchés à la palangre (si le quota le
permet et si des étiquettes sont disponibles) |
| Remise à l'eau non signalée de prises accessoires d'espèces
faisant l'objet de limites de prises (p. ex. germon) |
Rapports des observateurs
Rapports des pêcheurs
Analyse des données sur les débarquements
Nouveaux rapports d'analyse automatisés |
Rapports des observateurs sur les rejets de poissons morts
|
Recommandation visant une présence accrue des observateurs
Fermetures de zones ou fermetures saisonnières recommandées
Encouragement des solutions pour l'industrie (p. ex. congélation à bord)
|
De mauvaises conditions du marché peuvent inciter les
pêcheurs à rejeter certaines espèces et ce, même lorsque les poissons sont
morts. Le problème le plus grave des dernières années est lié au germon.
Cette espèce est rarement signalée et est à l'origine d'erreurs dans les
données sur les débarquements et les prises. |
| Intégrité sur le plan du signalement de la position |
SSN électronique des bateaux
Surveillance aérienne Analyse des rapports radio Examen des registres de
pêche |
Observations ou signaux relatifs à des bateaux se trouvant
à un endroit autre que celui où ils sont supposés être. |
SSN obligatoire et hausse de la fréquence des rapports
Surveillance par des observateurs
Mesure d'application des règlements |
Les données sur les prises utilisées aux fins d'analyse
scientifique sont principalement fondées sur les données inscrites dans les
registres de pêche. Un rapport de position incorrect peut entraîner une
erreur dans l'analyse de la répartition des espèces. |
| Intégrité sur le plan du signalement des prises (registres
de pêche) |
Vérifications et analyse des débarquements Vérifications
à quai
Comparaisons avec des rapports d'observateurs et des rapports sur
d'autres bateaux
Nouveaux rapports d'analyse automatisés |
Omission ou déclaration fautive volontaire relative à une
ou des espèces Probabilité statistique d'erreur dans un rapport
|
Mesure d'application des règlements Surveillance par des
observateurs |
Les données sur les prises utilisées aux fins d'analyse
scientifique sont principalement fondées sur les données inscrites dans les
registres de pêche. Un rapport sur les prises incorrect peut entraîner une
erreur dans les données sur les prises canadiennes présentées à la CICTA aux
fins d'évaluation des stocks. |
| Interdiction de la pêche à la palangre dans le Hell Hole
|
SSN électronique des bateaux
Surveillance aérienne
Données des observateurs
Inspections par des bateaux patrouilleurs
Rapports des pêcheurs |
Observation de bateaux dans le secteur Hell Hole à l'aide
d'un SSN (aucune preuve de pêche) Observation aérienne de bateaux en train
de pêcher dans le secteur Hell Hole
Importantes prises accessoires de thon rouge dans les secteurs au
voisinage du Hell Hole |
Surveillance par des observateurs
Mesure d'application des règlements
Recommandation visant l'ajustement des limites de la zone de fermeture
|
Cette interdiction est en vigueur du 1er juillet au 30
novembre afin de protéger une zone où le thon rouge se concentre. Elle a
pour but de réduire au minimum les prises accessoires de thon rouge et
d'éviter les conflits avec les secteurs de pêche dirigée du thon rouge. |
| Zone d'interdiction de la pêche du thon rouge
|
SSN électronique des bateaux Surveillance aérienne
Données des observateurs
Inspections par des bateaux patrouilleurs
Rapports des pêcheurs |
Données de SSN révélant des activités de pêche plutôt que
des activités de navigation Observation aérienne de bateaux en train de
pêcher dans la zone |
Surveillance par des observateurs Mesure d'application
des règlements |
Risque moins élevé que pour le secteur Hell Hole. Cette
zone est située à proximité de la côte et est grandement fréquentée par tous
les types de bateaux. Les aéronefs et les bateaux patrouilleurs du MPO
traversent souvent cette zone lors de leurs parcours de rapprochement ou
d'éloignement. |
| Baie de Fundy et golfe du Saint Laurent |
SSN électronique des bateaux
Surveillance aérienne
Inspections par des bateaux patrouilleurs
Rapports des pêcheurs |
Données de SSN révélant des activités de pêche plutôt que
des activités de navigation Observation aérienne de bateaux en train de
pêcher dans la zone |
Surveillance par des observateurs Mesure d'application
des règlements |
Risque plus faible dans ces zones puisque l'espadon n'y est
pas abondant. |
| ZPM |
SSN électronique des bateaux
Surveillance aérienne
Inspections par des bateaux patrouilleurs
Rapports des pêcheurs |
Données de SSN révélant des activités de pêche plutôt que
des activités de navigation Observation aérienne de bateaux en train de
pêcher dans la zone |
Surveillance par des observateurs
Fermeture par suite d'une ordonnance de modification
Fermeture à titre de condition de permis |
La ZPM du Gully ne figure pas encore comme une zone où la
pêche est interdite dans les permis pour cette pêche. Une hausse des
activités par des bateaux ou des pratiques dommageables dans cette zone ou
toute autre ZPM pourrait entraîner une interdiction (fermeture) officielle. |
| Évitement des vérifications à quai (débarquements illégaux
ou non signalés) |
Surveillance à terre Rapports des observateurs à quai
Conseils de la part du public
SSN électronique des bateaux |
Observation de bateaux débarquant des prises en l'absence
d'observateurs et sans faire de rapport radio à leur retour Observation de
membres d'équipage retirant des poissons avant que ceux ci soient pesés
Registres de SSN suspects |
Mesure d'application des règlements Recommandations
visant des pénalités sévères en raison des conséquences particulièrement
graves sur le plan de la conservation |
Difficile à quantifier, de par leur nature, mais C et P
doit demeurer consciente de la possibilité. |
| Collusion entre les responsables des vérifications à quai
et les pêcheurs |
Surveillance et enquête à terre Vérifications à quai
|
Observateurs à quai ne prennent pas le poids des poissons
en note de manière indépendante Corrélation trop étroite entre les
rapports radio et les pesages des débarquements |
Mesure d'application des règlements Sanction imposée aux
firmes de vérification à quai et aux observateurs |
Difficile à quantifier, de par leur nature, mais C et P
doit demeurer consciente de la possibilité. |
| Marquage des engins et autres restrictions |
Données des observateurs Inspections par des bateaux
patrouilleurs
Rapports des pêcheurs |
Détection d'engins non marqués |
Avertissements
Saisie d'engins
Mesure d'application des règlements |
Le marquage des engins constitue une exigence juridique qui
permet d'assurer que les pêcheurs respecteront leurs responsabilités
relatives à leurs engins et qui permet à C et P de déterminer à quel
détenteur de permis un engin donné appartient. Les bateaux patrouilleurs du
MPO saisissent régulièrement des engins non marqués et non identifiés. |
| « Kegging » d'espèces non autorisées en général ou lors de
sorties de pêche à la traîne non surveillées (p. ex. thon rouge)
|
Données des observateurs Inspections par des bateaux
patrouilleurs
Rapports des pêcheurs |
Rapports d'observateurs sur des cas de «kegging»
Détection d'un flotteur auquel est attaché un poisson d'une espèce qui
doit être remise à l'eau sans délai |
Mesure d'application des règlements
Saisie de poissons et d'engins
Exigences plus strictes en matière de remise à l'eau immédiate de
poissons |
Les bateaux de pêche de l'espadon à la palangre peuvent
également utiliser des lignes traînantes pour pêcher d'autres thonidés
qu'ils sont autorisés à pêcher en même temps. Le « kegging » est la pratique
utilisée par les pêcheurs qui consiste à fixer des poissons récemment
capturés à un flotteur afin de permettre au bateau de pêcher d'autres
poissons. Il y a un risque que les poissons ainsi attachés soient d'une
espèce devant être remise à l'eau sans délai. |
| Pêche par des bateaux illégaux, sans permis ou non déclarés
|
Surveillance aérienne Rapports des observateurs
Rapports des pêcheurs
Rapports militaires |
Observation d'un palangrier étranger pêchant sans marque ou
drapeau visible, ou arborant le drapeau d'un pays qui n'est pas membre de la
CICTA |
Rapport immédiat à la Direction générales des affaires
internationales du MPO à Ottawa aux fins d'analyse et de présentation à la
CICTA |
La pêche dans l'Atlantique par des pays non membres de la
CICTA (bateaux illégaux, sans permis et non déclarés) menace l'intégrité des
mesures de conservation nationales et internationales.
Un bateau suspect a été détecté en 2003. |
Tableau 6. Résumé statistique des
activités de conservation et de protection
| |
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
| Jours de patrouille à bord de grands bateaux |
49 |
6 |
1,7 |
1,5 |
6,2 |
0 |
3,9 |
11 |
2,6 |
| Heures de surveilleance aérienne |
59 |
10 |
16,6 |
3 |
5,5 |
12,5 |
24,7 |
30,4 |
45 |
| Heures de vérification à quai |
198 |
133 |
78 |
175 |
219 |
78,5 |
172 |
81,5 |
469 |
| Infractions* |
1 |
1 |
1 |
6 |
10 |
600+ |
8 |
17 |
5 |
* Englobe toutes les infractions
observées quel que soit leur résultat, ainsi que les cas liés à la pêche
simultanée du thon rouge, de l'espadon et d'autres thonidés.
vers le haut
10.1 Industrie ou autres pêcheurs
Les pêcheurs devront assumer entièrement les coûts de la
vérification à quai à 100 %, qui sera assurée grâce à des contrats directs
passés avec des entreprises de vérification à quai approuvées par le MPO.
Les pêcheurs doivent payer les observateurs en mer qui
recueillent des données scientifiques et surveillent les activités de pêche en
mer. Le niveau de base de présence des observateurs sera déterminé lors de
discussions entre les intervenants et le ministère.
vers le haut
11.1 Critères d'évaluation du plan de gestion
Afin de déterminer si le présent plan de gestion permet
d'atteindre les objectifs fixés, les indicateurs de gestion, les indicateurs
scientifiques et les indicateurs de la performance environnementale suivants
peuvent être examinés chaque année, à la fin du plan triennal ou à la fin du
cycle d'évaluation de l'espadon de la CICTA, selon le cas. Le calendrier du plan
de gestion canadien tente de correspondre au cycle de planification de la CICTA,
qui, pour le présent plan, aurait correspondu à la période 2003-2005. Cependant,
en raison du report de la prochaine évaluation de l'espadon à 2006, le plan
actuel est prolongé jusqu'en 2006.
- Le quota annuel canadien d'espadon n'a jamais été
dépassé (au cours de la période de validité du plan).
- Les rejets de petits espadons morts ont été réduits par
rapport aux niveaux d'avant 2004 ou éliminés.
- Les rejets de thons rouges morts ont été réduits par
rapport aux niveaux d'avant 2004.
- La réduction des prises accessoires d'espèces non
ciblées a été un succès (meilleure collecte de données, réduction du taux de
prises accessoires, taux de décrochage des hameçons atteint et probabilité de
mortalité après remise à l'eau réduite).
- Le rétablissement de la BPME pour l'espadon d'ici 2010
dans le cadre du programme décennal de rétablissement de la CICTA.
- Le niveau de PME atteint dans le cadre de la pêche à
l'espadon d'ici 2010 (dans le cadre du programme décennal de rétablissement de
la CICTA).
- Aucune hausse du nombre de permis ou de la capacité
globale de pêche autorisée (grâce aux mesures de limitation de l'effort de la
CICTA).
- L'installation d'un SSN sur l'ensemble de la flottille
canadienne de pêche à la palangre d'ici 2005.
- Les objectifs de base en matière de surveillance par
des observateurs sont atteints chaque année.
- La réception de 100 % des feuilles de pointage au
débarquement et des registres de pêche.
- La qualité des données inscrites dans les registres de
pêche.
- Un niveau de CPUE normalisé pour l'espadon est présenté
à la CICTA lors des années d'évaluation.
- Les données des groupes de travail I et II sont
présentées à la CICTA chaque année.
- Un haut niveau de conformité de la part de la flottille
canadienne a été atteint.
- Tous les bateaux étrangers illégaux, sans permis et non
déclarés détectés sont signalés à la CICTA.
C et P élabore actuellement des méthodes d'examen
particulières, dont certaines sont présentée ci‑après, afin d'appuyer les
critères d'évaluation de la performance. Certaines de ces initiatives sont de
nature générale et sont applicables à une vaste gamme de pêches et non
uniquement aux pêches de l'espadon et des autres thonidés.
Analyse des données d'échantillonnage
et des données sur les prises recueillies par les observateurs : Afin
d'évaluer le changement lié à l'autorisation d'un écart de 15 % relatif aux
prises d'espadons juvéniles. L'analyse doit servir principalement à déterminer
si les pêcheurs remettent à l'eau les espadons juvéniles vivants et conservent
les espadons juvéniles morts. L'analyse portera également sur la fréquence des
espadons juvéniles et l'évaluation de la relativité des équivalents de longueur
habillée ou de poids paré par rapport à la limite de taille à la fourche de
125 cm.
Analyse des données sur les espèces
capturées recueillies par les observateurs et celles consignées dans les
registres de pêche : Afin d'analyser de façon continue la fréquence des
prises de thon rouge lors de la pêche à la palangre et d'examiner l'efficacité
des mesures existantes et nouvelles de réduction des rejets de thons rouges
morts. De plus, cette analyse permettra d'évaluer la performance des
observateurs en mer d'une manière semblable au processus existant pour les
observateurs à quai.
Analyse de l'intégrité sur le plan du
signalement de la position : Une comparaison des données des rapports
radio, des SSN et des observateurs afin de déterminer si les prises accessoires
de thon rouge sont signalées de manière raisonnable et de relever d'autres
problèmes liés à la déclaration des prises. Un examen des données des SSN afin
de veiller à ce que l'activité des bateaux dans les zones fermées à la pêche se
limitent à la navigation.
Analyse des vérifications à quai :
Cette analyse fait partie d'un projet plus vaste englobant toutes les pêches et
qui vise à évaluer la performance des firmes de vérification à quai et des
observateurs à quai par l'intermédiaire d'une comparaison des données sur les
rapports radio et les pesages des débarquements
et d'autres analyses. Des données de rapports radio et de pesages des
débarquements identiques peuvent constituer un signe de collusion ou de
déclaration fautive. Les résultats peuvent être utilisés dans le cadre de
processus de désignation de firmes et d'observateurs.
« Kegging » : Les données
limitées des années précédentes ne permettent pas un niveau d'assurance
suffisant pour cette pratique. Il est nécessaire de déterminer si de nouvelles
données importantes ont été recueillies par les observateurs au cours de la
saison 2004 et si celles‑ci permettraient d'appuyer une décision finale relative
à cette question.
Analyse des observations aériennes et
des données des SSN : Un plus grand nombre de données disponibles grâce à
des initiatives comme le Centre de données virtuelles de la Région des Maritimes
et le système VUE de la Région de Terre‑Neuve‑et‑Labrador facilitera une analyse
plus approfondie des données de conformité.
11.2 Résultats de l'examen annuel (d'après-saison)
Ce plan constitue la première fois qu'un format de gestion
axé sur des objectifs est mis en application. Par conséquent, le plan fournit un
certain nombre de critères mesurables permettant d'évaluer annuellement la
performance. Le CCGPPSF et le CCGPPA rendraient possibles les examens annuels au
cours des années subséquentes.
vers le haut
MANDAT DU COMITÉ CONSULTATIF DES GROS
POISSONS
PÉLAGIQUES DE L'ATLANTIQUE (CCGPPA)
But
Le Comité consultatif des gros poissons pélagiques de
l'Atlantique (CCGPPA) a pour but de conseiller le Ministère des Pêches et des
Océans (MPO) au sujet de la gestion et du développement de la pêche du thon, de
l'espadon, du requin-taupe commun (maraîche) et des autres espèces de gros
poissons pélagiques du Canada atlantique. Le CCGPPA remplace ainsi le Comité
consultatif du thon rouge de l'Atlantique (CCTRA) et le Comité consultatif de
l'espadon de l'Atlantique (CCEA).
Des comités régionaux, organisés selon une structure
semblable, renseignent le CCGPPA, dont les membres proviennent de ces comités
régionaux.
Attributions
Le Comité permet aux divers intervenants ayant un intérêt
ou une compétence dans l'industrie de se consulter; il est composé de
représentants du gouvernement fédéral et de gouvernements provinciaux ainsi que
de pêcheurs et de transformateurs.
Le Comité fait la synthèse des avis reçus des divers
comités consultatifs régionaux.
Le Comité contribue à l'élaboration des plans annuels de
gestion qui peuvent comporter, sans toutefois s'y limiter, des avis sur les
éléments suivants : l'attribution de quotas, la modification et l'application de
règlements, la politique d'émission des permis, les saisons de pêche, les
limites de taille, les restrictions relatives aux engins, l'administration des
programmes d'allocation d'entreprise, l'affectation de quotas étrangers et les
activités de développement.
Pour élaborer ses avis, le Comité tient compte des données
biologiques, des considérations commerciales et d'autres renseignements
pertinents.
Présidence
La présidence du Comité est assurée par un fonctionnaire
du MPO.
Sous-comités
Des sous-comités ou groupes de travail spéciaux peuvent
être chargés d'examiner et d'évaluer différentes possibilités stratégiques ou
mesures de gestion.
Réunions
Le président convoque les réunions; il doit y en avoir au
moins une par année. Le Comité juge de la nécessité de convoquer d'autres
réunions.
Les réunions peuvent se tenir dans n'importe laquelle des
régions participantes ou à l'Administration centrale nationale, à Ottawa. Dans
la mesure du possible, elles doivent se tenir à des moments et en des lieux qui
conviennent aux membres.
Présence aux réunions
Un membre du Comité qui ne peut assister à une réunion
peut désigner un remplaçant; le président doit alors en être avisé le plus tôt
possible à l'avance.
Les délibérations du Comité se déroulent devant le public
et les médias, sauf si une majorité des membres en décide autrement avant le
début de la réunion. Les observateurs ne s'assoient pas à la table et ne
participent pas aux discussions à moins d'y être invités par le président. Le
président peut limiter le nombre d'observateurs si l'espace est compté.
Administration
À compter du 1er janvier 1994, le Ministère ne remboursera
plus les frais engagés par les membres pour assister aux réunions.
Le Comité n'est régi par aucun protocole de vote; il
cherche plutôt à faire le consensus parmi ses membres.
Les comptes rendus sommaires de chaque réunion doivent
être rédigés et distribués par le MPO.
Composition du Comité
Les membres du Comité doivent être des représentants des
secteurs industriels très engagés dans l'exploitation et la transformation ou la
commercialisation de la ressource, ainsi que des représentants de gouvernements
provinciaux et du MPO.
Une liste des membres actuels est disponible auprès de
l'administration centrale du MPO sur demande
vers le haut
MANDAT DU COMITÉ CONSULTATIF DES GROS
POISSONS
PÉLAGIQUES DE SCOTIA-FUNDY (CCGPPSF)
But
Le Comité consultatif des gros poissons pélagiques de
Scotia-Fundy (CCGPPSF) fournira au Ministère des Pêches et des Océans (MPO) des
éléments d'information et des avis sur la conservation, la protection et
l'utilisation des ressources halieutiques en thons, en espadons et en requins de
la côte est du Canada et sur la gestion des pêches de ces gros poissons
pélagiques. Le Comité constitue la tribune consultative prépondérante pour
l'industrie de la pêche des gros poissons pélagiques de la région de
Scotia-Fundy et pour le gouvernement.
Attributions
Le Comité formulera des recommandations et des avis sur
des questions d'orientation liées à ces pêches pour la région des Maritimes (de
Scotia-Fundy). Par conséquent, il pourra examiner les recommandations formulées
par des sous-comités pour déterminer quelles mesures de gestion pourraient faire
partie des plans de pêche régionaux.
Le Comité fournira des avis sur les plans de pêche
annuels, les mesures de réglementation, les saisons de pêche, les politiques
d'émission de permis, les limites de taille, les dispositions sur les prises
accessoires et les restrictions relatives aux engins, ainsi que sur d'autres
aspects des plans de gestion intégrée des pêches (PGIP) qui pourront être
soulevés.
Le Comité tiendra compte de données biologiques,
d'informations à caractère commercial et d'autres renseignements qui touchent la
gestion des ressources en gros poissons pélagiques.
Le CCGPPSF sera appuyé par des groupes de travail
distincts pour les thons, l'espadon et le requin.
ADMINISTRATION
Structure
Les membres du Comité, identifiés suivant la liste des
membres la plus récemment mise à jour, décideront des changements à apporter à
la structure et à l'administration du Comité.
Sous-comités
Des comités/groupes de travail spéciaux pourront être mis
sur pied pour examiner et évaluer des options stratégiques et des mesures de
gestion précises.
Réunions
Les réunions du Comité
pourront avoir lieu partout dans la région des Maritimes (de Scotia-Fundy). Dans
la mesure du possible, elles se tiendront à des moments et à des endroits qui
conviennent aux membres du Comité.
Les membres du Comité se réuniront au moins une fois par
année civile. Ils pourront tenir d'autres réunions au besoin.
Dépenses
Les membres du Comité ne représentant pas le MPO ne
recevront pas de fonds pour couvrir les frais engagés pour participer aux
réunions.
Procédure de vote
Aucune procédure officielle de vote ne sera établie. Le
Comité cherchera à fonctionner par consensus. Lorsque aucun consensus ne sera
possible, on prendra note de l'opinion de la majorité et des objections
notables.
Procès-verbaux des réunions
Les procès-verbaux des réunions du Comité seront
rapidement rédigés et distribués par le MPO. Les membres du Comité auront le
privilège d'examiner la première ébauche des procès-verbaux avant leur
divulgation publique/examen public dans leur version préliminaire.
Accès pour le public
À moins qu'une majorité des membres du Comité n'en décide
autrement avant le début d'une réunion, et ait raison de le faire, le public et
médias auront accès aux réunions et aux délibérations du CCGPPSF. Il sera
cependant interdit d'y utiliser un dispositif d'enregistrement électronique sans
l'autorisation expresse cas par cas des membres et du président/de la présidente
du Comité.
Présence aux réunions
Un membre du Comité qui ne peut assister à une réunion
peut désigner un remplaçant; le président doit alors en être avisé le plus tôt
possible à l'avance.
PRÉSIDENCE, RAPPORTEUR ET
MEMBRES
Président et rapporteur
Le Comité sera présidé par un représentant du MPO. Les
membres du Comité pourront nommer un représentant de l'industrie comme
coprésident s'ils le jugent à-propos. Le président pourra nommer un rapporteur
de réunion parmi les membres du Comité représentant le MPO ou d'autres employés
du MPO qui assisteront à la réunion. Des représentants de l'industrie pourront
également aider à remplir cette tâche, si leur sélection bénéficie de l'appui de
tous les membres.
Composition
La composition du Comité reflétera la structure et la
nature des pêches des gros poissons pélagiques de Scotia-Fundy. En plus
d'employés du MPO, le Comité pourra comprendre des représentants des groupes
suivants de Scotia-Fundy liés aux pêches des gros poissons pélagiques :
- les associations de
détenteurs de permis pour tous les secteurs d'engins pertinents,
- les groupes autochtones, en plus de la représentation
dont ils pourront bénéficier par l'entremise de leurs associations de
détenteurs de permis de pêche commerciale,
- les transformateurs ou d'autres entreprises liées aux
pêches des gros poissons pélagiques, et
- les ministères/directions des pêches des gouvernements
provinciaux (de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick).
Si l'on excepte le permis de pêche hauturière du thon, qui
est un permis unique, les détenteurs d'un permis individuel ne siégeront pas au
Comité en qualité de membres.
Chaque groupe identifié séparément sur la liste de membres
ci-dessous en qualité de membre pourra avoir au maximum deux
représentants au Comité. Le groupe détenteur du seul permis de pêche
hauturière du thon ne pourra cependant avoir qu'un seul représentant. D'autres
représentants des groupes membres pourront assister aux réunions du Comité en
qualité d'observateurs, si les réunions sont publiques, ou avec l'approbation du
président ou de la présidente si le public n'a pas accès aux réunions, comme
cela pourrait se produire à l'occasion. Le MPO sera représenté suivant les
questions abordées, et cette représentation inclura au minimum les directions
suivantes de la région des Maritimes (de Scotia-Fundy) : la Gestion des
ressources, la Conservation et la Protection ainsi que les Sciences.
Définition
Pour être membre du Comité, une association de pêcheurs
doit représenter au moins 30 détenteurs de permis de pêche de gros poissons
pélagiques de Scotia-Fundy qui ne sont pas autrement représentés au Comité en
qualité de détenteurs de ces mêmes permis ou une nette
majorité des détenteurs de permis de pêche de gros poissons pélagiques à
l'intérieur d'un groupe distinct s'il y a moins de 30 membres dans ce groupe et
si ses membres ne sont pas autrement représentés au Comité.
MEMBRES DU CCGPPSF
|
Associations de S-F représentant les détenteurs de permis |
Personnes-ressources |
| Nova Scotia Swordfishermen's
Association |
Troy Atkinson
George Rennehan |
|
Swordfish Harpoon Association et Atlantic Shark
Association |
Dale Richardson
Patrick Gray |
| Permis de
pêche hauturière du thon* |
Andy Henneberry
|
| Groupes
de pêcheurs au harpon dans 4Vn |
Osborne Burke
Wallace Cartwright |
|
Southwest Nova Bluefin Tuna Association (SWNBTA) |
Sam Elsworth
Chris Malone |
| St.
Margaret's Bay Tuna Fisherman's Association |
Robert Conrad |
|
Eastern Nova Scotia Tuna Association** |
Mike Newell |
| Secteur
de la pêche récréative |
Bob Gavel |
| Un rep.
de flottille pour chaque pêche de gros pélagiques ailleurs que dans S-F à
titre de participants d'office dans les dossiers pertinents |
Golfe : Maurice
Thériault Walter Bruce ou Ken Drake; T.-N. :
Jason MacDonald; Québec : varie |
|
Transformateurs/acheteurs dans S-F |
Personnes-ressources |
| Seafood Producers of
Nova Scotia |
Sandra
Farwell |
| Clearwater Fine
Foods Inc. |
Christine Penney |
| Sambro Fisheries
Ltd. |
Don
Hart |
| Ivy Fisheries Ltd.
|
Andy
Henneberry |
| NS Fish Packers
Association |
Denny
Morrow |
| Karlsen Shipping |
George
Myra |
| James L. Mood Ltd |
Cory
Mood |
| Groupes autochtones |
Personnes-ressources |
| Atlantic Policy
Congress of First Nations |
John
G. Paul |
| Netukulimkewe'l
Commission |
Tim
Martin |
| New Brunswick
Aboriginal Peoples Council |
Phil
Fraser |
| Union of New
Brunswick Indians |
Darrell Paul |
| Gouvernements
provinciaux |
Personnes-ressources |
| Ministère de
l'Agriculture et des Pêches de la Nouvelle-Écosse |
Alan
Chandler |
| Ministère des Pêches et
de l'Aquaculture du Nouveau-Brunswick |
Ron
Cronk |
| Ministère des Pêches et
des Océans |
Personnes-ressources |
| Gestion des ressources,
S-F - conseiller principal, gros pélagiques |
Odette
Murphy / Andrew McMaster |
| Sciences :
thons et espadon
requins |
John Neilson, Ph.D.
Steve Campana, Ph.D. |
| Conservation et
Protection, S-F |
B.Wood,
P. MacClung, H. Williams, D. Brown |
| Programme des
observateurs |
Hugh
Parker |
| Bureaux de secteur |
Gestionnaires de secteur ou remplaçants |
| Économie |
D.
Liew |
| Gestion des
ressources - Ottawa |
M.
Calcutt |
| Gestionnaires des gros
pélagiques : Régions du Golfe, du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador à
titre d'observateurs ou de conseillers d'office dans les dossiers
inter-régionaux, au besoin |
A.
Hébert (Golfe) D. Tremblay (Québec)
B. Mayne (T.-N.) |
*Ce permis est unique; le détenteur détient
au siège au Comité.
**Ce groupe représente un sous-groupe
distinct de 10 détenteurs de permis de pêche dans 4Wd du secteur de pêche du
thon rouge aux engins mobiles de Scotia-Fundy, qui ne sont pas représentés par
la SWNBTA.
vers le haut
M. Barry Rashotte
Président, CCGPPA
Direction de la gestion des ressources
200, rue Kent
Ottawa (Ont.) K1A 0E6
Tél. : (613) 990-0087
Fax : (613) 990-7051 |
M. Bobby MacInnis
Conservation et Protection
Région du Golfe
C. P 1236, 1, rue Queen
Charlottetown (Î.-P.-É.) C1A 7M8
Tél. : (902) 566-7793
Fax : (902) 566-7848 |
M. Andrew McMaster
Direction de la gestion des ressources
Région des Maritimes
176, rue Portland, 5e étage, Marine House
C. P. 1035
Dartmouth (N.-É.) B2Y 4T3
Tél. : (902) 426-4766
Fax : (902) 426-9683 |
M. Mike Calcutt
Direction de la gestion des ressources
200, rue Kent
Ottawa (Ont.) K1A 0E6
Tél. : (613) 990-0096
Fax : (613) 990-7051 |
M. Denis Tremblay
Direction de la gestion des ressources
Région Laurentienne
C. P. 15500
Québec (Qc) G1K 7Y7
Tél. : (418) 648-5885
Fax : (418) 649-8002 |
M. Bruce Mayne
Division de la gestion des ressources
Région de Terre-Neuve-et-Labrador
C.P. 5667
St. John's (T.-N.) A1C 5X1
Tél. : (709) 772-4472
Fax : (709) 772-3628 |
M. Alain Hébert
Direction de la gestion des ressources
Région du Golfe
C. P. 5030
Moncton (N.-B.) E1C 9B6
Tél. : (506) 851-7791
Fax : (506) 851-2607 |
M. John Neilson
Région des Maritimes
Station biologique de St.Andrews
St. Andrews (N.-B.) E0G 2X0
Tél. : (506) 529-5913
Fax : (506) 529-5862 |
M. Bryan Wood
Conservation et Protection
Région des Maritimes
C. P. 550
Halifax (N.-É.) B3J 2S7
Tél. : (902) 426-7627
Fax : (902) 426-8003 |
M. Jerry Walsh
Conservation et Protection
Région de Terre-Neuve-et-Labrador
C. P. 5667
St. John's (T.-N.) A1C 5X1
Tél. : (709) 772-5857
Fax : (709) 772-2659 |
M. Paul McClung
Conservation et Protection
Région des Maritimes
C. P. 274
Sherbrooke (N.-É.) B0J 3C0
Tél.: (902) 522-2832
Fax : (902) 522-2836 |
|
vers le haut
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MPO - 2003
|
NR-HQ-03-63F |
Le 6 août 2003 |
LE MINISTRE THIBAULT ANNONCE LES MESURES DE GESTION DE L'ESPADON ET DES AUTRES THONIDÉS POUR 2003
OTTAWA -- L'honorable Robert G. Thibault,
ministre des Pêches et des Océans, a annoncé aujourd'hui que le total autorisé
des captures (TAC) d'espadon de l'Atlantique Nord en 2003 pour le Canada est de
1 463 tonnes, soit une augmentation de plus de 40 % du TAC de l'an dernier.
Selon une évaluation réalisée l'an dernier par la
Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA),
qui gère le stock d'espadon de l'Atlantique Nord, ce dernier montre des signes
d'amélioration après avoir diminué pendant plusieurs années. Depuis 1999, cette
espèce est visée par un plan de rétablissement de dix ans.
« J'annonce également qu'à compter de cette année, les
quotas individuels transférables sont approuvés. L'accumulation maximale de
quotas permanents est fixée à 5 % pour chaque détenteur de permis et sera revue
dans trois ans », a expliqué le ministre Thibault. Ceci fait suite à un
programme pilote mis en oeuvre par le MPO durant la saison 2002 qui a permis d'en
faire la saison la plus longue et la plus stable pour cette flottille depuis le
milieu des années 90.
Le TAC de 1 463 tonnes en 2003, se compose d'une
allocation canadienne de 1 338 tonnes, d'un transfert de 25 tonnes des
États-Unis, des révisions au quota canadien non-utilisé et des allocations des
années précédentes. En 2002, les quantités débarquées d'espadon ont totalisé 959
tonnes.
La CICTA a pris d'autres mesures pour 2003 qui consistent
notamment à continuer de limiter les débarquements de thon obèse à 2 100 tonnes
et ceux de germon à 200 tonnes ainsi qu'à instaurer une allocation annuelle de
prises accessoires de thon rouge de 15 tonnes pour les palangriers canadiens
pêchant le poisson pélagique dans le centre de l'Atlantique Nord. Les captures
de l'albacore ne font l'objet d'aucune restriction en 2003.
L'espadon et les autres thonidés, de gros poissons
pélagiques qui sont de grands migrateurs, se trouvent dans tout l'Atlantique
Nord et Sud. L'espadon est présent dans les eaux du Canada de mai à novembre,
surtout le long de la pointe du Banc Georges, du plateau néo-écossais et des
Grands Bancs.
La fiche d'information relative à cette
annonce est disponible sur le site Web de Pêches et Océans Canada, à
http://www.dfo-mpo.gc.ca/media_f.htm
FICHE D'INFORMATION
B-HQ-03-63F(a)
PLAN DE GESTION DE L'ESPADON ET DES AUTRES THONIDÉS POUR 2003
POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS :
| Odette Murphy
Région des Maritimes
Pêches et Océans Canada
(902) 426-9609 |
Bruce Mayne Région
de Terre-Neuve
Pêches et Océans Canada
(709) 772-4472 |
| Mike Calcutt
Gestion des pêches
Ottawa
Pêches et Océans Canada
(613) 990-0096 |
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vers le haut
LETTRE DU CCGPPA AUX MEMBRES - 2004
TO/À: ALL ALPAC MEMBERS/ TOUS LES MEMBRES DU CCGPPA
(Original dated April 6,
2004) (Version originale datée du 6 avril 2004)
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BLUEFIN TUNA MANAGEMENT - 2004 |
GESTION DU THON ROUGE - 2004 |
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I am writing to inform you
that the Minister of Fisheries and Oceans (DFO) has made a number of
operational decisions concerning the management of bluefin tuna for 2004.
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Le ministre des Pêches et des
Océans (MPO) a pris un certain nombre de décisions opérationnelles
concernant la gestion du thon rouge en 2004.
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The following measures will apply in 2004: |
Les mesures suivantes seront en vigueur en 2004: |
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1. There will be no transfers between inshore
bluefin tuna fleets. This will be reviewed again for 2005. |
1. Il n'y aura pas de
transferts entre les flottilles de pêche côtière du thon rouge.
Cette mesure sera réexaminée en 2005. |
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2. The maximum limit of 35t for the ex-sector
fishery will remain in place. Fleets may reduce this amount if they wish.
This will be reviewed again in 2005. |
2. La limite maximale de
35 t pour la pêche hors secteur demeurera en vigueur. Les flottilles peuvent
réduire cette quantité si elles le désirent. Cette
mesure sera réexaminée en 2005. |
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3. An inshore fleet's uncaught quota in 2004 will
be added to that fleet's quota in 2005. Any uncaught quota in 2005 will be
added to the Canadian quota in 2006. This will be reviewed in 2005. |
3. Tout quota non capturé
par une flottille de pêche côtière en 2004 sera ajouté au quota de cette
flottille en 2005. Tout quota non capturé en 2005 sera ajouté au quota
canadien en 2006. Cette mesure sera réexaminée en
2005. |
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4. An inshore fleet's quota overrun will be
deducted from that fleet's quota in the following year. |
4. Tout dépassement de quota par une flottille de
pêche côtière sera déduit du quota de cette flottille l'année suivante. |
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5. Any unused
portion of the 20t by-catch allocation provided to the offshore licence will
continue to be rolled over to the Canadian quota the following year.
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5. Toute partie
non utilisée de l'allocation de 20 t pour prises accessoires rattachée au
permis de pêche hauturière continuera d'être ajoutée au quota canadien
l'année suivante.
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6. The Wedgeport Museum Association may obtain up
to 12 tags through transfer from willing fleet(s) for their sport fishery
events. |
6. La Wedgeport Museum Association pourra obtenir
jusqu'à 12 étiquettes en vertu d'ententes de transfert avec des flottilles
intéressées pour ses concours de pêche. |
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7. The Department is willing to consider
permitting the transfer of up to 16 tags from willing fleet(s) to carry out
the Grand Manan Fishermen's Association project. This is dependent on
receiving an acceptable, more detailed proposal from the proponents and
reconfirmation that existing mechanisms are not available to exclude or
remove unwanted bluefin by-catch. |
7. Le Ministère est prêt à examiner la possibilité de
permettre le transfert d'un maximum de 16 étiquettes de flottilles
intéressées pour la réalisation du projet de l'Association des pêcheurs de
Grand Manan. Les promoteurs du projet devront cependant présenter une
proposition plus détaillée; il faudra également confirmer qu'il n'y a pas de
mécanisme en place pour exclure ou éliminer les prises accessoires de thon
rouge non souhaitées. |
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To address dead discards:
8. Concurrent licence holders will be allowed
to tag bluefin tuna caught with their pelagic longline gear. A condition
will be added to their licences prohibiting them from discarding dead
bluefin tuna on concurrent trips, thus requiring them to end their trip when
they have run out of tags.
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Pour régler le problème des poissons morts rejetés à la
mer : 8. Les titulaires de permis simultanés seront
autorisés à apposer une étiquette sur les thons rouges capturés à la
palangre. Une condition sera ajoutée à leurs permis pour les empêcher de
rejeter à la mer les thons rouges morts pendant les voyages simultanés,
ainsi les obligeant à cesser la pêche lorsqu'ils n'ont plus d'étiquettes.
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9. Transfers of quota from bluefin fleets to
pelagic longline licence holders will be allowed under a one-year pilot
project. This project will be assessed before the 2005 fishery to determine
if it should continue. |
9. Les transferts de quota des flottilles de pêche du
thon rouge aux titulaires de permis de pêche pélagique à la palangre seront
permis dans le cadre d'un projet pilote d'une durée d'un an. Ce projet sera
évalué avant le début de la saison 2005 afin de déterminer s'il devrait être
prolongé. |
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10. Any unused
portion of the 15t by-catch allocation provided to the pelagic longline
fleet will be used to cover dead discards. Any amount not required will roll
over to the pelagic longline fleet the following year.
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10. Toute partie non
utilisée de l'allocation de 15 t pour prises accessoires accordée à la
flottille de pêche pélagique à la palangre sera utilisée pour tenir compte
des poissons morts rejetés à la mer. Toute partie non utilisée de
l'allocation sera ajoutée à l'allocation de la flottille de pêche pélagique
à la palangre de l'année suivante.
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Specific rules and measures to implement these decisions
will be included in Conservation Harvesting Plans and fishing licence
conditions as appropriate. These should be discussed with your regional DFO
large pelagics officer. |
Les règles et les mesures spécifiques requises afin de
mettre ces décisions en oeuvre seront incluses dans les Plans de pêche axés
sur la conservation et dans les conditions de permis de pêche, comme
approprié. Vous devez discuter ces mesures avec votre agent de gros
pélagiques régional du MPO. |
Barry Rashotte
Chairman/président
ALPAC/CCGPPA
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PLANS DE PÊCHE AXÉS SUR LA CONSERVATION (PPAC)
(A)
PPAC de la Swordfish Harpoon Association
Plan du secteur de la pêche au harpon
de 2003, 2004 et 2005
(doit faire l'objet d'un examen annuel)
* Groupes - Voici les deux
groupes de pêcheurs qui se diviseront le quota du secteur de la pêche au
harpon :
Groupe A : Pêcheurs récemment actifs Groupe B :
Les autres
* Définitions
Pêcheurs récemment actifs - Ils
doivent fournir au MPO, soit par l'entremise de la Swordfish Harpoon Association
ou, s'ils ne font pas partie de celle-ci, directement au ministère, la preuve
qu'ils ont effectué des sorties ou des débarquements de pêche de l'espadon au
harpon pendant n'importe laquelle des années 1996 à 1999, preuve qui doit
consister en un document que le MPO ou une firme de vérification à quai a reçu
au cours de ces années.
Les autres - Tous les autres
détenteurs de permis de pêche dirigée de l'espadon au harpon seulement.
* PPAC - Les pêcheurs des
Groupes A et B du secteur de la pêche au harpon doivent présenter un plan de
pêche axé sur la conservation (PPAC) au MPO pour que celui-ci l'examine et
l'approuve avant d'émettre les conditions du permis aux pêcheurs couverts par le
plan.
* Aperçu général du plan de pêche
Groupe A
Saison 2003 et 2004 - du
1er juin au 31 octobre.
2005 - du 1er juin au 15 septembre.
Quota Total du quota
alloué au secteur de la pêche au harpon (132,4 tonnes métriques) moins le quota
de 9 tonnes du Groupe B, donc 123,4 tonnes pour le Groupe A; Examen du quota en
saison au moment où 70 % du quota du secteur de la pêche au harpon sera atteint.
PVQ (I) À 100 %; il faut
fournir la preuve que cette vérification sera faite pour obtenir l'approbation
du PPAC;
(II) Des rapports radio au départ et au
retour doivent être envoyés afin d'obtenir les numéros d'autorisation de pêcher
et les numéros de confirmation pour accoster et débarquer;
(III) Les prises seront communiquées en
poids paré;
(IV) Si le quota du Groupe A est pêché tôt
en 2004, nous emprunterons 30 % du quota de 2005 pour la pêche en 2004. Au début
de 2005, nous rembourserons ce 30 % et nous aurons donc accès uniquement au
quota restant (70 %).
Science Au lieu
d'observateurs en mer, il faut fournir une preuve de la contribution à la
recherche sur les gros poissons pélagiques à St. Andrews pour obtenir
l'approbation du PPAC.
Registres de pêche Utilisation
normale.
Dépassement Le Groupe A devra
rembourser tout dépassement qu'il aura fait.
Report des parties non utilisées de
quotas Si le Groupe A ne pêche pas tout son quota de 2003, la
partie non utilisée sera reportée à 2004. De même, si la même situation se
produit en 2004, la partie non utilisée du quota sera reportée à 2005. Toute
partie non utilisée du quota de 2005 sera transférée au secteur de la pêche à la
palangre le 15 septembre 2005.
Groupe B
Quota Partagé en 2;
9 tonnes en 2004.
Saison Première moitié de
quota du 1er juin au 31 juillet et deuxième moitié du 1er août au 31 octobre.
Examen du quota en saison
En cours (un seul transfert possible du quota du Groupe A au Groupe B; sera
déterminé à la mi-saison).
PVQ Comme pour le Groupe
A.
Science Comme pour le Groupe
A.
Registres de pêche Comme pour
le Groupe A.
Dépassement Le Groupe B peut
profiter du report sur des années ultérieures (jusqu'à 2004) de la partie non
utilisée du quota qui lui est alloué. Toute partie de quota non utilisée en 2003
et en 2004 sera transférée au Groupe A, et le quota de 2005 sera de 9 tonnes.
Les pêcheurs de ce groupe devront rembourser au reste du groupe tout dépassement
qu'ils auront fait. Cette disposition sera révisée chaque année.
Rapports radio au départ et au retour
Tous les bateaux doivent signaler par radio leur sortie et leur retour, tenir un
registre quotidien et accepter un PVQ obligatoire conforme aux spécifications du
MPO. Tous les registres doivent être transmis à la firme de vérification.
L'omission de remettre ces registres dans un délai précis entraînera la prise
d'une sanction appropriée en rapport avec vos privilèges de pêche.
Autres poins à considérer
- Tous les poids précisés dans les plans mentionnés
précédemment sont des poids parés auxquels est appliqué un facteur de
conversion de 1,3 %.
- La limite de taille minimale de 125 cm, avec un écart
permis de 15 % (poissons en deçà de 125 cm) par rapport au nombre de poissons
pêchés par sortie, à titre expérimental pendant un an.
- Tous les détenteurs de permis qui souhaitent faire
partie du Groupe A ou du Groupe B doivent posséder une preuve de statut de
membre ou un autre PPAC approuvé avant que le MPO n'émette les conditions de
permis de pêche.
- Chaque secteur sera reponsable de ses propres
dépassements.
- L'utilisation d'aéronefs, d'aéronefs ultralégers ou de
tout autre dispositifs aériens pour localiser l'espadon ou faciliter la pêche
de cette espèce n'est pas permise. Si des avions de patrouille sont utilisés
aux fins de pêche de l'espadon par un membre de la Swordfish Harpoon
Association, celui‑ci pourrait être jugé comme ne respectant pas les principes
de ladite association et, ainsi, se voir retirer son statut de membre.
- Toute décision prise par le comité de la Swordfish
Harpoon Association est finale.
Conditions de permis
Les détenteurs de permis de pêches simultanées peuvent
pêcher l'espadon au harpon en veillant à toujours effectuer deux rapports radio.
Exemples : Poissons de fond - harpon;
Thon rouge - harpon;
Crabes - harpon.
Les détenteurs de permis de pêche à la palangre de gros
poissons pélagiques ne peuvent pêcher en même temps des requins, des espadons et
d'autres thonidés.
Dale Richardson/Patrick Gray/Larry Sears
(B) PPAC de la Nova Scotia Swordfishermen's
Association
Plan de pêche axé sur la conservation
Pêche de l'espadon et des autres thonidés à la palangre en 2004
Aperçu général
1. La
flottille de pêche dirigée de l'espadon et des autres thonidés commencera à
pêcher le 1er avril 2004, avec un quota de 1430,9 t[1].
(Nota : le quota sera ajusté une fois l'estimation des rejets de poissons morts
en 2003 disponible). Un total de 20 t sera retenu jusqu'à ce que les estimations
sur les rejets de poissons morts soient terminées.
2. La flottille de pêche de
l'espadon et des autres thonidés recevra un quota individuel transférable (QIT),
comme il est indiqué à l'annexe A ci-jointe.
3. À l'exception du
détenteur du permis de pêche hauturière du thon, tous les sous-secteurs qui ont
des allocations seront responsables de leur quota respectif, c.-à-d. qu'il leur
incombera de profiter des reports annuels des parties non utilisées de quotas.
Tous les sous-secteurs, y compris le détenteur du permis de pêche hauturière du
thon, devront rembourser tout dépassement de quota qu'ils auront fait et payer
toute amende que la CICTA leur imposerait.
4. La Nova Scotia
Swordfishermen's Association (NSSA) aura la responsabilité de la gestion des
reports et des transferts qui concernent ses membres.
Pour des raisons de parité, les pêcheurs qui ne font pas
partie de l'association devront respecter un PPAC approuvé par le MPO qui
satisfera, au minimum, les normes énoncées dans le plan de gestion intégrée des
pêches et le PPAC de la NSSA. Tous les pêcheurs de Terre‑Neuve membres de la
NSSA pourront participer au plan auto‑géré.
5. La Région des Maritimes
du MPO fournira des résumés‑synthèses en cours de saison et à la fin de l'année
des données sur les débarquements dans la Région des Maritimes et la Région de
Terre‑Neuve‑et‑Labrador à chaque région et à la NSSA.
Zones fermées
1. La pêche pélagique à la
palangre sera interdite du 1er juillet au 30 novembre inclusivement dans le
secteur connu sous le nom de « Hell Hole » et délimité par des droites reliant
les points ci‑après. S'il est déterminé que la période de fermeture doit être
prolongée pour des motifs de conservation, une ordonnance de modification devra
être émise.
Point Latitude (N) Longitude (O)
1. 42 06'00'' 65 41'24''
2.
42 06'00'' 65 27'30''
3.
41 55'48'' 65 27'30''
4.
41 55'48''
65 41'24''
5.
42 06'00''
65 41'24''
2. La pêche pélagique à la
palangre sera interdite durant toute la saison dans le secteur délimité par des
droites reliant les points ci‑après, entre l'île Cap‑de‑Sable et la pointe
Liscomb (N.‑É.), et connu sous le nom de « zone d'interdiction de la pêche du
thon rouge ».
Point Latitude (N) Longitude (O)
1. 43 23'18'' 65 37'10''
2.
43 10'48'' 65 37'10''
3.
44 42'00'' 62 00'00''
4.
45 00'00''
62 00'00''
3. L'interdiction de pêcher
avant le 1er août dans le secteur situé à l'ouest de 65o30'
de longitude ouest est levée en 2004. Une stratégie
souple de déploiement d'observateurs sera utilisée de sorte à ce que tout fait
inhabituel dans la pêche puisse être bien surveillé.
Pour 2004, la stratégie comprendra 20 jours supplémentaires de surveillance par
les observateurs dans les secteurs où les activités de pêche seront les plus
importantes.
Utilisation des engins
1.
L'utilisation de palangres est autorisée dans les zones ouvertes à la pêche,
dans les zones 3, 4, 5 et 6 de l'OPANO ainsi qu'à l'extérieur de la zone
réglementée par l'OPANO et dans la zone limitrophe septentrionale de l'espadon
de la CICTA au nord de 5o de latitude nord et à l'ouest de 30o de longitude
ouest[2].
2. L'utilisation de harpons
est autorisée dans les zones ouvertes à la pêche, dans les zones 3, 4, 5 et 6 de
l'OPANO ainsi qu'à l'extérieur de la zone réglementée par l'OPANO, dans la zone
limitrophe septentrionale de l'espadon de la CICTA au nord de 5o de latitude
nord et à l'ouest de 30o de longitude ouest et dans les secteurs où la pêche à
la palangre est interdite, à la condition que les palangres soient arrimées lors
de la période passée à l'intérieur de ces secteurs.
3. L'utilisation d'engins
sélectifs de pêche à la traîne de thons autres que le thon rouge
est autorisée dans les zones ouvertes à la pêche, dans les
zones 3, 4, 5 et 6 de l'OPANO ainsi qu'à l'extérieur de la zone réglementée par
l'OPANO, dans la zone limitrophe septentrionale de l'espadon de la CICTA au nord
de 5o de latitude nord et à l'ouest de 30o de longitude ouest et dans les
secteurs où la pêche à la palangre est interdite, à la condition que les
palangres soient arrimées lors de la période passée à l'intérieur de ces
secteurs.
Surveillance
1. Le niveau de base de
présence des observateurs sur chaque bateau sera de 5 % (pour un total de 133
jours en mer, dont 108 jours de surveillance au niveau de base, 20 jours
supplémentaires de surveillance comme il a été décrit précédemment et 5 jours de
surveillance des activités de pêche à la traîne); les observateurs seront
répartis de façon à maximiser la représentativité des observations dans le temps
et l'espace. Avant chacune de leurs sorties, les pêcheurs appelleront pour
organiser les sorties d'observateurs. Si le ministère reçoit des rapports
d'incidents ou si des pêcheurs ne satisfont pas aux normes minimales de
performance décrites dans les conditions de permis, une présence accrue des
observateurs pourrait s'avérée nécessaire et serait aux frais des pêcheurs
concernés. Dans ces cas, le ministère informera le ou les pêcheurs concernés
ainsi que la Nova Scotia Swordfishermen's Association de la nécessité d'une
présence accrue des observateurs.
2. Tous les membres
acceptent de respecter les conditions de permis, notamment les suivantes :
a. Un rapport radio est
obligatoire au départ et au retour de chaque sortie. Les rapports au retour
consistent en le signalement du nombre et du poids exact des prises par espèce;
b. PVQ à 100 %. La NSSA
s'engage à surveiller tous les débarquements de ses membres et à rester en
contact étroit avec le MPO à cet égard;
c. Les registres de bord
2003 seront utilisés, et les feuilles de pointage continueront de l'être;
d. Les prises accessoires de
requins sont permises, à condition de ne pas leur couper les ailerons;
e. Les
espèces de poissons contingentées et non contingentées traditionnellement
capturées de façon accessoire, comme la coryphène, le makaire
[3], le requin‑taupe,
le mako, etc., peuvent encore être gardées, mais il est interdit de garder
d'autres prises accessoires, par exemple le thon rouge (sauf autorisation
contraire) et les espèces protégées.
Système de surveillance des navires (SSN)
1. Comme l'a annoncé le
ministre des Pêches et des Océans en 2003, le niveau de surveillance de chaque
palangrier qui participe à la pêche de l'espadon ou des autres thonidés sera de
100 % d'ici le début de la saison de pêche de 2005.
2. L'utilisation d'un permis
de pêche du thon rouge valide lors d'une sortie de pêche des autres thonidés est
permise, mais assujettie aux conditions de permis. La surveillance des bateaux
sera obligatoire lors de toute sortie de pêche où plus d'un permis est exploité.
3. Tous les bateaux qui
capturent de façon incidente des thons rouges dans l'Atlantique Centre‑Nord
seront munis d'un SSN autorisé et pleinement opérationnel.
4. Les bateaux de longueur >
24 m qui pêchent des thons autres que le thon rouge participeront au projet
pilote de la CICTA sur la surveillance électronique des bateaux.
Pêche à la traîne
1. Le niveau de présence des
observateurs sur les bateaux de la flottille de pêche à la traîne sera de 5 %
(compris dans les 133 jours mentionnés précédemment).
2. L'exigence relative au
fait que toutes les lignes doivent demeurer fixées au bateau en tout temps sera
levée pour les bateaux comptant à leur bord des observateurs au cours de la
saison de 2004 et ce, jusqu'à avis contraire.
3. La décision relative à la
présence accrue d'observateurs reviendra aux détenteurs de permis s'ils désirent
attacher des prises à des flotteurs lors de la pêche à la traine. Un niveau de
présence accru d'observateurs est encouragé afin d'accélérer la collecte de
données et l'évaluation des taux de prises accessoires de thon rouge et des
conditions de remise à l'eau pour les futures décisions en matière de gestion.
4. L'utilisation simultanée
de permis de pêche du thon rouge et de permis de pêche de l'espadon et des
autres thonidés sera interdite lors des sorties de pêche à la traîne.
Mesures de réduction des rejets de poissons morts
1. Dans le but de réduire
les rejets de thons rouges morts, les personnes qui détiennent un permis de
pêche du thon rouge et un permis de pêche des autres thonidés à la palangre
devront conserver les thons rouges capturés à la palangre, ces poissons morts
étant normalement rejetés. Par conséquent, les détenteurs de permis doivent
s'assurer de posséder suffisamment d'étiquettes pour tenir compte de toutes les
prises accessoires de thon rouge avant de faire un rapport radio de sortie de
pêche où plus d'un permis sera exploité.
2. Dans le but de réduire
les rejets de thons rouges morts, les détenteurs de permis de pêche des thons
autres que le thon rouge pourront conserver et débarquer des thons rouges s'ils
ont pris les dispositions nécessaires pour obtenir par transfert des étiquettes
de thon rouge d'un détenteur de permis de pêche du thon rouge de l'une des sept
flottilles de pêche du thon rouge ou du détenteur du permis de pêche hauturière
du thon.
3. À titre expérimental en
2004, les détenteurs de permis de pêche de l'espadon et des autres thonidés
devront respecter le protocole de rechange relatif aux petits espadons qui
comprend une limite de taille minimale fixée à 125 cm, avec un écart permis de
15 %. L'écart de 15 % sera calculé pour chacune des sorties de la flottille,
comme le prévoit le Règlement de pêche de l'Atlantique. À des fins
opérationnelles, l'écart permis de 15 % permet à chaque bateau de conserver
15 espadons mesurant moins de 125 cm pour chaque tranche de 100 espadons de plus
de 125 cm conservés.
Thon rouge de l'Atlantique Centre‑Nord
1. En ce qui concerne la
recommandation 02-07 de la CICTA, le quota de thon rouge que les palangriers
pourront conserver pour rendre compte des prises accessoires lors des pêches
dirigées à la palangre à proximité de la limite de la zone de gestion sera de
15 t.
2. La partie non utilisée du
quota de 2003 (13,425 t) sera ajoutée à l'allocation initiale pour 2004.
L'allocation totale pour 2004 se chiffrera donc à 28,425 t.
3. Les détenteurs de permis
de pêche des thonidés autres que le thon rouge peuvent acheter des étiquettes de
thon rouge émises aux fins d'utilisation à l'intérieur des limites de la zone de
gestion.
4. Les étiquettes de thon
rouge conçues pour les détenteurs de permis de pêche des thonidés autres que le
thon rouge seront disponibles sur demande au coût de 150 $ chacune.
5. Le nombre d'étiquettes
émises chaque année sera fondé sur l'allocation de 15 t et la taille moyenne des
poissons capturés à proximité de la limite de la zone de gestion au cours de
l'année précédente.
6. Une étiquette de thon
rouge sera fixée à la neuvième pinnule (en partant de la queue) de chaque thon
rouge capturé. Le numéro de l'étiquette, l'estimation du poids paré (en livres),
la longueur du flanc et la longueur habillée (en pouces) ainsi que
l'emplacement, la date et l'heure du mouillage seront consignés dans le registre
de pêche à la fin de chaque mouillage.
7. Les dispositions
relatives aux rapports radio au départ et au retour seront identiques à celles
en vigueur actuellement. En plus de ces dispositions, les pêcheurs qui capturent
des thons rouges à proximité de la limite de la zone de gestion et qui
conservent ceux‑ci devront faire un rapport quotidien de leurs prises de thon
rouge à la fin de chaque mouillage. Le rapport radio devra être fait
conformément aux conditions de permis.
8. Le niveau de surveillance
par les observateurs fera partie du niveau de base de 5 % exigé pour la
flottille. La répartition stratégique des observateurs permettra au ministère de
surveiller les activités à proximité de la limite de la zone de gestion.
9. La zone sera fermée une
fois le quota de 15 t pêché.
10. Les détenteurs de permis de
pêche dans cette zone pourront utiliser un maximum de 10 étiquettes de thon
rouge par sortie, selon la règle du premier arrivé premier servi, jusqu'à ce que
le nombre maximal d'étiquettes fixé pour la flottille soit atteint.
11. Toute
partie non utilisée du quota de thon rouge des palangriers (15 t) sera reportée
à l'année suivante.[4]
À l'inverse, tout dépassement au cours d'une année donnée sera déduit du quota
de l'année suivante.
12. Tous les bateaux qui
capturent de façon incidente des thons rouges à proximité de la limite de la
zone de gestion seront munis d'un SSN autorisé et pleinement opérationnel.
Mesures de réduction des prises accessoires
1. Afin de faciliter la
remise à l'eau des tortues marines capturées de façon incidente et de réduire
leur taux de mortalité par après, la Nova Scotia Swordfishermen's Association a
acheté, dans le cadre d'un projet conjoint avec Environnement Canada mené sous
l'égide du Programme d'intendance de l'habitat, trente (30) trousses d'outils
pour déprendre les tortues ou couper les lignes de pêche.
2. La Nova Scotia
Swordfishermen's Association a entrepris un programme de formation de ses
membres sur l'utilisation des trousses d'outils pour déprendre les animaux pris
de façon incidente ou couper les lignes de pêche.
3. La Nova Scotia
Swordfishermen's Association distribuera, selon la règle du premier arrivé
premier servi, l'équipement susmentionné aux bateaux de pêche actifs durant la
saison de 2004. En 2003, 39 bateaux étaient actifs, dont 33 pêchaient à la
palangre.
4. À compter de 1996, en vue
de faciliter davantage la remise à l'eau des prises accessoires ou indésirables
vivantes, y compris les tortues marines, la flottille de pêche de l'espadon et
des autres thonidés à la palangre a volontairement commencé à remplacer les
hameçons en J, qu'elle utilisait exclusivement, par des hameçons circulaires de
taille 16/0.
a. Compte tenu que les
hameçons circulaires sont rarement ingérés par les espèces prises de façon
incidente et se logent habituellement dans le coin de la bouche, ils ne causent
pas de blessures internes aux prises accessoires.
b. De plus, les hameçons
circulaires, de par leur nature, n'accroche pas les animaux au hasard, ce qui
réduit la probabilité de capture de tortues luths de façon incidente étant donné
que la plupart des cas de prises accessoires de tortues luths étaient dus à un
empêtrement ou à l'accrochage par hasard, ces tortues ne se nourrissant pas de
calmars ou de maquereaux, les deux appâts priviligiés par la flottille.
c. Au cours de la saison de
pêche de 2003, la flottille de pêche dirigée de l'espadon et des autres thonidés
à la palangre a utilisé des hameçons circulaires (taille 16/0) lors de 75 % de
ses sorties.
d. Une analyse plus
approfondie a révélé que plus de 90 % des bateaux qui pêchent d'autres thonidés
de façon dirigée utilisent actuellement des hameçons circulaires de taille 16/0,
les bateaux utilisant encore des hameçons en J le font lors de sorties de pêche
dirigée de l'espadon.
e. En raison du comportement
d'alimentation de l'espadon, plus de 15 % des prises sont dues à l'accrochage au
hasard d'un hameçon. Puisque très peu de poissons sont pris d'une telle manière
lorsque des hameçons circulaires sont utilisés, le nombre de prises dans cette
portion de la pêche baisserait considérablement si les hameçons en J n'étaient
plus utilisés, ce qui explique la réticence relative au remplacement de ces
hameçons par des hameçons circulaires.
Barème des droits
1. Les droits de permis
seront payés en fonction du quota réel (en tonnes) pour chaque permis. Le taux a
été établi à 345,00 $ par tonne d'espadons et à 150.00 $ par étiquette de thon
rouge.
2. Tous les détenteurs de
permis devront posséder un plan de pêche axé sur la conservation approuvé et un
plan de surveillance par des observateurs approprié avant que les conditions de
permis ne soient émises ou que les transferts de quotas soit permis.
3. Dans le cadre du présent
plan, les transferts de quotas ne seront permis qu'entre membres de la Nova
Scotia Swordfishermen's Association.
Saison
1. La saison de pêche de
l'espadon à la palangre durera douze mois, soit du 1er avril de chaque année au
31 mars de l'année suivante. Il convient de souligner que la gestion du quota de
thon rouge est fondée sur le calendrier de l'année civile.
Lignes directrices en matière d'accumulation de quotas
1. Les détenteurs de permis
ne peuvent détenir plus de 5 % du quota global de pêche de l'espadon à la
palangre à titre permanent.
Quota minimal requis pour effectuer une sortie
1. Un quota minimal de 0,5 t d'espadon doit être
obtenu avant le départ du quai. Les détenteurs de permis sans quota devront
s'efforcer d'obtenir un quota par transfert pour effectuer une sortie.
Annexe A
Lignes directrices en matière de
transfert de quotas
Nova Scotia Swordfishermen's Association
1. Les transferts de quotas
entre détenteurs de permis doivent être approuvés par l'unité d'analyse des
quotas (à Halifax) à la réception des demandes de transfert.
2. Les deux parties doivent
détenir un permis de pêche valide pour la saison de pêche en cours.
3. Les deux parties doivent
être membres de la Nova Scotia Swordfishermen's Association.
4. Les détenteurs de permis
(ou agents d'une société qui possède un pouvoir de signature, dans le cas d'un
permis détenu par une société) doivent signer la demande de transfert. S'il
s'agit d'une demande de transfert permanent, un commissaire à l'assermentation
ou un notaire public doit également signer la demande.
5. Le nom et l'adresse des
deux détenteurs de permis doivent être vérifiés à l'aide du système de permis
informatisé du MPO.
6. Un détenteur de permis ne
peut détenir plus de 5 % du quota de la flottille à titre permanent.
7. Toutes les ententes
provisoires en matière de quotas cesseront d'être en vigueur à la fin de la
saison de pêche. À compter de 2004, chaque saison de pêche pour la Nova Scotia
Swordfishermen's Association débutera le 1er avril et se terminera le 31 mars de
l'année suivante.
8. Lorsqu'une demande de
transfert permanent de l'ensemble d'un quota est demandée, le détenteur de
permis qui tient à se départir de son quota ne pourra recevoir un quota que par
le biais d'un transfert d'un quota d'un autre détenteur de permis, ce qui
signifie qu'il ne pourra obtenir de quota si le TAC est augmenté.
9. En cas de dépassement du
quota individuel à la fin de la saison de pêche, le pêcheur concerné aura
30 jours pour prendre les dispositions nécessaires pour effectuer le ou les
transferts appropriés.
10. Un détenteur de permis
ne pourra transférer ou recevoir un quota avant que les droits d'accès pour
l'année en cours et tout droit en souffrance des années précédentes aient été
payés.
(C) Plan de pêche hauturière du thon axé sur
la conservation
2004
Contexte
Le permis de pêche hauturière du thon est unique au
Canada. Il est émis par le ministère, et la partie à laquelle le permis est
attribué comprend que celui‑ci exige une pêche dirigée du thon obèse, du germon
et de l'albacore de manière à réduire au minimum les prises accessoires de thon
rouge et d'espadon.
Quotas, étiquettes et transferts
1.1. La pêche hauturière
dirigée du thon débutera le 1er avril 2004, et les quotas initiaux d'espadon et
de thon rouge seront respectivement de 5 et 20 t. Ces deux quotas seront
utilisés pour tenir compte des prises accessoires dans le cadre d'une pêche
dirigée des thonidés autres que le thon rouge. Les parties non utilisées du
quota ne peuvent être reportées.
1.2. Un quota d'espadon
supplémentaire peut être transféré, de façon provisoire seulement, de permis de
pêche de l'espadon à la palangre selon des QIT détenus par 10474 Nfld Ltd. Afin
de faciliter le suivi des quotas au sein du MPO et de la Nova Scotia
Swordfishermen's Association (NSSA), tous les transferts seront effectués
conformément aux lignes directrices établies par la NSSA.
1.3. Le détenteur du permis de
pêche hauturière du thon sera responsable du remboursement de tout dépassement
et des pénalités imposées par la CICTA.
1.4. Dans le but de réduire
les rejets de thons rouges morts dans le cadre de la pêche de l'espadon et des
autres thonidés à la palangre, le détenteur du permis de pêche hauturière du
thon pourra transférer une partie de son quota de thon rouge aux palangriers
auxquels un QIT a été alloué.
1.5. Une allocation initiale
de cinquante (50) étiquettes de thon rouge sera attribuée au détenteur du permis
de pêche hauturière du thon. Le reste des étiquettes sera conservé par le
ministère et distribué à une date ultérieure au détenteur du permis de pêche
hauturière du thon lorsque celui‑ci en fera la demande par écrit à des fins
personnelles ou aux fins de transferts à des palangriers qui pêchent l'espadon.
Le détenteur du permis de pêche hauturière du thon devra veiller à ce que la
capacité de capture estimée de l'ensemble des étiquettes émises ne dépasse pas
20 t.
1.6. Les débarquements totaux
d'espèces de thons autres que le thon rouge par le détenteur du permis de pêche
hauturière du thon constitueront au moins 75 % de l'ensemble des débarquements
de thons chaque saison. Auparavant, l'exigence était qu'au moins 50 % de tous
les thons débarqués soient d'une espèce autre que le thon rouge. Ce changement,
concurremment avec la modification des exigences en matière de surveillance par
des observateurs (point 1.13 du présent PPAC), est mis en oeuvre à titre d'essai
pour 2004.
Zone de pêche
1.7. Les activités de pêche
peuvent être menées dans l'Atlantique Nord, au nord de 5o de latitude nord et à
l'ouest de 45o de longitude ouest, de même qu'à l'intérieur de la zone de
l'Atlantique Centre‑Nord au nord de 5o de latitude nord et entre 45o et 30o de
longitude ouest, ci‑après nommé la « zone 3 de la CICTA », à l'exception des
zones clairement désignées comme étant fermées à la pêche dans les conditions de
permis.
Zones fermées
1.8. La pêche hauturière du
thon sera interdite du 1er juillet au 30 novembre inclusivement dans le secteur
connu sous le nom de « Hell Hole » et délimité par des droites reliant les
points ci‑après. S'il est déterminé que la période de fermeture doit être
prolongée pour des motifs de conservation, une ordonnance de modification devra
être émise.
Point Latitude
(N) Longitude (O)
1. 42
06'00'' 65 41'24''
2. 42 06'00'' 65 27'30''
3. 41 55'48'' 65 27'30''
4. 41 55'48''
65 41'24''
5. 42 06'00''
65 41'24''
1.9. La pêche hauturière du
thon sera interdite durant toute la saison dans la zone délimitée par des
droites reliant les points ci‑après, entre l'île Cap‑de‑Sable et la pointe
Liscomb (N.‑É.), et connu sous le nom de « zone d'interdiction de la pêche du
thon rouge ».
Point Latitude
(N) Longitude (O)
1. 43
23'18'' 65 37'10''
2. 43 10'48'' 65 37'10''
3. 44 42'00'' 62 00'00''
4. 45 00'00''
62 00'00''
1.10. La pêche hauturière du
thon sera interdite durant toute la saison dans la partie de la division 4W
connue sous le nom de 4Wd et délimitée par des droites reliant les points
suivants.
Point Latitude
(N) Longitude (O)
1. 45
43'00'' 60 15'00''
2. 45 40'00'' 60 00'00''
3. 44 50'00'' 60 00'00''
4. 44 50'00''
61 30'00''
5. 45 05'24''
61 42'00''
1.11. La pêche hauturière du
thon sera interdite durant toute la saison dans la sous‑division 4Vn de l'OPANO,
dans les zones de pêche canadiennes 1 et 2 (baie de Fundy et golfe du
Saint‑Laurent) et le long de la côte à l'intérieur des limites de la mer
territoriale.
1.12. L'interdiction de pêcher
avant le 1er août dans le secteur situé à l'ouest de 65o30'
de longitude ouest est levée en 2004. Les interdictions de pêche aux îles Cabot
et Funk (Terre‑Neuve) mentionnées dans les plans antérieurs sont levées.
Surveillance
1.13. En 2004, lors d'activités
de pêche à plus de 50 milles de la côte, un minimum de deux sorties avec
observateurs est requis par saison. Ces sorties doivent être représentatives de
l'ensemble des sorties effectuées sur le plan de la durée (une sortie dans l'est
d'environ 20 jours et une dans l'ouest d'environ 12 jours). Auparavant, le
niveau de présence d'observateurs à plus de 50 milles de la côte était établi
entre 50 et 100 %. Le changement est mis en oeuvre à titre d'essai afin
d'accorder plus d'importance aux autres thonidés. Il convient de noter que ces
sorties ont lieu principalement dans les zones éloignées de l'est où la durée
des sorties fait en sorte que les coûts liés à la présence d'observateurs sont
inabordables.
1.14. Lors d'activités de pêche
à moins de 50 milles de la côte, le niveau de présence d'observateurs doit être
de 100 %.
1.15. Si le ministère reçoit des
rapports d'incidents ou si des pêcheurs ne satisfont pas aux normes minimales de
performance décrites dans les conditions de permis, une présence accrue des
observateurs pourrait s'avérée nécessaire et serait aux frais des pêcheurs
concernés.
1.16. Le détenteur du permis de
pêche hauturière du thon accepte de respecter les conditions de permis,
notamment les suivantes :
1.16.1. Un rapport radio est
obligatoire au départ et au retour de chaque sortie. Les rapports au retour
consistent en le signalement du nombre et du poids exact des prises par espèce.
1.16.2. Des rapports radio
quotidiens après chaque levée des engins lorsque des thons rouges sont pris.
1.16.3. PVQ à 100 %.
1.16.4. Les registres de
bord 2003 seront utilisés, et les feuilles de pointage continueront de l'être.
1.16.5. Les prises
accessoires de requins sont permises, à condition de ne pas leur couper les
ailerons.
1.16.6. Les espèces de
poissons contingentées et non contingentées traditionnellement capturées de
façon accessoire, comme la coryphène, le makaire, le requin‑taupe, le mako,
etc., peuvent encore être gardées.
1.16.6.1.
Nota : Dans le cas du makaire blanc et du makaire bleu, seuls
les poissons morts récupérés au moment de la sortie des engins de l'eau sont
conservés. Tous les autres sont remis à l'eau vivants.
Système de surveillance des navires (SSN)
1.17. Un système de surveillance
électronique des bateaux est obligatoire pour tous les bateaux assujettis au
permis de pêche hauturière du thon.
2. Mesures de réduction des prises accessoires et des
rejets de poissons morts
2.1. À titre d'essai en 2004,
le détenteur du permis de pêche hauturière du thon devra respecter le protocole
de rechange relatif aux petits espadons qui comprend une limite de taille
minimale fixée à 125 cm, avec un écart permis de 15 %. L'écart de 15 % sera
calculé pour chacune des sorties de la flottille, comme le prévoit le Règlement
de pêche de l'Atlantique. À des fins opérationnelles, l'écart permis de 15 %
permet à chaque bateau de conserver 15 espadons mesurant moins de 125 cm pour
chaque tranche de 100 espadons de plus de 125 cm conservés.
2.2. Afin de réduire au
minimum les prises accessoires de tortues marines, le détenteur du permis de
pêche hauturière du thon mènera ses activités de pêche conformément aux lignes
directrices décrites dans le code de conduite pour la
manutention responsable des tortues marines et des mesures d'atténuation (Code
of Conduct for Responsible Sea Turtle Handling and Mitigative Measures),
préparé par la Nova Scotia Swordfishermen's Association.
Saison
2.3. Par dérogation au point
2.5, la saison de pêche hauturière du thon durera douze mois, soit du 1er avril
de chaque année au 31 mars de l'année suivante. Il convient de souligner que la
gestion du quota de thon rouge est fondée sur le calendrier de l'année civile.
2.4. Le bateau « I.V.Y. » ou
« Ivy Rose » sera utilisé pour exploiter le permis.
2.5. Le bateau enregistré pour
l'exploitation du permis de pêche hauturière du thon cessera toute activité de
pêche lorsque le quota de prises accessoires de thon rouge de 20 t lié audit
permis sera pêché. Ce quota comprend le quota débarqué par le bateau de pêche
hauturière du thon et les bateaux de pêche de l'espadon à la palangre à qui des
étiquettes de thon rouge ont été transférées.
[1]
Correction : 1418,4 t avant que soient pris en considération les rejets de
poissons morts.
[2]
Correction : la zone permise s'étend au nord de 5o de latitude nord
jusqu'à 45o de longitude ouest, puis au nord de 10o de
latitude nord entre 45o et 30o de longitude ouest.
[3]
Dans le cas du makaire, seuls les poissons morts récupérés au moment de la
sortie des engins de l'eau sont conservés. Tous les
autres sont remis à l'eau vivants.
[4]
Correction : Le MPO a autorisé le report de toute partie non utilisée de quota
après déduction des rejets de poissons morts dépassant l'allocation de 5,6 t
de l'année précédente.
(D) Plan de pêche au harpon axé sur la conservation dans 4Vn[1]
NORTH OF
SMOKEY
FISHERMEN'S
ASSOCATION
«NOUS
REPRÉSENTONS LES PÊCHEURS DEPUIS 1993 »
C.P. 130INGONISH (N.‑É.)
B0C 1K0
TÉL. : (902)
285-2276
TÉLEC. (902)
285-2099
Plan
de pêche de l'espadon au harpon axé sur la conservation pour 2004 - Catégorie B
1) Le quota de pêche de l'espadon au harpon (9 t) sera pêché de façon
concurrentielle par tous les membres admissibles.
2) PVQ à 100 % (rapports radio au départ et trois heures avant le retour).
3) Les registres de bord doivent être finalisés puis présentés à la firme de
vérification à quai pour chaque rapport radio au départ et au retour.
4) La North of Smokey Fishermen's Association (NOSFA) fournira 1 000 $ ou
20 $ par participant (selon le montant le plus élevé) aux fins de recherche. Les
droits liés à la recherche doivent être payés au MPO au plus tard le 15 octobre
2004, ces droits s'éleveront à environ 20 $ par pêcheur. La NOSFA doit préparer
un chèque à l'ordre du Receveur général du Canada.
5) Les quotas seront répartis de la manière suivante :
-
4,5 t du 1er juin au 31 juillet;
-
4,5 t du 1er août au 30 septembre.
6) Les dispositions en matière de report de quota sont en vigueur. Toute
partie non utilisée du quota pour la période du 1er juin au 31
juillet sera reportée à la période du 1er août au 30 septembre, après
examen.
7) Le MPO exige que les associations responsables fournissent une liste des
pêcheurs admissibles. Les conditions de permis ne seront émises que pour les
pêcheurs dont le nom figurera sur cette liste.
8) Tous les participants déclareront leurs débarquements à la NOSFA par
l'intermédiaire de la firme de vérification à quai approuvée par le MPO.
9) L'utilisation d'aéronefs, d'aéronefs ultralégers ou de tout autre
dispositif aérien pour localiser l'espadon ou faciliter la pêche de cette espèce
est interdite. Les associations responsables retireront les privilèges de membre
de tout pêcheur qui ne respecte pas cette condition.
10) Tout
participant qui ne respecte pas une condition du présent PPAC ne pourra
continuer de participer à cette pêche.
« UNE
ORGANISATION DE PÊCHEURS ACCREDITEE AUPRÈS DU GOUVERNEMENT DE LA
NOUVELLE‑ÉCOSSE »
[1]
Ce plan s'applique aux membres de la North of Smokey Fishermen's
Association, y compris les pêcheurs du golfe, et aux membres de la Northside
Fishermen's Association.
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