PLAN DE GESTION INTÉGRÉE DE LA PÊCHE
MAQUEREAU BLEU
en vigueur à partir de 2007
TABLE DES MATIÈRES
1.
INTRODUCTION
2.
VUE D’ENSEMBLE DE LA PÊCHE
2.1 Historique
2.2 Années récentes
2.3 Description des captures
canadiennes
2.4 Participants
2.5 Lieu et Période de pêche
2.6 Débarquements
2.7 Volumes et valeurs au débarquement
3.
PROCESSUS CONSULTATIF
4.
RÉGIME DE GESTION
5.
LIENS AVEC DES ACTIVITÉS D’AUTRES INITIATIVES
DE
PLANIFICATION
6.
BIOLOGIE DE L’ESPÈCE
6.1 Cycle de vie
6.2 Relations entre espèces
6.3 Habitat essentiel
7.
ÉTAT DES STOCKS
7.1 Relevé des œufs
7.2 Problèmes occasionnés par
des changements
océanographiques
7.3 Évaluation analytique
7.4 Approche de précaution
7.5 Sources d’incertitude
7.6 Recherche et perspectives
7.7 Références
7.8 Site Internet
8.
PROBLÈMES DE GESTION ACTUELS
8.1 Capacité de pêche
8.2 Déclaration des prises
8.3 Allocation des contingents
8.4 Recherche scientifique
9.
OBJECTIFS À LONG TERME DE LA PÊCHE
10.
OBJECTIFS DE GESTION PARTICULIERS
10.1 Conservation et durabilité
10.2 Considérations et obligations internationales
10.3 Considérations nationales
10.4 Mesures de gestion, en vigueur à partir
de 2007
11.
MESURES D’APPLICATION DES RÈGLEMENTS
11.1 Vue d’ensemble
11.2 Activités principales/bateaux de patrouille/surveillance
aérienne
11.3 Problèmes et stratégies d’application
des règlements
12.
AUTRES RESPONSABILITÉS
12.1 Industrie/pêcheurs
12.2 Ministère des Pêches et des Océans
13.
ÉVALUATION DU RENDEMENT
FIGURES
- Débarquements historiques de maquereau
dans les sous-zones 3 et 4
de l’OPANO depuis 1876
- Débarquements annuels de maquereau bleu
dans l’Atlantique nord ouest
depuis 1960
- Capture à l’âge de maquereau bleu dans
les sous-zones 3 et 4 de l’OPANO
entre 1968 et 2006
- Captures canadiennes de maquereau bleu
depuis 2000, associées à la
classe d’âge de 1999
- Exportations canadiennes de maquereau bleu,
2002-2006
- Longueur moyenne et poids somatique selon
l’âge du maquereau bleu, 1973
à 2006
- Proportion moyenne des poissons adultes
à la longueur, en 2006, et
valeurs moyennes L50 calculées
par année
- Détails relatifs à la mortalité par prédation
du maquereau bleu
TABLEAUX
- Débarquements annuels de maquereau bleu,
par province canadienne depuis
1995
- Débarquements annuels de maquereau bleu,
par type d’engin de pêche
depuis 1995
- Permis de pêche du maquereau bleu en 2006
- Débarquements annuels de maquereau bleu,
par division de l’OPANO depuis
2000
- Exportations canadiennes de maquereau bleu
- Profil des infractions liées à la pêche du
maquereau bleu, depuis 2002
ANNEXES
- Cartes des zones de pêche du maquereau 3
à 21 et des sous-zones 2 à
5 de l’OPANO
- Plan de travail relatif aux projets de recherche
sur le maquereau
- Mesures de gestion – Région du Québec
- Mesures de gestion – Région de Terre-Neuve-et-Labrador
- Mesures de gestion – Région des Maritimes
- Mesures de gestion – Région du Golfe
- Rôles et responsabilités du MPO et liste
des personnes-ressources au MPO
1.
INTRODUCTION
Le présent plan de gestion intégrée des pêches (PGIP) établit la politique du ministre
des Pêches et des Océans (le ministre) en ce qui a trait à la gestion de la pêche
du maquereau bleu sur la côte atlantique du Canada (sous-zones 2 à 5 de l’Organisation
des pêches de l’Atlantique NordOuest [OPANO]). Ce PGIP s’applique à la pêche du
maquereau bleu à partir de 2007.Il s’agit d’un plan pluriannuel qui n’a pas de
date d’expiration. Chaque année, il fait l’objet d’une évaluation, après la saison
de pêche, par le ministère des Pêches et des Océans (MPO). De plus, le Comité consultatif
du maquereau bleu (CCMB) se réunit au moins tous les deux ans pour revoir et examiner
le plan. Chaque membre du CCMB peut à tout moment proposer des modifications au
plan. Si tous s’entendent sur la modification, le MPO considérera son adoption;
sinon, elle n’est pas adoptée. Le MPO se réserve le droit de prendre des décisions
dans le meilleur intérêt de la conservation et de la pêche.
À la lumière de l’examen annuel des renseignements scientifiques disponibles,
des changements peuvent être apportés au total admissible des captures (TAC), au
cours de la période visée par ce plan. Au besoin, le ministre peut modifier toute
disposition du plan dans le respect de toutes les lois applicables. Toutefois, le
MPO a l’intention de se conformer au processus de gestion établi dans le présent
PGIP en vue de contribuer à l’amélioration de la certitude et de la stabilité de
cette pêche.
2. VUE D’ENSEMBLE DE LA
PÊCHE
2.1 Historique
Il existe très peu d’information sur les premières méthodes de capture du maquereau.
À l’arrivée des Européens, certaines des Premières nations pratiquaient déjà la
pêche de cette espèce au filet maillant. Les premiers colons ont aussi fait l’usage
du filet maillant de même que celui des sennes de plage. Dans les années 1800, la
pêche à la ligne fit son apparition comme celles de la fascine et de la trappe.
Les premières trappes seraient apparues dans la région de Digby en Nouvelle-Écosse
et ont probablement été des sennes de plage modifiées. Au départ, elles n’avaient
pas de fond et par conséquent elles n’étaient utilisées que près de la côte, dans
une dizaine de brasses. Plus tard, dans les années 1960, la trappe fut munie d’un
fond ce qui permit aux pêcheurs d’aller explorer de nouveaux sites de pêche situés
au large. Finalement, la senne coulissante fit son apparition vers la fin des années
1800 et devint de plus en plus populaire et importante grâce entre autres au développement
de la poulie mécanique.
La tendance des débarquements historiques canadiens est caractérisée par des
variations annuelles associées aux marchés (maquereau salé dans les années 1800),
à l’apparition de nouvelles méthodes de pêche (senne coulissante), à l’exploitation
de nouvelles régions, aux fluctuations naturelles de l’abondance des classes d’âge
et aux changements des routes de migration. Les débarquements canadiens ont été
à la baisse entre 1880 et 1900 et stables à environ 10 000 tonnes par année jusqu’en
1938 (Figure 1). Ils ont augmenté lors de la Seconde Guerre mondiale avant de diminuer
graduellement au cours des années 1950 en raison d’une probable infection fongique
qui à l’époque avait surtout affecté le hareng.

Figure 1. Débarquements (t) historiques de maquereau dans
les sous-zones 3 et 4 de l’OPANO depuis 1876.
2.2 Années récentes
Les débarquements canadiens ont augmenté au cours des années 1960, 1970 et 1980
en raison principalement de l’abondance des classes d’âge de 1967, 1974 et 1982
(Figure 1). Ils ont diminué graduellement dans les années 1990 mais sont à la hausse
depuis 2000 en raison de la classe d’âge abondante de 1999 et d’une augmentation
significative de l’effort de pêche sur cette espèce. Des sommets historiques ont
d’ailleurs été atteints en 2004, 2005 et 2006 avec des débarquements annuels de
plus de 50 000 tonnes.
2.2.1 Par province et engin de pêche
Avant 1990, les trois provinces canadiennes en importance étaient la Nouvelle-Écosse,
l’Île-du-Prince-Édouard et le Québec. Dans les années 1990, les pêcheries au Golfe
du St-Laurent et à la Nouvelle-Écosse étaient dominantes. Depuis 2000, cependant,
les débarquements des pêcheurs de la province de Terre-Neuve-et-Labrador excèdent
par une grande marge celles des autres provinces. En fait, les débarquements annuels
enregistrés dans cette province sont de plus de 40 000 tonnes depuis 2004, ce qui
représente de 76 % à 82 % de tous les débarquements canadiens en ces années récentes
(Tableau 1).
Jusqu’au début des années 2000, les trois principaux engins de pêche utilisés
pour capturer la plupart des prises canadiennes étaient le filet maillant, la turlutte
et la trappe. Ces derniers ont été remplacés par la petite (< 19,8 m) et la grande
(> 19,8 m) senne coulissante, qui sont utilisées principalement à Terre Neuve. Les
débarquements de la petite senne coulissante ont varié de 10 833 tonnes à 29 161
tonnes entre 2002 et 2007, et ceux des grandes sennes coulissantes, de 6 074 tonnes
à 14 645 tonnes (Tableau 2).
La senne « tuck » (une senne-barrage modifiée) est un nouvel engin de pêche utilisé
à Terre-Neuve pour la capture du maquereau. Les débarquements associés à cet engin
ont atteint 6 393 tonnes en 2005, soit les deuxièmes en importance après ceux des
sennes coulissantes.
2.2.2 Dans le nord-ouest de l’Atlantique
Les débarquements de maquereau dans le nord-ouest de l’Atlantique ont atteint
des valeurs considérables au début des années 1970, de l’ordre de 300 000 tonnes
à 400 000 tonnes par année, en raison de la présence d’un grand nombre de navires
étrangers pêchant en eaux américaines et canadiennes (Figure 2). Les débarquements
de maquereau ont connu une réduction importante avec l’instauration en 1977 de la
zone économique exclusive (ZEE) des 200 milles marins.
En raison d’ententes entre les États-Unis et l’ancienne URSS, les débarquements
dans le nord ouest de l’Atlantique ont augmenté à nouveau au début des années 1980
pour atteindre une valeur de 86 891 tonnes en 1990. Une réduction graduelle des
contingents alloués par les États-Unis jusqu’à l’arrêt complet de la pêche étrangère
en eaux américaines en 1992 explique la réduction des débarquements qui a été observée
par la suite.
Les débarquements dans le nord-ouest de l’Atlantique ont été stables à environ
33 000 tonnes entre 1993 et 1999. Par la suite, ils sont passés par un minimum de
29 922 tonnes en 2000 à 108 819 tonnes en 2004, à 96 338 tonnes en 2005 et finalement
à 110 313 tonnes en 2006. En ne tenant compte que des pêches domestiques américaines
et canadiennes, les débarquements de maquereau réalisés en 2004 et 2006 représentent
des sommets historiques.

Figure 2. Débarquements (t) annuels de maquereau bleu dans
le nord-ouest de l’Atlantique (sous-zones 2 à 6 de l’OPANO) depuis 1960.
2.3 Description des captures
canadiennes
2.3.1 Capture à l’âge
L’une des principales caractéristiques de la structure démographique du maquereau
dans le nord-ouest de l’Atlantique est la présence de classes d’âge abondantes qui
peuvent dominer à elles seules les captures commerciales pendant plusieurs années.
Par exemple, depuis le début des années 2000, les débarquements canadiens de maquereau
ont fortement été dominés par les poissons de la classe d’âge de 1999 (Figure 3).
Entre 2001 et 2004, les poissons de cette classe d’âge ont contribué à eux seuls
pour 45 % à 77 % de toutes les captures (en nombre). Une telle dominance n’avait
jamais été observée chez les classes d’âge qui ont été échantillonnées depuis 1968,
c’est-à-dire depuis que le Canada recueille des données biologiques sur le maquereau.

Figure 3. Capture à l’âge (%) du maquereau bleu des sous-zones
3 et 4 de l’OPANO pour la période comprise entre 1968 et 2006 (les classes d’âge
qui ont dominé la pêche pendant plusieurs années sont indiquées; le groupe d’âge
10+ représente tous les poissons âgés de 10 ans et plus).
Entre 2000 et 2003, les débarquements annuels attribués à la classe d’âge de
1999 ont varié de 4 927 tonnes à 35 970 tonnes (Figure 4). Ils sont passés de 30
792 tonnes et 24 805 tonnes en 2004 et 2005 à seulement 6 429 tonnes en 2006. À
l’âge 7, c’est-à-dire en 2006, les captures cumulatives attribuées à cette seule
classe d’âge étaient de près de 150 000 tonnes.
L’importance relative de la classe d’âge de 1999 a cependant chuté rapidement
en 2005 et 2006 en faveur de la classe d’âge de 2003 qui comptait alors pour 32
% et 35 % de toutes les captures canadiennes.

Figure 4. Captures (% et t) canadiennes de maquereau associées
à la seule classe d’âge de 1999 depuis 2000.
2.3.2 Fréquences de longueur et recrutement à la pêche
Chez le maquereau, chaque classe d’âge dominante peut être suivie à l’examen
des principaux modes présents dans les distributions annuelles des fréquences de
longueur. Ce fut le cas par exemple des classes d’âge de 1974, 1982, 1988 et 1999.
L’examen des fréquences de longueur par engin de pêche indique aussi que la longueur
des poissons échantillonnés varie peu lorsqu’une classe d’âge domine fortement la
pêche. De plus, l’arrivée ou le recrutement d’une classe d’âge dans une pêche dépend
fortement de la sélectivité des engins utilisés. Par exemple, les poissons de la
classe d’âge de 1999 sont observés depuis 2000 dans les fréquences de longueur des
échantillons provenant des pêches à la ligne et à la senne coulissante. Cependant,
les poissons de cette classe d’âge n’ont été observés qu’à partir de 2002 dans les
échantillons des filets maillants en raison de la plus grande sélectivité de cet
engin de pêche.
2.4 Participants
Dans les Provinces maritimes, à Terre-Neuve-et-Labrador et au Québec (sous-zones
2 à 5 de l’OPANO), environ 10 000 permis de pêche commerciale au maquereau plus
7 400 permis de pêche pour appât étaient délivrés en 2006. Il s’agit d’une augmentation
par rapport à 1997 (15 000 permis au total). Les pêcheurs capturent leurs prises
principalement dans la zone côtière, au moyen de filets maillants, de turluttes,
de lignes à main, de sennes coulissantes et de trappes. Le type d’engin utilisé
varie selon la région et le moment de l’année. Au cours des dernières années, les
pêcheurs canadiens ont déclaré des débarquements plutôt stables d’une année à l’autre,
soit en moyenne 22 000 tonnes par année depuis le début des années 1980. Toutefois,
on connaît une hausse importante depuis le début des années 2000, et le chiffre
a atteint le niveau record de 54 279 tonnes en 2005. On attribue cette hausse rapide
principalement à l’augmentation marquée des débarquements par de petits senneurs
sur les côtes est et ouest de Terre-Neuve (divisions 3K, 3L et 4R). La présence
de maquereau en quantité aussi appréciable dans cette région n’est pas courante.
Le Tableau 3 donne une vue d’ensemble du nombre de pêcheurs qui détenaient un
permis de pêche du maquereau bleu en 2006, selon le type d’engin et selon la région
du ministère des Pêches et des Océans (MPO).
2.5 Lieu et Période de
pêche
On trouvera ci-joint, à l’annexe 1, la carte des zones de
pêche du maquereau bleu 3 à 21.
En Nouvelle-Écosse, la pêche du maquereau au filet maillant et à la trappe en
filet a lieu principalement en juin et en juillet, tout comme la pêche au filet
maillant dans le golfe du SaintLaurent. La plupart des filets sont fixes, sauf
pour la pêche au filet dérivant dans la baie des Chaleurs et dans la partie du Golfe
entre le Nouveau-Brunswick, l’ÎleduPrinceÉdouard et les Îles de la Madeleine.
À la fin de l’été et en automne, les pêcheurs de maquereau capturent leurs prises
à la ligne à main dans le golfe du SaintLaurent et en Nouvelle-Écosse et à la senne
coulissante sur les côtes est et ouest de Terre-Neuve et au cap Breton. La pêche
du maquereau à la ligne (avec leurres en plume) a pris beaucoup d’ampleur au milieu
des années 1980, tout comme la pêche à la senne coulissante sur la côte ouest de
Terre Neuve. Dans les années 1970 et 1980, les pêcheurs de l’Île-du-Prince-Édouard
ont commencé à pêcher à la senne coulissante. Toutefois, depuis le milieu des années
1990, ils choisissent de plus en plus la pêche au filet maillant dérivant, au printemps.
Les pêcheurs de la Gaspésie, pour leur part, mènent depuis peu la pêche à la ligne,
à l’automne.
En général, le maquereau arrive dans les eaux du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse
en mai. Il apparaît dans les eaux du cap Breton au début de juin avec une régularité
surprenante. On croit que le maquereau migre ensuite vers le golfe du Saint-Laurent
assez rapidement. Dans les années 1980 et 1990, 50 % du total des débarquements
étaient réalisés au bout douze jours à peine. La migration printanière du maquereau
se termine en général au début de juillet. On retrouve à ce moment-là des juvéniles
tout près du cap Breton et dans la baie St. Margaret’s, près de Halifax. Ils peuvent
entrer dans le golfe du Saint-Laurent si la température de l’eau le permet.
Le maquereau commence à se retirer du golfe du Saint-Laurent en septembre, et
la pêche se poursuit jusqu'en octobre et même jusqu'au début de novembre. Sur la
côte est de Terre-Neuve, les petits senneurs peuvent continuer de pêcher le maquereau
jusqu'à très tard en automne. Le poisson qui s’y trouve provient en général du golfe
du Saint-Laurent, qu’il a quitté plus tôt dans la saison, c’est à dire en juillet
et août, en passant par le détroit de Belle-Isle, si la température de l’eau est
favorable. Des juvéniles ont déjà été pris sur les Grands Bancs de Terre Neuve en
juillet. Leur présence à cet endroit en ce temps de l’année indique que les adultes
ont frayé dans la région. De plus, ces adultes ne proviennent vraisemblablement
pas du golfe du Saint-Laurent mais plutôt du plateau néoécossais ou des eaux entre
le cap Breton et Terre-Neuve.
2.6 Débarquements
La pêche du maquereau dans le nord-ouest de l’Atlantique a connu une période
d’activité très intense à partir du milieu des années 1960, jusqu’à l’adoption de
la zone économique exclusive des 200 milles marins en 1977. Au cours de cette période,
les navires étrangers qui pêchaient principalement dans la région du Banc Georges
et du plateau néo-écossais ont effectué des débarquements annuels de plusieurs centaines
de milliers de tonnes de maquereau (Figure 2).
Une deuxième période de pêche intensive a eu lieu en eaux américaines dans les
années 1980, en vertu d’accords entre les États-Unis et l’ancienne Union soviétique.
Durant cette période, les prises de maquereau ont atteint, au total, près de 100
000 tonnes par année.
En eaux canadiennes, Terre-Neuve-et-Labrador et la Nouvelle-Écosse ont la part
la plus importante des débarquements commerciaux de maquereau, avec des moyennes
annuelles de 13 602 et 5 206 tonnes, respectivement, pour la période de 1995 à 2005
(Tableau 1). L’Île du Prince-Édouard, le Québec et le Nouveau-Brunswick suivent,
avec des débarquements annuels totalisant en moyenne 4 931, 3 489 et 1 770 tonnes,
respectivement. Les débarquements commerciaux moyens de Terre-Neuve-et-Labrador
ont augmenté considérablement dans les cinq dernières années, passant de 8 810 tonnes
en 2001 à près de 44 200 tonnes (données préliminaires) en 2006. Le Tableau 4 présente
également la répartition des prises par division de l’OPANO.
2.7 Volumes et valeurs
au débarquement
Vers la fin des années 1980 et au début des années 1990, les débarquements de
maquereau bleu totalisaient en moyenne plus de 21 000 tonnes par année. De 1995
à 2000, les débarquements ont décliné pour atteindre en moyenne 19 000 tonnes par
année. Toutefois, de 2001 à 2005, les débarquements annuels ont augmenté pour totaliser,
grosso modo, 42 500 tonnes. La valeur globale des débarquements a également augmenté,
passant de 7 millions de dollars par année, en moyenne, au début des années 1990,
à près de 29,6 millions de dollars en 2005, année exceptionnelle dans un passé récent.
La valeur annuelle des débarquements a atteint en moyenne 12,7 millions de dollars
au cours de la période de 2000 à 2005.
On trouvera les chiffres concernant les exportations canadiennes de maquereau
aux Figure 5 et le Tableau 5. Les États-Unis ont représenté un marché important
pour le maquereau canadien au fil des ans, le Japon se situant la plupart du temps
au deuxième rang. Toutefois, dans les années 2000, la Chine a constitué un débouché
important pour le maquereau canadien, et depuis 2003, ses importations dépassent
celles des États-Unis et du Japon. Depuis quelques années, on exporte le maquereau
sous différentes formes, surtout entier et congelé, vers la Chine, le Japon, la
Bulgarie, la Roumanie, la Russie et les États-Unis. On exporte également des quantités
plus modestes, mais néanmoins importantes, de maquereau entier frais vers les États
Unis et la Roumanie, de maquereau mariné ou fumé vers les États-Unis, et enfin,
de maquereau en conserve vers la Lituanie et l’Asie.

Figure 5. Exportations canadiennes de maquereau bleu (2002-2006).
3. PROCESSUS CONSULTATIF
À l’échelle du Canada atlantique et au Québec, le ministère des Pêches et des
Océans tient des consultations régionales et locales sur une base annuelle, portant
sur des questions liées aux petits poissons pélagiques, notamment le maquereau.
À tous les deux ans, ou plus souvent au besoin, le Comité consultatif du maquereau
bleu (CCMB) se réunit afin de revoir le plan pluriannuel du maquereau à l’échelle
de l’Atlantique. Ce comité panatlantique constitue le principal forum permettant
à des représentants de l’industrie, des gouvernements et d’autres groupes intéressés
de contribuer à l’élaboration de mesures de gestion de la pêche du maquereau.
Le CCMB comprend des représentants de l’industrie de la pêche (les groupes autochtones,
les pêcheurs des flottilles côtières et les grands senneurs), l’industrie de la
transformation, les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador, de la Nouvelle-Écosse,
du Québec, du NouveauBrunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard, et le ministère des
Pêches et des Océans (Gestion des ressources, Sciences, Conservation et protection
et autres). Afin d’assurer le bon déroulement des réunions, on limite le nombre
de membres par Région du MPO qui s’assoient à la table comme suit : un seul représentant
par groupe autochtone ou communautaire, trois représentants des flottilles côtières,
un représentant des grands senneurs et deux représentants de l’industrie de la transformation.
De plus, il y a un représentant de chaque gouvernement provincial. D’autres parties
intéressées peuvent assister aux réunions à titre d’observateur. En général, des
membres du public peuvent également assister aux réunions du CCMB.
La Gestion des ressources du MPO, à Ottawa, se charge de l’approbation finale
et de la diffusion des plans à l’échelle de l’Atlantique, en collaboration avec
les représentants régionaux.
4. RÉGIME DE GESTION
Au Canada, la pêche du maquereau bleu est concurrentielle, et le total admissible
des captures (TAC) à l’échelle de l’Atlantique est revu annuellement, en tenant
compte des avis scientifiques annuels.
Le TAC est partagé selon une formule 60/40; 60 % pour les bateaux de pêche de
moins de 19,8 m (65 pi) (les côtièrs), et 40 % pour les bateaux de pêche de 19,8
m (65 pi) et plus (les grands senneurs).
Le TAC tel que défini actuellement ne semble pas restreindre la pêche du maquereau
à l’échelle de l’Atlantique, car les prises au cours des années récentes totalisent
en moyenne 29 000 tonnes par année. Toutefois, on a observé une hausse marquée des
prises déclarées depuis 2001; les plus gros débarquements ont eu lieu en 2005, soit
54 279 tonnes. Cette hausse a surtout été observée dans les divisions 3KL et 4R
de l’OPANO. De plus, en raison de l’incertitude concernant les taux de capture de
poissons appâts et de prises liées à la pêche sportive, les débarquements réels
de toutes les pêches pourraient bien correspondre au TAC ou s’en approcher.
5. LIENS AVEC DES ACTIVITÉS
D’AUTRES INITIATIVES DE PLANIFICATION
Il existe toute une gamme de politiques, de plans et de règlements de portée
nationale et visant des zones de l’Atlantique qui limite les mesures pouvant être
prises dans le contexte du présent plan. La Révision de la politique sur les pêches
de l’Atlantique (RPPA) et la Politique sur les espèces-fourrages (actuellement sous
forme d’ébauche) présentent à cet égard un intérêt particulier.
Pour ce qui est des autres lois et politiques pertinentes, il convient de mentionner
celles qui touchent les pêches autochtones, la délivrance des permis de pêche commerciale
et la gestion des océans en vertu de la Loi sur les océans. Il est entendu que le
plan doit respecter ces différentes lois et politiques.
Loi sur les espèces en péril
Les interdictions en vertu de la Loi sur les espèces en
péril (LEP) sont entrées en vigueur en juin 2004. Il est donc interdit de
tuer les espèces en péril inscrites en vertu de la Loi, de leur nuire ou de détruire
leur habitat essentiel. Ces interdictions s’appliquent à moins qu’une personne soit
autorisée en vertu d’un permis délivré conformément à la Loi l’autorisant à mener
des activités touchant les espèces inscrites ou leur habitat essentiel.
S’il est constaté que des espèces inscrites font partie des prises accessoires
de la pêche du maquereau, les mesures de gestion de cette pêche seront examinées
afin de déterminer s’il convient de délivrer un permis pour autoriser les pêcheurs
du maquereau à mener des activités qui touchent des espèces inscrites ou leurs habitats,
à condition que :
- l’espèce en péril soit touchée de façon accessoire par la pêche du maquereau,
et que toutes les solutions de rechange raisonnables liées à cette pêche susceptibles
de réduire les répercussions sur l’espèce inscrite aient été envisagées et que
la meilleure solution soit retenue;
- toutes les mesures possibles soient prises pour réduire l’impact de la pêche
du maquereau sur l’espèce en péril ou sur son habitat ou résidence;
- la pêche du maquereau ne mette pas en danger la survie ou le rétablissement
de l’espèce en péril.
Si un permis est délivré, le ministre des Pêches et des Océans doit justifier
sa délivrance dans le registre public, en tenant compte des aspects ci-dessus.
Si l'espèce en péril se trouve dans une région à l'égard de laquelle un conseil
de gestion des ressources fauniques est habilité par un accord sur des revendications
territoriales à exercer des attributions à l'égard d'espèces sauvages, le ministre
des Pêches et des Océans doit consulter les membres du conseil avant de délivrer
le permis ayant trait à l’espèce en question dans la région concernée.
Le permis doit comporter toutes les conditions régissant l’activité que le ministre
des Pêches et des Océans considère comme essentielles afin de protéger l’espèce
inscrite, de minimiser les conséquences négatives de la pêche du maquereau sur l’espèce
inscrite ou de permettre son rétablissement. Le permis ne peut être délivré que
pour une période maximale de trois ans.
La recherche dans ce domaine se poursuit, et on devra peut-être modifier les
mesures de gestion de la pêche du maquereau afin de tenir compte des espèces inscrites
en vertu de la LEP susceptibles d’être touchées par cette pêche.
6. BIOLOGIE DE L’ESPÈCE
Le maquereau bleu (Scomber scombrus L.) appartient
à l’ordre des Perciformes, à la famille des Scombridés et au genre
Scomber. La famille des Scombridés est largement répandue
dans les eaux tropicales et tempérées des océans du monde entier et comprend un
très grand nombre d’espèces dont les plus connues sont les thons et les bonites.
Parmi les trois espèces du genre Scomber, le maquereau bleu est celle dont la distribution
est la plus nordique.
Le maquereau bleu fréquente les eaux de l’Atlantique Nord, de la Méditerranée
à la Norvège dans le Nord-Est et de la Caroline du Nord à Terre-Neuve dans le Nord-Ouest.
Au printemps et à l’été, il fréquente les eaux côtières. Tard à l’automne et à l’hiver,
on le retrouve en profondeur dans les eaux plus chaudes de la marge du plateau continental.
6.1 Cycle de vie
6.1.1 Ponte
En eaux canadiennes, le sud du golfe du Saint-Laurent est généralement reconnu
comme étant la principale aire de ponte du maquereau. La ponte s’y déroule principalement
au cours des mois de juin et juillet. La ponte débute lorsque la température de
l’eau atteint 9° C et le maximum est observé entre 10° C et 12° C. À ces températures,
le temps d’incubation des œufs est d’environ une semaine. La reproduction est dite
multiple, parce que chaque femelle effectue plusieurs pontes, et asynchrone, parce
que la ponte peut être réalisée à n’importe quel moment du jour ou de la nuit.
La ponte se produit près de la surface et lors de l’incubation, les œufs qui
sont munis d’un globule d’huile se retrouvent en suspension dans les couches d’eau
situées au-dessus de la thermocline. À l’éclosion, les jeunes maquereaux ont une
taille d’environ 3 mm. Ils passent ensuite par trois phases de développement, soit
: (1) sac vitellin, (2) larve, et (3) juvénile. La première phase est d’une durée
de quelques jours et la seconde, d’environ deux mois. Cette seconde phase est caractérisée
par la disparition du sac vitellin et l’apparition des nageoires. C’est à partir
de 50 mm que les larves se transforment en juvéniles qui se regroupent par la suite
en bancs.
6.1.2
Croissance
La croissance chez le maquereau est très rapide et dès la fin de la seconde année
(âge 1+), la longueur et le poids (somatique) moyens peuvent atteindre près de 260
mm et 220 g respectivement (Figure 6). La croissance varie non seulement d’une année
à l’autre, mais aussi d’une classe d’âge à l’autre. Par exemple, une croissance
plus lente a été mesurée chez les classes d’âge dominantes de 1967, 1974, 1982,
1988 et 1999, ce qui suggère fortement la présence d’une relation inverse entre
la croissance et l’abondance des classes d’âge.

Figure 6. Longueur (mm) et poids somatique (g) moyens à l'âge
chez le maquereau bleu des sous-zones 3 et 4 de l’OPANO pour la période 1973-2006.
6.1.3 Maturité
Par rapport à d’autres espèces de poissons, la maturité sexuelle chez le maquereau
est précoce. Par exemple, la taille à partir de laquelle 50 % des poissons sont
matures, ou L50,
n’était que de 251,4 mm en 2006 (Figure 7A) et tous les poissons de 340 mm et plus
étaient matures. Les valeurs de L50
varient annuellement (Figure 7B) et selon la classe d’âge. Depuis 2000, les valeurs
annuelles de L50
sont inférieures ou légèrement supérieures à la taille minimale légale de 250 mm
(longueur à la fourche). À un an, moins de 40 % des maquereaux sont matures et ils
le sont tous à 4 ans et plus.


Figure 7. Proportion moyenne des poissons matures à la longueur
en 2006 (A) et valeurs moyennes de L50 calculées par année (B) chez le maquereau
bleu des sous-zones 3 et 4 de l’OPANO pour la période 1973-2006 (L50
représente la taille à partir de laquelle 50 % des poissons sont matures). La taille
minimale légale de capture est présentement de 250 mm.
6.2 Relations entre espèces
6.2.1 Proies
Des données recueillies dans le milieu des années 1980 ont montré que le maquereau
présent dans le nord du golfe du Saint-Laurent se nourrissait presque exclusivement
de petit zooplancton (< 5 mm; principalement des copépodes, petits crustacés planctoniques)
et de grand zooplancton (≥ 5 mm; principalement des euphausiacés, des amphipodes
hypéridés et des chétognathes). De nouvelles estimations réalisées dans le milieu
des années 1990 indiquent que le petit et le grand zooplancton représentaient toujours
les principales proies du maquereau (83 % de l’alimentation). Cependant, près de
15 % de l’alimentation était alors constituée de capelan (Mallotus
villosus). Au début des années 2000, l’importance du petit et du grand zooplancton
avait continué de diminuer, ne représentant plus que 75 % de l’alimentation, alors
que la crevette nordique (Pandalus borealis) et le capelan
atteignaient respectivement 14 % et 4 % du total.
6.2.2 Prédateurs
Les résultats de différents modèles de l’écosystème marin du nord du golfe du
Saint-Laurent indiquent que la principale cause de mortalité chez le maquereau est
la prédation. Au début des années 1980, les principaux prédateurs étaient les cétacés,
la grande morue (Gadus morhua) et les grands poissons
démersaux (Figure 8). Au milieu des années 1990 et au début des années 2000, les
cétacés sont demeurés les principaux prédateurs du maquereau. Les mêmes modèles
indiquent que les mortalités causées par la pêche ont graduellement augmenté au
cours de ces trois périodes, passant de 2 % de la mortalité totale au début des
années 1980 à 15 % au milieu des années 1990 et finalement à 30 % au début des années
2000.
À la réunion du Comité consultatif du maquereau bleu (CCMB) en 2007, de nombreux
participants ont soulevé la question de la prédation du maquereau par les phoques
gris et celle de l’impact des phoques sur les activités de pêche (voir le procès-verbal
du CCMB à
http://www.dfo-mpo.gc.ca/communic/fish_man/Reports-Rapports/AMAC-CCMB/AMAC-CCMB_070207_f.htm).
La population de phoques gris dans les eaux au large de la NouvelleÉcosse a augmenté
au cours des dernières années. Le Ministère étudie l’impact des phoques sur les
écosystèmes en général et a convoqué un atelier préliminaire en novembre 2007.

Figure 8. Détail de la mortalité par prédation du maquereau
bleu selon différents modèles de l’écosystème marin du nord du golfe du Saint-Laurent
depuis le milieu des années 1980 jusqu’au début des années 2000 (tiré de Savenkoff
et al. 2005).
6.3 Habitat essentiel
Un habitat essentiel est défini comme étant une aire géographique dont les caractéristiques
physiques (ex : salinité, température, substrat, etc.…) sont essentielles à la conservation
à long terme d’une espèce et qui peut nécessiter une gestion et une protection spéciale.
Un habitat essentiel peut inclure une région qui n’est pas occupée par une espèce
mais qui serait nécessaire à son rétablissement.
L’habitat essentiel d’un poisson pélagique comme le maquereau est généralement
associé à la présence des trois processus océanographiques suivants :
Un processus d’enrichissement comprenant des zones
de remontée d’eau (« upwelling ») ou une autre source
de nutriments.
Un processus de concentration comprenant des zones
de convergence ou de front pour permettre à la nourriture et aux larves de s’accumuler.
Un processus de rétention comprenant des zones permettant
aux larves de demeurer dans l’aire de distribution du stock ou de dériver vers un
habitat approprié (sites d’élevage).
Pour l’instant, le rôle de ces processus de même que celui des habitats côtiers
dans la croissance et la survie des œufs, des larves et des juvéniles de maquereau
ne sont pas très bien connus.
7.
ÉTAT DES STOCKS
7.1
Relevé des œufs
L’abondance des poissons démersaux est généralement évaluée à l’aide d’un relevé
au chalutage de fond. Un tel relevé ne peut être utilisé avec assurance dans le
cas d’un poisson pélagique comme le maquereau qui peut se retrouver dans différentes
portions de la colonne d’eau selon la région, le moment de l’année et les conditions
de température. Les taux de capture de la pêche commerciale sont peu fiables compte
tenu de la mauvaise qualité des données de pêche et des changements fréquents observés
dans la distribution de l’espèce. Ces problèmes ont été résolus en évaluant l’abondance
à partir d’un relevé dont les données sont indépendantes de la pêche et qui est
réalisé à un moment du cycle vital et à un endroit où un grand nombre de maquereaux
sont regroupés ensemble, c’est-à-dire lors de la ponte dans le sud du golfe du Saint-Laurent.
L’idée d’utiliser la production d’œufs d’un stock pour en évaluer l’abondance
date de plusieurs années. Dans le nord-est de l’Atlantique, les Européens utilisent
depuis le milieu des années 1970 un relevé des œufs pour évaluer l’abondance du
maquereau. En eaux canadiennes, des relevés exploratoires d’ichthyoplancton ont
été réalisés dès le milieu des années 1960. Les résultats de ces relevés ont démontré
que le sud du golfe du Saint-Laurent représentait la principale aire de ponte du
maquereau et que cette dernière était réalisée principalement au cours des mois
de juin et juillet.
Les premiers relevés des œufs axés sur l’évaluation de l’abondance du maquereau
ont été effectués au début des années 1980. Au cours des ans, diverses modifications
ont été apportées à ces relevés afin d’en améliorer les résultats. Ces derniers
sont utilisés pour évaluer l’abondance de la biomasse du maquereau se reproduisant
dans le sud du golfe du Saint-Laurent et comme un indice d’abondance relatif de
la population fréquentant les eaux canadiennes.
7.2
Problèmes occasionnés par des changements océanographiques
Des conditions environnementales particulières (eaux froides) prévalent depuis
quelques années dans le sud du golfe du Saint-Laurent. Parallèlement à ces dernières,
une baisse importante de la biomasse reproductrice a été mesurée par le relevé des
œufs. Une baisse des débarquements dans le sud du Golfe est aussi associée à cette
baisse de biomasse. La migration printanière du maquereau pourrait être retardée
ou se produire ailleurs afin d’éviter les eaux froides du golfe du Saint-Laurent.
Ces changements de routes de migration pourraient aussi être à l’origine de la hausse
importante des débarquements sur la côte est de Terre-Neuve.
7.3
Évaluation analytique
Aucune évaluation analytique ne peut être réalisée pour l’instant en raison des
problèmes liés à la mauvaise qualité des données de pêche (ex. : sous-estimation
de la capture à l’âge) et aux incertitudes associées aux résultats des derniers
relevés des œufs.
7.4
Approche de précaution
Chez les poissons démersaux, des points de référence ont été déterminés à partir
des relations stock-recrutement provenant des évaluations analytiques. Cette approche
ne peut être utilisée pour le maquereau en absence d’une évaluation analytique adéquate.
7.5
Sources d’incertitude
7.5.1 Captures non enregistrées
Les captures de maquereau utilisées en guise d’appât n’apparaissent pas dans
les statistiques officielles du Ministère, celles-ci étant établies à partir des
récépissés d’achat provenant des ventes aux usines ou du pesage à quai. La pêche
sportive, très populaire durant les mois d’été, n’est pas davantage comptabilisée.
Comme ces activités sont pratiquées partout dans l’est du Canada, il se peut que
les prises réelles de maquereau soient grandement sous-estimées.
7.5.2 Rejets de petits maquereaux
Une observation inquiétante qui a été rapportée par un grand nombre de pêcheurs
pour le sud du golfe du Saint-Laurent au cours des dernières années concerne les
rejets en mer d’un très grand nombre de petits maquereaux dont la longueur était
inférieure à la taille minimale de capture ou inférieure à celle demandée par l’industrie.
Ces rejets, d’une pêche à la ligne, ont occasionné des mortalités qu’il est difficile
de quantifier. Cependant, étant donné la prédominance de la pêche à ligne à main
dans le sud du Golfe à l’automne, les rejets sont une source majeure d’inquiétude.
7.5.3 Définition des engins de pêche
La turlutte mécanique est de plus en plus employée par les pêcheurs du sud du
golfe du Saint Laurent. Le système de collecte de données qui est présentement en
place ne permet pas de distinguer cet engin de pêche de la turlutte traditionnelle
ou de la ligne à main.
7.6
Recherche et perspectives
7.6.1 Plan de travail
Le plan de travail présenté à l’Annexe 2 décrit les principaux projets de recherche
qui devraient être réalisés dans le but d’améliorer nos connaissances sur la biologie,
la distribution et l’abondance du maquereau, non seulement en eaux canadiennes mais
aussi pour tout le nord ouest de l’Atlantique.
Parmi ces projets, deux sont prioritaires et devraient être réalisés le plus
rapidement possible. Le premier concerne le relevé des œufs, c’est-à-dire son extension
à l’extérieur du golfe du Saint Laurent de façon à tenir compte des changements
récents de distribution. Nous recommandons de plus la réalisation d’un relevé international
des œufs qui couvrirait les aires de ponte situées en eaux américaines. Un tel relevé
n’a jamais été réalisé dans le nord-ouest de l’Atlantique.
Le second projet prioritaire concerne l’identité ou la discrimination du ou des
stocks de maquereau fréquentant les eaux du nord-ouest de l’Atlantique. Les résultats
d’un tel projet auront un impact direct sur les discussions à venir concernant le
partage de la ressource entre les États-Unis et le Canada.
Finalement, le plan de travail fait allusion à la collaboration de l’industrie
dans la réalisation de certains projets de recherche. Cette collaboration qui peut
s’exprimer sous différentes formes, est essentielle compte tenu des besoins de l’industrie
et des connaissances acquises au cours des ans, et de génération en génération,
par les gens et les communautés vivant de la pêche du maquereau. Le maintien de
cette pêche et des traditions qui y sont associées, son avenir et la conservation
à long terme du maquereau sont des objectifs qui relèvent aussi de la responsabilité
de l’industrie. Le rôle de tout biologiste évaluateur est d’aider l’industrie à
atteindre ces objectifs.
7.7
Références
Grégoire, F. 2000 (éd.). Le maquereau bleu (Scomber scombrus
L.) des sous-régions 2 à 6 de l’OPANO. Secr. can. de consult. sci. du MPO,
Doc. de rech. 2000/021. 452 pp.
Molloy, J. 2004. The Irish mackerel fishery and the making of an industry. Killibegs
Fishermen Organisation Ltd. Marine Institute. Ireland. 245 pp.
MPO, 2007. Évaluation du stock de maquereau bleu du nord-ouest de l’Atlantique
(sous-régions 3 et 4) en 2006. Secr. can. de consult. sci. du MPO, Avis sci. 2007/012.
Savenkoff, C., F. Grégoire, M. Castonguay, D. P. Swain, D. Chabot, and J. M.
Hanson. 2005. Main prey and predators of Atlantic mackerel (Scomber
scombrus L.) in the northern and southern Gulf of St. Lawrence during the
mid-1980s, mid-1990s, and early 2000s. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci. 2619. v
+ 29 pp.
7.8
Site Internet
On peut consulter les avis scientifiques et les documents connexes sur le site
Web du Secrétariat canadien de consultation scientifique :
http://www.dfo-mpo.gc.ca/csas/
8.
PROBLÈMES DE GESTION ACTUELS
8.1
Capacité de pêche
Compte tenu des hausses récentes dans les débarquements commerciaux et des incertitudes
concernant les prises non déclarées (pêche d’appâts et pêche sportive) ainsi que
les renseignements scientifiques ayant trait au niveau de biomasse, le niveau de
capacité de la pêche (active et latente) au maquereau bleu soulève des inquiétudes.
Par conséquent, en 2007, on a suspendu l’autorisation de nouvelles activités de
pêche du maquereau à engins mobiles, y compris les nouvelles activités de chalutage
pélagique.
8.2
Déclaration des prises
La majorité des débarquements commerciaux de maquereau est enregistrée avec le
MPO aux moyens du Programme de vérification à quai, des rapports radio, et des reçus
d’achat des usines de transformation. Les prises de maquereau-appât ne figurent
pas dans les statistiques officielles du MPO, cependant et les captures de la pêche
sportive n’y figurent pas non plus. Étant donné que ces activités sont courantes
dans plusieurs régions des Maritimes et du Québec, il est possible que l’on sousestime
le taux de capture réel du maquereau. Les régions du MPO, en consultation avec des
membres locaux de l’industrie, travaillent à l’adoption de mécanismes pour améliorer
la qualité des données (actualité, fiabilité, etc.) tout en reconnaissant les différences
et les contraintes régionales ou liées à la pêche d’espèces particulières. Un permis
de pêche récréative en mer, couramment à l’étude, pourrait fournir un moyen pour
obtenir les données de la pêche récréative.
8.3
Allocation des contingents
Dans le contexte de l’augmentation des débarquements, en particulier ceux qu’effectue
la flottille côtière (bateaux de pêche de moins de 19,8 m [65 pi]), et en tenant
compte de l’objectif de gestion qui accorde un accès prioritaire à cette flottille,
le CCMB a accepté une approche souple de gestion du TAC. En vertu de cette approche,
si les bateaux de pêche de moins de 19,8 m (65 pi) atteignent leur part du taux
de capture autorisé (c.-à-d. 60 % du TAC) et qu’il reste une portion inutilisée
du contingent des flottilles de plus de 19,8 m (65 pi), on peut envisager de permettre
aux bateaux de pêche de moins de 19,8 m (65 pi) de poursuivre la pêche, dans les
limites du TAC global.
8.4
Recherche scientifique
En général, les intervenants s’entendent pour dire qu’il faut affecter plus de
ressources à la recherche sur le maquereau. On s’inquiète du fait que les constatations
du relevé des œufs dans le Golfe ne s’appliquent plus, car la répartition du maquereau
a changé et que le relevé n’a pas été mené au bon moment de l’année. Les membres
du CCMB ont indiqué qu’ils accepteraient de contribuer aux travaux scientifiques.
9.
OBJECTIFS À LONG TERME DE LA PÊCHE
- Conserver la ressource à des fins d’utilisation durable à long terme.
- Cogérer la ressource pour s’assurer de la participation pleine et entière
des intervenants (les titulaires des permis de pêche du maquereau), et établir
des partenariats, s’il y a lieu.
- Accorder à la flottille côtière l’accès prioritaire à la pêche du maquereau.
- Protéger les marchés traditionnels de la pêche côtière.
10.
OBJECTIFS DE GESTION PARTICULIERS
10.1 Conservation
et durabilité
Dans le cadre de la pêche du maquereau, l’un des principaux objectifs est d’améliorer
la collecte et la gestion de données par le truchement de régimes de gestion régionaux
qui permettront la collecte de données sur les prises de façon plus efficace et
au moment qui convient. Pour ce faire, on pourra notamment mettre en place des programmes
de vérification à quai ou des journaux de bord. En 2007, la Région de Terre-Neuve-et-Labrador
a introduit un programme de vérification à quai global pour toutes les prises commerciales
de petits poissons pélagiques (le maquereau, le hareng et le capelan). Les débarquements
dans cette Région constituent approximativement 80% des débarquements de maquereau
dans tout le Canada atlantique et Québec. Le Ministère prendra également des mesures
pour s’assurer qu’on utilise les données au moment opportun dans les processus de
gestion des contingents et d’évaluation des stocks. De plus, le Ministère pourrait
avoir recours à un régime de délivrance des permis de pêche récréative en mer afin
de recueillir des données sur les prises de cette pêche. On évaluera dans quelle
mesure l’objectif d’amélioration des statistiques sur la pêche aura été atteint
au cours de l’analyse menée chaque année après la saison de pêche.
Selon la recommandation du Comité consultatif du maquereau bleu, il est essentiel
de mener des études plus poussées sur le maquereau, et les membres de l’industrie
ont indiqué leur volonté d’y contribuer en fournissant du temps de navire, en participant
à la collecte d’échantillons, etc. (voir le procès-verbal de la réunion du CCMB
tenue les 7 et 8 février :
http://www.dfo-mpo.gc.ca/communic/fish_man/Reports-Rapports/AMAC-CCMB/AMAC-CCMB_070207_f.htm.
On trouvera un plan de travail proposé relatif aux projets de recherche à l’annexe
2). Il est également urgent de recueillir des données plus précises sur la pêche
d’appâts et la pêche sportive, ce qui améliorera beaucoup l’évaluation globale des
stocks.
10.2 Considérations
et obligations internationales
On trouve deux composantes du stock de maquereau dans l’Atlantique Nord-Ouest,
et chacune a ses propres zones de frai. La composante qui se trouve au sud fraie
en mars et en avril le long de la côte des États de New York et du New Jersey, et
celle au nord fraie en juin et en juillet, principalement dans le golfe du Saint-Laurent.
En raison de la nature transfrontalière des composantes, on considère qu’il est
essentiel de mettre en place un plan de gestion mixte (international) pour assurer
la durabilité à long terme de la pêche dans les deux pays. On a amorcé un dialogue
avec les États-Unis afin de créer un groupe de travail conjoint qui favorisera la
coopération dans la gestion du stock. Avant d’établir un régime de gestion, il est
nécessaire de mieux comprendre la biomasse du maquereau et sa répartition dans les
eaux des deux pays. Pour commencer, le Canada examine la possibilité de procéder
à un relevé conjoint des œufs, à la fois dans les eaux canadiennes et américaines,
afin d’obtenir l’information nécessaire.
10.3 Considérations
nationales
a) Autochtones
Le MPO a pour politique d’encourager la participation et l’intégration des Autochtones
aux pêches commerciales côtières.
Actuellement, 212 permis de pêche du maquereau sont délivrés à des groupes autochtones
au Canada atlantique, dont la plupart (181) est dans la Région de Golfe. Ces permis
ont été retirés, puis remis aux groupes autochtones dans le cadre du Programme de
transfert des allocations aux Autochtones (PTAA) du MPO, un élément de la Stratégie
relative aux pêches autochtones (SRAPA). Conformément à l’objectif global du MPO
visant la conservation des ressources, le PTAA facilite le retrait volontaire de
permis de pêche commerciale et la délivrance de ces permis aux groupes et aux organisations
autochtones admissibles, de façon à ne pas intensifier l’effort de pêche.
b) Pêche sportive
Quiconque peut s’adonner à la pêche sportive au maquereau au moyen d’une ligne
à main ou d’une canne à pêche, sans permis. La pêche sportive au maquereau a pris
beaucoup d’ampleur au cours des dernières années. Certaines incertitudes relatives
aux prises non déclarées de la pêche sportive inquiètent tout autant les gestionnaires
des pêches que les chercheurs. Il faudra trouver un mécanisme qui permettra de mieux
quantifier les prises de cette pêche. La délivrance de permis de pêche sportive
au maquereau pourrait constituer un moyen pour le Ministère d’obtenir des données
sur la capture dans ce secteur de la pêche. Le MPO travaille actuellement à établir
un programme cohérent de délivrance de permis de pêche sportive à l’échelle de l’Atlantique.
c) Pêche commerciale
Le Ministère, en collaboration avec l’industrie, tâchera de maximiser la valeur
des contingents disponibles pour l’industrie de la pêche commerciale et l’industrie
de la transformation.
d) Pêche exploratoire
À l’heure actuelle, on a suspendu la délivrance de nouveaux permis de pêche à
engins mobiles pour la pêche du maquereau bleu dans les eaux canadiennes. Les régions
du MPO évaluent le renouvellement des permis de pêche exploratoire une fois par
année.
Les titulaires de permis de pêche exploratoire peuvent être tenus de signer un
protocole d’accord comportant des modalités visant à protéger les marchés traditionnels
de la pêche côtière.
Les titulaires de permis de pêche exploratoire doivent utiliser des navires canadiens.
10.4 MESURES
DE GESTION, en vigueur à partir de 2007
10.4.1 Saisons de pêche
Les saisons de pêche sont définies dans les mesures régionales de gestion, annexes
3 à 6.
10.4.2 Contrôle et surveillance des activités
de pêche
Le TAC à l’échelle de l’Atlantique constitue le principal mécanisme de contrôle
de la pêche du maquereau bleu. Le TAC est pêché de façon concurrentielle dans quatre
régions du MPO (Golfe, Maritimes, Terre-Neuve-et-Labrador et Québec).
La surveillance des activités de pêche et des prises est assurée par la vérification
à quai, les observateurs en mer, les rapports radio liés à l’arrivée et au départ,
les rapports radio avec les acheteurs et les bordereaux d’achat ainsi que les journaux
de bord.
Les activités de pêche sont limitées aux zones indiquées dans les mesures régionales
de gestion, annexes 3 à 6.
10.4.3 Allocation des contingents
On revoit chaque année le total admissible des captures (TAC), et on le modifie
si nécessaire, conformément aux recommandations scientifiques et aux consultations
auprès de l’industrie.
Les modalités actuelles de partage du TAC accordent 60 % des allocations aux
bateaux de pêche de moins de 19,8 m (65 pi), et 40 % aux bateaux de pêche de 19,8
m (65 pi) ou plus. La pêche s’effectue sur une base concurrentielle selon ces allocations.
Si, au cours d’une année visée par le plan, les bateaux de pêche de moins de 19,8
m (65 pi) atteignent leur part des allocations (c.-à-d. 60 % du TAC) et que le contingent
des bateaux de plus de 19,8 m (65 pi) n’est pas encore atteint, on peut envisager
de permettre aux bateaux de pêche de moins de 19,8 m (65 pi) de continuer à pêcher
dans les limites du TAC global.
10.4.4 Autres éléments pertinents
a) Délivrance des permis
L’accès à la pêche du maquereau est limité, sauf en ce qui a trait à la délivrance
de permis de pêche à engins fixes, comme on l’indique dans les mesures régionales
de gestion, aux annexes 3 à 6.
En 2006, un gel sur les nouvelles activités de pêche du maquereau avec les chaluts
pélagiques était mis en place. Cette mesure continue en 2007 ainsi qu’un gel sur
la délivrance de tous nouveaux permis de pêche à engins mobiles pour la pêche du
maquereau.
Les titulaires de permis de pêche exploratoire peuvent être tenus de signer un
protocole d’accord comportant des modalités visant à protéger les marchés traditionnels
de la pêche côtière. Les titulaires de permis de pêche exploratoire doivent utiliser
des navires canadiens. Les régions du MPO évaluent le renouvellement des permis
de pêche exploratoire une fois par année.
Les politiques particulières régissant la délivrance de permis de pêche commerciale
au Canada atlantique sont contenues dans la Politique d’émission des permis pour
la pêche commerciale dans l’est du Canada (http://www.dfo-mpo.gc.ca/communic/lic_pol/index_f.htm).
Certaines politiques régionales relatives à la délivrance des permis peuvent
également s’appliquer. Les mesures régionales de gestion, aux annexes 3 à 6, comportent
les dispositions particulières liées à la délivrance des permis dans chaque région.
b) Lois et règlements clés
- Loi sur les pêches
- Règlement de pêche (dispositions générales)
- Règlement de pêche de l’Atlantique de 1985
- Loi sur les océans
- Loi sur les espèces en péril
c) Mesures de réglementation
Taille minimale
En vertu de la réglementation, il est interdit de pêcher, d’acheter, de vendre
ou de posséder du maquereau d’une longueur de moins de 25 cm. Toutefois, cette interdiction
ne s’applique pas si ces petits individus sont capturés lors d’activités de pêche
du maquereau dirigées et que le nombre de prises trop petites au cours du voyage
de pêche ne dépasse pas 10 % (en nombre) du total des prises de maquereau de plus
grande taille. De plus, l’exigence de la réglementation portant sur la taille minimale
ne s’applique pas à la capture du maquereau au moyen de filets maillants.
Prises accessoires de maquereau à l’occasion d’autres pêches
Une personne qui n’est pas autorisée à pêcher le maquereau et qui s’adonne à
la pêche du hareng peut capturer du maquereau dans une proportion allant jusqu’à
10 % du poids total des prises de hareng.
Prises accessoires d’autres espèces à l’occasion de la pêche du maquereau
Le hareng est la seule espèce que l’on peut conserver en tant que prise accessoire
durant la pêche du maquereau. En ce qui a trait aux zones de pêche où il existe
des contingents de hareng, on soustraira les prises de hareng du contingent de la
flottille ou du contingent individuel, selon le cas. Dans une pêcherie dirigée au
maquereau, on peut garder les harengs capturés accidentellement en une quantité
n’excédant pas 10%, en poids, des maquereaux pris et gardés au cours de l’expédition
de pêche. La prise accidentelle du hareng en quantité de plus de 10% est permis
à un détenteur d’un permis de pêche pour le hareng, avec un engin de pêche, dans
une zone et au temps où la capture du hareng est permise. Au besoin, le directeur
général régional du MPO peut modifier les limites de prises accessoires.
Si le hareng est rejeté en grande quantité, on considérera la prise de mesures
plus restrictives, notamment :
- la réduction du niveau des prises accessoires, à 0 %;
- la fermeture temporaire de la pêche du maquereau dans la zone concernée;
- la fermeture complète de la pêche du maquereau pour le reste de la saison;
- l’accroissement de la présence des observateurs en mer financés par l'industrie.
Engins
Dans toutes les régions, les pêcheurs qui se servent de filets maillants doivent
utiliser un maillage inférieur à 83 mm. Des restrictions s’appliquent également
à l’utilisation de filets maillants en monofilament.
Il existe d’autres exigences propres à chaque région concernant les engins de
pêche, tel qu’énoncé dans les mesures régionales de gestion, aux annexes 3 à 6.
d) Sécurité en mer
Il convient de s’assurer que la mise en œuvre du présent plan ne nuira pas à
la sécurité des pêcheurs en mer. Au moment de sa rédaction, le plan ne comportait
aucun aspect qui le rendrait incompatible avec les lois et la réglementation fédérales
et provinciales applicables portant sur la santé et la sécurité en mer. En vertu
d’un protocole d’entente entre le MPO et Transports Canada, ces deux ministères
travailleront en collaboration avec des intervenants et des représentants d’autres
ministères, par le truchement de comités existants, afin de trouver et de proposer
des solutions pour améliorer la sécurité en mer. On intégrera des mesures particulières
dans de futurs plans de gestion.
À Terre-Neuve-et-Labrador, on a annoncé en avril 2007 des modifications à la
politique du MPO liée au remplacement des bateaux de pêche (http://www.dfo-mpo.gc.ca/media/newsrel/2007/nl-tnl12_f.htm).
Ces modifications assouplissent les règles qui régissent l’acquisition, par les
propriétaires d’entreprises du Noyau à Terre-Neuve-et-Labrador, de bateaux de pêche
de plus grande taille, afin de résoudre certains problèmes liés au caractère saisonnier
de la pêche, à la qualité du poisson, au confort et à la sécurité des équipages,
au rendement du carburant, et à d’autres questions opérationnelles.
11. MESURES
D’APPLICATION DES RÈGLEMENTS
11.1 Vue d’ensemble
Les activités d’application des règlements visant la pêche du maquereau ne sont
pas très nombreuses. Toutefois, la pêche du maquereau se déroule souvent près d’activités
de pêche d’autres espèces dans le cadre desquelles les patrouilles sont plus fréquentes.
La pêche à la trappe en filet dans la baie St. Margaret’s en est un bon exemple,
car elle a lieu dans une zone où se déroulent un grand nombre de pêches d’autres
espèces, pour lesquelles les agents doivent effectuer des patrouilles.
11.2 Activités
principales / bateaux de patrouille / surveillance aérienne
Des agents de pêche ont consacré environ 2 370 heures à la surveillance de la
pêche du maquereau bleu en 2007 dans toutes les zones, une hausse substantielle
par rapport aux 1 000 heures qui y étaient consacrées en 2001. Il s’agissait principalement
de patrouilles à bord de petits bateaux et de vérifications à quai. La surveillance
aérienne de la pêche du maquereau est plutôt une activité secondaire des patrouilles
visant d'autres activités. On trouvera au Tableau 6 le profil des infractions à
la pêche du maquereau depuis 2002.
11.3 Problèmes
et stratégies d'application des règlements
| Problème |
Stratégie |
| Pêche
en période de fermeture/dans une zone fermée |
Surveillance aérienne/patrouilles
des zones de pêche; enquêtes relatives aux plaintes et suivi comportant les
mesures appropriées.
|
| Prises accessoires de saumon et
de poisson de fond dans les trappes à poisson pélagique |
Vérifications en mer visant les
prises accessoires, les exigences en matière de maillage et le respect des conditions
de permis; déploiement d’observateurs pour surveiller la pêche; vérification
à quai des prises; recommandation de fermeture de la pêche si le taux de prises
accessoires est trop élevé.
|
| Possession de maquereau n’atteignant
pas la taille minimale |
Vérifications en mer afin d’échantillonner
les prises de maquereau pour s’assurer que les exigences relatives à la taille
sont respectées; déploiement d’observateurs afin de procéder à des échantillonnages
aléatoires; vérification à quai; recommandation de fermeture de la pêche si
le pourcentage de prises de petite taille est trop élevé.
|
| Toute infraction liée à la conservation |
Stratégie de communication proactive,
publication des condamnations pour infractions liées à la conservation; inciter
les tribunaux à imposer des amendes qui constituent une mesure dissuasive adéquate. |
12.
AUTRES RESPONSABILITÉS
12.1 Industrie/pêcheurs
S’il y a lieu, les pêcheurs doivent :
- payer les droits de permis de pêche;
- présenter les données relatives à la pêche, p. ex. le journal de bord comportant
des données scientifiques, afin de contribuer en permanence à la recherche;
- assumer tous les coûts liés au programme de vérification à quai;
- embarquer les observateurs, sur demande, et assumer les frais et dépenses
liés au déplacement et à l’hébergement des observateurs les jours en mer;
- effectuer un échantillonnage des prises en mer.
- Au besoin, tous les intervenants de la pêche du maquereau bleu doivent également
:
- fournir des conseils indépendants et des recommandations quant aux questions
de conservation et au total admissible des captures;
- formuler des avis sur les objectifs de conservation, les moyens de les atteindre,
l’application des mesures de gestion, ainsi que les aspects socioéconomiques et
les effets des mesures de gestion proposées;
- élaborer des propositions de gestion;
- déterminer les activités que l’on peut prendre en charge dans le cadre d’une
approche de cogestion;
- participer à la gestion de la pêche dans le cadre d’une approche de cogestion,
s’il y a lieu;
- à noter : il revient aux gouvernements provinciaux de délivrer les permis
relatifs aux activités de transformation du poisson.
Au besoin, tous les intervenants de la pêche du maquereau
bleu doivent également :
- fournir des conseils indépendants et des
recommandations quant aux questions de conservation et au total admissible des
captures;
- formuler des avis sur les objectifs de conservation,
les moyens de les atteindre, l’application des mesures de gestion, ainsi que
les aspects socioéconomiques et les effets des mesures de gestion proposées;
- élaborer des propositions de gestion;
- déterminer les activités que l’on peut prendre en
charge dans le cadre d’une approche de cogestion;
- participer à la gestion de la pêche dans le cadre d’une
approche de cogestion, s’il y a lieu;
- à noter : il revient aux gouvernements provinciaux de
délivrer les permis relatifs aux activités de transformation du poisson.
12.2 Ministère
des Pêches et des Océans
Le ministère des Pêches et des Océans couvre les coûts d’administration internes
liés à la vérification à quai et aux observateurs en mer, ainsi que les coûts de
fonctionnement normaux liés à d’autres mesures de surveillance périodiques des débarquements
de même qu’à la gestion et à la surveillance de la pêche; les coûts associés à la
planification, à l’orientation et à l’analyse ainsi qu’à l’établissement des rapports
ayant trait au programme scientifique; les consultations auprès de l’industrie dans
les forums publics; et les rapports sur la pêche établis selon divers moyens. Voir
l’annexe 7 pour connaître les rôles et responsabilités particuliers des différents
secteurs du MPO et la liste des personnes-ressources au MPO, en ce qui concerne
le présent plan.
13. ÉVALUATION
DU RENDEMENT
Les mesures relatives à la pêche du maquereau bleu sont revues chaque année,
tant au niveau local qu’au niveau régional du MPO, et par un groupe de travail interrégional
du MPO dirigé par la Gestion des ressources à Ottawa. Ces examens ont lieu chaque
année après la saison de pêche, en général en janvier. Si le rendement de la pêche
ou les mesures de gestion sont jugés inadéquats, on envisagera d’adopter des modifications
et de les mettre en œuvre. Au MPO, on tente d’adopter la gestion par objectifs dans
la pêche du maquereau, en consultation avec l’industrie. Les objectifs quantifiables
qui seront établis au fil des ans pour cette pêche permettront d’évaluer, au cours
des examens annuels, dans quelle mesure ces objectifs ont été atteints et d’apporter
les changements nécessaires.
Tableau
1. Débarquements (t) annuels de maquereau bleu par province canadienne (sous-zones
3 et 4 de l’OPANO) depuis 1995.
(PDF)
| |
MOYENNE / AVERAGE |
|
PROVINCE
|
ANNÉE / YEAR |
|
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
2005 |
2006 |
2007* |
(1995-2006) |
| Nouvelle-Écosse
/ Nova Scotia
|
6,681
|
5,517
|
5,669
|
4,562
|
4,797
|
4,546
|
4,058
|
3,989
|
7187
|
5,325
|
4,935
|
2,577
|
2,337
|
4,987 |
| Nouveau-Brunswick
/ New Brunswick
|
2,206
|
2,684
|
1,990
|
1,682
|
1,373
|
972
|
2,199
|
2,182
|
1734
|
1,398
|
1,047
|
1,517
|
0
|
1,749 |
| Île-du-Prince-Édouard
/ Prince Edward Island |
2,518
|
4,018
|
6,693
|
6,784
|
3,842
|
4,134
|
5,886
|
6,181
|
4543
|
4,692
|
4,946
|
3,617
|
30
|
4,821 |
| Québec
|
3,382
|
4,317
|
5,769
|
4,066
|
5,104
|
1,711
|
2,904
|
4,095
|
4380
|
1,618
|
1,035
|
1,818
|
857
|
3,350 |
| Terre-Neuve /
Newfoundland
|
2,919
|
3,857
|
1,188
|
2,149
|
1,445
|
2,020
|
8,810
|
17,955
|
26631
|
40,333
|
42,315
|
44,147
|
44,032
|
16,148 |
| Non déterminé
/ Unknown
|
0
|
0
|
0
|
91
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
8 |
|
TOTAL |
17,706 |
20,394 |
21,309 |
19,334 |
16,561 |
13,383 |
23,857 |
34,402 |
44,475 |
53,365 |
54,279 |
53,676 |
47,256 |
*Preliminary / Préliminaire
Tableau
2. Débarquements (t) annuels de maquereau bleu par engin de pêche pour les sous
zones 3 et 4 de l’OPANO depuis 1995.
(PDF)
|
ENGIN / GEAR
|
ANNÉE / YEAR
|
MOYENNE / AVERAGE |
|
1995 |
1996 |
1997 |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
2005 |
2006 |
2007* |
(1995-2006) |
| Chalut /
Trawl
|
59 |
68 |
92 |
9 |
12 |
1 |
3 |
5 |
0 |
2 |
1 |
7 |
7 |
22 |
| Chalut pélagique
/ Midwater trawl**
|
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
14 |
0 |
1 |
| Senne ''Tuck''
/ Tuck-Ring Seine |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
2,448 |
6,393 |
4,748 |
3,560 |
1,132 |
| Senne Bourse
/ Purse Seine < 65' |
1,415 |
1,853 |
801 |
1,406 |
1,044 |
1,348 |
4,443 |
10,833 |
11,668 |
25,334 |
28,212 |
29,161 |
26,650 |
9,793 |
| Senne Bourse
/ Purse Seine > 65' |
1,312 |
1,782 |
315 |
167 |
304 |
492 |
3,579 |
6,074 |
14,645 |
11,612 |
5,065 |
6,011 |
8,686 |
4,280 |
| Autres Sennes
/ Other Seines |
0 |
0 |
9 |
0 |
0 |
0 |
227 |
0 |
0 |
0 |
845 |
2,696 |
4,056 |
315 |
| Filet maillant
/ Gillnet |
4,481 |
6,420 |
6,657 |
7,638 |
5,128 |
5,294 |
6,554 |
5,000 |
4,541 |
4,734 |
3,929 |
4,508 |
847 |
5,407 |
| Trappe /
Trap |
4,728 |
3,821 |
3,889 |
3,999 |
4,057 |
3,920 |
0 |
2,073 |
3,628 |
4,690 |
3,330 |
2,354 |
2,842 |
3,374 |
| Palangre
/ Longline |
0 |
0 |
0 |
7 |
3 |
3 |
20 |
18 |
13 |
3 |
59 |
48 |
0 |
15 |
| Ligne à main
/ Handline
|
899 |
1,231 |
3,029 |
1,998 |
569 |
90 |
160 |
169 |
9 |
694 |
1,119 |
3,244 |
607 |
1,101 |
| Turlutte
/ Jigger |
3,823 |
4,708 |
6,204 |
3,651 |
5,435 |
2,229 |
5,676 |
9,839 |
9,856 |
3,843 |
5,296 |
877 |
1 |
5,120 |
| Fascine /
Weir |
177 |
0 |
1 |
141 |
8 |
0 |
3,148 |
48 |
74 |
2 |
20 |
3 |
0 |
302 |
| Autres /
Other |
812 |
510 |
313 |
320 |
0 |
5 |
0 |
344 |
40 |
2 |
4 |
2 |
0 |
196 |
| Non déterminé
/ Unknown
|
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
46 |
0 |
0 |
0 |
6 |
4 |
0 |
5 |
|
TOTAL |
17,706 |
20,394 |
21,309 |
19,334 |
16,561 |
13,383 |
23,857 |
34,402 |
44,475 |
53,365 |
54,279 |
53,676 |
47,256 |
* Préliminaire / Preliminary
** Chalut pélagique, pêche exploratoire en Nouvelle-Écosse / Midwater trawl,
exploratory fishery in Nova Scotia
Tableau
3. Permis de pêche du maquereau bleu en 2006
(PDF)
|
RÉGION DU MPO NOMBRE DE PERMIS EN 2006 |
|
[ E N G I N S F I X E S ] |
|
DFO REGION
|
Fascines à maquereau |
Ligne |
Filet maillant |
Trappe en filet |
Senneurs mobiles < 65 pi |
Senneurs mobiles > 65 pi |
Permis d’appât |
TOTAL |
| Québec |
s/o |
30 |
720* |
8 |
23 |
s/o |
1 044 |
1 825 |
| Terre-Neuve-et-Labrador** |
s/o |
←
|
2 450 |
→
|
287 |
5 |
2 770
|
5 512 |
| Golfe |
s/o |
484 |
2 413* |
20 |
304 |
4 |
2 364 |
5 589 |
| Maritimes |
49 |
1 035 |
1 706* |
206 |
44 |
18 |
1 198 |
4 256 |
| TOTAL** |
49 |
← |
9 072 |
→ |
658 |
27 |
7 376 |
17 182 |
* La plupart sont autorisés aussi à utiliser des lignes à main.
** Pas de données ventilées en ce qui concerne les permis d’utilisation d’un engin
fixe (y compris les sennes-barrages et les sennes-barrages modifiées [sennes « tuck
»], les trappes, filets maillants et lignes à main).
Tableau
4. Débarquements annuels de maquereau par division de l’OPANO depuis 2000
(PDF)
DIVISION ET RÉGION
/
DIVISION AND AREA |
ANNÉE /
YEAR |
MOYENNE /
AVERAGE |
| 1995
|
1996
|
1997
|
1998
|
1999
|
2000
|
2001
|
2002
|
2003
|
2004
|
2005
|
2006
|
2007*
|
(1995-2006) |
| 3K
|
11
|
3
|
0
|
0
|
0
|
0
|
322
|
6,566
|
588
|
16,360
|
24,024
|
19,158
|
8,611
|
5,586 |
| 3L
|
11
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
10
|
3
|
0
|
59
|
4,068
|
7,925
|
10,552
|
1,006 |
| 3P
|
90
|
60
|
8
|
65
|
7
|
19
|
102
|
135
|
105
|
30
|
82
|
266
|
294
|
81 |
| 4R
|
2,807
|
3,794
|
1,181
|
2,175
|
1,438
|
2,001
|
8,375
|
11,251
|
25,938
|
23,885
|
14,141
|
16,799
|
24,577
|
9,482 |
| 4S
|
30
|
9
|
1
|
1
|
2
|
0
|
16
|
2
|
0
|
0
|
35
|
76
|
19
|
14 |
| 4T
|
8,184
|
11,358
|
15,358
|
12,739
|
10,562
|
7,005
|
11,915
|
14,251
|
14,106
|
8,790
|
9,238
|
7,851
|
867
|
10,947 |
| 4V
|
1,475
|
1,591
|
838
|
554
|
762
|
576
|
125
|
308
|
60
|
13
|
126
|
224
|
375
|
554 |
| 4W
|
622
|
1,182
|
716
|
138
|
127
|
120
|
248
|
115
|
9
|
59
|
36
|
75
|
57
|
287 |
| 4X
|
4,477
|
2,398
|
3,208
|
3,662
|
3,663
|
3,663
|
2,743
|
1,771
|
3,669
|
4,169
|
2,529
|
1,303
|
1,905
|
3,105 |
|
Plateau néo-écossais (4VWX) /
Scotian Shelf (4VWX)
|
6,574
|
5,170
|
4,762
|
4,355
|
4,552
|
4,358
|
3,117
|
2,194
|
3,737
|
4,241
|
2,691
|
1,602
|
2,336
|
3,946 |
| Golfe du Saint-Laurent (4RST)
/ Gulf of St. Lawrence (4RST) |
11,021
|
15,161
|
16,540
|
14,914
|
12,002
|
9,006
|
20,306
|
25,504
|
40,044
|
32,676
|
23,414
|
24,726
|
25,462
|
20,443 |
| Côtes est et sud de Terre-Neuve
(3KLP) / Eastern and southern
coasts of Newfoundland (3KLP) |
112
|
63
|
8
|
65
|
7
|
19
|
434
|
6,704
|
693
|
16,449
|
28,174
|
27,348
|
19,457
|
6,673 |
| TOTAL
|
17,706
|
20,394
|
21,309
|
19,334
|
16,561
|
13,383
|
23,857
|
34,402
|
44,475
|
53,365
|
54,279
|
53,676
|
47,256
|
Tableau
5. Exportations canadiennes de maquereau bleu
| Année |
Etats-Unis |
Japon |
Chine |
Bulgarie |
Roumanie |
Russie |
Lituanie |
Totale |
Tous les pays |
| 2002
|
1,129
|
2,819
|
2,348
|
560
|
1,382
|
259
|
77
|
8,574
|
14,573 |
| 2003
|
1,058
|
3,935
|
6,040
|
3,345
|
3,007
|
529
|
79
|
17,993
|
21,604 |
| 2004
|
1,741
|
4,011
|
10,118
|
2,796
|
1,745
|
1,194
|
403
|
22,008
|
26,227 |
| 2005
|
2,157
|
6,607
|
8,950
|
2,270
|
4,608
|
1,541
|
773
|
26,906
|
33,572 |
| 2006
|
1,702
|
605
|
5,227
|
5,667
|
1,163
|
2,277
|
409
|
17,050
|
33,285 |
Tableau 6. Profil des infractions liées à la pêche
du maquereau bleu depuis 2002
| TYPE D’INFRACTION |
2002
|
2003
|
2004
|
2005
|
2006
|
2007 |
| Zone/Période |
0
|
1
|
1
|
0
|
2
|
0 |
| Agression / Obstruction |
0
|
2
|
0
|
0
|
3
|
0 |
| Engins–illégaux/utilisés illégalement |
1
|
2
|
2
|
3
|
2
|
0 |
| L’achat/la vente/la possession illégal(e) |
1
|
0
|
1
|
1
|
22
|
3 |
| Immatriculation/Permis |
46
|
19
|
10
|
7
|
19
|
16 |
| Déclaration des prises |
0
|
0
|
0
|
2
|
2
|
0 |
| Limite de taille |
0
|
0
|
0
|
0
|
2
|
0 |
 ANNEXE 2
PLAN DE TRAVAIL RELATIF AUX PROJETS
DE RECHERCHE SUR LE MAQUEREAU BLEU
(PDF)
|
MAQUEREAU BLEU DU NORD-OUEST
DE L'ATLANTIQUE
- PLAN DE TRAVAIL -
|
| ÉVALUATION DE L'ABONDANCE* |
DISCRIMINATION
DE STOCK*
|
PÊCHE COMMERCIALE
|
APPROCHE ÉCOSYSTÉMIQUE
|
| Diminuer la
fréquence du relevé canadien des œufs mais l'étendre au plateau néo-écossais
et à la côte ouest de Terre-Neuve (Coûts approximatifs
en temps de navire pour) couvrir le plateau néo-écossais et T.-N. à raison de
25 k$/jour pour un navire du MPO : 250 k$; BI/EG
|
Étude génétique
et morphométrique et analyse de la forme et de la composition chimique des otolithes
(Coûts approximatifs pour l'embauche d'un BI, matériel de
laboratoire, déplacements aux É.-U., analyses chimiques; durée 3 ans: 30 k$/an;
zone atlantique et É.-U.)
|
Étude des variations
régionales et saisonnières des captures en fonction de certaines variables environnementales
(Coûts liés à l'embauche d'un BI pour la collecte des données
environnementales et le soutien au biologiste dans l'analyse des données; durée
2 ans; zone atlantique)
|
Étude des contenus
stomacaux (Coûts liés à l'embauche d'un EG pour
la cueillette des données à bord de navires de pêche et aux analyses en laboratoire;
durée 3 ans; zone atlantique)
|
| Étude sur le
déroulement saisonnier des activités de ponte par l'échantillonnage des œufs
à des stations fixes (Coûts approximatifs pour l’affrètement
de trois navires de pêche à raison d'une journée/semaine pendant 8 semaines
: 12 k$/an; EG; durée 3 ans; sud du golfe du Saint-Laurent)
|
Étude d’étiquetage
durant des migrations printanières et automnales (la partie américaine de ce
projet sera présentée dans le cadre du Programme de gouvernance internationale)
(Coûts approximatifs pour la partie canadienne : 12 k$/an;
EG; durée minimale de 5 ans; zone atlantique et É.-U.)
|
Étude sur la
sélectivité de la pêche à la ligne (Coûts liés à
l'embauche d'un EG pour la cueillette des données à bord de navires de pêche;
durée 3 ans; sud du golfe du Saint-Laurent)
|
Étude des communautés
planctoniques à partir des données récoltées lors des relevés des œufs
(Durée 1 an; golfe du Saint-Laurent et plateau néo-écossais)
|
| Relevé international
des œufs (Ce projet sera présenté dans le cadre
du Programme de gouvernance internationale; BI/EG)
Étude de la maturité à l'âge et à la longueur, la fécondité
et le cycle des atrésies
(Coûts approximatifs pour l'échantillonnage d'ovaires
à bord de navires de pêche et coupes histologiques :15 k$/an; EG; durée 3 ans;
Nouvelle-Écosse)
Relevé acoustique automnal sur la côte ouest de Terre-Neuve
(Développement d'un relevé acoustique commun – maquereau
et hareng; en collaboration avec l'industrie; BI/EG)
|
|
Estimation
des captures – pêche sportive (Coûts liés à l'embauche
d'un EG ou d'un étudiant pour la cueillette des données; durée 1 an; sud du
golfe du Saint-Laurent)
Estimation des captures d'appâts
(Coûts liés à l'embauche d'un EG pour la cueillette des
données; durée 1 an; sud du golfe du Saint-Laurent)
Questionnaires
(Coûts liés à l'embauche d'un EG pour la cueillette des
données; durée 1 an; zone atlantique)
|
Version préliminaire: Août
2007
* =
En priorité
K =
Millier
BI = Biologiste à embaucher
EG = Technicien à embaucher
|
ANNEXE 3
MESURES DE GESTION – RÉGION DU QUÉBEC
A. Saisons de pêche
La saison de pêche débute le 1er juin pour tous les types d’engins. Toutefois,
on pourra envisager d’ouvrir la saison plus tôt dans toute zone où le maquereau
apparaît avant le 1er juin. Dans les zones où l’on ne trouve pas de maquereau en
quantité commerciale suffisante, ou encore, là où les prises accessoires d’autres
espèces peuvent être considérables, on peut retarder l’ouverture de la saison.
B. Zones de pêche
Les bateaux de pêche du maquereau de la Région du Québec devront restreindre
leurs activités à la zone de pêche indiquée sur le permis. Les sennes coulissantes
(<19,8 m [65 pi]) sont confinées aux zones 15 16. On peut délivrer des permis d’engins
fixes dans les zones 13 à 16.
La zone de validité des permis de pêche du maquereau sera revue dans toutes les
zones avant la saison de pêche 2008.
C. Délivrance de permis
En général – La pêche du maquereau dans la Région du Québec demeure une pêche
à accès limité sauf pour ce qui est de la délivrance de permis de pêche à engins
fixes aux pêcheurs à temps plein qui sont titulaires d’un permis de pêche du hareng
à engins fixes à partir de bateaux de moins de 15,2 m (50 pi) de longueur (LHT).
On peut délivrer un permis de pêche à la ligne à tout pêcheur à temps plein de la
zone côtière qui est titulaire d’un autre permis de pêche à accès limité.
Pêche exploratoire à la senne coulissante – Les pêcheurs qui détenaient un permis
de pêche exploratoire du maquereau à la senne coulissante au cours de l’année précédente
peuvent être admissibles au renouvellement de leur permis de pêche exploratoire
pour l’année en cours, sous réserve d’une révision à l’échelle régional.
Pêche d’appâts – Le permis de pêche de maquereau-appât fait partie du permis
de pêche générique d’appâts qui comprend le hareng. Un permis est délivré aux pêcheurs
qui doivent recourir à la pêche d’appâts pour leurs activités de pêche principales
(p. ex. homard, crabe, buccin et pêche à engins fixes de poissons de fond).
D. Engins de pêche
Le filet maillant et la ligne à main sont les principaux engins de pêche autorisés.
Le la trappe en filet ou la senne coulissante sont également autorisés dans certains
cas.
Afin de limiter les prises accessoires de saumon dans certains secteurs maritimes,
des clauses particulières ont été ajoutées aux conditions de permis des détenteurs
utilisant la trappe et le filet maillant comme engin de pêche.
E. Surveillance des pêches
Si les conditions de délivrance du permis l’exigent, les pêcheurs doivent remplir
et présenter un journal de bord de leurs activités de pêche, présenter leurs prises
pour une vérification à quai et accepter, sur demande, la présence à bord d’observateurs
en mer.
ANNEXE 4
MESURES DE GESTION – RÉGION DE TERRE-NEUVE-ET-LABRADOR
A. Saisons de pêche
À Terre-Neuve, le 1er août est la date prévue d’ouverture de la pêche du maquereau
dans toutes les zones et pour tous les types d’engins. Toutefois, on pourra envisager
d’ouvrir la pêche plus tôt dans toute zone où le maquereau apparaît avant le 1er
août. De plus, dans les zones où l’on ne trouve pas de prises en quantité commerciale
suffisante, ou encore, là où les prises accessoires d’autres espèces peuvent être
considérables, on peut retarder l’ouverture de la saison de pêche. Des pêches expérimentales
peuvent être autorisées pour déterminer à quel moment il convient d’ouvrir la saison.
B. Zones de pêche
Le permis d’engins fixes ne sera valide que pour la
zone de contingent où réside le pêcheur ou pour celle où il a pratiqué ses activités
de pêche dans le passé (l’une ou l’autre des zones de pêche 1 à 14).
Les navires munis d’engins mobiles dans les zones de pêche du maquereau 1 à 11 doivent
limiter leurs activités à ces zones.
Les navires de moins de 19,8 m (65 pi) munis d’engins mobiles dans les zones
de pêche du maquereau 13 et 14 peuvent accéder aux zones de pêche du maquereau 12
à 14, inclusivement.
Les navires de plus de 19,8 m (65 pi) munis d’engins mobiles dans les zones de
pêche du maquereau 13 et 14 peuvent accéder aux zones de pêche du maquereau 12 à
16, inclusivement.
La zone de validité des permis de pêche du maquereau dans toutes les zones sera
revue avant le début de la saison de pêche 2008.
C. Délivrance de permis
Pêche commerciale
Les pêcheurs qui étaient titulaires de permis de pêche
du maquereau à engins fixes et à la senne coulissante au cours de l’année précédente
peuvent renouveler leur permis.
De nouveaux permis de pêche à engins fixes sont disponibles pour les pêcheurs
indépendants désignés du noyau.
La réattribution (transfert) de permis de pêche du maquereau avec les sennes
coulissantes pourra être réalisée seulement entre les partis suivants :
- pêcheur du noyau indépendant à pêcheur du noyau indépendant.
- pêcheur du noyau à pêcheur du noyau indépendant.
- pêcheur du noyau indépendant ou pêcheur du noyau à pêcheur professionnel de
niveau II comme partie d’une entreprise du noyau ou du noyau indépendant. Les
pêcheurs professionnels de niveau II doivent être indépendants pour qualifier.
- pêcheur professionnel de niveau I ou II à pêcheur du noyau indépendant.
- La destinataire d’un permis à senne coulissante doit résider dans la zone
du permis et doit être détenteur d’un enregistrement de bateau de pêche commercial
de 40’ de longueur ou plus. Quand on échange une entreprise de 40’ ou plus de
longueur pour une autre de moins de 40’ de longueur, le permis à senne coulissante
doit rester avec l’entreprise de 40’ ou plus de longueur.
Tous les autres aspects de la délivrance de permis doivent respecter les dispositions
de la Politique d’émission des permis pour la pêche commerciale
dans l’Est du Canada.
Pêche d’appâts
Le permis de pêche de maquereau-appât fait partie du permis de pêche générique
d’appâts qui comprend le hareng et la plie rouge, à l’exception des permis délivrés
pour les zones de pêche du maquereau 12 à 14 à l’ouest de Terre-Neuve.
C. Engins de pêche
Afin de réduire les risques de prises accessoires d’autres espèces (en particulier
le saumon), on interdira l’utilisation de trappes en filet comportant un maillage
entre 5 cm et 18 cm (2 et 7 po). De même, l’utilisation de filets en monofilament
dans les guideaux des trappes en filet sera interdite.
Le nombre maximal d’engins fixes qu’un titulaire de permis est autorisé à utiliser
à la fois est de dix filets maillants (dont aucun ne doit dépasser 50 brasses),
deux trappes et une senne-barrage.
La longueur des sennes-barrages munies d’anneaux (c.-à-d. les sennes « tuck »)
qui permettent de tirer ensemble le fond et les côtés de la senne ne doit pas dépasser
80 brasses.
Lorsque la pêche se pratique à l’aide de lignes à main ou de dispositifs mécaniques,
une seule de ces deux méthodes ne peut être utilisée par expédition de pêche. On
autorise l’utilisation de trois lignes à main ou de deux dispositifs mécaniques
au maximum.
D. Surveillance des pêches
Journal de bord
Tous les pêcheurs qui exploitent des bateaux de plus de 10,6 m (35 pi) doivent
remplir un journal de bord et le présenter.
Programme de vérification à quai
Tous les titulaires de permis de pêche à engins
fixes et à engins mobiles qui pêchent le maquereau dans les divisions de l’OPANO
2J3KLP et 4R3Pn sont assujettis à un programme de vérification à quai.
Observateurs
La pêche à la senne est visée par le programme d’observateurs en mer, qui
est financé par l’industrie.
E. Autre
Les propriétaires d’entreprises du noyau dans le secteur de flottille des bateaux
de pêche de 10,6 m (35 pi) à 19,8 m (64 pi 11 po) qui choisissent d’acquérir un
plus gros bateau, continueront de mener leurs activités en conformité avec les politiques
de délivrance de permis de la zone côtière applicables aux bateaux de moins de 19,8
m (65 pi). Le remplacement d’un bateau par un autre de plus grande dimension n’aura
aucune incidence sur les allocations, le contingent de la flottille et l’accès à
la ressource.
ANNEXE 5
MESURES DE GESTION – RÉGION DES MARITIMES
A. Saisons de pêche
La pêche du maquereau a lieu principalement d’avril à novembre dans toute la
Région des Maritimes pour les engins suivants : trappes en filet, filets maillants
et lignes à main.
Les bateaux de moins de 13,7 m (45 pi) utilisés pour la pêche du maquereau à
la senne coulissante opèrent douze mois par année.
B. Zones de pêche
Les bateaux de moins de 13,7 m (45 pi) munis d’engins mobiles ne peuvent pêcher
que dans les zones de pêche du maquereau 17 à 19 (Cap Breton).
Les engins fixes peuvent être utilisés dans les zones de pêche du maquereau (ZPM)
17 à 21.
Les trappes en filet pour la pêche du maquereau se situent dans trois zones de
gestion : la baie de St. Margarets (de l’ouest de la pointe Pennant jusqu’à ligne
de Baccaro), les baies Chédabouctou et Aspy (à l’est de la pointe Pennant), et la
baie de Fundy.
La zone de validité des permis de pêche du maquereau dans toutes les zones sera
revue avant le début de la saison de pêche 2008.
C. Délivrance de permis
En général, dans la Région des Maritimes, la pêche du maquereau est une pêche
à accès limité. Les pêcheurs qui étaient titulaires de permis de pêches du maquereau
à engins mobiles et à engins fixes au cours de l’année précédente peuvent renouveler
leur permis.
Filets maillants – Les titulaires de permis de pêche
du maquereau au filet maillant peuvent acquérir d’autres types de permis, c'est-à-dire
cumuler les types de permis, pour la pêche du maquereau, mais ils ne peuvent cumuler
de permis de pêche au filet maillant. Une fois ces types de permis cumulés, il est
interdit d’en partager l’usage. Les titulaires de permis de pêche du maquereau au
filet maillant peuvent aussi obtenir un permis de pêche à la ligne pour le maquereau.
Ligne à main – Seuls les titulaires de permis de
pêche du maquereau sont admissibles à la délivrance de nouveaux permis de pêche
à la ligne pour cette espèce.
Trappes en filet – Les titulaires de permis d’utilisation
de trappes en filet peuvent obtenir d’autres permis de pêche du maquereau (p. ex.
la pêche au filet maillant).
Pêche exploratoire à engins mobiles – Une pêche exploratoire
sera autorisée sur une base annuelle. Des permis de pêche du maquereau à engins
mobiles seront délivrés à cette fin aux titulaires de permis de pêche du hareng
à engins mobiles.
Fascines – Les titulaires de permis de pêche à la
fascine dans les zones de pêche du hareng 20 et 21 de la baie de Fundy peuvent obtenir
un permis de pêche du maquereau pour conserver ce dernier.
Pêche d’appâts – Le permis de pêche de maquereau-appât
fait partie du permis de pêche générique d’appâts, qui comprend le hareng. Ces permis
sont délivrés aux pêcheurs de la Région des Maritimes qui doivent recourir à la
pêche d’appâts pour leurs activités de pêche principales (p. ex. homard, crabe,
buccin et poisson de fond pêché à l’aide d’engins fixes).
Toute personne peut, sans être inscrite ni titulaire d’un permis et à partir
d’un navire non immatriculé, pratiquer la pêche sportive du maquereau à l’aide d’une
ligne à main ou d’une canne et d’un moulinet.
D. Engin de pêche
Les pêcheurs devront se limiter au type d’engin inscrit sur leur permis précédent
ou, dans le cas d’un changement de propriétaire, au type d’engin autorisé sur le
permis du titulaire précédent.
Les titulaires de permis de pêche du maquereau au filet maillant devront se limiter
à l’utilisation de filets fixes ou dérivants, selon ce qui est indiqué sur leur
permis.
Dans le cas des filets fixes, une personne doit se
limiter au nombre d’engins indiqué sur son permis précédent ou, dans le cas d’un
changement du titulaire de permis, au nombre d’engins autorisé en vertu du permis
du titulaire précédent, ou à dix filets au total (maximum de 300 brasses), l’option
la plus grande prévalant.
Le titulaire du permis doit présenter une nouvelle demande officielle au MPO
dans toutes les circonstances suivantes : tout transfert d´emplacement de pêche
à la trappe en filet, toute proposition de nouveau poste de pêche, toute modification
d´un emplacement existant et tout changement dans la composition, la taille et la
longueur des engins ou dans l´orientation des filets d´amenée.
Engins mobiles de plus de 19,8 m (65 pi) – Les bateaux
de pêche ne doivent pas dépasser 38 m (125 pi) de longueur (LHT) et doivent être
immatriculés au Canada.
Engins mobiles de moins de 13,7 m (45 pi) – Seules
les sennes coulissantes sont autorisées.
Trappes en filet – Les titulaires de permis peuvent
inscrire un maximum de cinq permis de pêche à la trappe en filet. Les droits acquis
s’appliquent depuis le 30 avril 1997.
E. Surveillance des pêches
Si les conditions de délivrance du permis l’exigent, les pêcheurs doivent remplir
et présenter un journal de bord de leurs activités de pêche, présenter leurs prises
pour une vérification à quai et accepter, sur demande, la présence à bord d’observateurs
en mer.
ANNEXE 6
MESURES DE GESTION – RÉGION DU GOLFE
A. Saisons de pêche
La saison de la pêche débute le 1er juin pour tous les types d’engins. Toutefois,
on pourra envisager d’ouvrir la pêche plus tôt dans toute zone où le maquereau apparaît
avant le 1er juin. Dans les zones où on ne trouve pas de maquereau en quantité commerciale
suffisante, ou encore, là où les prises accessoires d’autres espèces peuvent être
considérables, on peut retarder l’ouverture de la saison.
B. Zones de pêche
Les bateaux de moins de 19,8 m (65 pi) ne pourront pêcher le maquereau que dans
la zone de pêche du maquereau (ZPM) 16, tandis que ceux de plus de 19,8 m (65 pi)
ne pourront pêcher que dans les ZPM 12, 13, 14, 15 et 16.
La zone de validité des permis de pêche du maquereau dans toutes les zones sera
revue avant le début de la saison de pêche 2008.
C. Délivrance de permis
La pêche du maquereau demeure une pêche à accès limité, sauf dans le cas des
permis d’utilisation d’engins fixes, qui peuvent être délivrés au chef de toute
entreprise du noyau titulaire d’un permis de pêche du hareng à engins fixes pour
un bateau de moins de 15,2 m (50 pi) LHT, ainsi que dans le cas des permis de pêche
à la ligne, qui peuvent être délivrés au chef de toute entreprise du noyau.
Les pêcheurs qui étaient titulaires d’un permis de pêche exploratoire du maquereau
à la senne coulissante au cours de l’année précédente sont admissibles au renouvellement
de ce permis pour l’année en cours, sous réserve d’une révision à l’échelle régional.
Des permis de pêche expérimentale pourraient aussi être délivrés aux titulaires
de permis de pêche du maquereau pour l’essai de nouveaux engins fixes.
Toute personne peut, sans être inscrite ni titulaire d’un permis et à partir
d’un navire non immatriculé, pratiquer la pêche sportive du maquereau à l’aide d’une
ligne à main ou d’une canne et d’un moulinet.
D. Engins de pêche
Les engins de pêche autorisés sont les filets maillants, les trappes en filet,
la ligne à la main, le dispositif mécanique, et les sennes coulissantes. Seule un
type d’engin peut être utilisé par voyage de pêche. Les pêcheurs qui utilisent les
dispositifs mécaniques ou les lignes à la main sont limités à 2 dispositifs mécaniques
ou 3 lignes à la main, et chaque dispositif mécanique est limité à 4 lignes simples
avec un nombre maximale de 100 hameçons au total.
E. Surveillance des pêches
Les activités de pêche du maquereau menées en vertu d’un permis de pêche exploratoire
ou expérimentale à l’aide d’engins autres que la senne coulissante, doivent faire
l’objet de vérifications à quai, d’une surveillance en mer et d’une évaluation écrite
du projet au terme du projet de pêche. La pêche exploratoire à la senne coulissante
exige une vérification à quai et d’autres mesures au besoin pour assurer la conservation
de la ressource.
ANNEXE 7
RÔLES ET RESPONSABILITÉS DU MPO ET LISTE DES PERSONNES RESSOURCES
Gestion des ressources
- Intégrer tous les aspects qui appuient la gestion durable de la pêche dans
un plan de gestion intégrée des pêches;
- Élaborer des options de gestion en collaboration avec d’autres secteurs du
MPO et des intervenants;
- Mener des consultations auprès des utilisateurs de la ressource et d’autres
intervenants;
- Coordonner des analyses et processus qui précèdent et qui suivent la saison
des pêches.
Sciences
- Fournir un aperçu global de la situation de la ressource en prévision de la
saison de pêche;
- Soulever certains problèmes relatifs à la conservation;
- Fournir des conseils relatifs au caractère pertinent des solutions de gestion
ayant trait à la conservation;
- Cerner les besoins en données;
- Fournir des avis sur des projets de recherche nécessaires pour effectuer adéquatement
l’évaluation des stocks.
Océans
- Tenir la Gestion des ressources au courant d’initiatives menées en vertu de
la Loi sur les océans (p. ex. les zones de protection marines) et qui peuvent
avoir des répercussions sur la pêche, et collaborer avec elle dans le cadre de
ces initiatives.
Conservation et protection
- Cerner les problèmes potentiels liés à l’application des règlements dont on
doit tenir compte dans le PGIP;
- Établir d’éventuelles mesures d’application particulières;
- Veiller à ce que les mesures d’application indiquées dans le PGIP puissent
être mises en œuvre en tenant compte des ressources existantes;
- Élaborer, mettre en œuvre et évaluer le plan d’application des règlements
de pêche.
Affaires internationales
- En collaboration avec d’autres secteurs du MPO, diriger des négociations internationales
touchant les stocks de poisson;
- Formuler des avis sur les obligations et préoccupations internationales.
- Affaires autochtones
- Veiller à respecter les obligations fiduciales envers les Premières nations;
- Surveiller les répercussions des accords sur les pêches autochtones;
- Négocier et approuver des ententes avec des groupes autochtones.
Haute direction
- Approuver les plans de gestion.
PERSONNES-RESSOURCES AU MINISTÈRE DES PÊCHES ET DES OCÉANS
Brian Lester
Gestion des ressources – Opérations
Région de la Capitale nationale
200, rue Kent
Ottawa (Ont.) K1A 0E6
Téléphone : 613-990-0090
Télécopieur : 613-990-7051
|
Ray Walsh
Division de la gestion des ressources
Région de Terre-Neuve-et-Labrador
C.P. 5667
St. John’s (T.-N.-L.) A1C 5X1
Téléphone : 709-772-4472
Télécopieur : 709-772-3628 |
Marc LeCouffe
Direction de la gestion des ressources
Région du Golfe
C.P. 5030
Moncton (N.-B.) E1C 9B6
Téléphone : 506-851-7792
Télécopieur : 506-851-2607
|
Raynald Gosselin
Direction de la gestion des ressources
Région du Québec
C.P. 15,500
Québec (Qc) G1K 7Y7
Téléphone : 418-648-5885
Télécopieur : 418-649-8002 |
François Grégoire
Biologiste (maquereau, hareng, capelan)
Institut Maurice-Lamontagne
C.P. 1000
850, Route de la Mer
Mont-Joli (Qc) G5H 3Z4
Téléphone : 418-775-0589
Télécopieur : 418-775-0740
|
Claire MacDonald
Conseillère principale, petits poissons pélagiques
Direction de la gestion des ressources
Région des Maritimes
C.P. 1035
Dartmouth (N.-É.) B2Y 4T3
Téléphone : 902-426-9854
Télécopieur : 902-426-9683 |
John Chouinard
Directeur
Conservation et protection
Région du Québec
C.P. 15,500
Québec (Qc) G1K 7Y7
Téléphone : 418-648-5586
Télécopieur : 418-648-7981
|
Alan MacLean
Directeur
Conservation et protection
Région des Maritimes
C.P. 1035
Dartmouth (N.-É.)
Téléphone : 902-426-2392
Télécopieur : 902-426-8003 |
Edmond Martin
Direction de la conservation et de la protection
Région du Golfe
C.P. 5030
Moncton (N.-B.) E1C 9B6
Téléphone : 506-851-7795
Télécopieur : 506-851-2504 |
Ben Rogers
Chef de secteur
Conservation et protection
Région de Terre-Neuve
C.P. 5667
St. Johns (T.-N.-L.) A1C 5X1
Téléphone : 709-772-5857
Télécopieur : 709-772-2659 |
|